NATIONS-UNIES : Bassirou Diomaye Faye n’a pas accordé le soutien du Sénégal à Macky Sall

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Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, n’a pas traduit en actes le soutien du Sénégal promis au lendemain de l’audience accordée au candidat, Macky Sall, le 17 juillet 2026, au Palais de la République.

Un communiqué des services de la présidence a suivi le 20 juillet 2026. Cela marque le point de départ ou le soutien officiel de l’Etat du Sénégal à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (notre photo). Le monde entier avait salué cet acte de dépassement républicain pris Monsieur le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Près d’un mois plus tard, force est de constater que cet engagement solennel s’est révélé sans lendemain. Le premier vote indicatif du Conseil de sécurité, tenu le 30 juillet 2026, a placé le candidat sénégalais en cinquième position. Ce signal, loin de susciter un sursaut, n’a été suivi d’aucune réaction à la mesure de l’enjeu national. Depuis ce 20 juillet, le président de la République n’a posé aucun acte public en faveur de cette candidature qu’il prétend pourtant soutenir.

Aucune tournée conjointe avec le candidat sénégalais auprès des chancelleries amies. Aucun émissaire dépêché dans les capitales des pays membres du Conseil de sécurité. Silence total, alors même que des chefs d’Etat voisins, eux, ont mobilisé, sans délai, leurs propres émissaires pour appuyer cette même candidature. Le contraste est accablant et interroge sur la réalité de l’engagement affiché.

Un communiqué ne vaut pas une politique. Instruire le réseau diplomatique sur le papier, puis, laisser l’ancien président porter seul, sans appui visible de l’Etat, le poids d’une campagne internationale de cette envergure, relève d’un manquement. Cette inertie, si elle devait perdurer, s’apparenterait à un soutien de façade, prononcé pour la forme et aussitôt rangé, alors que le Sénégal a l’obligation morale et diplomatique de se battre jusqu’au bout pour l’un des siens.

L’ancien guérillero, Yoweri Museveni, a envoyé son candidat, Olara Otonnu, pour casser la candidature de la France à savoir celle de Macky Sall. Résultat : Il est mieux classé que l’ancien président sénégalais bien que l’un et l’autre n’aient aucune chance de gagner.

Si ce soutien est sincère, le chef de l’Etat gagnerait à sortir de ce silence pour le respect de son engagement personnel. Ce soutien doit être visible auprès de ses homologues avec l’envoi immédiat d’émissaires de haut niveau dans les capitales décisives, une mobilisation réelle.

L’échéance du 8 septembre 2026, date d’ouverture de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale, ne laisse plus la place à l’attentisme.

Le Sénégal ne peut se permettre de perdre, par inertie, une occasion historique de placer l’un des siens à la tête des Nations-Unies.

Aboubacry Sokomo

Enseignant-Chercheur

Coordonnateur-Adjoint du Réseau des universitaires républicains (RUR).

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