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	<title>Archives des Arts et Lettres - Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Archives des Arts et Lettres - Afrique Education</title>
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		<title>OLYMPE BHELY-QUENUM : Un siècle au service de la littérature africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 15:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olympe Bhêly-Quenum est devenu centenaire le 20 septembre 2026. Ce n’est pas donné à tout le monde. C’est une grâce, diraient les chrétiens catholiques. Mais, c’est aussi, pour l’Afrique, une occasion exceptionnelle de célébrer un homme dont la vie et l’œuvre ont traversé plusieurs générations et accompagné une grande partie de l’histoire contemporaine du continent. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Olympe Bhêly-Quenum est devenu centenaire le 20 septembre 2026. Ce n’est pas donné à tout le monde. C’est une grâce, diraient les chrétiens catholiques. Mais, c’est aussi, pour l’Afrique, une occasion exceptionnelle de célébrer un homme dont la vie et l’œuvre ont traversé plusieurs générations et accompagné une grande partie de l’histoire contemporaine du continent. Cent ans de vie, c’est pratiquement un siècle de témoignage, d’observation et de création. C’est surtout un immense patrimoine intellectuel qu’il convient de préserver et de transmettre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel élève ou quel lycéen africain n’a pas été marqué par « Un piège sans fin », son premier roman publié en 1960 ? Nombreux sont les élèves qui ont découvert, à travers ce livre, la puissance de la littérature africaine et sa capacité à raconter les drames de nos sociétés avec une profondeur qui dépasse largement le simple récit romanesque ? Qui n’a pas été attristé en lisant l’histoire d’Ahouna Bakary, dont l’existence apparaît comme une succession de catastrophes auxquelles il ne parvient jamais véritablement à échapper ? Le personnage semble pris dans un engrenage qui le dépasse et dont chaque tentative de sortie paraît finalement conduire à une nouvelle épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut naturellement lire « Un piège sans fin » comme l&rsquo;histoire tragique d&rsquo;un homme confronté aux circonstances malheureuses de son existence. Mais, une lecture au second degré permet d&rsquo;y voir également une métaphore de la condition d&rsquo;une Afrique qui, depuis les indépendances, cherche désespérément les moyens de sortir de ses difficultés. Le piège pourrait alors symboliser cet engrenage dans lequel le continent semble enfermé depuis des décennies. L&rsquo;Afrique a essayé plusieurs remèdes présentés comme susceptibles de la guérir : Le parti unique, l&rsquo;aide au développement, les programmes d&rsquo;ajustement structurel, puis, la démocratie. Or, ces solutions, dans leurs différentes mises en œuvre, n&rsquo;ont pas toujours produit les résultats espérés et certaines ont parfois engendré de nouvelles difficultés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="358" height="301" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22542" style="width:817px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept11.jpg 358w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept11-300x252.jpg 300w" sizes="(max-width: 358px) 100vw, 358px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un des nombreux ouvrages d&rsquo;Olympe Bhêly-Quenum : Presque tout ce qu&rsquo;il a publié a connu un succès.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante-six ans après les pseudo-indépendances, l&rsquo;Afrique reste confrontée à de nombreux défis. Cette lecture symbolique du roman demeure donc troublante par son actualité. Elle invite surtout à réfléchir aux mécanismes qui empêchent les sociétés africaines de transformer durablement leurs conditions économiques, politiques et sociales. La littérature a précisément cette force : Elle ne donne pas nécessairement des solutions toutes faites, mais, elle permet de poser des questions que les discours politiques ou économiques ne parviennent pas toujours à formuler avec la même puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans «&nbsp;Le Chant du lac&nbsp;», qui, en 1966, valut à l’auteur le Grand Prix littéraire d&rsquo;Afrique noire, la perspective est quelque peu différente. Une femme, ses enfants et un piroguier parviennent à briser l&rsquo;engrenage de la peur qu&rsquo;inspiraient les deux dieux censés habiter dans un lac. Le récit met ainsi en scène la confrontation entre la peur, les croyances et le courage. Ceux qui semblaient condamnés à subir une puissance mystérieuse découvrent finalement qu&rsquo;ils peuvent lui résister. Le lac devient alors plus qu&rsquo;un simple décor. Il peut être lu comme le symbole d&rsquo;un monde dominé par la peur et les représentations qui empêchent l&rsquo;homme d&rsquo;agir librement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension symbolique montre pourquoi l&rsquo;œuvre de Bhêly-Quenum mérite d&rsquo;être relue aujourd&rsquo;hui. La littérature n&rsquo;est pas seulement un divertissement. Elle peut être une manière de comprendre une société, de questionner ses croyances, ses rapports de pouvoir, ses espoirs et ses échecs. Elle peut aussi contribuer à former des citoyens capables de réfléchir par eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;hommage rendu à Olympe Bhêly-Quenum par le président, Romuald Wadagni, à l&rsquo;occasion de son centenaire est donc significatif. Il rappelle que la littérature et les sciences humaines et sociales sont aussi importantes pour nos sociétés africaines que les sciences dites exactes, la technique et la technologie. Pour construire des pays véritablement développés, l&rsquo;Afrique a besoin d&rsquo;ingénieurs, de médecins, de scientifiques et de techniciens, mais, elle a, également, besoin d&rsquo;écrivains, d&rsquo;historiens, de philosophes, de sociologues, d&rsquo;économistes et de penseurs capables de donner du sens aux transformations de nos sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc une bonne chose que l&rsquo;Etat béninois ait rendu hommage à Olympe Bhêly-Quenum. Mais, il pourrait faire davantage pour honorer ce monument de la littérature négro-africaine. Pourquoi ne pas donner son nom à une école, à une rue ou à un centre culturel ? Pourquoi ne pas créer un prix littéraire portant son nom ou organiser régulièrement des rencontres consacrées à son œuvre dans les établissements scolaires et universitaires ? Un écrivain ne survit véritablement à son époque que lorsque son œuvre continue d&rsquo;être lue, étudiée et discutée par les générations suivantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="510" height="601" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept12.jpg" alt="" class="wp-image-22543" style="width:798px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept12.jpg 510w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/22sept12-255x300.jpg 255w" sizes="(max-width: 510px) 100vw, 510px" /><figcaption class="wp-element-caption">Olympe fête ses 100 ans sans son épouse, Maryvonne, Augustine, Georgette, Emilienne Quenum née Lucerf, décédée, mardi, 11 juillet 2023.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A cent ans, Olympe Bhêly-Quenum appartient certes à sa génération, mais, il appartient surtout, désormais, au patrimoine culturel africain. Son centenaire ne devrait donc pas être seulement une célébration d&rsquo;un homme arrivé à un âge exceptionnel. Il devrait être l&rsquo;occasion de rappeler aux jeunes Africains que les livres peuvent, eux aussi, contribuer à transformer une société. Lire Bhêly-Quenum, c&rsquo;est entrer dans une Afrique qui cherche à comprendre ses drames, à interroger ses croyances et à conquérir sa liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent ans de vie sont une grâce. Mais, lorsqu&rsquo;une telle longévité est accompagnée d&rsquo;une œuvre qui continue de parler aux générations nouvelles, elle devient aussi un héritage. A nous maintenant de faire en sorte que cet héritage ne tombe pas dans l&rsquo;oubli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>PREMIER CONGRES DES ECRIVAINS ET ARTISTES NOIRS A PARIS : Le Sénégalais Alioune Diop maître à penser et organisateur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 12:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, Présence Africaine, une soixantaine de délégués venus d’Afrique, des Caraïbes, de Madagascar, des Etats-Unis et d’autres horizons du monde noir se retrouvèrent dans l’un des hauts lieux du savoir occidental.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’était pas une simple rencontre littéraire. Ce qui se jouait à la Sorbonne dépassait largement les préoccupations des écrivains et des artistes. Il s’agissait de savoir comment les peuples noirs pouvaient reconquérir leur dignité dans un monde où le colonialisme, le racisme et les préjugés avaient longtemps prétendu définir leur place et leur valeur. Le congrès entendait réfléchir à la culture noire, à ses richesses, à ses difficultés, à ses possibilités de développement et à sa place dans l’universel. Le Monde, qui rendait compte de l’ouverture du congrès, soulignait déjà que les discussions sur la culture étaient inséparables des aspirations à l’indépendance qui traversaient alors le monde colonisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle extraordinaire concentration d’intelligences dans un même lieu ! On y retrouvait, notamment, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Amadou Hampâté Bâ, Bernard Dadié, Boubou Hama, Ferdinand Oyono, Paul Hazoumé, Jacques Rabemananjara, Edouard Glissant, Richard Wright, James Baldwin et bien d’autres (notre photo avec au premier plan, le Martiniquais Aimé Césaire). Du côté des intellectuels et artistes européens figuraient, notamment, Jean-Paul Sartre et Pablo Picasso. L’affiche du congrès avait d’ailleurs été conçue à partir d’une œuvre de Picasso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux furent d’une grande richesse. Frantz Fanon parla du rapport entre racisme et culture ; Aimé Césaire intervint sur la culture et la colonisation. Senghor réfléchit à l’esprit de civilisation et aux lois de la culture négro-africaine. Amadou Hampâté Bâ aborda la culture peule. Jacques Stephen Alexis parla du réalisme merveilleux haïtien. Mais, derrière cette extraordinaire assemblée d’écrivains, de philosophes, de chercheurs et d’artistes, il y avait un homme dont le rôle mérite une attention particulière : Alioune Diop.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="578" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-22522" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-768x433.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-600x339.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au premier Congrès international des écrivains et artistes noirs à Paris en 1956.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Diop n’était pas simplement l’organisateur matériel d’un congrès. Il était celui qui avait compris avant beaucoup d’autres que la bataille pour la libération de l’Afrique ne se gagnerait pas seulement sur le terrain politique. Elle devait également être menée sur le terrain de l’intelligence, de la culture, de la mémoire et de la production des idées. En 1947, il avait créé la revue, Présence Africaine. Deux ans plus tard, il fondait la maison d’édition du même nom. Il offrait ainsi aux écrivains et intellectuels noirs un espace pour penser, écrire, publier et dialoguer avec le reste du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop avait saisi quelque chose d&rsquo;essentiel : Un peuple qui ne produit pas ses propres idées risque de vivre éternellement dans les idées produites par les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa préoccupation fondamentale était la reconquête de la dignité noire. Mais, cette reconquête ne signifiait pas, chez lui, la recherche de privilèges particuliers pour les Noirs. Il ne demandait pas que l’homme noir soit placé au-dessus de l’homme blanc. Il demandait simplement que l’homme noir soit reconnu comme un homme, avec une histoire, une pensée, une culture, une spiritualité, des créations artistiques et une capacité propre à participer à la construction de l’universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en cela que le projet d’Alioune Diop était profondément humain. Il ne cherchait pas à enfermer les peuples noirs dans une identité fermée. Il voulait au contraire permettre à leurs cultures de dialoguer avec les autres cultures dans une relation débarrassée du mépris et de la domination. Le congrès de 1956 fut précisément l’une de ces grandes tribunes où les cultures noires pouvaient enfin se présenter au monde par leur propre voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également comprendre le contexte. Nous sommes en 1956. La plupart des pays africains sont encore sous domination coloniale. Les indépendances ne sont pas encore devenues une réalité générale. La conférence de Bandung vient d’avoir lieu l’année précédente. La guerre d’Algérie est en cours. Partout, les peuples colonisés contestent l’ordre établi. Dans ce contexte, organiser à Paris un congrès international consacré aux écrivains et artistes noirs était en soi un acte intellectuel et politique considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Alioune Diop ne s’est pas contenté de dénoncer le colonialisme. Il a compris que la véritable libération devait également passer par la capacité des Africains à produire eux-mêmes leur savoir, leurs livres, leurs analyses et leurs institutions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la libération politique et l’indépendance économique ne peuvent être séparées de la bataille culturelle. Un pays peut obtenir son indépendance juridique et demeurer dépendant dans sa manière de penser. Il peut avoir un drapeau, un hymne national, un président et un gouvernement tout en continuant à considérer que les grandes idées doivent nécessairement venir d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’exemple d’Alioune Diop devient particulièrement interpellant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut, pour reprendre une belle expression de Fabien Eboussi Boulaga, un « accoucheur d’idées ». Il savait faire naître des rencontres, susciter des débats, ouvrir des espaces et mettre les autres en valeur. Il n’avait pas besoin d’occuper le devant de la scène pour exercer une influence considérable. Sa force était précisément de créer les conditions permettant aux autres de penser et de parler. C’est ce qui amène Eboussi à le considérer comme un intellectuel authentique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son attitude tranche avec une certaine conception contemporaine du pouvoir en Afrique où l’on dépense parfois des sommes considérables pour des cérémonies, des monuments, des événements éphémères ou des opérations de prestige, alors que les institutions qui produisent et transmettent le savoir manquent de moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc légitime : Qui, aujourd’hui, est capable de refaire ce qu’Alioune Diop a fait hier ? Qui serait capable de réunir dans un même espace les meilleurs écrivains, historiens, philosophes, artistes, économistes et scientifiques africains du continent et de la diaspora pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’Afrique ? Qui serait capable de créer une maison d’édition africaine suffisamment forte pour publier nos penseurs, traduire leurs œuvres, les diffuser dans les écoles et les universités et les faire connaître dans le monde ? Qui accepterait d’investir durablement dans une institution culturelle sans chercher immédiatement à transformer cet investissement en propagande personnelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’interpellation de Wole Soyinka prend tout son sens. Soutenir une institution comme Présence Africaine, ce n’est pas faire la charité à un écrivain ou à un éditeur. C’est investir dans la mémoire, l’intelligence et l’avenir d’un continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut alors comprendre la tristesse, voire, l’indignation, devant le fait que tant de gouvernements africains aient été capables de mobiliser des ressources considérables pour des dépenses de prestige, mais, que les grandes institutions culturelles africaines demeurent souvent fragiles financièrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop, lui, avait compris que la culture n’était pas un luxe réservé aux périodes de prospérité mais une condition de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante-dix ans après le congrès de la Sorbonne, cette leçon reste entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, des hommes et des femmes qui ne disposaient ni des moyens financiers ni des technologies dont nous bénéficions aujourd’hui ont réussi à faire de Paris le théâtre d’une immense affirmation intellectuelle noire. Ils avaient peu de ressources, mais, ils avaient des idées. Ils n’avaient pas toujours le pouvoir politique, mais, ils avaient une vision. Ils ne possédaient pas nécessairement de grandes institutions, mais, ils avaient la volonté de les créer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’Afrique dispose de davantage de moyens, d’universités, de gouvernements, de fondations, de médias et de ressources financières. Mais, avons-nous encore la même audace intellectuelle ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="921" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg" alt="" class="wp-image-22523" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-300x270.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-768x691.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-600x540.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le maître à penser et organisateur de ce Congrès : Le Sénégalais Alioune Diop qui est aussi le fondateur de la maison d&rsquo;édition, Présence africaine, domiciliée rue des écoles dans le 5e arrondissement de Paris.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable hommage que l’Afrique pourrait rendre à Alioune Diop ne consisterait donc pas seulement à célébrer le soixante-dixième anniversaire du congrès de la Sorbonne. Il consisterait à reprendre son combat là où il l’avait laissé : Créer, publier, penser, transmettre, dialoguer et faire en sorte que l’Afrique ne soit plus seulement un objet d’étude, mais, un sujet qui pense et qui parle par lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop nous rappelle finalement une vérité simple : La souveraineté d’un peuple commence aussi dans sa capacité à produire ses propres idées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce cette bataille-là que nous sommes en train de perdre lorsque nous acceptons que nos livres, nos chercheurs, nos maisons d’édition et nos institutions culturelles soient les derniers bénéficiaires des budgets publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, à la Sorbonne, Alioune Diop avait ouvert une porte. Reste à savoir si, soixante-dix ans plus tard, nous voulons encore la franchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>LITTERATURE : Le bouc, le nouvel ouvrage du chef de la diplomatie togolaise</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/litterature-le-bouc-le-nouvel-ouvrage-du-chef-de-la-diplomatie-togolaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 19:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ministre à plein temps des Affaires étrangères du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le professeur, Robert Dussey, on le sait, a, toujours, utilisé les rares moments creux (il n’en a pas beaucoup) de son agenda pour s’adonner à son sport favori : L’écriture. C’est un professeur d’université qui a gardé toute sa rigueur intellectuelle et critique, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ministre à plein temps des Affaires étrangères du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le professeur, Robert Dussey, on le sait, a, toujours, utilisé les rares moments creux (il n’en a pas beaucoup) de son agenda pour s’adonner à son sport favori : L’écriture. C’est un professeur d’université qui a gardé toute sa rigueur intellectuelle et critique, dans la pratique diplomatique, qui est son travail quotidien. Il est le ministre le plus en contact avec le chef du Conseil dans la mesure où, deux, trois, parfois, quatre fois, par jour, il doit prendre des avis de son patron pour ficeler ses nombreux dossiers. Mais, il n’a jamais perdu le Nord. Il tient toujours sur ses deux jambes. La preuve ? Il vient de commettre « Le bouc », un roman de 179 pages diffusé chez Amazon. C’est son cinquième ouvrage, le premier, « Penser la réconciliation au Togo », chez Bognini, Abidjan, en Côte d’Ivoire, ayant paru en 2008. On a besoin de demander, où puise-t-il cette énergie et une telle inspiration ? La philosophie politique qui est son domaine de prédiction à l’université, doit beaucoup l’y aider.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les littéraires écrivent des récits. Les philosophes des romans philosophiques. Robert Dussey a écrit un thriller qui reprend les codes du roman philosophique, avec une morale complexe. On pense à La Puissance et la gloire de Graham Greene, Jacques le Fataliste et son maître de Diderot, ou encore, à La Nausée de Jean-Paul Sartre. Le romancier installe le lecteur dans un inconfort moral.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="400" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11.jpg" alt="" class="wp-image-21854" style="width:731px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11.jpg 500w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/06/13juin11-300x240.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réussi à faire de Lomé la principale place diplomatique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, avec  à ses côtés, le professeur, Robert Dussey.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre s&rsquo;adresse, en particulier, aux jeunes générations prises dans l&rsquo;absurdité d&rsquo;un monde où Dieu peut encore sembler être une équation facile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman est tragique comme l&rsquo;existence, il met en garde contre une facilité qui laisse parfois un goût amer, mais, c&rsquo;est là justement sa leçon : L&rsquo;amertume est peut-être le premier stade de la rédemption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kangni Alem<br>Grand Prix Littéraire d&rsquo;Afrique Noire </p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/litterature-le-bouc-le-nouvel-ouvrage-du-chef-de-la-diplomatie-togolaise/">LITTERATURE : Le bouc, le nouvel ouvrage du chef de la diplomatie togolaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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		<title>MAROC : Leïla Morsad et Brigitte Borsu au carrefour des imaginaires à Agadir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 14:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux artistes, deux univers, un dialogue entre Bretagne et Grand Souss. Une exposition entre retour aux sources et dialogue artistique. Après une exposition remarquée en Bretagne, l’artiste peintre, Leïla Morsad, revient à Agadir pour présenter ses œuvres dans le cadre d’un vernissage organisé, du 16 au 31 mai 2026, au Centre d’informations touristiques de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux artistes, deux univers, un dialogue entre Bretagne et Grand Souss. Une exposition entre retour aux sources et dialogue artistique. Après une exposition remarquée en Bretagne, l’artiste peintre, Leïla Morsad, revient à Agadir pour présenter ses œuvres dans le cadre d’un vernissage organisé, du 16 au 31 mai 2026, au Centre d’informations touristiques de la plage d’Agadir. Ce retour dans la ville où elle a grandi, étudié et développé ses talents possède une portée particulière : Il marque les retrouvailles d’une artiste avec la terre lumineuse qui a profondément façonné son imaginaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Leïla Morsad : </strong><strong>L</strong><strong>a peinture comme méditation intérieure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, Leïla Morsad (notre photo) construit une œuvre personnelle nourrie de méditation, d’introspection et d’une recherche plastique constante. Ses tableaux révèlent un univers intérieur d’une rare densité, où la couleur devient langage sensible et espace de contemplation. Entre structures géométriques, rythmes chromatiques et mouvements organiques, ses compositions semblent traduire les vibrations secrètes du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez elle, la peinture ne relève ni du simple décoratif ni de l’effet spectaculaire. Elle procède d’une expérience intime et patiente, presque méditative. Le geste demeure libre, spontané, sans maniérisme, mais toujours, porté par une remarquable maîtrise des équilibres visuels. Certaines œuvres évoquent des architectures imaginaires ou des cartographies intérieures ; d’autres laissent apparaître des formes musicales et des motifs répétitifs qui créent un véritable mouvement visuel. La lumière et la couleur y respirent ensemble dans une harmonie foisonnante où chaque détail semble animé d’une énergie propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Brigitte B</strong><strong>o</strong><strong>rs</strong><strong>u</strong><strong> : l’art de la mémoire et des symboles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A ses côtés, Brigitte Burso, fondatrice de l’atelier <em>Un trait plus</em>, présente plusieurs créations originales qui instaurent un dialogue artistique fécond avec l’univers de Leïla Morsad. Si les deux artistes partagent une même liberté créatrice et un goût affirmé pour la richesse chromatique, leurs démarches demeurent profondément distinctes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de Brigitte Borsu s’inscrit davantage dans une esthétique narrative et symbolique. Ses œuvres se caractérisent par une accumulation minutieuse de signes, d’objets et de références culturelles ou affectives : Lanternes, instruments de musique, silhouettes, symboles protecteurs, objets anciens ou fragments du quotidien. Chaque élément semble chargé d’une mémoire particulière et participe à la construction d’un univers dense et vivant.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="572" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1024x572.jpg" alt="" class="wp-image-21661" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1024x572.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-768x429.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-1536x858.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-2048x1144.jpg 2048w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/17mai11-600x335.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Brigitte Borsu en pleine présentation de ses magnifiques tableaux à Agadir.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ses compositions rappellent, parfois, les cabinets de curiosités ou certaines formes d’art singulier, où le regard circule librement d’un détail à l’autre. Le fond sombre, constellé d’innombrables petits motifs colorés, agit comme un espace cosmique ou onirique dans lequel flottent ces fragments de mémoire. Plus le spectateur observe la toile, plus de nouveaux signes apparaissent, donnant à l’œuvre une profondeur ludique et presque infinie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un vernissage sous le signe du partage</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vernissage du 16 mai a permis aux visiteurs de découvrir deux sensibilités artistiques complémentaires : L’une tournée vers la méditation abstraite et les rythmes intérieurs, l’autre vers la narration symbolique et la mémoire visuelle. Les deux artistes ont accueilli le public avec chaleur et simplicité, prenant le temps d’échanger autour de leurs inspirations respectives et d’éclairer les visiteurs sur leurs démarches créatives.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un pont culturel entre Bretagne et Souss</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’exposition elle-même, cette rencontre artistique établit un véritable pont culturel entre la Bretagne et le Grand Souss. Elle rappelle que l’art demeure un espace privilégié de dialogue, de partage et d’ouverture, où des univers différents peuvent se répondre et s’enrichir mutuellement dans une même célébration de l’imaginaire et de la sensibilité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Lahcen Benchama</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>AFRIQUE EDUCATION : Est-ce un avantage (ou un inconvénient) d&#8217;être jeune chef d&#8217;Etat en Afrique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 17:27:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro 556 de mai 2026 d&#8217;Afrique Education est chez vos marchands de journaux. Une fois n&#8217;est pas coutume, un Français d&#8217;origine malienne, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis (la deuxième grande ville de la région parisienne après Paris), dès le premier tour du scrutin, fait la pleine page de couverture de ce numéro. C&#8217;est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 556 de mai 2026 d&rsquo;Afrique Education est chez vos marchands de journaux. Une fois n&rsquo;est pas coutume, un Français d&rsquo;origine malienne, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis (la deuxième grande ville de la région parisienne après Paris), dès le premier tour du scrutin, fait la pleine page de couverture de ce numéro. C&rsquo;est un militant de base de la LFI (La France Insoumise) qui a désigné, Jean-Luc Mélenchon, son fondateur, dimanche, 3 mai, candidat à l&rsquo;élection présidentielle de 2027. Bally Bagayoko est déjà en campagne pour le faire élire chef de l&rsquo;Etat. Parmi les nombreux articles qui pourront vous intéresser, il y a la question de savoir si c&rsquo;est un avantage ou un inconvénient d&rsquo;être un jeune chef d&rsquo;Etat en Afrique ? Voici le point de vue du professeur, Paul Tédga, ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-21536" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31-600x826.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/05/04mai31.jpg 1365w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 556 de mai d&rsquo;Afrique Education est chez vos marchands de journaux, ainsi que, sur la boutique de la revue en composant (www.afriqueeducation.com). Suivre les indications jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention des pdf. Bonne lecture.</p>
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		<item>
		<title>LITTERATURE : Boualem Sansal quitte la France pour la Belgique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:34:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La controverse autour de Boualem Sansal ne désenfle pas. Depuis son retour d&#8217;Algérie, après y avoir été emprisonné pendant environ un an, il était devenu la nouvelle icône du monde littéraire français, exposant, à ce moment-là, la perte d’efficacité, au niveau mondial, du Quai d&#8217;Orsay, quartier général de la diplomatie de la France, obligée de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La controverse autour de Boualem Sansal ne désenfle pas. Depuis son retour d&rsquo;Algérie, après y avoir été emprisonné pendant environ un an, il était devenu la nouvelle icône du monde littéraire français, exposant, à ce moment-là, la perte d’efficacité, au niveau mondial, du Quai d&rsquo;Orsay, quartier général de la diplomatie de la France, obligée de solliciter l’intervention du voisin allemand pour faire céder le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Libéré dans la foulée sur décret présidentiel, l&rsquo;auteur français, qui a été déchu de sa nationalité algérienne, conteste toujours, à qui lui demande, l&rsquo;idée selon laquelle il aurait formulé une grâce auprès de son ancien maître geôlier. Son incarcération avait tourné en affaire d&rsquo;Etat, non seulement, en raison de la situation délétère des relations diplomatiques entre Alger et Paris, mais aussi, à cause de la récupération politique qu’en fit Bruno Retailleau, alors, ministre de l’Intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme son élection éclair de fin 2025 à l&rsquo;Académie royale de lettres et de langues françaises de Belgique le montre, Boualem Sansal a, tout de même, joui de ses déboires en Algérie. Si certaines rumeurs lui octroyaient des honneurs similaires en France, cela n’a pas été le cas, non seulement, par refus d’Emmanuel Macron d’envenimer les choses avec son homologue, Abdelmadjid Tebboune, mais aussi, à cause de l’impossibilité de Paris de revendiquer le crédit de sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors, l’écrivain critique a donné raison à ceux qui s’opposaient à son entrée à l’Académie française avec son virage vers l’extrême-droite. Passé de héros à zéro en un rien de temps, il aurait décidé de quitter l’Hexagone, potentiellement, pour la Belgique ou la Suisse. Mais, la nouvelle de son rapprochement idéologique vers la droite radicale s’étant répandue, ses collègues académiciens belges n’ont pas pu s’empêcher d’exprimer leur regret quant à son élection hâtive.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="245" height="206" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/04/29avril21.jpg" alt="" class="wp-image-21496" style="width:752px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle fasse mieux qu’avant dans les sondages nationaux, du fait des années de faillite répétée des traditionnels partis de gauche et de droite en termes de gouvernance, l’extrême-droite reste une ligne rouge pour la plupart des Etats européens. Si malgré sa popularité d’il y a encore six mois, Boualem Sansal n’a pas pu faire changer cet état des choses en France, il est très improbable qu’il y parvienne ailleurs, sachant que le nombre de pays pouvant l’accueillir est restreint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 554 de mars 2026 est déjà chez les abonnés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 23:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la sphère francophone. Nous avons volontairement ignoré le Maghreb, l’Est, et la SADEC où Poutine compte beaucoup d’amis à l’instar du président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Nous n’avons pris en compte que les pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan indien, tous, francophones. Le résultat est spectaculaire. Et pourtant, à écouter les commentateurs occidentaux, la Russie est le pays de Lucifer sur terre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde revient progressivement à la période de la guerre froide qui caractérisait les relations internationales après la deuxième guerre mondiale. Le monde était divisé en deux grands blocs&nbsp;: les pays qui soutenaient le Pacte de Varsovie (les démocraties populaires) et ceux qui étaient tournés vers l’Occident (les démocraties parlementaires).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la chute du Mur de Berlin et la suprématie de l’Occident sur la gestion des affaires du monde pendant plus de trente ans, le rééquilibrage est en cours avec d’un côté, l’Occident qui reste en place mais avec une influence en baisse des Etats-Unis et de l’Europe, et de l’autre, la montée en puissance des pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont un contrepoids indéniable à l’hégémonie occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du coup, les pays africains peuvent choisir entre Dieu et Satan, entre la peste et le choléra, entre le cancer et le sida, de quelle façon définir leur avenir. C’est mieux que d’avoir un seul choix. En Afrique, Vladimir Poutine fait recette, qu’on le veuille ou non. Il ne donne pas les financements (que les Occidentaux savent allouer) mais il sait assurer l’essentiel : La sécurité. Quand un pays signe avec la Russie, il peut se développer sereinement sans avoir peur d’un coup d’état militaire. Poutine qui est au pouvoir jusqu’à sa mort, ne peut pas ne pas soutenir ses homologues africains qui aspirent, eux aussi, à mourir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors de la sécurité, la Russie est bien outillée pour aider à l’exploitation du sol et du sous-sol. Les Africains ont un sous-sol riche dont ils n’ont jamais (su) bénéficier. Avec la Russie, et grâce au savoir-faire acquis du fait des échecs passés et répétés, les pays africains peuvent, aujourd’hui, mieux défendre leurs intérêts avec un pays comme la Russie qui pratique du gagnant-gagnant sans imposer un mode de gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg" alt="" class="wp-image-21039" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-300x197.jpeg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-768x505.jpeg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-600x394.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Sommet Russie-Afrique de juillet 2023.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 554 de mars 2026 d’Afrique Education énumère tous les partenariats entre les pays africains et la Russie, les partenariats visibles et cachés, et explique comment Poutine parle peu et agit beaucoup en coulisses. En soulevant l’ire des Européens…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Achetez le dès aujourd’hui sur la boutique de la revue en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>), suivre les instructions jusqu’à l’obtention du pdf, ou si vous préférez le magazine papier, il sera chez les marchands de journaux, samedi, 28 février.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>FRANCE : Censure (?) de l’ouvrage d’un « ancien correspondant » comme dans une dictature africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, l’idée de négocier s’impose. Russes et Ukrainiens parviendront-ils à un accord en 2026 ? Les Etats-Unis pourront-ils imposer leur dynamique diplomatique face à une Europe divisée ? Quels facteurs détermineront une solution politique ? Paix en Ukraine propose une analyse factuelle des dynamiques diplomatiques et politiques du conflit ukrainien. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, l’idée de négocier s’impose. Russes et Ukrainiens parviendront-ils à un accord en 2026 ? Les Etats-Unis pourront-ils imposer leur dynamique diplomatique face à une Europe divisée ? Quels facteurs détermineront une solution politique ? </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Paix en Ukraine</em></strong> propose une analyse factuelle des dynamiques diplomatiques et politiques du conflit ukrainien. Il traite en particulier de l’évolution du processus de négociation entre l’Ukraine et la Russie depuis 2014. Il revient sur les diverses initiatives de paix proposées par les acteurs du conflit, et analyse les raisons pour lesquelles elles n’ont pas abouti, et les éléments qui pourraient être repris dans un futur traité. Il décrypte les relations parfois tendues entre pays occidentaux, le rôle des Etats-Unis, la position des protagonistes et leurs enjeux dans ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur de cet ouvrage, Jacques Baud, ancien membre du renseignement stratégique suisse, a consacré sa vie à la recherche de la paix avec les Nations-Unies, l’Union africaine, puis, dans l’OTAN, dans les domaines de la protection des civils, la médiation dans des conflits armés, la lutte contre les mines anti-personnelles et les trafics d’armes, ainsi que, le respect de l’état de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analyste géopolitique mondialement reconnu, il a écrit plusieurs livres majeurs sur le renseignement, la guerre et le terrorisme, en particulier, <em>Poutine maître du jeu&nbsp;?,</em>&nbsp; <em>L’art de la guerre russe</em>, <em>Guerre secrète en Ukraine</em>, <em>Opération déluge d’Al-Aqsa</em> et <em>Gouverner par les fake news</em>, aux éditions Max Milo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que dit son éditeur&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 décembre 2025, Jacques Baud a été inscrit sur la liste de l’Union européenne en tant que « porte-parole de la propagande pro-russe et diffuseur de théories conspirationnistes ». Ses avoirs ont été gelés et il lui est interdit de se déplacer. Il n’a toujours pas eu l’accord d’un régulateur européen, pour acheter de la nourriture, payer ses factures et régler ses frais médicaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-20974" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1-600x399.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jacques Baud, 87 ans, un âge qui mérite un certain repos (de l&rsquo;âme et du corps) est-il sanctionné parce qu&rsquo;un homme du renseignement (même ancien) doit savoir tenir sa langue ?</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Cette sanction est surprenante car elle ne repose sur aucune décision de justice. Jacques Baud clame son innocence et, au côté de ses avocats, explique qu’il n’a aucun lien avec la Russie. Ni familial, ni amical, ni diplomatique, ni financier : Aucun lien. Pas même d’échanges de mails !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Certes, son travail est un décryptage singulier sur les enjeux géopolitiques, en particulier, sur la guerre en Ukraine, mais, son expertise ne saurait être assimilée à un éloge univoque de quelque gouvernement que ce soit. Certes, ses livres, ses analyses fondées sur des sources incontestables, ainsi que, la vitalité de sa plume, l’amènent à secouer certaines croyances ou certains narratifs bien en cour auprès de nombreux politiques et médias français, voire, européens. Certes, Jacques Baud aime confronter des discours très assurés à des faits qui les contredisent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Néanmoins, dénoncer des mensonges et des déclarations officielles infondées, susceptibles d’induire le citoyen en erreur – autrement dit, inciter à la réflexion – serait-il devenu un « crime par la pensée », comme le décrivait George Orwell dans 1984 ?<br>&nbsp;<br>Une semaine après la décision de l’Union européenne, une enseigne phare du livre et de la liberté d’expression en France a supprimé le nom et l’œuvre de Jacques Baud de son site internet et ses librairies. Quel est le fondement d’une telle mesure, alors que, depuis 1945, moins d’une dizaine de livres ont été interdits à la vente par décision de justice ? Même Mein Kampf est en vente libre sur le site de cette enseigne !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Voilà un quart de siècle que j’ai fondé Max Milo. Un quart de siècle que, inlassablement, je me bats pour que chaque livre publié par cette maison soit à la hauteur de sa devise : « Provoquer à juste titre ». Vingt-six ans que, en France, il est extrêmement rare, voire, impossible, d’interdire l’édition d’un livre. Aujourd’hui, on condamne un auteur, son travail et sa liberté d’expression, en un claquement de doigts, sans qu’aucune décision de justice ne l’impose.<br>&nbsp;<br>Ces sanctions sont d’autant plus dangereuses pour nos démocraties que Jacques Baud s’est battu toute sa vie pour la paix. Il a servi comme conseiller du Contingent zaïrois pour la sécurité des camps de réfugiés du Rwanda pour l’UNHCR au Zaïre (RDCongo). Au siège des Nations-Unies, à New York, il a conçu et créé le Centre international de déminage humanitaire de Genève (GICHD) et le Système de gestion de l’information sur l’action contre les mines (IMSMA), aujourd’hui, déployé dans plus de soixante pays. Il a installé des programmes de déminage au Tchad, au Soudan, en Somalie et en Ethiopie. Il a contribué à établir le concept de renseignement pour les opérations de maintien de la paix des Nations-Unies. Il a dirigé le premier centre de renseignement conjoint des Nations-Unies, l’UN Joint Mission Analysis Centre (JMAC) au Soudan. Il a, également, été chef de la Doctrine des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies à New York, directeur du Département de la recherche de l’International Peace Support Training Centre (IPSTC), à Nairobi, pour l’Union africaine, et chef de la lutte contre la prolifération des armes légères à l’OTAN, à Bruxelles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="193" height="261" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/13fev12.jpg" alt="" class="wp-image-20975" style="width:650px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Il aimerait un peu trop Poutine, ce qui n&rsquo;est pas bien vu en Europe.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Une carrière droite, exposée, riche d’expériences, qui ne peut être accusée sans preuves de compromissions, ni hier, ni aujourd’hui.<br>&nbsp;<br>Heureusement, la Suisse a, officiellement, réagi, elle « a exigé le droit à un procès équitable et a rappelé le respect de la liberté d’expression ». Berne critique le fait que Jacques Baud n’ait pas été entendu et n’ait pas eu la possibilité de se défendre avant que les sanctions ne soient prononcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Heureusement, des dizaines de pétitions ont vu le jour à travers le monde pour dénoncer les sanctions dont fait l’objet notre auteur, au point de le priver de ses droits fondamentaux. Jacques Baud a reçu des milliers de lettres de soutien.<br>Heureusement, les livres de Jacques Baud ont été traduits dans une vingtaine de langues (allemand, anglais, arabe, bulgare, chinois, coréen, espagnol, finnois, italien, japonais, norvégien, perse, polonais, portugais, russe, suédois, tchécoslovaque, turc…) et sont devenus des best-sellers dans de nombreux pays.&nbsp;<br>&nbsp;<br>Néanmoins, la situation est grave. Elle nous concerne tous. Dans un monde tenté par l’arbitraire, Jacques Baud est la victime du moment. Qui sera la prochaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Charles Gérard</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur de la Maison d’édition Max Milo</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PAIX EN UKRAINE</strong> DE <strong>JACQUES BAUD</strong>. Parution&nbsp;: 5 mars 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Max Milo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>LITTERATURE NEGRO-AFRICAINE : Quand leurs mots évoquent nos maux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 18:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Njoroge venait de sortir de « La grande maison » (Mohammed Dib). Son attention avait été attirée par des « Hosties noires » (Léopold Sédar Senghor) répandues dans la brousse. Choqué par la scène, le gamin se mit à pleurer à chaudes larmes mais un vieillard qui passait par là lui dit : « Enfant, ne pleure pas » (Ngugi Wa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Njoroge venait de sortir de « La grande maison » (Mohammed Dib). Son attention avait été attirée par des « Hosties noires » (Léopold Sédar Senghor) répandues dans la brousse. Choqué par la scène, le gamin se mit à pleurer à chaudes larmes mais un vieillard qui passait par là lui dit : « Enfant, ne pleure pas » (Ngugi Wa Thiong&rsquo;o).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fils de Ngotho se demandait qui avait pu jeter ces hosties « Au pied du Mont Kenya » (Jomo Kenyatta). Quelqu’un d’autre aurait cherché à consommer ces hosties comme le jeune Toundi qui avait l’habitude de voler le vin de messe et les hosties pas encore consacrées dans la sacristie de la chapelle de Doum. Toundi aimait raconter à ses camarades que, si des choses bizarres pouvaient arriver dans « Une vie de boy » (Ferdinand Oyono), cela n’avait rien à voir avec « L&rsquo;Etrange destin de Wangrin » (Amadou Hampaté Bâ).</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="983" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11.jpg" alt="" class="wp-image-20574" style="width:840px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec11-183x300.jpg 183w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Quand il était sur le point de céder au découragement, il se souvenait que « Chaque aurore est une chance » (Fatho Amoy) pour « Les bouts de bois de Dieu  » (Sembène Ousmane). La veille, son institutrice, avait adressé à son père « Une si longue lettre » (Mariama Bâ). Cette dame, qui sortait d&rsquo;une longue « Nuit d’errance » (Alex La Guma), s’inquiétait de la récente rencontre entre Toundi et « Le démagogue » (Chinua Achebe) arrivé de Lagos, il y a une semaine. Ce démagogue appelait tout homme qui ne partageait pas son point de vue « Nègre de paille » (Yodi Karone). Il avait fréquenté jadis avec un Tchadien qui, après avoir travaillé dans le gouvernement, devint « Prisonnier de Tombalbaye » (Antoine Bangui).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette prison, on pouvait disputer les draps avec « Les cancrelats » (Tchicaya U Tams’i). Les choses se passaient là-bas comme dans « Le cercle des tropiques » (Alioum Fantouré). On y entendait des « Coups de pilon » (David Diop) et les cris des détenus. Un jour, les prisonniers avaient fait une grève de la faim pour protester contre la nourriture infecte qui leur était servie. Tenaillés par la faim, certains grévistes firent défection. « La grève des Battù » (Aminata Sow Fall), elle, fut une réussite parce que les mendiants refusèrent l&rsquo;aumône de ceux qui les avaient chassés de Dakar.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="185" height="174" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2025/12/25dec12.jpg" alt="" class="wp-image-20575" style="width:840px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estimaient que la ville était sale et dangereuse à cause des mendiants et qu&rsquo;il était nécessaire d&rsquo;installer ces derniers sur un nouveau site. Après cette belle victoire, le chef des mendiants s’offrit une semaine de vacances sous « Le baobab fou » (Ken Bugul). Il voulait profiter de ce moment pour relire « Les interprètes » (Wole Soyinka). Assis sur une esplanade de « Latérite » (Véronique Tadjo), le griot lui avait fait comprendre que « Jazz et vin de palme » (Emmanuel Dongala) manquaient dans le pays et qu&rsquo;il était devenu difficile de chanter : « Ô pays, mon beau peuple ! » (Sembène Ousmane)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>
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		<title>ARTS ET LETTRES : Le prix d’une promesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 16:04:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’étroit chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. “Le prix d’une promesse”. Tel est le titre du nouveau roman de El hadji Diagola publié chez Publiwiz en France. C’est un roman social qui évoque à la fois nos traditions et la modernité. Ainsi, comment grandir quand les traditions décident à votre place du chemin [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’étroit chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. “Le prix d’une promesse”. Tel est le titre du nouveau roman de El hadji Diagola publié chez Publiwiz en France. C’est un roman social qui évoque à la fois nos traditions et la modernité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, comment grandir quand les traditions décident à votre place du chemin à suivre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A treize ans, Hassinatou, le personnage principal du roman, voit sa vie basculer. Dans son village soninké, où les traditions guident encore chaque destin, on lui annonce ses fiançailles avec Yougokhassé, un riche homme d’affaires âgé, ami intime de son défunt père. Entre devoir familial, gratitude, pression sociale et rêves d’avenir, la jeune fille se retrouve propulsée dans un monde d’adultes où elle n’a pas voix au chapitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrachée trop tôt à l’insouciance, mais, animée d’une détermination farouche, Hassinatou, le personnage principal du roman, poursuit pourtant son combat : Etudier, s’élever, devenir médecin, malgré les regards, les jugements et la complexité d’un mariage arrangé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du village à Bamako, de l’enfance à la maturité, «&nbsp;Le prix d’une promesse&nbsp;» raconte le parcours bouleversant d’une jeune femme qui trace son chemin entre tradition et modernité, loyauté et émancipation. Une histoire de courage, d’héritage et d’amour — celui qu’on reçoit, celui qu’on doit, et celui qu’on s’autorise enfin à choisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">El Hadji Diagola a longtemps servi comme journaliste correspondant au sein de plusieurs quotidiens parisiens, avant de s’imposer dans le paysage littéraire francophone. Auteur prolifique, l’écrivain sénégalais consacre son œuvre à la défense d’un monde fondé sur la paix, le respect mutuel et le dialogue entre les peuples, les cultures et les religions. Reconnu pour sa rigueur, son sens de la justice et son engagement constant en faveur des droits humains, El hadji Diagola écrit pour donner voix à celles et ceux que l’histoire oublie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Explorer son œuvre, c’est découvrir un regard profondément humain et un combat lucide : Celui d’un homme qui, derrière la plume, se tient du côté des civilisations blessées et des mémoires trop souvent ignorées.</p>
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