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	<title>Archives des Politique - Afrique Education</title>
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	<title>Archives des Politique - Afrique Education</title>
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		<title>PRESIDENTIELLE EN FRANCE : Mélenchon annonce la fin de Parcoursup s’il était élu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 15:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La présidentielle n’aura lieu qu’en avril 2027, c’est-à-dire, dans six mois. Mais, déjà, le pays est en ébullition. Le principal élément déclencheur a été le mouvement lycéen qui empêche les dirigeants français de dormir tranquille depuis plus de deux semaines. Hier, samedi, 10 octobre, c’est l’ancien ministre de l’Education et premier ministre, Gabriel Attal, qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La présidentielle n’aura lieu qu’en avril 2027, c’est-à-dire, dans six mois. Mais, déjà, le pays est en ébullition. Le principal élément déclencheur a été le mouvement lycéen qui empêche les dirigeants français de dormir tranquille depuis plus de deux semaines. Hier, samedi, 10 octobre, c’est l’ancien ministre de l’Education et premier ministre, Gabriel Attal, qui a tenu son meeting, à Lyon, pour expliquer son « Pacte pour la jeunesse ». Il a dû avancer ce thème pour coller à l’actualité du moment. Aujourd’hui, c’était au tour de Jean-Luc Mélenchon de s’adresser à la même jeunesse, à Clermont-Ferrand.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10.000 personnes dans une salle pleine à craquer avec plus d’un millier de personnes restées dehors venues d’un peu partout pour écouter le leader de La France Insoumise (FLI). Voilà le bilan, ce dimanche, 11 octobre, du plus grand tribun de la classe politique française&nbsp;: Jean-Luc Mélenchon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le candidat LFI ne s’est pas embarrassé de formules savantes&nbsp;: Urbi et Orbi, il a annoncé, dès son arrivée au pouvoir, la suppression de Parcoursup qui est cet instrument qui traumatise les jeunes bacheliers ainsi que leurs parents. A la place, on organisera, comme cela se faisait dans le passé, des tirages au sort pour assurer l’égalité des chances à tous les bacheliers sans discrimination aucune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, aussi, annoncé devoir baisser le droit de vote à 16 ans s’il arrivait au pouvoir contre 18 ans aujourd’hui. A 16 ans, on est pénalement responsable et on peut faire la prison. Il faudrait, selon lui, qu’on puisse aussi voter à 16 ans. C’est une mesure qui va beaucoup séduire les lycéens. Sans oublier la suppression de Parcoursup.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="415" height="739" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/11oct11.jpeg" alt="" class="wp-image-22636" style="width:763px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/11oct11.jpeg 415w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/11oct11-168x300.jpeg 168w" sizes="(max-width: 415px) 100vw, 415px" /><figcaption class="wp-element-caption">Plus de 10.000 personnes dedans et plus d&rsquo;un millier dehors.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le contenu des enseignements, il a dit qu’il serait détaillé le comment et le pourquoi de celui-ci dans son programme à venir début novembre. Mais, d’ores et déjà, on sait que l’accent sera mis sur l’enseignement technique et professionnel pour permettre à de centaines de milliers de jeunes de devenir de bons électriciens, plombiers, serruriers, menuisiers, spécialistes du froid, etc. tous des métiers dont on a besoin en France, et qui ont été négligés depuis une quinzaine d’années par les gouvernements successifs. Ministre de l’Enseignement professionnel dans le gouvernement Jospin, dans le cadre de la cohabitation avec Jacques Chirac, les commentateurs politiques sont unanimes qu’il fut un très bon ministre. Il a annoncé refaire complètement la filière professionnelle de telle sorte qu’on puisse aller du CAP jusqu’à la licence professionnelle et au-delà sans entrave. Au nom de l’égalité des chances et de la liberté d’étudier.</p>
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		<title>PRESIDENTIELLE AU BRESIL : Un quatrième mandat de trop pour Lula da Silva ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 12:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier tour du scrutin présidentiel au Brésil a surpris plus d’un observateur. En effet, en récoltant 47.03% des votes exprimés devant Lula, qui n&#8217;en a sécurisé que 45.16%, Flavio Bolsonaro, le fils aîné de l&#8217;ancien président, Jair Bolsonaro, a confirmé les craintes autour du Parti des travailleurs avant la tenue des élections générales du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le premier tour du scrutin présidentiel au Brésil a surpris plus d’un observateur. En effet, en récoltant 47.03% des votes exprimés devant Lula, qui n&rsquo;en a sécurisé que 45.16%, Flavio Bolsonaro, le fils aîné de l&rsquo;ancien président, Jair Bolsonaro, a confirmé les craintes autour du Parti des travailleurs avant la tenue des élections générales du 4 octobre dernier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les différentes spéculations auxquelles ces résultats se prêtent, figure, notamment, celle de la certitude d&rsquo;une victoire au premier tour de Jair Bolsonaro, si la route n&rsquo;avait pas été barrée à ce dernier, et qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas été emprisonné pour tentative de coup d’état et d&rsquo;ébranlement des trois pouvoirs symboles de la démocratie et de l’état de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien avocat puis devenu sénateur de Rio de Janeiro en 2019, Flavio Bolsonaro s&rsquo;est fixé pour mission de le libérer si jamais il devenait un jour président de la République. Et, à l&rsquo;allure où semblent aller les choses, la concrétisation de cette réalité n&rsquo;est plus qu&rsquo;une question de mois, voire, de semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Brésil où voter est une obligation constitutionnelle, s&rsquo;expose à diverses sanctions toute personne qui choisit de s&rsquo;y soustraire. Malgré tout, plus de 21% des électeurs ont opté pour l&rsquo;abstention, plutôt que de se prononcer en faveur d’un des candidats visant la magistrature suprême. Ils auront l&rsquo;opportunité de se rattraper au second tour le 25 octobre prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Lula, qui s&rsquo;exprimait devant des sympathisants choqués à l&rsquo;annonce des résultats, la déception n&rsquo;était pas perceptible puisqu&rsquo;il savait le sort qui l&rsquo;attendait après un troisième mandat dénué de substance. Sur le plan national, il a donné l&rsquo;impression d&rsquo;avoir centré son programme sur la lutte contre le Bolsonarisme. Ce qui explique qu’après avoir défait son principal ennemi politique, il n’était animé par aucun défi personnel, et n’avait plus rien à offrir aux Brésiliens.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/09oct11.jpg" alt="" class="wp-image-22622" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/09oct11.jpg 750w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/09oct11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/09oct11-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;épouse de Lula, la sociologue, Rosângela Lula da Sila, plus connue sous le surnom de « Janja » devra mobiliser les femmes et les intellectuels pour faire gagner son mari.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Idem sur le plan international avec le net recul observé chez Lula par rapport à ses deux précédents mandats, au cours desquels il s’était révélé être un ami de l&rsquo;Afrique. Depuis 2023 et quelques prises de parole en faveur du continent africain relatives à une meilleure représentativité au sein du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, le président brésilien est passé sous les radars. Même aux BRICS, il est progressivement devenu moins en vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux Brésiliens, Lula a fait son temps et appartient au passé. A la veille de ses 81 ans, le principal intéressé s’estime capable de rempiler pour un dernier mandat avant d’aller à la retraite. Malheureusement pour lui, les vents contraires de l&rsquo;extrême-droite soufflent si fort sur l&rsquo;Amérique du Sud qu&rsquo;il lui sera difficile de résister. A moins d&rsquo;un miracle venu droit du ciel, sa mise à la retraite devrait être actée d&rsquo;ici peu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>TOGO : Une nouvelle distinction pour le professeur Robert Dussey</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 13:51:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l&#8217;Intégration africaine et des Togolais de l&#8217;extérieur, le professeur, Robert Dussey, a reçu le 23 septembre 2026, à New York, dans la catégorie « Ministre de l&#8217;année », le Hall of Fame Award décerné par l&#8217;organisation Most Influential People of African Descent (MIPAD), en marge de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l&rsquo;Intégration africaine et des Togolais de l&rsquo;extérieur, le professeur, Robert Dussey, a reçu le 23 septembre 2026, à New York, dans la catégorie</em></strong> <strong><em>« Ministre de l&rsquo;année », le</em></strong> <strong><em>Hall of Fame Award</em></strong> <strong><em>décerné par l&rsquo;organisation Most Influential People of African Descent (MIPAD), en marge de la quatre-vingt-unième session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations-Unies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction avait été décernée par le passé à de hautes personnalités à l&rsquo;instar de <strong>Nana Akufo-Addo (</strong>ancien président du Ghana), du <strong>Dr Tedros A. Ghebreyesus (</strong>directeur général de l’Organisation mondiale de la santé) et de <strong>Barack Obama</strong> (ancien président des Etats-Unis), dans leur catégorie respective (sur notre photo, le professeur, Robert Dussey, avec l&rsquo;équipe de MIPAD).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/08oct11-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-22618" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/08oct11-683x1024.jpeg 683w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/08oct11-200x300.jpeg 200w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/08oct11-600x900.jpeg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/08oct11.jpeg 720w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le professeur, Robert Dussey, avec l&rsquo;équipe de MIPAD et ses principaux collaborateurs.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est une marque de reconnaissance du rôle central que joue le Togo, sous la haute autorité de son leader, <strong>Faure Essozimna Gnassingbé</strong>, président du Conseil de la République togolaise, dans la quête de justice et d&rsquo;équité en faveur de l&rsquo;Afrique et des personnes d&rsquo;ascendance africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A propos de MIPAD</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2017, MIPAD identifie et distingue chaque année <strong>cent personnalités</strong> africaines et d&rsquo;ascendance africaine dans le cadre de la <strong>Décennie internationale des personnes d&rsquo;ascendance africaine</strong> proclamée par les Nations-Unies.</p>
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		<item>
		<title>PRESIDENTIELLE EN GUINEE-BISSAU : Umaro Embalo Cissoko veut-il se faire laminer par le tenant du poste Horta N’Tam ?</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/presidentielle-en-guinee-bissau-umaro-embalo-cissoko-veut-il-se-faire-laminer-par-le-tenant-du-poste-horta-ntam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 19:26:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Embalo Cissoko, veut aller à l’élection présidentielle du 4 décembre prochain. Exilé depuis 10 mois, il l’a annoncé sur ses réseaux sociaux à partir du Maroc, où il a été accueilli, après avoir été refoulé par le Portugal, qui était sa destination préférentielle. Décidément, l’individu est un provocateur né [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Embalo Cissoko, veut aller à l’élection présidentielle du 4 décembre prochain. Exilé depuis 10 mois, il l’a annoncé sur ses réseaux sociaux à partir du Maroc, où il a été accueilli, après avoir été refoulé par le Portugal, qui était sa destination préférentielle. Décidément, l’individu est un provocateur né car il n’a pas hésité à solliciter l’asile auprès de Lisbonne après avoir multiplié des actes hostiles à son encontre lors de sa présidence, mais, en plus de cela, il compte, maintenant, défier les autorités de transition bissau-guinéennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le timing de cette annonce interroge, une fois mis en perspective avec le référendum sur la Constitution du 30 août, ainsi que, le discours du premier ministre de transition, Ilidio Viera Té, à l’occasion de la 81ème session des Assemblées Générales de l’ONU à New York. Une semaine avant de s’y rendre, ce dernier avait déclaré dans une interview être contre un retour de celui qui fit de lui son ministre des Finances et directeur de campagne, dans le cadre du scrutin présidentiel du 26 novembre dernier. Pour Vieira Té qui assume son passé, les choses ont changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au royaume chérifien, Umaro Embalo Cissoko (notre photo)</p>



<p class="wp-block-paragraph"> ne vit pas un exil doré qu’il espérait après s’être fait confisquer 5 millions de dollars par la douane portugaise. Depuis, il vit dans l’ombre de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, qu’il suit partout dans son pari fou de succéder à Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU, un recyclage politique que l’ancien leader bissau-guinéen espère bien pouvoir reproduire pour ses propres desseins. Mais, au vu de la tendance qui se dessine à Bissau, il n’est pas prêt d’y arriver, tout comme son ami de mauvaise fortune, Macky Sall.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="435" height="459" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22578" style="width:804px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept21.jpg 435w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept21-284x300.jpg 284w" sizes="(max-width: 435px) 100vw, 435px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le général-président de transition Horta N&rsquo;Tam : J&rsquo;y suis j&rsquo;y reste ! Sa devise&#8230;</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, même s’il lui était permis de rentrer au pays, son influence au sein de l’arène politique serait marginale, étant donné que le parti qu’il avait fondé à la hâte fin 2025 en vue de sa réélection est aujourd’hui dirigé par Ilidio Viera Té. Barré au niveau de la présidence par Horta N’Tam, qui ne fera certainement pas exception à la règle observée ces dernières années de voir des chefs de junte chercher à être élus par les urnes, il risque ne disposer que d’un simple statut de membre dans son propre parti. Une dégringolade méritée pour l’ancien narco-président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>
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		<item>
		<title>MAROC : Une première ministre cheffe du gouvernement pour changer les hommes ou le système ?</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/maroc-une-premiere-ministre-cheffe-du-gouvernement-pour-changer-les-hommes-ou-le-systeme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 13:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du triomphe du PAM à la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri : Le Maroc entre dans une nouvelle séquence politique, mais, les attentes citoyennes restent considérables. Une participation qui interpelle Les Marocains étaient appelés, le 23 septembre 2026, à élire les 395 membres de la Chambre des représentants. Le résultat est désormais définitif : [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du triomphe du PAM à la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri :</em></strong> <strong><em>Le Maroc entre dans une nouvelle séquence politique, mais,</em></strong> <strong><em>les attentes citoyennes restent considérables.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une participation qui interpelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Marocains étaient appelés, le 23 septembre 2026, à élire les 395 membres de la Chambre des représentants. Le résultat est désormais définitif : Le <strong>PAM arrive en tête avec 97 sièges</strong>, devant le <strong>RNI avec 66</strong>, l’<strong>Istiqlal avec 65</strong> et le <strong>PJD avec 54</strong>. Le taux de participation s’est établi à <strong>38,08 %</strong>, contre 50,86 % en 2021 et 42,27 % en 2016.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins de quatre électeurs inscrits sur dix ont donc participé au scrutin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne permet évidemment pas, à lui seul, de déterminer les raisons de l’abstention. Mais, il pose une question politique que le nouveau gouvernement ne pourra probablement pas éluder : <strong>C</strong><strong>omment renouer le lien entre les citoyens et les institutions représentatives ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La faible participation ne rend pas juridiquement les élections invalides. Elle constitue cependant un élément important lorsqu’on s’interroge sur la mobilisation électorale et sur la relation entre les partis politiques et la population.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le PAM détrône le RNI</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal enseignement du scrutin est l’arrivée du <strong>Parti Authenticité et Modernité (PAM)</strong> en première position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RNI, qui dirigeait le gouvernement sortant, recule à la deuxième place, tandis que l’Istiqlal conserve une position centrale. Il faut toutefois éviter de parler d’un bouleversement complet du paysage politique : <strong>L</strong><strong>e PAM, le RNI et l’Istiqlal appartenaient tous trois à la coalition gouvernementale précédente</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement est donc avant tout un <strong>renversement du rapport de forces au sein d’un paysage politique déjà marqué par leur coopération gouvernementale</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est désormais de savoir si cette nouvelle hiérarchie électorale entraînera également une nouvelle orientation politique.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour spectaculaire du PJD</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre fait marquant : Le retour du Parti de la justice et du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir obtenu seulement 13 sièges en 2021, le PJD en décroche cette fois <strong>54</strong>, se plaçant en quatrième position.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son secrétaire général, <strong>Abdelilah Benkirane</strong>, a mené une campagne particulièrement active, multipliant les déplacements et les rencontres à travers le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, le PJD a déjà clarifié son positionnement pour la prochaine législature : Son Conseil national a décidé, à l’unanimité, de <strong>ne pas participer au prochain gouvernement et de siéger dans l’opposition</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour électoral du PJD ne devrait donc pas se traduire, à ce stade, par son retour au gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="664" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11-664x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22573" style="width:786px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11-664x1024.jpg 664w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11-195x300.jpg 195w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11-768x1184.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11-600x925.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept11.jpg 830w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption class="wp-element-caption">Abdelilah Benkirane : Après la déconvenue électorale, son parti le PJD a choisi de rester dans l&rsquo;opposition parlementaire.</figcaption></figure>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatima Ezzahra El Mansouri :</strong> <strong>U</strong><strong>ne première historique</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 septembre, une nouvelle étape a été franchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roi, Mohammed VI, a reçu au Palais royal de Rabat, <strong>Fatima Ezzahra El Mansouri</strong>, coordinatrice de la direction collégiale du PAM, et l’a nommée <strong>cheffe du gouvernement</strong>, en vertu de l’article 47 de la Constitution, en la chargeant de former le nouveau gouvernement (notre photo). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination constitue une première historique : <strong>Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme à diriger le gouvernement marocain</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa nomination était rendue possible par le résultat du scrutin : L’article 47 prévoit en effet que le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants. Le texte constitutionnel n’impose cependant pas que cette personne soit nécessairement le secrétaire général ou le président du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme El Mansouri doit maintenant accomplir une tâche autrement plus complexe : <strong>T</strong><strong>ransformer les 97 sièges du PAM en une majorité parlementaire capable d’investir le gouvernement</strong>.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>La bataille des alliances commence</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 97 députés sur 395, le PAM est loin de disposer seul de la majorité absolue, qui nécessite <strong>198 voix</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La future cheffe du gouvernement doit donc négocier avec plusieurs formations parlementaires. Plusieurs configurations arithmétiques sont possibles. Une alliance PAM-RNI-Istiqlal représenterait par exemple <strong>228 sièges</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, l’arithmétique parlementaire ne suffit pas à déterminer les alliances politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RNI n’a pas encore arrêté publiquement sa position définitive sur une éventuelle participation au futur gouvernement. Son président, <strong>Mohamed Chouki</strong>, a indiqué que la question devait être examinée par les instances dirigeantes du parti.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Istiqlal, avec ses 65 députés, constitue également une pièce importante de cette équation.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui entrera au gouvernement ?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce stade, il serait prématuré de parler de « futurs ministres ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formation du gouvernement n’est pas encore achevée et les consultations doivent précisément déterminer <strong>quelles formations participeront à la majorité et quelle sera la composition du nouvel exécutif</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les responsables politiques dont le positionnement mérite donc d’être suivi, figurent, notamment, <strong>Mohamed Chouki</strong>, président du RNI, <strong>Nizar Baraka</strong>, secrétaire général de l’Istiqlal, et <strong>Mohamed Ouzzine</strong>, secrétaire général du Mouvement populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mouvement populaire, qui dispose de <strong>29 sièges</strong>, n’a pas encore arrêté sa décision concernant une éventuelle participation gouvernementale. Mohamed Ouzzine a indiqué le 29 septembre que son parti n’avait pas encore tranché.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du PJD est différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Conseil national a décidé de rester dans l’opposition et de ne pas participer au prochain gouvernement. Abdelilah Benkirane a, également, confirmé le refus du parti de participer à un gouvernement dirigé par le PAM.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision donne donc au PJD une place particulière dans la nouvelle configuration : <strong>F</strong><strong>ort d’un retour à 54 députés, il sera l’une des principales forces d’opposition à la Chambre des représentants.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12-815x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22574" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12-815x1024.jpg 815w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12-239x300.jpg 239w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12-768x965.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12-600x754.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/30sept12.jpg 908w" sizes="(max-width: 815px) 100vw, 815px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite, Nizar Baraka (Istiqlal), Fatima el Mansouri (PAM) et Mohamed Chaouki (RNI)</figcaption></figure>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une alternance ou une redistribution des rôles ?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ici que se situe la véritable interrogation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement est réel : Le PAM est, désormais, la première force parlementaire et Fatima Ezzahra El Mansouri est devenue cheffe du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, il serait trop tôt pour parler de rupture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PAM, le RNI et l’Istiqlal étaient, déjà, associés au gouvernement précédent. Une partie importante de la nouvelle majorité pourrait donc être constituée de formations qui ont déjà exercé ensemble des responsabilités gouvernementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le changement de rapports de forces électoraux produira-t-il pour autant un changement de politiques publiques ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toute la question.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>La faible participation :</strong> <strong>L</strong><strong>e véritable signal d’alarme ?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le scrutin du 23 septembre prend une dimension particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>38,08 % de participation</strong>, le vote traduit une mobilisation électorale nettement inférieure à celle de 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois réducteur d’expliquer cette abstention par une seule cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, elle doit interpeller les responsables politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une démocratie représentative ne peut durablement se satisfaire d’une situation dans laquelle une grande partie du corps électoral ne participe pas au choix de ses représentants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est également dans ce contexte que certaines voix réclament des changements institutionnels beaucoup plus profonds, allant jusqu’à évoquer l’annulation du scrutin, une remise en cause du Parlement, ou encore, la constitution d’un gouvernement de transition chargé notamment de lutter contre la corruption et de faire traduire devant la justice les personnes contre lesquelles des infractions seraient établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces revendications doivent être distinguées des procédures juridiques prévues pour contester une élection.</strong> Elles relèvent d’une contestation politique beaucoup plus large et ne constituent pas, en elles-mêmes, une conséquence juridique du taux d’abstention.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Changer les hommes ou changer le système ?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est finalement la question fondamentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc dispose désormais d’une nouvelle Chambre des représentants. Une femme vient pour la première fois d’être chargée de diriger le gouvernement. Une nouvelle majorité doit être constituée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, le véritable changement ne se mesurera pas uniquement au nombre de portefeuilles distribués ou aux personnalités qui entreront au gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se mesurera à la capacité du nouvel exécutif à répondre aux préoccupations concrètes des citoyens : <strong>E</strong><strong>mploi, éducation, santé, pouvoir d’achat, réduction des inégalités, efficacité de l’administration et lutte contre la corruption.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le risque, à terme, serait de donner l’impression que <strong>la machine institutionnelle continue de fonctionner, que les acteurs changent de place et que les portefeuilles circulent, tandis que les problèmes fondamentaux demeurent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc n’a peut-être pas seulement besoin d’un changement de majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il a besoin que les citoyens puissent constater, dans leur vie quotidienne, que le changement politique produit réellement du changement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Lahcen Benchama</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>SUCCESSION DE GUTERRES A L’ONU : Macky Sall s’accroche et ne veut pas abdiquer (malgré la défaite qui l’attend)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 12:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien président, Macky Sall, est têtu. L’Union africaine lui avait refusé son parrainage parce que ce n’est pas le tour de l’Afrique de briguer le poste de secrétaire général des Nations-Unies. Mais, Macky Sall ne veut rien entendre, conseillé (sans doute) par son ami, Emmanuel Macron, dont le poids politique à l’international comme en France, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien président, Macky Sall, est têtu. L’Union africaine lui avait refusé son parrainage parce que ce n’est pas le tour de l’Afrique de briguer le poste de secrétaire général des Nations-Unies. Mais, Macky Sall ne veut rien entendre, conseillé (sans doute) par son ami, Emmanuel Macron, dont le poids politique à l’international comme en France, devient à peu près nul.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, il a mobilisé (c’est le mot juste) son successeur, pendant son séjour aux Nations-Unies où il participe aux Assemblées Générales pour faire campagne pour lui. A cet égard, une concertation a eu lieu, à New York, en marge des travaux des Assemblées Générales entre Bassirou Diomaye Faye, &nbsp;le président français, son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye, qui a présenté la candidature de Macky Sall, en tant que président du Burundi et non comme président en exercice de l’Union africaine. Macky Sall joue, justement, sur cette confusion des compétences du président burundais auprès des personnalités qu’il démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, Bassirou Diomaye Faye a mobilisé les diplomates de la Mission du Sénégal auprès des Nations-Unies pour négocier une audience entre lui et les 15 Etats membres du Conseil de sécurité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="527" height="379" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/24sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22547" style="width:795px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/24sept11.jpg 527w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/24sept11-300x216.jpg 300w" sizes="(max-width: 527px) 100vw, 527px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bassirou Diomaye Faye apporte le soutien du Sénégal à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l&rsquo;ONU.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc dire que Macky Sall ne s’avoue pas vaincu et refuse d’abdiquer. C’est en prévision de ces Assemblées Générales des Nations-Unies qu’il avait remué ciel et terre pour rencontrer (contre toute attente), le président, Bassirou Diomaye Faye, le 17 juillet dernier (notre photo), au palais de l’avenue Roume (présidence de la République).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macky Sall est attendu pour être auditionné à l’Assemblée nationale du Sénégal où le patron des lieux, l’ancien premier ministre et président du PASTEF, Ousmane Sonko, ne va pas lui faciliter la tâche, Macky Sall ayant occulté un trou financier béant, avant de quitter le pouvoir, que certains évaluent à plus de 8 milliards de dollars et qui a beaucoup compliqué l’arrivée aux affaires du duo Faye-Sonko. Ce dernier avait trouvé les caisses totalement vides, handicapant l’application du programme pour lequel Bassirou Diomaye Faye a été élu.</p>
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		<item>
		<title>COTE D’IVOIRE : Sincères condoléances pour le décès du professeur Alphonse Djédjé Mady (ancien secrétaire général du PDCI-RDA)</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/cote-divoire-sinceres-condoleances-pour-le-deces-du-professeur-alphonse-djedje-mady-ancien-secretaire-general-du-pdci-rda/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:35:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le PDCI-RDA, le parti d’Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié, vient de perdre un de ses illustres militants qui fut, par ailleurs, son secrétaire général. Il avait été invit, ce mois de septembre, en région parisienne, par ses camarades pour un important événement qu’il n’a pas pu honorer, la mort en ayant décidé autrement, quelques semaines [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/cote-divoire-sinceres-condoleances-pour-le-deces-du-professeur-alphonse-djedje-mady-ancien-secretaire-general-du-pdci-rda/">COTE D’IVOIRE : Sincères condoléances pour le décès du professeur Alphonse Djédjé Mady (ancien secrétaire général du PDCI-RDA)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le PDCI-RDA, le parti d’Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié, vient de perdre un de ses illustres militants qui fut, par ailleurs, son secrétaire général. Il avait été invit, ce mois de septembre, en région parisienne, par ses camarades pour un important événement qu’il n’a pas pu honorer, la mort en ayant décidé autrement, quelques semaines avant. Un de ses amis politiques parmi ceux qui l’attendaient en France, célèbre ce départ involontaire à sa manière et en fait part aux camarades du plus grand parti de Côte d’Ivoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs le HRD/Europe-Asie, VP, Nestor Adjé Amani KOFFI (District 15)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs le SE en charge des délégations générales, VP &amp; conseiller spécial du président du PDCI-RDA, Mr. Joseph KOUAME KRA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mesdames &amp; Messieurs Les délégués généraux</p>



<p class="wp-block-paragraph">Honorables membres du Bureau politique &amp; VP</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mesdames &amp; Messieurs les inspecteurs</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vénérables membres du Comité des sages</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vaillants Membres du Grand Conseil</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs les responsables de la JPDCI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mesdames les responsables de l’UFPDCI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Militantes &amp; Militants du PDCI-RDA, je fais un clin d’oeil au parti allié ( PPA-CI/ FPI/ GPS/ MCG) &amp; Autres, y compris le RHDP</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mesdames &amp; Messieurs en vos rangs, grades &amp; qualités</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce jour mémorable du 19 septembre 2026, nous sommes réunis pour célébrer un événement majeur : Les 80 ans du PDCI-RDA. La section de Villiers-Le-Bel dirigée par la dynamique amazone membre du Bureau politique, Mme Dorothée OLI, et toute sa délégation, avaient invité le professeur agrégé en urologie, l’ancien ministre de la Santé de l’ère HOUPHOUET-BOIGNY &amp; secrétaire général sous feu président Henri KONAN BEDIE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur DJEDJE MADY, avait accepté l’invitation et donné son accord, mais le Tout Puissant maître du Temps, vient d’en décider autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avec émotion que je prends la parole, en hommage à notre ancien ministre, le professeur agrégé en urologie, Alphonse DJEDJE MADY, qui vient de nous quitter ce 23 août.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ici, nous avons souvenir, en effet, de ces belles séances qu’il faisait retenir de ses opinions, avec verve, cette culture qui lui était propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ici, nous avons en</p>



<p class="wp-block-paragraph">mémoire sa voix, sa haute silhouette, sa gestuelle d’orateur classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2002, DJEDJE MADY Alphonse est nommé secrétaire général du PDCI-RDA en vue de l’élection présidentielle de 2010. Alphonse DJEDJE MADY est directeur de la campagne du candidat PDCI, Henri KONAN BEDIE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elu président du Conseil régional du Haut-Sassandra en 2013, réélu en 2018, battu en 2023, puis, défait aux législatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alphonse DJEDJE MADY, une vie au service de la Médecine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Professeur agrégé en urologie, professeur d’université, ancien ministre de la Santé, parlementaire, président de Conseil régional et figure historique du PDCI -RDA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était de ces hommes dont le nom finit par se confondre avec une époque. Alphonse DJEDJE MADY appartient désormais à cette génération de responsables ivoiriens dont le parcours aura été intimement lié à la construction de l’Etat.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="547" height="365" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept22.jpg" alt="" class="wp-image-22537" style="width:785px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept22.jpg 547w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept22-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 547px) 100vw, 547px" /><figcaption class="wp-element-caption">Alphonse Djédjé Mady était très respecté au PDCI-RDA.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur laisse derrière lui une trajectoire riche, commencée dans les amphithéâtres de médecine pour se poursuivre dans les hautes sphères de l’administration de la politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Militant du PDCI -RDA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, c’est au sein du PDCI -RDA, que son nom s’impose durablement dans le paysage politique national. Ancien président du Mouvement des étudiants et élèves de Côte d’Ivoire (MEECI), il appartient à cette génération de cadres qui ont été formés dans le creuset du parti fondé par Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Sa fidélité au parti va s’inscrire dans la durée, en 2002, jusqu’en 2013 où il devient vice-président du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si sa carrière s’est déployée à l’échelle nationale, Alphonse DJEDJÉ MADY demeure profondément attaché à sa région d’origine du Haut-Sassandra. Il est né à GAZEHIO, dans la zone de SAÏOUA, et son engagement local se traduit notamment par son élection comme député de la circonscription de NAHIO et SAÏOUA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son action politique prend alors une dimension territoriale plus affirmée, avec pour horizon, le développement de celle à laquelle il était fortement attaché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alphonse DJEDJE MADY était également aux rencontres de Prétoria (1et 2) sous la médiation du président sud-africain, THABO MBEKI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était à la rencontre de Haut Niveau tenue à New York, au siège de l’ONU, pour évaluer le processus de paix après la décennie de partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">DJEDJE MADY ALPHONSE était de ceux qui, avec le président, Henri KONAN BEDIE, ont initié à Accra, à Pretoria, puis, peaufiné à NEW York le rapprochement de tous ceux qui se reconnaissent dans la vision et la philosophie de Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Il était de ceux qui avaient réfléchi et trouvé le nom de «&nbsp;Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix&nbsp;», qui a été mis sur les fonts baptismaux le 19 mai 2005 à la Salle Monceau de Paris. Il est donc CO-FONDATEUR du RHDP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président du Directoire du RHDP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ACCORD DE LINAS-MARCOUSSIS ET PAIX EN COTE D’IVOIRE</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Accord de Linas-Marcoussis, signé en janvier 2003 en France, visait à mettre fin à la guerre civile en Côte d’Ivoire qui avait éclaté en septembre 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de la table de négociation, les «&nbsp;Forces Nouvelles&nbsp;», rebelles du Nord et les différents partis politiques du pays étaient invités par le président français, Jacques CHIRAC, pour négocier à huis clos les conditions de retour à la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord a été signé au Centre des conférences internationales, Avenue Kléber à Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Haut Sassandra, d’ailleurs constituait pour lui une source d’inspiration vive et féconde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Professeur à la faculté de médecine, l’universitaire qu’il était foncièrement, replaçait le débat dans les perspectives longues et les problématiques élevées qu’il avait le talent de nous ouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A 81 ans, la maladie le frappa, mais, il restait flamboyant, passionné comme il l’avait été tout au long de sa carrière politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tenté dans sa jeunesse, par une forme d’activisme qui, sans doute, convenait à son goût de la bataille et du défi, il comprit que cette voie n’était pas la bonne et préféra s’engager sur le chemin de la vie élective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Homme de droite, Alphonse DJEDJE MADY pouvait être moqueur, parfois, désarmant mais toujours, respectueux de ses contradicteurs, c’était le débat qu’il aimait, la fine controverse, le ballet des arguments et contre-arguments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il écoutait et respectait ses collègues y compris ceux qui ne pensaient pas comme lui ; Alphonse DJEDJE MADY était si estimé qu’au lendemain de sa disparition, toute la Côte d’Ivoire pleure son illustre fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22538" style="width:811px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept21.jpg 640w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept21-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/21sept21-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le président du PDCI-RDA ostracisé par Alassane Ouattara et son clan, aurait beaucoup souhaité compter sur ses deux agrégés en médecine, Alphonse Djédjé Mady et Maurice Kakou Guikahué. Mais hélas !</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Section de Villiers Le Bel à sa tête, Mme Dorothée OLI, gardera, à jamais, le souvenir de l’enfant prodigue de YOCOLO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adieu Géant Batailleur. Il a donné son dernier souffle au président du parti, le ministre, CHEICK TIDJANE THIAM, en lui disant&nbsp;: «&nbsp;mon fils je m’en vais&nbsp;». Le président lui a répondu&nbsp;: «&nbsp;Pas maintenant&nbsp;». Mais, le Seigneur, maître du temps, a décidé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assemblée nationale se souviendra de lui longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A sa famille, à ses amis, à ses collaborateurs, au nom de tous les militantes &amp; militants, au nom du District 15 Europe/Asie, nous présentons nos condoléances les plus attristées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PDCI-RDA VIVRA, VIVRA &amp; VAINCRA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspecteur HUE V. Bertin</p>



<p class="wp-block-paragraph">Membre du Bureau Politique</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commandeur dans l’Ordre du Bélier</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Chef de Projet Intégrateur Système Senior</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Ingénieur (SR)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Informatique / Telecom</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Expert en Automatisation</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Consultant en Gestion d’Ese</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; SAT (Faux Documents &amp; Billets de Banque)</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Copywriter</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>MAROC-ISRAEL : Une ouverture diplomatique à la lumière de l’histoire juive du Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 13:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision annoncée en septembre 2026 de porter les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël au niveau des ambassades suscite des réactions contrastées, au Maroc comme dans le monde arabe et musulman. Au-delà des considérations diplomatiques et géopolitiques, cette évolution invite aussi à regarder une réalité historique souvent insuffisamment prise en compte : La [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La décision annoncée en septembre 2026 de porter les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël au niveau des ambassades suscite des réactions contrastées, au Maroc comme dans le monde arabe et musulman. Au-delà des considérations diplomatiques et géopolitiques, cette évolution invite aussi à regarder une réalité historique souvent insuffisamment prise en compte :</em></strong> <strong><em>La présence juive constitue depuis l’Antiquité l’une des composantes de l’histoire et du patrimoine marocains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décision diplomatique qui ne fait pas l’unanimité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du Maroc et d’Israël d’élever leurs représentations diplomatiques au niveau des ambassades marque une nouvelle étape dans des relations renouées en 2020 dans le cadre du processus de normalisation engagé sous l’égide américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce prévoit également la nomination d’ambassadeurs et l’approfondissement de la coopération entre les deux pays. Il convient toutefois de distinguer la décision politique de sa mise en œuvre effective : Les ambassades doivent encore être installées et les ambassadeurs nommés (les chefs de la diplomatie du Maroc Nasser Bourita et d&rsquo;Israël Gideon Sa&rsquo;ar se sont rencontré le 16 septembre 2026 aux Nations-Unies grâce à l&rsquo;entregent des représentants américains aux Nations-Unies pour accélérer le processus).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne fait évidemment pas l’unanimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Maroc, le Parti de la justice et du développement (PJD) a réaffirmé son opposition à toute normalisation avec Israël. D’autres acteurs politiques et sociaux défendent, au contraire, la nécessité de préserver les intérêts stratégiques de l’Etat et de maintenir les canaux diplomatiques ouverts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’extérieur du Maroc, certains Etats, partis et mouvements qui font de la cause palestinienne une priorité politique considèrent également le rapprochement avec Israël comme incompatible avec leur conception du règlement du conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, le monde arabe et musulman n’est pas un bloc homogène sur cette question : Les positions des Etats, des partis et des sociétés civiles diffèrent sensiblement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant la diplomatie, il y a l’Histoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ces controverses politiques, une autre dimension mérite d’être rappelée : <strong>L</strong><strong>’Histoire du Maroc ne peut être dissociée de son héritage juif.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc est un pays dont l’identité s’est construite au fil des siècles par la rencontre de plusieurs composantes. La Constitution de 2011 évoque elle-même une identité nationale plurielle, nourrie notamment par des affluents arabe-islamique, amazigh, saharo-hassani, africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence juive au Maroc est particulièrement ancienne. Elle remonte à l’Antiquité et s’est développée au fil des siècles dans différentes régions du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la création de l’Etat d’Israël, en 1948, le Maroc comptait encore entre 250 000 et 300 000 Juifs. En quelques décennies, l’immense majorité de cette population émigra, principalement, vers Israël, mais également, vers la France, le Canada et d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un départ aux causes multiples</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cependant éviter une lecture trop simpliste de cet exode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les Juifs marocains ne sont pas partis dans les mêmes circonstances ni pour les mêmes raisons. Le départ fut lié à plusieurs facteurs : L’essor du mouvement sioniste, la création de l’Etat d’Israël, les transformations politiques et économiques du Maroc après l’indépendance, les restrictions qui ont parfois frappé l’émigration et, pour certains, le désir de rejoindre des membres de leur famille déjà installés à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie des départs s’effectua d’ailleurs dans des conditions clandestines avant que l’émigration vers Israël ne soit de nouveau facilitée au début des années 1960.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de cet exode mérite donc d’être racontée avec nuance, loin des simplifications qui opposeraient mécaniquement « départ volontaire » et « départ forcé ».</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="601" height="400" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22528" style="width:825px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21.jpg 601w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 601px) 100vw, 601px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au PJD (Parti de la justice et du développement), on est majoritairement contre un tel rapprochement à cause du dossier palestinien.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un million de descendants mais une communauté devenue très réduite</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la communauté juive vivant au Maroc est devenue très réduite, de l’ordre de quelques milliers de personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, une importante diaspora d’origine marocaine demeure présente notamment en Israël, en France, au Canada et ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines organisations communautaires avancent le chiffre d’environ un million de personnes d’origine juive marocaine à travers le monde. Ce chiffre doit être compris comme une estimation de la diaspora et de ses descendants, et non comme celui de citoyens marocains juifs résidant actuellement au Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car l’attachement d’une partie de cette diaspora au Maroc ne s’est pas éteint avec l’émigration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Maroc n’a pas oublié ses Juifs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des familles continuent de revenir sur les terres de leurs ancêtres. Elles visitent les anciennes mellahs, les synagogues et les cimetières où reposent leurs parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des pèlerinages, ou <strong>hiloulot</strong>, continuent également d’être organisés autour de la mémoire de saints juifs marocains dans différentes régions du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation particulière entre les Juifs marocains et leur pays d’origine n’est pas seulement sentimentale. Elle est aussi culturelle, familiale et patrimoniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Fès, Marrakech, Essaouira, Meknès, Casablanca, Oujda, Tétouan ou dans de nombreuses autres villes et régions, les traces de cette présence sont encore visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Synagogues, cimetières, mellahs, manuscrits, traditions musicales, gastronomie, artisanat et mémoire familiale témoignent d’une histoire commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une mémoire désormais assumée par l’</strong><strong>E</strong><strong>tat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume lui-même a choisi de préserver cette mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la restauration de la synagogue Slat Alfassiyine à Fès, le roi, Mohammed VI, a souligné que l’héritage juif constituait une composante du patrimoine spirituel marocain et a appelé à la restauration d’autres synagogues du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de préservation est particulièrement significative : Elle montre que la mémoire juive n’est pas considérée comme une réalité étrangère à l’histoire nationale, mais, comme l’une de ses composantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment tourner le dos à une partie de soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, une question mérite d’être posée : C<strong>omment le Maroc pourrait-il tourner le dos à une partie de sa propre histoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit évidemment pas de confondre l’histoire des Juifs marocains avec la politique de l’Etat d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux réalités doivent être distinguées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etre attaché au patrimoine judéo-marocain ne signifie pas approuver telle ou telle politique menée par un gouvernement israélien. De même, critiquer une politique israélienne ne saurait effacer les liens historiques entre les Juifs marocains et leur pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette distinction qui permet de comprendre la singularité du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Patrimoine juif marocain et question palestinienne :</strong> <strong>D</strong><strong>eux réalités à distinguer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc peut entretenir des relations diplomatiques avec Israël tout en continuant à défendre, comme il l’affirme officiellement, la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut également assurer la préservation de &nbsp;son patrimoine juif sans renoncer à ses positions politiques sur le conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’un n’annule pas nécessairement l’autre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est importante dans un débat souvent dominé par les amalgames.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie relève des intérêts et des choix de l’Etat. La mémoire, elle, relève de l’histoire d’un peuple et de la transmission de son patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Juifs ont aussi contribué à construire le Maroc</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’histoire marocaine, &nbsp;la présence juive n’a jamais été une parenthèse marginale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs ont largement contribué à la vie économique, intellectuelle, culturelle et sociale du pays. On comptait parmi eux des commerçants, des artisans, des &nbsp;fonctionnaires, des médecins, des enseignants, des diplomates et des conseillers auprès des autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont donc façonné, à leur manière,&nbsp; le Maroc que nous connaissons aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Masquer cette contribution reviendrait à amputer l’histoire nationale d’une partie de sa richesse.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="665" height="461" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22.jpg" alt="" class="wp-image-22529" style="aspect-ratio:1.4425368549131605;width:787px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22.jpg 665w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22-300x208.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22-600x416.jpg 600w" sizes="(max-width: 665px) 100vw, 665px" /><figcaption class="wp-element-caption">Devant le roi, Mohammed VI, le 22 décembre 2020 (en plein covid), le premier ministre, Benyamin Netanyahu, avait envoyé une délégation américano-israélienne pour annoncer la reconnaissance par Israël de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Une bonne affaire pour le roi.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un cordon ombilical qui n’a jamais été totalement rompu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi le véritable enjeu ne devrait peut-être pas être de savoir s’il faut « couper le cordon ombilical » avec les Juifs marocains, mais plutôt, de savoir comment assurer la &nbsp;<strong>préservation &nbsp;et le renforcement du &nbsp;lien historique entre le Maroc et cette diaspora qui demeure, nonobstant &nbsp;l’éloignement, une composante de son histoire et de sa mémoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv constitue certainement l’ouverture d’un nouveau chapitre politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, il ne crée pas le lien entre le Maroc et ses citoyens juifs : <strong>C</strong><strong>e lien est bien plus ancien que les relations diplomatiques contemporaines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il plonge ses racines dans plusieurs siècles — voire plusieurs millénaires — de l’histoire &nbsp;marocaine, laquelle histoire est faite de coexistences, de ruptures, de migrations et de retrouvailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il rappeler que cette histoire, qu’elle soit musulmane, amazighe, juive, andalouse, africaine ou méditerranéenne, appartient au patrimoine commun du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Lahcen Benchama</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>CEUTA : Kylian Mbappé n’a pas à s’excuser : Il a parlé juste.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 16:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accusé d’avoir dissimulé (ce qui est à vérifier) un message de soutien à Ceuta sur son maillot avant la rencontre de Liga face à Elche, mardi, 15 septembre, Kylian Mbappé a affirmé, le lendemain, dans une interview accordée à Diario AS, être “pleinement solidaire” de l&#8217;enclave espagnole, tout en réclamant une pensée pour les migrants morts [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Accusé d’avoir dissimulé (ce qui est à vérifier) un message de soutien à Ceuta sur son maillot avant la rencontre de Liga face à Elche, mardi, 15 septembre, Kylian Mbappé a affirmé, le lendemain, dans une interview accordée à Diario AS, être “pleinement solidaire” de l&rsquo;enclave espagnole, tout en réclamant une pensée pour les migrants morts en tentant d&rsquo;y entrer. Dans cette affaire, les Européens ne pensent pas comme les Africains d’autant plus que Ceuta et Melilla sont, géographiquement, marocaines, bien que politiquement espagnoles. C’est pour cette raison et d’autres que personne ne devrait jeter la pierre au capitaine de l’équipe de France de football.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les joueurs du Real Madrid et d’Elche sont entrés sur la pelouse revêtus d&rsquo;un maillot où l&rsquo;on pouvait lire&nbsp;<em>“Todos somos caballas“</em> (“Nous sommes tous des maquereaux”, surnom donné aux habitants de <a href="https://information.tv5monde.com/international/video/crise-migratoire-de-ceuta-le-gouvernement-espagnol-declassifie-des-rapports-des-services-de-renseignement-2836987">Ceuta</a>), complété par la mention “Nuestra Ciudad, nuestra patria” (<em>“Notre ville, notre patrie”</em>), selon Reuters.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attaquant du Real, Kylian Mbappé, l&rsquo;international brésilien, Vinicius Junior, et le défenseur international français, Ibrahima Konaté, sont accusés d’avoir retroussé le maillot avant de fouler le terrain, rendant le message illisible, puis, l&rsquo;ont retiré une fois arrivés dans le tunnel. Konaté, lui, s&rsquo;est contenté de le tenir dans ses mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition de porter ce maillot de solidarité avec Ceuta venait d&rsquo;Elche, en tant qu&rsquo;équipe recevante, et avait été acceptée par le Real Madrid. Un responsable du club madrilène a, cependant, indiqué que l&rsquo;institution avait accédé à cette demande, tout en précisant que chaque joueur restait libre de le porter ou non, au nom du respect des opinions divergentes en son sein. Voilà déjà la précision qu’on a, volontairement, ignorée en Espagne et dans la polémique qui a été nourrie, par la suite, par les organisations de droite et d’extrême-droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kylian Mbappé, Ibrahim Konaté et leur frère brésilien, Junior Vinicius, ont raison de manifester. Car, eux au moins, montrent qu’ils ne se soucient pas des seules conséquences. Ils regardent aussi les causes de celles-ci. La question centrale dont on ne veut pas parler, est celle de la colonisation, de la néo-colonisation, de la Françafrique et de leurs conséquences. Si les pays coloniaux d’Europe comme l’Espagne n’avaient pas maintenu leur domination en Afrique, les pays africains auraient fait d’autres choix politiques que ceux que les anciens colons (partis en restant sur place) leur ont imposé. Et ce sont ces mauvais choix qui sont, dans l’ensemble, à l’origine de la pauvreté et de la misère que fuient les réfugiés de Ceuta et Melilla. Il faut donc bien situer les responsabilités et leurs conséquences avant de critiquer Kylian Mbappé et ses deux coéquipiers. Ils ont raison sur toute la ligne.&nbsp; Et c’est parce que les dirigeants du Real de Madrid réfléchissent correctement qu’ils ont laissé la possibilité à chaque joueur de faire ce qu’il trouvait convenable.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="554" height="554" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22518" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11.jpg 554w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 554px) 100vw, 554px" /><figcaption class="wp-element-caption">Kylian Mbappé et Junior Vinicius ont bien fait de soutenir la cause des déshérités de Ceuta et Melilla qui fuient la misère imposée par le système persistant de la colonisation européenne.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Kylian Mbappé qui est vilipendé par les (petits candidats) à la présidentielle de l’extrême-droite, pour ne parler que d’eux, reste un «&nbsp;grand monsieur&nbsp;». La France aura besoin de lui sur les terrains de football, et de ses réflexions pendant la campagne présidentielle qui arrive et après celle-ci. Ses positions sont un bol d’air frais dans le chaud ciel français où on aurait beaucoup plus besoin de s’occuper de la canicule, des prix d’essence sans cesse à la hausse et d’un budget qu’on n’arrive point à boucler, que de sa déclaration qui est toute de bon sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>CEUTA ET MELILLA : Quand l’Europe redessine ses frontières en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 12:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 septembre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution consacrée à la crise de Ceuta, réaffirmant avec force le caractère espagnol et européen de Ceuta et Melilla et dénonçant la remise en cause de la souveraineté espagnole. Une prise de position qui interroge, au-delà de la crise migratoire, le rapport de l’Europe à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 17 septembre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution consacrée à la crise de Ceuta, réaffirmant avec force le caractère espagnol et européen de Ceuta et Melilla et dénonçant la remise en cause de la souveraineté espagnole. Une prise de position qui interroge, au-delà de la crise migratoire, le rapport de l’Europe à son histoire, à l’Afrique et à ses frontières.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Incroyable, mais vrai !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XXIᵉ siècle, alors que l’Union européenne se présente comme un espace fondé sur le droit, les droits humains, la démocratie et le dépassement des frontières historiques, le Parlement européen vient de réaffirmer solennellement, le <strong>17 septembre 2026</strong>, que Ceuta et Melilla sont des villes espagnoles et européennes (sur notre photo, la présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne soutient que Ceuta et Melilla sont européennes)..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résolution intervient après la crise migratoire qui a profondément secoué Ceuta durant l’été 2026 et après les événements des <strong>30 et 31 juillet</strong>, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière depuis le Maroc. Le Parlement européen a adopté, le 17 septembre, une résolution non contraignante dénonçant notamment « l’instrumentalisation » de l’immigration et réaffirmant la souveraineté espagnole sur les deux villes. ⁠</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, cette affirmation européenne soulève une question que l’on ne peut éluder : <strong>O</strong><strong>ù commence et où s’arrête l’Europe ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Ceuta et Melilla se trouvent géographiquement en Afrique. Elles sont implantées sur la côte nord-africaine, au contact direct du territoire marocain. Elles sont administrées par l’Espagne et leur statut européen est reconnu par les institutions de l’Union. Mais, leur réalité géographique demeure incontestable : Elles sont situées sur le continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà donc un paradoxe saisissant : <strong>L</strong><strong>’Europe politique se projette en Afrique, tandis que l’Afrique géographique se retrouve face à une frontière de l’Union européenne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décision qui dépasse la seule question migratoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait naturellement considérer la résolution du Parlement européen comme une simple réaction à une crise migratoire exceptionnelle. Ce serait toutefois passer à côté de sa portée politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte ne se contente pas de traiter de l’immigration. Il réaffirme la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla et considère que la remise en cause de cette souveraineté est incompatible avec une relation avec l’Union européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formulation donne à la question une dimension qui dépasse largement le contrôle des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Espagne, de son côté, mène depuis plusieurs semaines, une démarche visant précisément à <strong>renforcer l’ancrage européen de Ceuta et Melilla</strong>. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a multiplié les démarches à Bruxelles pour renforcer leur intégration européenne, notamment, leur éventuelle intégration dans l’Union douanière et leur représentation au Comité européen des régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission européenne a par ailleurs annoncé une aide exceptionnelle de <strong>114,7 millions d’euros</strong> à la demande de l’Espagne pour répondre aux conséquences de la crise et renforcer notamment la gestion de la frontière. ⁠</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire peut-elle être effacée par le droit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question devient alors inévitable : <strong>L</strong><strong>e droit politique et administratif peut-il faire disparaître la géographie et l’histoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Espagne, la réponse est claire : Ceuta et Melilla sont espagnoles et leur souveraineté n’est pas négociable. Cette position est désormais fortement réaffirmée au niveau européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Maroc, la question demeure fondamentalement différente. Rabat considère les deux villes comme des territoires marocains sous administration espagnole et maintient sa revendication historique et territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc pas ici de nier le statut juridique actuel de Ceuta et Melilla, ni de prétendre que leur appartenance à l’Espagne serait une réalité nouvellement créée par la résolution du 17 septembre. <strong>Elle ne l’est pas.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est nouveau, c’est la vigueur avec laquelle une institution européenne réaffirme leur appartenance à l’espace politique européen au moment même où la question migratoire transforme ces deux villes en avant-postes particulièrement sensibles de la frontière méridionale de l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Europe face à son héritage africain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ici que le débat devient plus profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe revendique depuis des décennies une rupture avec les logiques impériales et coloniales du passé. Elle défend le droit international, les droits humains et le principe de règlement pacifique des différends.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, lorsqu’il s’agit de ses frontières, elle demeure confrontée à des situations héritées de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceuta et Melilla en constituent probablement l’une des illustrations les plus singulières : <strong>D</strong><strong>eux villes européennes situées géographiquement en Afrique et constituant l’une des frontières terrestres les plus sensibles de l’Union européenne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si l’on doit qualifier automatiquement cette réalité de « nostalgie coloniale ». Une telle qualification relève d’une interprétation politique et historique qui peut être discutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable interrogation est peut-être plus simple : <strong>L</strong><strong>’Europe a-t-elle réellement achevé de solder son histoire coloniale lorsqu’une partie de ses frontières politiques se trouve toujours sur le continent africain ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière la frontière, une nouvelle fracture Nord-Sud</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de 2026 révèle également une autre réalité : L’Europe cherche à renforcer le contrôle de ses frontières extérieures au moment même où les pressions migratoires et économiques exercées sur sa frontière méridionale demeurent considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat européen autour de Ceuta ne peut donc être réduit à une opposition entre « bons » et « mauvais » acteurs. Il met en présence des intérêts contradictoires : Souveraineté espagnole, sécurité européenne, contrôle migratoire, coopération avec le Maroc, respect des droits fondamentaux et héritage historique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="201" height="251" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/18sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22513" style="aspect-ratio:0.8007898415429281;width:365px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Dans le même parlement européen, il s&rsquo;est trouvé des députés européens qui ont dit le contraire, que Ceuta et Melilla sont géographiquement en Afrique. Pas en Europe.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La résolution du 17 septembre marque néanmoins un tournant politique important : F<strong>ace à la crise, le Parlement européen a choisi de réaffirmer sans ambiguïté l’appartenance espagnole et européenne de Ceuta et Melilla.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position peut être comprise comme une manifestation de solidarité européenne avec l’Espagne. Mais, elle peut également être interrogée à la lumière de l’histoire et de la géographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une réalité demeure, indépendamment des déclarations politiques : <strong>Ceuta et Melilla sont européennes par leur statut politique, espagnoles par leur administration, mais africaines par leur géographie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être précisément cette contradiction qui explique pourquoi, au XXIᵉ siècle encore, <strong>Ceuta et Melilla continuent de déranger l’histoire.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr&nbsp; Lahcen Benchama</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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