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	<title>Archives des Arts et Lettres - Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Archives des Arts et Lettres - Afrique Education</title>
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		<title>LITTERATURE : Le bouc, le nouvel ouvrage du chef de la diplomatie togolaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 19:55:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ministre à plein temps des Affaires étrangères du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le professeur, Robert Dussey, on le sait, a, toujours, utilisé les rares moments creux (il n’en a pas beaucoup) de son agenda pour s’adonner à son sport favori : L’écriture. C’est un professeur d’université qui a gardé toute sa rigueur intellectuelle et critique, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ministre à plein temps des Affaires étrangères du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le professeur, Robert Dussey, on le sait, a, toujours, utilisé les rares moments creux (il n’en a pas beaucoup) de son agenda pour s’adonner à son sport favori : L’écriture. C’est un professeur d’université qui a gardé toute sa rigueur intellectuelle et critique, dans la pratique diplomatique, qui est son travail quotidien. Il est le ministre le plus en contact avec le chef du Conseil dans la mesure où, deux, trois, parfois, quatre fois, par jour, il doit prendre des avis de son patron pour ficeler ses nombreux dossiers. Mais, il n’a jamais perdu le Nord. Il tient toujours sur ses deux jambes. La preuve ? Il vient de commettre « Le bouc », un roman de 179 pages diffusé chez Amazon. C’est son cinquième ouvrage, le premier, « Penser la réconciliation au Togo », chez Bognini, Abidjan, en Côte d’Ivoire, ayant paru en 2008. On a besoin de demander, où puise-t-il cette énergie et une telle inspiration ? La philosophie politique qui est son domaine de prédiction à l’université, doit beaucoup l’y aider.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les littéraires écrivent des récits. Les philosophes des romans philosophiques. Robert Dussey a écrit un thriller qui reprend les codes du roman philosophique, avec une morale complexe. On pense à La Puissance et la gloire de Graham Greene, Jacques le Fataliste et son maître de Diderot, ou encore, à La Nausée de Jean-Paul Sartre. Le romancier installe le lecteur dans un inconfort moral.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="400" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11.jpg" alt="" class="wp-image-21854" style="width:731px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11.jpg 500w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11-300x240.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réussi à faire de Lomé la principale place diplomatique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, avec  à ses côtés, le professeur, Robert Dussey.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre s&rsquo;adresse, en particulier, aux jeunes générations prises dans l&rsquo;absurdité d&rsquo;un monde où Dieu peut encore sembler être une équation facile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman est tragique comme l&rsquo;existence, il met en garde contre une facilité qui laisse parfois un goût amer, mais, c&rsquo;est là justement sa leçon : L&rsquo;amertume est peut-être le premier stade de la rédemption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kangni Alem<br>Grand Prix Littéraire d&rsquo;Afrique Noire </p>
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		<item>
		<title>MAROC : Leïla Morsad et Brigitte Borsu au carrefour des imaginaires à Agadir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 14:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux artistes, deux univers, un dialogue entre Bretagne et Grand Souss. Une exposition entre retour aux sources et dialogue artistique. Après une exposition remarquée en Bretagne, l’artiste peintre, Leïla Morsad, revient à Agadir pour présenter ses œuvres dans le cadre d’un vernissage organisé, du 16 au 31 mai 2026, au Centre d’informations touristiques de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux artistes, deux univers, un dialogue entre Bretagne et Grand Souss. Une exposition entre retour aux sources et dialogue artistique. Après une exposition remarquée en Bretagne, l’artiste peintre, Leïla Morsad, revient à Agadir pour présenter ses œuvres dans le cadre d’un vernissage organisé, du 16 au 31 mai 2026, au Centre d’informations touristiques de la plage d’Agadir. Ce retour dans la ville où elle a grandi, étudié et développé ses talents possède une portée particulière : Il marque les retrouvailles d’une artiste avec la terre lumineuse qui a profondément façonné son imaginaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Leïla Morsad : </strong><strong>L</strong><strong>a peinture comme méditation intérieure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, Leïla Morsad (notre photo) construit une œuvre personnelle nourrie de méditation, d’introspection et d’une recherche plastique constante. Ses tableaux révèlent un univers intérieur d’une rare densité, où la couleur devient langage sensible et espace de contemplation. Entre structures géométriques, rythmes chromatiques et mouvements organiques, ses compositions semblent traduire les vibrations secrètes du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez elle, la peinture ne relève ni du simple décoratif ni de l’effet spectaculaire. Elle procède d’une expérience intime et patiente, presque méditative. Le geste demeure libre, spontané, sans maniérisme, mais toujours, porté par une remarquable maîtrise des équilibres visuels. Certaines œuvres évoquent des architectures imaginaires ou des cartographies intérieures ; d’autres laissent apparaître des formes musicales et des motifs répétitifs qui créent un véritable mouvement visuel. La lumière et la couleur y respirent ensemble dans une harmonie foisonnante où chaque détail semble animé d’une énergie propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Brigitte B</strong><strong>o</strong><strong>rs</strong><strong>u</strong><strong> : l’art de la mémoire et des symboles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A ses côtés, Brigitte Burso, fondatrice de l’atelier <em>Un trait plus</em>, présente plusieurs créations originales qui instaurent un dialogue artistique fécond avec l’univers de Leïla Morsad. Si les deux artistes partagent une même liberté créatrice et un goût affirmé pour la richesse chromatique, leurs démarches demeurent profondément distinctes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de Brigitte Borsu s’inscrit davantage dans une esthétique narrative et symbolique. Ses œuvres se caractérisent par une accumulation minutieuse de signes, d’objets et de références culturelles ou affectives : Lanternes, instruments de musique, silhouettes, symboles protecteurs, objets anciens ou fragments du quotidien. Chaque élément semble chargé d’une mémoire particulière et participe à la construction d’un univers dense et vivant.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="572" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1024x572.jpg" alt="" class="wp-image-21661" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1024x572.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-768x429.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1536x858.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-2048x1144.jpg 2048w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-600x335.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Brigitte Borsu en pleine présentation de ses magnifiques tableaux à Agadir.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ses compositions rappellent, parfois, les cabinets de curiosités ou certaines formes d’art singulier, où le regard circule librement d’un détail à l’autre. Le fond sombre, constellé d’innombrables petits motifs colorés, agit comme un espace cosmique ou onirique dans lequel flottent ces fragments de mémoire. Plus le spectateur observe la toile, plus de nouveaux signes apparaissent, donnant à l’œuvre une profondeur ludique et presque infinie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un vernissage sous le signe du partage</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vernissage du 16 mai a permis aux visiteurs de découvrir deux sensibilités artistiques complémentaires : L’une tournée vers la méditation abstraite et les rythmes intérieurs, l’autre vers la narration symbolique et la mémoire visuelle. Les deux artistes ont accueilli le public avec chaleur et simplicité, prenant le temps d’échanger autour de leurs inspirations respectives et d’éclairer les visiteurs sur leurs démarches créatives.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un pont culturel entre Bretagne et Souss</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’exposition elle-même, cette rencontre artistique établit un véritable pont culturel entre la Bretagne et le Grand Souss. Elle rappelle que l’art demeure un espace privilégié de dialogue, de partage et d’ouverture, où des univers différents peuvent se répondre et s’enrichir mutuellement dans une même célébration de l’imaginaire et de la sensibilité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Lahcen Benchama</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>AFRIQUE EDUCATION : Est-ce un avantage (ou un inconvénient) d&#8217;être jeune chef d&#8217;Etat en Afrique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 17:27:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro 556 de mai 2026 d&#8217;Afrique Education est chez vos marchands de journaux. Une fois n&#8217;est pas coutume, un Français d&#8217;origine malienne, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis (la deuxième grande ville de la région parisienne après Paris), dès le premier tour du scrutin, fait la pleine page de couverture de ce numéro. C&#8217;est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 556 de mai 2026 d&rsquo;Afrique Education est chez vos marchands de journaux. Une fois n&rsquo;est pas coutume, un Français d&rsquo;origine malienne, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis (la deuxième grande ville de la région parisienne après Paris), dès le premier tour du scrutin, fait la pleine page de couverture de ce numéro. C&rsquo;est un militant de base de la LFI (La France Insoumise) qui a désigné, Jean-Luc Mélenchon, son fondateur, dimanche, 3 mai, candidat à l&rsquo;élection présidentielle de 2027. Bally Bagayoko est déjà en campagne pour le faire élire chef de l&rsquo;Etat. Parmi les nombreux articles qui pourront vous intéresser, il y a la question de savoir si c&rsquo;est un avantage ou un inconvénient d&rsquo;être un jeune chef d&rsquo;Etat en Afrique ? Voici le point de vue du professeur, Paul Tédga, ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-21536" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-600x826.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31.jpg 1365w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 556 de mai d&rsquo;Afrique Education est chez vos marchands de journaux, ainsi que, sur la boutique de la revue en composant (www.afriqueeducation.com). Suivre les indications jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention des pdf. Bonne lecture.</p>
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		<item>
		<title>LITTERATURE : Boualem Sansal quitte la France pour la Belgique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:34:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La controverse autour de Boualem Sansal ne désenfle pas. Depuis son retour d&#8217;Algérie, après y avoir été emprisonné pendant environ un an, il était devenu la nouvelle icône du monde littéraire français, exposant, à ce moment-là, la perte d’efficacité, au niveau mondial, du Quai d&#8217;Orsay, quartier général de la diplomatie de la France, obligée de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La controverse autour de Boualem Sansal ne désenfle pas. Depuis son retour d&rsquo;Algérie, après y avoir été emprisonné pendant environ un an, il était devenu la nouvelle icône du monde littéraire français, exposant, à ce moment-là, la perte d’efficacité, au niveau mondial, du Quai d&rsquo;Orsay, quartier général de la diplomatie de la France, obligée de solliciter l’intervention du voisin allemand pour faire céder le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Libéré dans la foulée sur décret présidentiel, l&rsquo;auteur français, qui a été déchu de sa nationalité algérienne, conteste toujours, à qui lui demande, l&rsquo;idée selon laquelle il aurait formulé une grâce auprès de son ancien maître geôlier. Son incarcération avait tourné en affaire d&rsquo;Etat, non seulement, en raison de la situation délétère des relations diplomatiques entre Alger et Paris, mais aussi, à cause de la récupération politique qu’en fit Bruno Retailleau, alors, ministre de l’Intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme son élection éclair de fin 2025 à l&rsquo;Académie royale de lettres et de langues françaises de Belgique le montre, Boualem Sansal a, tout de même, joui de ses déboires en Algérie. Si certaines rumeurs lui octroyaient des honneurs similaires en France, cela n’a pas été le cas, non seulement, par refus d’Emmanuel Macron d’envenimer les choses avec son homologue, Abdelmadjid Tebboune, mais aussi, à cause de l’impossibilité de Paris de revendiquer le crédit de sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors, l’écrivain critique a donné raison à ceux qui s’opposaient à son entrée à l’Académie française avec son virage vers l’extrême-droite. Passé de héros à zéro en un rien de temps, il aurait décidé de quitter l’Hexagone, potentiellement, pour la Belgique ou la Suisse. Mais, la nouvelle de son rapprochement idéologique vers la droite radicale s’étant répandue, ses collègues académiciens belges n’ont pas pu s’empêcher d’exprimer leur regret quant à son élection hâtive.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="245" height="206" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/04/29avril21.jpg" alt="" class="wp-image-21496" style="width:752px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle fasse mieux qu’avant dans les sondages nationaux, du fait des années de faillite répétée des traditionnels partis de gauche et de droite en termes de gouvernance, l’extrême-droite reste une ligne rouge pour la plupart des Etats européens. Si malgré sa popularité d’il y a encore six mois, Boualem Sansal n’a pas pu faire changer cet état des choses en France, il est très improbable qu’il y parvienne ailleurs, sachant que le nombre de pays pouvant l’accueillir est restreint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 554 de mars 2026 est déjà chez les abonnés</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/afrique-education-le-numero-554-de-mars-2026-est-deja-chez-les-abonnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 23:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la sphère francophone. Nous avons volontairement ignoré le Maghreb, l’Est, et la SADEC où Poutine compte beaucoup d’amis à l’instar du président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Nous n’avons pris en compte que les pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan indien, tous, francophones. Le résultat est spectaculaire. Et pourtant, à écouter les commentateurs occidentaux, la Russie est le pays de Lucifer sur terre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde revient progressivement à la période de la guerre froide qui caractérisait les relations internationales après la deuxième guerre mondiale. Le monde était divisé en deux grands blocs&nbsp;: les pays qui soutenaient le Pacte de Varsovie (les démocraties populaires) et ceux qui étaient tournés vers l’Occident (les démocraties parlementaires).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la chute du Mur de Berlin et la suprématie de l’Occident sur la gestion des affaires du monde pendant plus de trente ans, le rééquilibrage est en cours avec d’un côté, l’Occident qui reste en place mais avec une influence en baisse des Etats-Unis et de l’Europe, et de l’autre, la montée en puissance des pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont un contrepoids indéniable à l’hégémonie occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du coup, les pays africains peuvent choisir entre Dieu et Satan, entre la peste et le choléra, entre le cancer et le sida, de quelle façon définir leur avenir. C’est mieux que d’avoir un seul choix. En Afrique, Vladimir Poutine fait recette, qu’on le veuille ou non. Il ne donne pas les financements (que les Occidentaux savent allouer) mais il sait assurer l’essentiel : La sécurité. Quand un pays signe avec la Russie, il peut se développer sereinement sans avoir peur d’un coup d’état militaire. Poutine qui est au pouvoir jusqu’à sa mort, ne peut pas ne pas soutenir ses homologues africains qui aspirent, eux aussi, à mourir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors de la sécurité, la Russie est bien outillée pour aider à l’exploitation du sol et du sous-sol. Les Africains ont un sous-sol riche dont ils n’ont jamais (su) bénéficier. Avec la Russie, et grâce au savoir-faire acquis du fait des échecs passés et répétés, les pays africains peuvent, aujourd’hui, mieux défendre leurs intérêts avec un pays comme la Russie qui pratique du gagnant-gagnant sans imposer un mode de gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg" alt="" class="wp-image-21039" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-300x197.jpeg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-768x505.jpeg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-600x394.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Sommet Russie-Afrique de juillet 2023.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 554 de mars 2026 d’Afrique Education énumère tous les partenariats entre les pays africains et la Russie, les partenariats visibles et cachés, et explique comment Poutine parle peu et agit beaucoup en coulisses. En soulevant l’ire des Européens…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Achetez le dès aujourd’hui sur la boutique de la revue en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>), suivre les instructions jusqu’à l’obtention du pdf, ou si vous préférez le magazine papier, il sera chez les marchands de journaux, samedi, 28 février.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>FRANCE : Censure (?) de l’ouvrage d’un « ancien correspondant » comme dans une dictature africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, l’idée de négocier s’impose. Russes et Ukrainiens parviendront-ils à un accord en 2026 ? Les Etats-Unis pourront-ils imposer leur dynamique diplomatique face à une Europe divisée ? Quels facteurs détermineront une solution politique ? Paix en Ukraine propose une analyse factuelle des dynamiques diplomatiques et politiques du conflit ukrainien. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, l’idée de négocier s’impose. Russes et Ukrainiens parviendront-ils à un accord en 2026 ? Les Etats-Unis pourront-ils imposer leur dynamique diplomatique face à une Europe divisée ? Quels facteurs détermineront une solution politique ? </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Paix en Ukraine</em></strong> propose une analyse factuelle des dynamiques diplomatiques et politiques du conflit ukrainien. Il traite en particulier de l’évolution du processus de négociation entre l’Ukraine et la Russie depuis 2014. Il revient sur les diverses initiatives de paix proposées par les acteurs du conflit, et analyse les raisons pour lesquelles elles n’ont pas abouti, et les éléments qui pourraient être repris dans un futur traité. Il décrypte les relations parfois tendues entre pays occidentaux, le rôle des Etats-Unis, la position des protagonistes et leurs enjeux dans ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur de cet ouvrage, Jacques Baud, ancien membre du renseignement stratégique suisse, a consacré sa vie à la recherche de la paix avec les Nations-Unies, l’Union africaine, puis, dans l’OTAN, dans les domaines de la protection des civils, la médiation dans des conflits armés, la lutte contre les mines anti-personnelles et les trafics d’armes, ainsi que, le respect de l’état de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analyste géopolitique mondialement reconnu, il a écrit plusieurs livres majeurs sur le renseignement, la guerre et le terrorisme, en particulier, <em>Poutine maître du jeu&nbsp;?,</em>&nbsp; <em>L’art de la guerre russe</em>, <em>Guerre secrète en Ukraine</em>, <em>Opération déluge d’Al-Aqsa</em> et <em>Gouverner par les fake news</em>, aux éditions Max Milo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que dit son éditeur&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 décembre 2025, Jacques Baud a été inscrit sur la liste de l’Union européenne en tant que « porte-parole de la propagande pro-russe et diffuseur de théories conspirationnistes ». Ses avoirs ont été gelés et il lui est interdit de se déplacer. Il n’a toujours pas eu l’accord d’un régulateur européen, pour acheter de la nourriture, payer ses factures et régler ses frais médicaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-20974" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-600x399.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jacques Baud, 87 ans, un âge qui mérite un certain repos (de l&rsquo;âme et du corps) est-il sanctionné parce qu&rsquo;un homme du renseignement (même ancien) doit savoir tenir sa langue ?</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Cette sanction est surprenante car elle ne repose sur aucune décision de justice. Jacques Baud clame son innocence et, au côté de ses avocats, explique qu’il n’a aucun lien avec la Russie. Ni familial, ni amical, ni diplomatique, ni financier : Aucun lien. Pas même d’échanges de mails !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Certes, son travail est un décryptage singulier sur les enjeux géopolitiques, en particulier, sur la guerre en Ukraine, mais, son expertise ne saurait être assimilée à un éloge univoque de quelque gouvernement que ce soit. Certes, ses livres, ses analyses fondées sur des sources incontestables, ainsi que, la vitalité de sa plume, l’amènent à secouer certaines croyances ou certains narratifs bien en cour auprès de nombreux politiques et médias français, voire, européens. Certes, Jacques Baud aime confronter des discours très assurés à des faits qui les contredisent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Néanmoins, dénoncer des mensonges et des déclarations officielles infondées, susceptibles d’induire le citoyen en erreur – autrement dit, inciter à la réflexion – serait-il devenu un « crime par la pensée », comme le décrivait George Orwell dans 1984 ?<br>&nbsp;<br>Une semaine après la décision de l’Union européenne, une enseigne phare du livre et de la liberté d’expression en France a supprimé le nom et l’œuvre de Jacques Baud de son site internet et ses librairies. Quel est le fondement d’une telle mesure, alors que, depuis 1945, moins d’une dizaine de livres ont été interdits à la vente par décision de justice ? Même Mein Kampf est en vente libre sur le site de cette enseigne !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Voilà un quart de siècle que j’ai fondé Max Milo. Un quart de siècle que, inlassablement, je me bats pour que chaque livre publié par cette maison soit à la hauteur de sa devise : « Provoquer à juste titre ». Vingt-six ans que, en France, il est extrêmement rare, voire, impossible, d’interdire l’édition d’un livre. Aujourd’hui, on condamne un auteur, son travail et sa liberté d’expression, en un claquement de doigts, sans qu’aucune décision de justice ne l’impose.<br>&nbsp;<br>Ces sanctions sont d’autant plus dangereuses pour nos démocraties que Jacques Baud s’est battu toute sa vie pour la paix. Il a servi comme conseiller du Contingent zaïrois pour la sécurité des camps de réfugiés du Rwanda pour l’UNHCR au Zaïre (RDCongo). Au siège des Nations-Unies, à New York, il a conçu et créé le Centre international de déminage humanitaire de Genève (GICHD) et le Système de gestion de l’information sur l’action contre les mines (IMSMA), aujourd’hui, déployé dans plus de soixante pays. Il a installé des programmes de déminage au Tchad, au Soudan, en Somalie et en Ethiopie. Il a contribué à établir le concept de renseignement pour les opérations de maintien de la paix des Nations-Unies. Il a dirigé le premier centre de renseignement conjoint des Nations-Unies, l’UN Joint Mission Analysis Centre (JMAC) au Soudan. Il a, également, été chef de la Doctrine des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies à New York, directeur du Département de la recherche de l’International Peace Support Training Centre (IPSTC), à Nairobi, pour l’Union africaine, et chef de la lutte contre la prolifération des armes légères à l’OTAN, à Bruxelles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="193" height="261" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev12.jpg" alt="" class="wp-image-20975" style="width:650px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Il aimerait un peu trop Poutine, ce qui n&rsquo;est pas bien vu en Europe.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Une carrière droite, exposée, riche d’expériences, qui ne peut être accusée sans preuves de compromissions, ni hier, ni aujourd’hui.<br>&nbsp;<br>Heureusement, la Suisse a, officiellement, réagi, elle « a exigé le droit à un procès équitable et a rappelé le respect de la liberté d’expression ». Berne critique le fait que Jacques Baud n’ait pas été entendu et n’ait pas eu la possibilité de se défendre avant que les sanctions ne soient prononcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Heureusement, des dizaines de pétitions ont vu le jour à travers le monde pour dénoncer les sanctions dont fait l’objet notre auteur, au point de le priver de ses droits fondamentaux. Jacques Baud a reçu des milliers de lettres de soutien.<br>Heureusement, les livres de Jacques Baud ont été traduits dans une vingtaine de langues (allemand, anglais, arabe, bulgare, chinois, coréen, espagnol, finnois, italien, japonais, norvégien, perse, polonais, portugais, russe, suédois, tchécoslovaque, turc…) et sont devenus des best-sellers dans de nombreux pays.&nbsp;<br>&nbsp;<br>Néanmoins, la situation est grave. Elle nous concerne tous. Dans un monde tenté par l’arbitraire, Jacques Baud est la victime du moment. Qui sera la prochaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Charles Gérard</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur de la Maison d’édition Max Milo</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PAIX EN UKRAINE</strong> DE <strong>JACQUES BAUD</strong>. Parution&nbsp;: 5 mars 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Max Milo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>LITTERATURE NEGRO-AFRICAINE : Quand leurs mots évoquent nos maux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 18:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Njoroge venait de sortir de « La grande maison » (Mohammed Dib). Son attention avait été attirée par des « Hosties noires » (Léopold Sédar Senghor) répandues dans la brousse. Choqué par la scène, le gamin se mit à pleurer à chaudes larmes mais un vieillard qui passait par là lui dit : « Enfant, ne pleure pas » (Ngugi Wa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Njoroge venait de sortir de « La grande maison » (Mohammed Dib). Son attention avait été attirée par des « Hosties noires » (Léopold Sédar Senghor) répandues dans la brousse. Choqué par la scène, le gamin se mit à pleurer à chaudes larmes mais un vieillard qui passait par là lui dit : « Enfant, ne pleure pas » (Ngugi Wa Thiong&rsquo;o).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fils de Ngotho se demandait qui avait pu jeter ces hosties « Au pied du Mont Kenya » (Jomo Kenyatta). Quelqu’un d’autre aurait cherché à consommer ces hosties comme le jeune Toundi qui avait l’habitude de voler le vin de messe et les hosties pas encore consacrées dans la sacristie de la chapelle de Doum. Toundi aimait raconter à ses camarades que, si des choses bizarres pouvaient arriver dans « Une vie de boy » (Ferdinand Oyono), cela n’avait rien à voir avec « L&rsquo;Etrange destin de Wangrin » (Amadou Hampaté Bâ).</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="983" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11.jpg" alt="" class="wp-image-20574" style="width:840px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11-183x300.jpg 183w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Quand il était sur le point de céder au découragement, il se souvenait que « Chaque aurore est une chance » (Fatho Amoy) pour « Les bouts de bois de Dieu  » (Sembène Ousmane). La veille, son institutrice, avait adressé à son père « Une si longue lettre » (Mariama Bâ). Cette dame, qui sortait d&rsquo;une longue « Nuit d’errance » (Alex La Guma), s’inquiétait de la récente rencontre entre Toundi et « Le démagogue » (Chinua Achebe) arrivé de Lagos, il y a une semaine. Ce démagogue appelait tout homme qui ne partageait pas son point de vue « Nègre de paille » (Yodi Karone). Il avait fréquenté jadis avec un Tchadien qui, après avoir travaillé dans le gouvernement, devint « Prisonnier de Tombalbaye » (Antoine Bangui).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette prison, on pouvait disputer les draps avec « Les cancrelats » (Tchicaya U Tams’i). Les choses se passaient là-bas comme dans « Le cercle des tropiques » (Alioum Fantouré). On y entendait des « Coups de pilon » (David Diop) et les cris des détenus. Un jour, les prisonniers avaient fait une grève de la faim pour protester contre la nourriture infecte qui leur était servie. Tenaillés par la faim, certains grévistes firent défection. « La grève des Battù » (Aminata Sow Fall), elle, fut une réussite parce que les mendiants refusèrent l&rsquo;aumône de ceux qui les avaient chassés de Dakar.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="185" height="174" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec12.jpg" alt="" class="wp-image-20575" style="width:840px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estimaient que la ville était sale et dangereuse à cause des mendiants et qu&rsquo;il était nécessaire d&rsquo;installer ces derniers sur un nouveau site. Après cette belle victoire, le chef des mendiants s’offrit une semaine de vacances sous « Le baobab fou » (Ken Bugul). Il voulait profiter de ce moment pour relire « Les interprètes » (Wole Soyinka). Assis sur une esplanade de « Latérite » (Véronique Tadjo), le griot lui avait fait comprendre que « Jazz et vin de palme » (Emmanuel Dongala) manquaient dans le pays et qu&rsquo;il était devenu difficile de chanter : « Ô pays, mon beau peuple ! » (Sembène Ousmane)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>
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		<title>ARTS ET LETTRES : Le prix d’une promesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 16:04:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’étroit chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. “Le prix d’une promesse”. Tel est le titre du nouveau roman de El hadji Diagola publié chez Publiwiz en France. C’est un roman social qui évoque à la fois nos traditions et la modernité. Ainsi, comment grandir quand les traditions décident à votre place du chemin [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’étroit chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. “Le prix d’une promesse”. Tel est le titre du nouveau roman de El hadji Diagola publié chez Publiwiz en France. C’est un roman social qui évoque à la fois nos traditions et la modernité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, comment grandir quand les traditions décident à votre place du chemin à suivre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A treize ans, Hassinatou, le personnage principal du roman, voit sa vie basculer. Dans son village soninké, où les traditions guident encore chaque destin, on lui annonce ses fiançailles avec Yougokhassé, un riche homme d’affaires âgé, ami intime de son défunt père. Entre devoir familial, gratitude, pression sociale et rêves d’avenir, la jeune fille se retrouve propulsée dans un monde d’adultes où elle n’a pas voix au chapitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrachée trop tôt à l’insouciance, mais, animée d’une détermination farouche, Hassinatou, le personnage principal du roman, poursuit pourtant son combat : Etudier, s’élever, devenir médecin, malgré les regards, les jugements et la complexité d’un mariage arrangé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du village à Bamako, de l’enfance à la maturité, «&nbsp;Le prix d’une promesse&nbsp;» raconte le parcours bouleversant d’une jeune femme qui trace son chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. Une histoire de courage, d’héritage et d’amour — celui qu’on reçoit, celui qu’on doit, et celui qu’on s’autorise enfin à choisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">El Hadji Diagola a longtemps servi comme journaliste correspondant au sein de plusieurs quotidiens parisiens, avant de s’imposer dans le paysage littéraire francophone. Auteur prolifique, l’écrivain sénégalais consacre son œuvre à la défense d’un monde fondé sur la paix, le respect mutuel et le dialogue entre les peuples, les cultures et les religions. Reconnu pour sa rigueur, son sens de la justice et son engagement constant en faveur des droits humains, El hadji Diagola écrit pour donner voix à celles et ceux que l’histoire oublie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Explorer son œuvre, c’est découvrir un regard profondément humain et un combat lucide : Celui d’un homme qui, derrière la plume, se tient du côté des civilisations blessées et des mémoires trop souvent ignorées.</p>
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		<title>LITTERATURE ET POLITIQUE : Dar Sbitar ou la persistance de la maladie politique en Algérie (Une lecture contemporaine de Mohammed Dib)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 08:49:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié en 1952, La Grande Maison (Dar Sbitar) de Mohammed Dib (notre photo) est généralement lu comme un roman fondateur de la littérature algérienne d’expression française, offrant une représentation saisissante de la misère matérielle et morale de l’Algérie coloniale. Toutefois, réduire l’œuvre à sa seule dimension historique reviendrait à en occulter la portée critique et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Publié en 1952, La Grande Maison (Dar Sbitar) de Mohammed Dib (notre photo) est généralement lu comme un roman fondateur de la littérature algérienne d’expression française, offrant une représentation saisissante de la misère matérielle et morale de l’Algérie coloniale. Toutefois, réduire l’œuvre à sa seule dimension historique reviendrait à en occulter la portée critique et conceptuelle. Par la force de ses images et la profondeur de son analyse sociale, le roman dépasse le cadre du témoignage colonial pour interroger, de manière plus générale, les mécanismes durables de la domination, de l’aliénation et de la soumission collective.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude propose une lecture contemporaine de <em>Dar Sbitar</em>, fondée sur l’hypothèse que la société décrite par Dib ne renvoie pas exclusivement à l’Algérie des années 1950, mais, qu’elle fonctionne comme une métaphore transhistorique de ce que l’on peut qualifier de « maladie politique ». La permanence de la peur, l’intériorisation de l’humiliation et la neutralisation de toute velléité de révolte confèrent au texte une actualité troublante dans le contexte de l’Algérie contemporaine, marquée par un régime militaire autoritaire. Dès lors, <em>La Grande Maison </em>apparaît moins comme le récit d’un passé révolu que comme une matrice critique permettant de penser la continuité de certaines structures de pouvoir dans l’Algérie postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dar Sbitar</em></strong><strong> : espace de l’aliénation et métaphore sociale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La description de <em>Dar Sbitar</em> constitue l’un des dispositifs centraux du roman. Loin d’être un simple décor, ce lieu se donne à lire comme un espace social clos, régi par la peur, la violence symbolique et la déshumanisation des rapports humains :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dar-Sbitar vivait à l’aveuglette, d’une vie fouettée par la rage et la peur. Chaque parole n’y était qu’insulte, appel ou aveu ; les bouleversements y étaient supportés dans l’humiliation, les pierres vivaient plus que les cœurs.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette écriture excède le réalisme social pour atteindre une dimension allégorique. <em>Dar Sbitar</em> devient le lieu où la domination se naturalise, où la souffrance est intériorisée et où la résignation s’impose comme mode de survie. La violence n’y est pas seulement physique ou économique, mais profondément, symbolique : Elle affecte les consciences, désorganise les affects et vide les relations humaines de toute solidarité réelle. En ce sens, le roman met en scène une société malade, non pas, au sens pathologique individuel, mais, comme corps politique profondément altéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Continuité des mécanismes de domination : une lecture transhistorique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em>La Grande Maison</em> dénonce explicitement les effets destructeurs du système colonial, sa force critique réside dans sa capacité à mettre au jour des mécanismes de domination qui ne disparaissent pas avec la fin formelle de la colonisation. La continuité troublante entre l’univers de <em>Dar Sbitar</em> et certaines réalités contemporaines de l’Algérie ne repose pas sur une assimilation simpliste des régimes politiques, mais, sur la persistance de structures fondées sur la peur, la dépossession symbolique et la confiscation de la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la « maladie politique » que révèle le texte de Dib se manifeste par l’impossibilité de la révolte collective, la normalisation de l’humiliation et l’acceptation tacite de l’injustice. Le roman anticipe ainsi, par la littérature, une réflexion sur les formes postcoloniales de l’autoritarisme, où la domination se perpétue moins par la contrainte directe que par l’intériorisation de la soumission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Omar ou la lucidité entravée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure d’Omar occupe une place centrale dans ce dispositif critique. Son regard d’enfant, encore partiellement étranger aux logiques de résignation adulte, introduit une faille dans l’ordre social. Les interrogations qui traversent sa conscience — « <em>Et personne ne se révolte. Pourquoi ? C’est incompréhensible. Quoi de plus simple pourtant ! Les grandes personnes ne comprennent-elles rien ?</em> » — expriment une lucidité radicale qui met à nu l’absurdité de la domination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/15dec21-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-20499" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/15dec21-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/15dec21-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/15dec21-600x800.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/15dec21.jpg 900w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La répétition insistante de « C’est simple » souligne l’écart entre l’évidence morale perçue par l’enfant et l’impossibilité politique de l’action collective chez les adultes. Cette impossibilité ne relève ni de l’ignorance ni de l’incapacité intellectuelle, mais, d’un processus profond d’accoutumance à la soumission. Omar incarne ainsi une conscience en devenir, porteuse d’une potentialité critique que l’ordre social s’emploie précisément à étouffer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, <em>La Grande Maison </em>apparaît comme bien plus qu’un roman de la misère coloniale : Il constitue une véritable théorie littéraire de l’asservissement. A travers la métaphore de <em>Dar Sbitar</em> et la figure d’Omar, Mohammed Dib met en lumière la persistance de mécanismes de domination qui traversent les ruptures historiques et continuent de structurer la vie politique algérienne. La « maladie politique » dont témoigne le roman ne se limite pas à une époque donnée ; elle désigne un état durable du corps social, caractérisé par la peur, la résignation et la confiscation du politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Relu à la lumière du présent, <em>Dar Sbitar</em> s’impose ainsi comme un texte majeur pour penser la continuité des formes d’oppression dans l’Algérie contemporaine et interroger, plus largement, les conditions de possibilité d’une émancipation collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par Dr  Lahcen Benchama</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>MAROC : Leīla Morsad – Entre lumière et méditation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 11:40:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née à Casablanca et ayant grandi à Agadir, entre montagne, mer et soleil, Leīla Morsad a développé dès l’enfance une sensibilité profonde à la lumière et aux rythmes de la nature. Ce double ancrage — urbain et côtier — nourrit aujourd’hui son œuvre, empreinte à la fois d’énergie, de douceur et d’une fascination pour la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Née à Casablanca et ayant grandi à Agadir, entre montagne, mer et soleil, Leīla Morsad a développé dès l’enfance une sensibilité profonde à la lumière et aux rythmes de la nature. Ce double ancrage — urbain et côtier — nourrit aujourd’hui son œuvre, empreinte à la fois d’énergie, de douceur et d’une fascination pour la couleur vivante.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des études littéraires au lycée français, Leīla Morsad a choisi de suivre un itinéraire artistique où la réflexion et la contemplation s’unissent. Chez elle, la peinture est une forme de méditation active : Un espace où le geste, la couleur et la pensée se répondent avec une précision poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses œuvres révèlent un univers foisonnant et raffiné, inspiré par la nature, la vie organique et la complexité du monde intérieur. Certaines compositions rappellent des villes imaginaires, labyrinthes colorés aux façades vibrantes, où chaque nuance semble porteuse d’une émotion. D’autres plongent le spectateur dans un univers plus libre, habité de formes mouvantes et de créatures abstraites, évoquant le flux permanent du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque tableau de Leīla Morsad naît d’un équilibre subtil entre rigueur et abandon. Les couleurs s’y déploient en liberté, sans hiérarchie, dans une harmonie visuelle où la lumière semble respirer. L’artiste ne cherche ni à représenter ni à abstraire : Elle réinvente, en laissant affleurer sur la surface du papier l’écho d’une énergie intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peindre, pour Leīla Morsad, c’est méditer en couleurs — écouter le silence du monde et lui offrir une forme. Son œuvre, patiente et vibrante, célèbre la beauté du vivant et la profondeur du regard, dans un dialogue continu entre la pensée et la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Dr. Lahcen Benchama </strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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