LITTERATURE : Le bouc, le nouvel ouvrage du chef de la diplomatie togolaise

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Ministre à plein temps des Affaires étrangères du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le professeur, Robert Dussey, on le sait, a, toujours, utilisé les rares moments creux (il n’en a pas beaucoup) de son agenda pour s’adonner à son sport favori : L’écriture. C’est un professeur d’université qui a gardé toute sa rigueur intellectuelle et critique, dans la pratique diplomatique, qui est son travail quotidien. Il est le ministre le plus en contact avec le chef du Conseil dans la mesure où, deux, trois, parfois, quatre fois, par jour, il doit prendre des avis de son patron pour ficeler ses nombreux dossiers. Mais, il n’a jamais perdu le Nord. Il tient toujours sur ses deux jambes. La preuve ? Il vient de commettre « Le bouc », un roman de 179 pages diffusé chez Amazon. C’est son cinquième ouvrage, le premier, « Penser la réconciliation au Togo », chez Bognini, Abidjan, en Côte d’Ivoire, ayant paru en 2008. On a besoin de demander, où puise-t-il cette énergie et une telle inspiration ? La philosophie politique qui est son domaine de prédiction à l’université, doit beaucoup l’y aider.

Les littéraires écrivent des récits. Les philosophes des romans philosophiques. Robert Dussey a écrit un thriller qui reprend les codes du roman philosophique, avec une morale complexe. On pense à La Puissance et la gloire de Graham Greene, Jacques le Fataliste et son maître de Diderot, ou encore, à La Nausée de Jean-Paul Sartre. Le romancier installe le lecteur dans un inconfort moral.

Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réussi à faire de Lomé la principale place diplomatique de l’Afrique de l’Ouest, avec à ses côtés, le professeur, Robert Dussey.

Ce livre s’adresse, en particulier, aux jeunes générations prises dans l’absurdité d’un monde où Dieu peut encore sembler être une équation facile.

Ce roman est tragique comme l’existence, il met en garde contre une facilité qui laisse parfois un goût amer, mais, c’est là justement sa leçon : L’amertume est peut-être le premier stade de la rédemption.

Kangni Alem
Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire

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