Union Africaine.

Personne ne sait, exactement, ce que donnera le Dialogue politique voulu par le président du Gabon, Bongo Ondimba Ali. Après la société civile, les partis politiques se retrouvent pendant quelques semaines pour trouver les voies et moyens de (re)vivre ensemble en frères sœurs d'un même pays. Le facilitateur ne vient pas hors d'Afrique. L'Union africaine, sollicitée par le pouvoir, a désigné l'ancien recteur de l'Université de Nouakchott, le professeur, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, pour rapprocher les points de vue des uns et des autres. Un gros travail l'attend.

A quelques semaines du Sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, où le plat de résistance des travaux, après l'élection du successeur de Xhosazana Dlamini-Zuma, concernera l'admission du Maroc au sein de la grande famille africaine, le président sud-africain, Jacob Zuma, vient d'apporter un soutien de taille à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), en demandant la fin de la colonisation marocaine dans cette « province » du Maroc. Avec l'indéfectible soutien de l'Algérie, éternelle marraine de la RASD, on est à peu près sûr que l'organisation va, à nouveau, être paralysée si l'arrivée du Maroc voudra dire sortie de la RASD de l'UA. Personne ne l'acceptera à Pretoria et à Alger.

Présidente de la très difficile transition centrafricaine, de janvier 2014 à mars 2016, Catherine Samba-Panza ne se sera pas reposée pendant longtemps. Si, sur le plan national, elle n'est pas, encore, sollicitée par le nouveau pouvoir, démocratiquement, élu, en février, l'Union africaine, en revanche, n'hésite pas à faire appel à ses compétences. C'est ainsi que dimanche, 18 décembre, elle supervisera les élections législatives, en Côte d'Ivoire, pour le compte de cette organisation.

Après le très inamical coup d'éclat du Maroc, à l'endroit d'un de ses alliés les plus fidèles de l'Afrique centrale (la Guinée équatoriale), lors du 4e Sommet Afrique/Etats arabes, le 23 novembre, à Malabo, l'Algérie a clarifié, jeudi, 24 novembre, sa position par rapport au retour du royaume chérifien au sein de la grande famille continentale (Union africaine).

Réuni, le 8 novembre, à Addis Abeba, en Ethiopie, les chefs d'Etat présents ont désigné le président congolais, Denis Sassou N'Guesso, président du Comité de Haut niveau de l'Union africaine (UA), chargé de réconcilier et pacifier la Libye de feu le colonel Kadhafi. Après avoir évincé le leader libyen de la manière dont tout le monde sait, l'Occident est en panne de solution, ayant été incapable, depuis 2011, de faire un service après vente (démocratique) minimum, raison officielle de l'assassinat du colonel.

Sur les treize pays que compte la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs), seuls quatre chefs d'Etat ont fait le déplacement, ce qui donne une idée de la « qualité » des travaux pendant ce Sommet. Comme on s'y attendait, rien n'en est sorti de ce Sommet qui ne valait pas la peine d'être convoqué.

Le Sénégal a réaffirmé, mercredi, 20 juillet, son soutien à un retour du Maroc au sein l'Union africaine (UA), "une chose complètement naturelle" selon le président sénégalais Macky Sall. Toutefois, le soutien appuyé de Macky semble être dicté par d'autres considérations judiciaires : le cas Hissène Habré notamment.