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	<title>Archives des top secret - Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Archives des top secret - Afrique Education</title>
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	<item>
		<title>POLEMIQUE : La censure de l&#8217;Université d&#8217;Harvard à l&#8217;égard de Kenneth Roth, ancien dirigeant de Human Right Watch</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 13:25:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[top secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai, par le passé, dirigé  »Human Rights Watch ». L&#8217;Université d&#8217;Harvard a bloqué ma bourse de recherche suite à mes critiques envers Israël. On m&#8217;a dit que ma bourse à la Kennedy School s&#8217;était vu opposer un veto suite à mes critiques et à celles de Human Rights Watch envers Israël. Au cours des trois décennies [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>J&rsquo;ai, par le passé, dirigé  »Human Rights Watch ». L&rsquo;Université d&rsquo;Harvard a bloqué ma bourse de recherche suite à mes critiques envers Israël.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On m&rsquo;a dit que ma bourse à la Kennedy School s&rsquo;était vu opposer un veto suite à mes critiques et à celles de Human Rights Watch envers Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des trois décennies où j&rsquo;ai dirigé Human Rights Watch, j&rsquo;ai reconnu que nous n&rsquo;attirerions jamais de donateurs désireux d&rsquo;exempter leur pays préféré de l&rsquo;application objective des principes internationaux des droits de l&rsquo;homme. C&rsquo;est le prix du respect des principes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les universités américaines n&rsquo;ont pas énoncé une règle similaire, et il n&rsquo;est pas clair si elles en suivent une. Ce manque de clarté donne l&rsquo;impression que les principaux donateurs pourraient utiliser leurs contributions pour bloquer la critique de certains sujets, en violation de la liberté académique. Ou même que les administrateurs universitaires pourraient anticiper les éventuelles objections des donateurs aux opinions d&rsquo;un membre du corps professoral avant que quiconque ait à dire quoi que ce soit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela semble être ce qui m&rsquo;est arrivé à la Kennedy School de Harvard. Si une institution académique peut se permettre de respecter le principe, de refuser de compromettre la liberté académique sous la pression réelle ou présumée des donateurs, c&rsquo;est Harvard, l&rsquo;université la plus riche du monde. Pourtant, le doyen de la Kennedy School, Douglas Elmendorf, a opposé son veto à une bourse de recherche sur les droits de l&rsquo;homme qui m&rsquo;avait été offerte, conséquence de mes critiques d&rsquo;Israël. Pour autant que nous puissions en juger, la réaction des donateurs était sa préoccupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, Israël est l&rsquo;un des 100 pays dont Human Rights Watch traite régulièrement le bilan en matière de droits humains. Israël représente un infime pourcentage de son travail. Et dans le contexte israélo-palestinien, Human Rights Watch aborde, non seulement, la répression israélienne, mais aussi, les abus de l&rsquo;Autorité palestinienne, du Hamas et du Hezbollah.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="11731" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11.jpg" alt="" class="wp-image-11731" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11-640x427.jpg 640w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2023/01/18jan11-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Kenneth Roth, l&rsquo;homme que le lobby juif n&rsquo;a pas réussi à plier.</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, il est douteux que ces critiques seraient satisfaits si Human Rights Watch publiait un peu moins de rapports sur Israël, ou si je publiais des tweets moins fréquents. Ils ne veulent pas moins de critiques sur Israël. Ils ne veulent aucune critique d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre argument avancé par les défenseurs d&rsquo;Israël est que Human Rights Watch, et moi, « diabolisons » Israël, ou que nous essayons de « susciter la répulsion et le dégoût ». Habituellement, c&rsquo;est un prélude à l&rsquo;accusation que nous sommes « antisémites ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Kenneth Roth</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ancien directeur exécutif de Human Rights Watch</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(10 janvier 2023).</em></p>
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		<title>Burundi : Les conseils du président Obiang à Nkurunziza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2015 23:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[top secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon des sources dignes de foi, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a pris, son téléphone, à deux reprises, ces dernières semaines, pour essayer de raisonner son jeune frère, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza. Ce dernier vient de temps en temps, à Malabo, rendre visite au président Obiang. C&#8217;est au [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources dignes de foi, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a pris, son téléphone, à deux reprises, ces dernières semaines, pour essayer de raisonner son jeune frère, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza. Ce dernier vient de temps en temps, à Malabo, rendre visite au président Obiang. C&rsquo;est au nom de cette relation particulière que le doyen de la sous-région s&rsquo;est autorisé, à deux fois, déjà, de lui donner ce conseil de retrait politique, &nbsp;conseil jusque-là, resté dans les oreilles d&rsquo;un sourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt visionnaire et panafricaniste, Teodoro Obiang voit un peu plus loin que son jeune cadet qui ne semble se préoccuper que l&rsquo;immédiat. S’il craint un retour de la déstabilisation du Burundi et de la sous-région avec des conséquences incalculables. Pierre Nkurunziza, doit-on le rappeler, a, contre lui, la moitié de son propre parti, le CNDD-FDD, la moitié de son armée dont une partie a voulu lui faire un coup d’état militaire, en mai, la puissante église catholique dont les représentants se sont retirés des bureaux régionaux de la Commission électorale, la société civile et, bien entendu, toute l&rsquo;opposition, et, ainsi que, toute la communauté internationale, avec en tête, le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, le chef de la Maison Blanche, Barack Obama , les présidents, François Hollande et sud-africain, Jacob Zuma, le président sud-africain. Ce dernier est le gardien des Accords d&rsquo;Arusha, qui furent signés sous les auspices de Nelson Mandela en personne, et qui intiment l&rsquo;ordre à Pierre Nkurunziza à ne pas postuler pour un troisième mandat, etc. C&rsquo;est, donc, beaucoup de monde auquel Nkurunziza essaie de tenir tête. On se demande pour combien de temps et à quel prix pour son peuple et son pays&nbsp;?</p>
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		<title>LIBERIA : Une base militaire US sous couvert d’Ebola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2014 13:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[top secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Barack Obama&#160;est à la hausse, dans le baromètre, du bimensuel&#160;Afrique Education&#160;(page 15), pour son engagement, en vue de la destruction du virus Ebola, en Afrique, et dans le monde. Il a demandé, au Congrès, de débloquer 6 milliards de dollars (pas moins), pour l’aider, à enrayer ce virus et le mettre, hors d’état de nuire. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Barack Obama&nbsp;</strong>est à la hausse, dans le baromètre, du bimensuel&nbsp;<em><strong>Afrique Education&nbsp;</strong></em>(page 15), pour son engagement, en vue de la destruction du virus Ebola, en Afrique, et dans le monde. Il a demandé, au Congrès, de débloquer 6 milliards de dollars (pas moins), pour l’aider, à enrayer ce virus et le mettre, hors d’état de nuire. Mais l’engagement des Etats-Unis, est devenu suspect, quand le chef de la Maison Blanche a annoncé, que, « à la demande du gouvernement libérien », les Etats-Unis établiront « Un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s’agit d’un « Quartier général de commandement de la force conjointe », explique le Commandement Africa des Etats-Unis, dont, l’ « aire de responsabilité » va couvrir tout le continent africain, en dehors de l’Egypte, qui bénéficie d’une aide militaire de 1,5 milliard de dollars, des Etats-Unis, chaque année. Le quartier général du commandement de la force conjointe, aux ordres du général,&nbsp;<strong>Darryl Williams,&nbsp;</strong>déjà, sur le terrain, au Liberia, disposera, d’au moins, 3.000 militaires américains. A titre de comparaison, le dispositif Barkhane que la France vient d’installer dans la zone sahélo-sahélienne de l’Afrique, est du même acabit. Le Centre de commandement américain disposera, aussi, (en réalité dispose déjà) d’un pont aérien et d’un centre de tri au Sénégal. C’est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l’opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l’envoi de personnel médical et d’hôpitaux de campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Barack Obama,&nbsp;</strong>toujours, avec son visage d’ange ou de petit-frère de&nbsp;<strong>Jésus-Christ,&nbsp;</strong>réussit, là, où&nbsp;<strong>George W. Bush,&nbsp;</strong>avait, lamentablement, échoué, pendant son deuxième mandat. En effet, les chefs d’Etat africains, pour une fois, s’étaient mis d’accord, pour refuser l’implantation d’une base militaire US sur le continent africain. A cet effet, la présidente libérienne,&nbsp;<strong>Ellen Johnson Sirleaf,&nbsp;</strong>avait été, particulièrement, sensibilisée, à ce refus, car, au nom des liens historiques, le Liberia était visé pour abriter cette infrastructure. Ce fut Niet. Et&nbsp;<strong>Oncle George Bush&nbsp;</strong>fut contraint de poser les valises de ses militaires, à Cologne, en Allemagne. En direction de l’Afrique, les Etats-Unis disposent, également, d’une importante base, à Sigonella, en Sicile (Italie), où a été déployée la&nbsp;<em>Task Force&nbsp;</em>du Corps des Marines, qui, dotée d’avions hybrides&nbsp;<em>Ospreys,&nbsp;</em>envoie, en rotation, des escadrons, en Afrique, notamment, occidentale. On voit, où commence la campagne d’<strong>Obama&nbsp;</strong>contre le virus Ebola.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2014, Ebola, donc, donne la possibilité, au plus souriant des présidents américains de tous les temps, de prendre pied sur la terre de ses ancêtres, sans que personne ne puisse crier au voleur. Un grand artiste, ce&nbsp;<strong>Barack&nbsp;</strong>!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais qu’on n’oublie pas : l’Afrique occidentale où le Pentagone installe son propre quartier général, avec la motivation officielle de lutter contre Ebola, est très riche en matières premières, que raffolent les Chinois, et de plus en plus, les Indiens, les Brésiliens, les Russes, et bien d’autres puissances émergentes comme la Turquie, la Corée du Sud, l’Iran, etc. Le pétrole coule à flot au Nigeria, au Ghana, et, bientôt, en grande quantité, en Côte d’Ivoire, au Niger, au Bénin, en Mauritanie. Il y a des diamants à revendre en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Ghana, de l’or au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, au Ghana (dont l’appellation est Gold Coast, c’est-à-dire, Côte de l’or). On compte, aussi, la bauxite en Guinée, sans oublier les phosphates au Sénégal et au Togo. Les cultures agro-industrielles d’exportation, ne sont pas en reste, comme le café, le cacao, la banane, l’ananas, l’acajou, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où les nouveaux pays émergents se mettent ensemble à l’instar des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), pour fonctionner, avec autonomie, à l’abri de l’influence nocive des pays ayant instauré l’odieux système de&nbsp;<em>Bretton Woods,&nbsp;</em>l’Afrique, continent vierge, par excellence, où tout, absolument, tout, est à construire, va tirer la croissance mondiale, pendant ce 21<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Il faut, donc, y prendre place, quelle que soit la manière, pour participer au festin qui s’annonce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On note, aussi, que les intérêts des multinationales américaines et européennes, sont mis en danger par des rébellions (Aqmi, Boko Haram, Ansar Dine, Mujao, Shebab, etc). Il faut, donc, réagir, pour ne pas leur laisser place nette.</p>
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		<title>SÉNÉGAL : Macky Sall interpellé après une tentative d&#8217;intimidation des organisations des droits de l&#8217;homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 16:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[top secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président du Sénégal,&#160;Macky Sall, veut-il museler les organisations des droits de l’homme en toute discrétion ? Le 26 août dernier, la RADDHO (Rencontre africaine des droits de l’homme), la LSDH (Ligue sénégalaise des droits humains), Article 19/ Afrique de l’Ouest, AI/SN (Amnesty international Sénégal), et la SIDH/SN (la Société internationale pour les droits de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le président du Sénégal,&nbsp;<strong>Macky Sall</strong>, veut-il museler les organisations des droits de l’homme en toute discrétion ? Le 26 août dernier, la RADDHO (Rencontre africaine des droits de l’homme), la LSDH (Ligue sénégalaise des droits humains), Article 19/ Afrique de l’Ouest, AI/SN (Amnesty international Sénégal), et la SIDH/SN (la Société internationale pour les droits de l’homme/Sénégal), ont, vigoureusement, protesté contre « l’invitation » faite à S<strong>eydi Gassama</strong>, directeur exécutif de AI/SN, par le procureur de la République, à venir témoigner, sur l’affaire de l’étudiant,&nbsp;<strong>Bassirou Faye</strong>, tué par balle réelle, dans la tête, jeudi 14 août 2014, lors des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’UCAD (Université Cheikh Anta Diop) de Dakar (lire&nbsp;<em>Afrique Education</em>&nbsp;numéro 398 du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 15 septembre 2014).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces organisations ont rappelé, avec force, au président de la République, que la Constitution du 22 janvier 2001, ainsi que, les instruments juridiques internationaux et régionaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’Acte constitutif de l’Union africaine et la Char te africaine des droits de l’homme et des peuples, auxquels l’Etat du Sénégal est partie prenante, exigent le strict respect des liber tés fondamentales, notamment, les libertés d’association, d’expression, de manifestation, de réunion, de participation. Par conséquent, ces organisations sénégalaises des droits de l’homme, ont considéré qu’il ne saurait y avoir de justification, à cette invite, à témoigner, faite au directeur exécutif de AI/SN, défenseur des droits de l’homme. C’est la raison pour laquelle,<strong>&nbsp;Aboubacry Mbodj</strong>&nbsp;de la RADDHO (dont son fondateur Me&nbsp;<strong>Alioune Tine</strong>&nbsp;est le président de la Commission sénégalaise des droits de l’homme, depuis l’arrivée de&nbsp;<strong>Macky Sall</strong>, à la tête de l’Etat du Sénégal), Me&nbsp;<strong>Assane Dioma Ndiaye</strong>&nbsp;de la LSDH, Me&nbsp;<strong>Diène Ndiaye</strong>&nbsp;de AI/SN,&nbsp;<strong>Fatou Jagne</strong>&nbsp;de « Article 19/Afrique de l’Ouest), et Me&nbsp;<strong>Ousseynou Faye</strong>&nbsp;de la SIDH/ SN, ont, solennellement, demandé au président du Sénégal, de veiller, au respect scrupuleux de ses engagements, vis-à-vis, de la constitution nationale et des instruments juridiques internationaux et régionaux qu’il a signés et ratifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations concernées ont, enfin, rappelé leur exigence d’une enquête impartiale et indépendante avec, notamment, la mise en contribution des témoins oculaires pour une prompte manifestation de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir soutenu&nbsp;<strong>Macky Sall</strong>, les étudiants sénégalais s’estiment, aujourd’hui, trahis par ses promesses non tenues à leur égard. Pire, encore, le pouvoir leur envoie la police pour les matraquer. Le divorce est total entre les deux parties. Celui-ci a été aggravé, le 14 août, par la mort de l’étudiant,&nbsp;<strong>Bassirou Faye</strong>, dans des conditions de confrontation entre les étudiants et les forces de police et de sécurité, que le pouvoir loge, dans le campus, à des fins de maintien de l’ordre, depuis le dernier trimestre de l’année dernière.</p>
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		<title>MALI : La mauvaise gestion qu&#8217;on reproche à IBK</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 09:06:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opposition reproche au président du Mali,&#160;Ibrahim Boubacar Keita&#160;(IBK), de se comporter comme si le trésor public était sa propriété privée. C’est, ainsi, que par sa seule volonté, sans aucune consultation du gouvernement et du parlement, hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de F CFA (30 millions d’euros) ont été sortis, des caisses de l’Etat, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opposition reproche au président du Mali,<strong>&nbsp;Ibrahim Boubacar Keita</strong>&nbsp;(<strong>IBK</strong>), de se comporter comme si le trésor public était sa propriété privée. C’est, ainsi, que par sa seule volonté, sans aucune consultation du gouvernement et du parlement, hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de F CFA (30 millions d’euros) ont été sortis, des caisses de l’Etat, pour acquérir un Boeing 737, non encore, immatriculé, au compte du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est, ainsi, que les travaux d’agrandissement et d’embellissement de la résidence privée du chef de l’Etat, sont financés par la Régie de la présidence de la République, alimentée à coup de milliards par le trésor public. Des abus de biens sociaux sous la forme de travaux de rénovation des résidences de plusieurs personnalités du régime, sur fonds propres, sont signalés ici et là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est, ainsi, que l’immeuble du secrétariat général de la présidence de la République, don de la République populaire de Chine (inauguré le 30 novembre 2007) est en cours de démolition, pour être remplacé, par un nouvel immeuble comportant de nombreuses « facilités » du genre « apatam en vitres blindées » ou « promenade du président ». Les coûts de construction de ce nouvel immeuble qui s’élèvent à plusieurs milliards de F CFA n’avaient fait l’objet d’aucune inscription, dans le budget initial 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un marché, de gré à gré, de 108 milliards de F CFA (165 millions d’euros) a été attribué, en novembre 2013, par le fait du prince, à un homme d’affaires ami et conseiller spécial du président, pour des fournitures, à l’armée, dont certaines (notamment les uniformes, les chaussures et les camions) n’avaient aucun caractère de secret-défense. Point culminant de l’opération douteuse : le ministre des Finances a couver t ce marché par une garantie de 100 milliards de F CFA (150 millions d’euros) déposée auprès de la banque du conseiller spécial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un marché de gré à gré de 25 milliards de F CFA (38,2 millions d’euros), a été attribué, en mai 2014, à un homme d’affaires proche des cercles du pouvoir, pour la livraison à l’armée, de véhicules de transport et de camions-citernes. La première partie de ce marché s’élevant à près de 10 milliards de F CFA (15 millions d’euros) a fait l’objet de sur facturations allant jusqu’à 400%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre septembre 2013 et août 2014, des marchés de gré à gré de près de 300 milliards de F CFA (450 millions d’euros) ont été attribués, à une trentaine de sociétés, au titre de la Défense nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est, ainsi, que la famille du président s’est emparée de tous les échelons des institutions de la République : présidence, gouvernement, et assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de cette accusation qui ne laisse nullement indifférent, n’est autre que l’ancien ministre des Affaires étrangères, pendant la première transition malienne, en 1991,&nbsp;<strong>Tiébilé Dramé</strong>. Président du parti Parena (opposition),&nbsp;<strong>Tiébilé Dramé</strong>&nbsp;n’avait pas participé à l’élection présidentielle de l’année dernière, accusant la trop grande ingérence de la France qui imposait son déroulement à une date que&nbsp;<strong>Tiébilé Dramé</strong>, trouvait tout à fait inadéquate pour le bon fonctionnement futur des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains Maliens, il est dans sa logique de déstabilisation de l’Etat et du pouvoir en place, qu’il combat, activement. Pour d’autres, il n’est pas le seul à critiquer le régime, en place, dans la mesure où, même les bailleurs de fonds et partenaires au développement, œuvrent, de façon discrète, à la formation d’un gouvernement d’union nationale plus consensuel, avec des hommes reconnus comme rigoureux, dans la gestion des affaires de l’Etat, aux commandes de différents ministères.</p>
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		<title>CONGO-BRAZZAVILLE : Le PCT à la recherche d&#8217;un candidat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sommet des Etats-Unis/Afrique a été une véritable catastrophe pour le PCT (Parti congolais du travail) et son grand leader « bien aimé »,&#160;Denis Sassou Nguesso. Les milliers de drapeaux rouges du parti, qui l’ont accueilli, à son retour, à l’aéroport de Maya Maya, n’y ont rien changé. Le « bâtisseur infatigable » a deux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le Sommet des Etats-Unis/Afrique a été une véritable catastrophe pour le PCT (Parti congolais du travail) et son grand leader « bien aimé »,&nbsp;<strong>Denis Sassou Nguesso</strong>. Les milliers de drapeaux rouges du parti, qui l’ont accueilli, à son retour, à l’aéroport de Maya Maya, n’y ont rien changé. Le « bâtisseur infatigable » a deux bonnes années, devant lui, pour organiser son départ du pouvoir, dans la paix et le calme. Si les choses se passent, autrement, il sera responsable de tout dérapage ou trouble à l’ordre public. Il ne pourra pas s’en servir comme prétexte pour s’accrocher au pouvoir. Les Américains n’étant pas comme les Français (qu’on sait calmer à Brazzaville à coups de « ngiris » (sacs d’argent)),&nbsp;<strong>Sassou</strong>&nbsp;doit quitter le pouvoir comme son idole,&nbsp;<strong>Nelson Mandela</strong>, et non, comme son ancien voisin,&nbsp;<strong>Mobutu Sese Seko</strong>. A lui de faire le bon choix. L’ambassadrice des Etats-Unis au Congo,&nbsp;<strong>Suzanne S. Sullivan</strong>, le lui a rappelé, tout comme, sa patronne directe,&nbsp;<strong>Linda Thomas-Greenfield</strong>, secrétaire d’Etat adjointe aux affaires africaines. La marge de manœuvre du chef de l’Etat congolais s’est réduite, alors que son opposition donne de la voix, marquant un refus net de voir la constitution manipulée ou changée, pour le maintenir au pouvoir (lire l’interview de M.&nbsp;<strong>Dzon</strong>, page 24). Que faire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du PCT, des dignitaires commencent à chercher à se positionner par rapport à cet après-<strong>Sassou</strong>. Ils savent que les dés sont jetés et qu’on entre dans un moment où chacun doit essayer de tirer son épingle du jeu. Continuer de soutenir&nbsp;<strong>Sassou</strong>, comme avant, les yeux fermés, peut être très préjudiciable, pour la suite d’une carrière. Chaque mot, est désormais, pesé et soupesé, avant d’être prononcé, quand on appartient à la majorité présidentielle. L’heure du bilan, et donc, des comptes, va bientôt sonner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Congo-Brazzaville, d’aujourd’hui, si on regarde bien avec un microscope, six personnes, dans l’entourage immédiat de&nbsp;<strong>Sassou</strong>, ont intérêt à ce que rien ne change. Ces personnes ont pour nom :&nbsp;<strong>Okemba</strong>,&nbsp;<strong>Obara</strong>,&nbsp;<strong>Yoka</strong>,&nbsp;<strong>Ndengué</strong>,&nbsp;<strong>Ngakala</strong>,&nbsp;<strong>Mboulou</strong>. Ils contrôlent tout le pays, sans être président de la République. Affectées par l’échec de la stratégie de leur mentor, à Washington, ces personnes tentent le tout pour le tout, pour que&nbsp;<strong>Sassou</strong>&nbsp;reprenne la main. Car ils voient la richesse du pays leur échapper. Leur souhait, c’est en quelque sorte de pousser l’opposition à la faute, pour reprendre la situation (actuellement pratiquement perdue) en main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, certains au PCT, commencent, également, à réfléchir à une deuxième voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son retour de Washington,&nbsp;<strong>Sassou</strong>&nbsp;a eu l’idée de convoquer les parlementaires de la majorité, à Oyo, pour une concertation qui devait déboucher sur une feuille de route conduisant au référendum. Par la suite, il a envoyé une délégation conduite par Ibami Itou, le président du Sénat, arracher le Oui du roi des Téké pour changer la Constitution. Cela dit, les Américains l’ont mis en garde contre toute manœuvre visant à déstabiliser le pays. La stratégie du « après moi le déluge » pourrait lui être fatale. Alors, il fait attention. Il aurait intérêt à ne plus trop écouter son fameux groupe des six.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bon sens voudrait qu’il sache tourner la page, ce que lui a, amicalement, suggéré&nbsp;<strong>Linda Thomas-Greenfield</strong>. C’est ce que lui aurait, aussi, soufflé, au détour d’un petit aparté, son vieux complice, le président béninois,&nbsp;<strong>Yayi Boni</strong>, qui, lui, a annoncé sa décision de ne pas chercher à modifier la constitution pour obtenir un troisième mandat et de quitter le pouvoir en juin 2016. Il se propose de devenir un prédicateur évangéliste, à plein temps, hormis des missions que l’Union africaine ou les Nations-Unies pourraient lui confier. Il pourrait en être de même pour&nbsp;<strong>Sassou</strong>.&nbsp;<strong>Sassou</strong>&nbsp;est, donc, tiraillé entre ceux, comme&nbsp;<strong>Yayi Boni</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Jacob Zuma</strong>, qui lui demanderaient de terminer, en beauté, ce qui lui permettrait de regarder la communauté internationale, la tête haute, sans avoir honte, et certains de son camp, notamment, la bande des 6 qui l’invite à déjouer les pronostics en s’accrochant au pouvoir, malgré les risques encourus. Tôt ou tard, ces six devront rendre des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein du PCT, d’éventuels prétendants commencent à se préparer, pour être fin prêts, dès que le parti aura besoin des candidats susceptibles de lui permettre de conserver le pouvoir. D’autres, comme&nbsp;<strong>André Okombi Salissa</strong>, se sont, déjà, dévoilés. Ils sont quelques-uns comme ce dernier à n’avoir pas attendu que&nbsp;<strong>Sassou</strong>&nbsp;dise les choses clairement. Ils savent que sa carrière est, désormais, derrière lui, et il ne peut plus incarner un avenir pour le parti. Ils sont prêts à se jeter à l’eau.</p>
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		<title>ALTERNANCE EN AFRIQUE FRANCOPHONE : Les français bientôt marginalisés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 11:11:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le ton (non diplomatique) utilisé par l’administration&#160;Obama, pour passer le message du chef de la Maison Blanche, lors du Sommet Etats-Unis/Afrique, a laissé les autorités françaises, sans voix. Elles qui rasent, de plus en plus, les murs, pour parler, franchement, aux dirigeants africains. En moins de deux ans, les dirigeants français ont perdu leur latin [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le ton (non diplomatique) utilisé par l’administration&nbsp;<strong>Obama</strong>, pour passer le message du chef de la Maison Blanche, lors du Sommet Etats-Unis/Afrique, a laissé les autorités françaises, sans voix. Elles qui rasent, de plus en plus, les murs, pour parler, franchement, aux dirigeants africains. En moins de deux ans, les dirigeants français ont perdu leur latin : on est loin, très loin, des propos de&nbsp;<strong>François Hollande</strong>&nbsp;qui juraient vouloir « rompre avec la Françafrique ». S’il a su se montrer à la hauteur des attentes, en octobre 2012, lors du Sommet de la Francophonie, à Kinshasa, à côté du président (très mal élu),&nbsp;<strong>Joseph Kabila</strong>,&nbsp;<strong>François Hollande</strong>&nbsp;est très vite (re)tombé, par la suite, dans les travers de la Françafrique dont il réclame la rupture. Aujourd’hui, un dictateur comme le Tchadien,&nbsp;<strong>Idriss Déby Itno</strong>, n’a pas peur de se moquer du chef de l’Elysée, en parlant des premiers instants difficiles, de sa relation avec le successeur de&nbsp;<strong>Nicolas Sarkozy</strong>. Les Américains ont-ils conclu, en voyant cette gesticulation franco-française qu’il n’y avait pas grand-chose à attendre de leurs amis français, pour ce qui est de l’alternance en Afrique francophone ? En effet, qu’on soit de gauche ou de droite, on se rend compte que Paris a, qu’on le veuille ou non, les mains dans le cambouis africain. Le lobby militaire qui commande, ouvertement, la politique africaine de la France, ou du moins, ce qui en tient lieu, est-il si difficile à contourner ? Sinon, dans la logique du partage des responsabilités mondiales, entre pays membres du Conseil de sécurité, il n’appartient pas, ouvertement, à&nbsp;<strong>Barack Obama</strong>, de venir faire le ménage dans la mal gouvernance des pays francophones d’Afrique. C’est trop lui demander. S’il le fait, c’est parce que la nature a horreur du vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire franco-africaine des trente dernières années, comporte quelques enseignements.&nbsp;<strong>François Mitterrand</strong>&nbsp;avait dix-huit mois, de pouvoir entre les mains, quand il décida de sacrifier&nbsp;<strong>Jean-Pierre Cot</strong>, ministre de la Coopération, à la demande du président de Côte d’Ivoire,&nbsp;<strong>Félix Houphouët-Boigny</strong>, et de quelques autres. Une fois ce trublion parti, et&nbsp;<strong>Nucci</strong>&nbsp;installé, à sa place, rue Monsieur, à Paris, la Gauche ne tarda pas à avoir, sur les bras, le scandale du&nbsp;<em>Carrefour de développement</em>. Mais dans un sursaut dont il était seul à avoir le secret,&nbsp;<strong>François Mitterrand</strong>&nbsp;se rebiffa, pendant son deuxième septennat, en 1990, en convoquant le Sommet France-Afrique, à La Baule, où il coinça ses homologues, avec sa demande de libéralisation des régimes politiques et d’instauration du multipartisme. Il a, ainsi, pu se racheter, aux yeux des intellectuels et peuples africains qui gardent, de son passage, à l’Elysée, un (pas mauvais) souvenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et&nbsp;<strong>Lionel Jospin</strong>&nbsp;? Il n’était que premier ministre de&nbsp;<strong>Jacques Chirac</strong>, sous un régime de cohabitation. Mais malgré le fait que le fonctionnement des institutions de la 5<sup>e</sup>&nbsp;République, attribuaient les Affaires étrangères et la Défense au président de la République, c’est-à- dire, à&nbsp;<strong>Jacques Chirac</strong>, pendant cette cohabitation (1997- 2002),&nbsp;<strong>Lionel Jospin</strong>&nbsp;et le ministre de la Défense,&nbsp;<strong>Alain Richard</strong>, trouvèrent, quand même, moyen de refuser l’intervention militaire que&nbsp;<strong>Jacques Chirac</strong>&nbsp;demandait, en faveur de son ami, le président ivoirien,&nbsp;<strong>Henri Konan Bédié</strong>, que des « jeunes gens » venaient de déposer, à Abidjan. C’est après la parenthèse&nbsp;<strong>Robert Gueï</strong>&nbsp;que le socialiste,&nbsp;<strong>Laurent Gbagbo</strong>, accéda à la magistrature suprême, grâce à cette succession de concours de circonstances. Conclusion : après&nbsp;<strong>François Mitterrand</strong>&nbsp;avec son Sommet de La Baule et&nbsp;<strong>Lionel Jospin</strong>&nbsp;avec son refus d’intervenir, militairement, en Côte d’Ivoire, pour remettre&nbsp;<strong>Henri Konan Bédié</strong>, au pouvoir, la question reste posée pour ce qui est de&nbsp;<strong>François Hollande</strong>. Peut-il servir à quelque chose en laissant son nom dans les bibliothèques universitaires africaines ? Le fait qu’il soit intervenu, au Mali, et, en Centrafrique, est, certes, un engagement à saluer, mais qui ne l’aurait pas fait ? Ce geste politique n’est, donc, pas de nature à faire graver son passage, à l’Elysée, dans la mémoire africaine comme un&nbsp;<strong>De Gaulle</strong>&nbsp;considéré être l’homme des (vraies fausses) indépendances, un&nbsp;<strong>François Mitterrand</strong>, reconnu comme l’homme du Discours de La Baule ou un<strong>&nbsp;Lionel Jospin</strong>&nbsp;qui s’est distingué comme l’homme du refus des interventions militaires pour maintenir en place des régimes corrompus et honnis par les peuples.&nbsp;<strong>Barack Obama&nbsp;</strong>est en train de faire, exactement, ce que les Africains attendaient de&nbsp;<strong>François Hollande</strong>. A ce dernier, de prendre le train en marche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les Américains observent que les pays où l’absence de démocratie fait, encore, problème, en Afrique, se comptent, surtout, dans la partie francophone. Par ordre alphabétique, ils citent : Algérie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo, Rwanda, Tchad, etc. Ce sont des pays où les régimes politiques, en place, favorisent, difficilement, l’alternance politique, à cause, justement, de la Françafrique. Tandis que les pays anglophones ont, depuis belle lurette, intégré dans leur gouvernance, les principes de démocratie et d’alternance à la tête des pays. C’est le cas des pays suivants : Ghana, Nigeria, Malawi, Tanzanie, Kenya, Sierra Leone, Liberia, Afrique du Sud, et bien d’autres.</p>
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		<title>CENTRAFRIQUE : La République de « Dar el Kouti », une trouvaille de Déby?</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 06:31:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un secret de polichinelle que la mouvance ex-Séléka, à majorité musulmane, est composée à plus de 90% de ressortissants tchadiens, qu’Idriss Déby Itno&#160;contrôle et manipule, à souhait, pour la grande majorité d’entre eux. Les Soudanais font, également, partie des ex-Séléka, mais, seulement, pour une infime partie. Mis hors-jeu, politiquement, de la transition qui se [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un secret de polichinelle que la mouvance ex-Séléka, à majorité musulmane, est composée à plus de 90% de ressortissants tchadiens, qu’I<strong>driss Déby Itno</strong>&nbsp;contrôle et manipule, à souhait, pour la grande majorité d’entre eux. Les Soudanais font, également, partie des ex-Séléka, mais, seulement, pour une infime partie. Mis hors-jeu, politiquement, de la transition qui se déroule en Centrafrique, depuis, l’arrivée de&nbsp;<strong>Catherine Samba-Panza</strong>&nbsp;(qui préfère travailler avec les présidents congolais,&nbsp;<strong>Denis Sassou Nguesso</strong>, et angolais,&nbsp;<strong>José Eduardo dos Santos</strong>),&nbsp;<strong>Déby</strong>, malgré, la passe financière difficile que traversent les finances tchadiennes, a, quand même trouvé les moyens de livrer, il y a quelque temps, jusqu’à 200 véhicules et matériels roulants à l’ex-Séléka, pour que ce mouvement reprenne du service, et ne soit pas réduit au silence. D’où son activisme de ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au retour du Sommet Europe-Afrique, tenu à Bruxelles, début avril, alors que son avion venait d’atterrir à l’aéroport de N’Djamena, il avait déclaré à ses ministres et collaborateurs venus l’attendre, que&nbsp;<em>« le Centrafrique n’échappera pas au Tchad. (Et que) Seul le soldat tchadien savait tenir en respect le citoyen centrafricain »</em>.&nbsp;<strong>Déby</strong>&nbsp;a respecté sa parole, en prenant la décision de retirer le contingent tchadien, du Centrafrique, à cause de ses nombreuses exactions mille fois dénoncées par les populations locales et les ONG internationales. Mais, il a continué à peser, comme avant, sur le destin du peuple centrafricain, même hors de ce pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voyant qu&rsquo;il commence à être marginalisé du dossier centrafricain où, il n&rsquo;y a, pas longtemps, il jouait les premiers rôles, il organise, actuellement, le blocage du processus de sortie de crise. D&rsquo;abord, au Forum de Brazzaville de fin juillet, où les ex-Séléka ont annoncé leur souhait de diviser le pays en deux, avec une République musulmane au Nord du pays, surprenant tout le monde, et d&rsquo;autre part, à Bangui, où ils refusent de participer au gouvernement tout en menaçant de reprendre les hostilités. Pour déstabiliser le fragile pouvoir de&nbsp;<strong>Catherine Samba-Panza</strong>&nbsp;et surtout, lui montrer qu&rsquo;il est capable de la faire marcher (comme il avait su faire marcher&nbsp;<strong>François Bozizé</strong>&nbsp;pendant 10 ans),&nbsp;<strong>Déby</strong>&nbsp;actionne, sans difficulté, ses frères tchadiens de l&rsquo;ex-Séléka, pour qu&rsquo;ils disent Non à tout ce qui leur est proposé. Bref,&nbsp;<strong>Idriss Déby Itno</strong>&nbsp;continue de maintenir le Centrafrique en otage (à travers l&rsquo;ex-Séléka). D&rsquo;un orgueil mal placé, il souhaite, à nouveau, être appelé à y jouer un rôle de premier plan, comme par le passé. Mais de lui, les Centrafricains ne veulent plus, car pour eux, il est le principal responsable du malheur qui frappe, aujourd&rsquo;hui, leur pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière trouvaille, pendant cette période de flottement politique, c&rsquo;est le nom de « Dar el Kouti » donné à la République séparatiste du Nord-Centrafrique, que réclament les Séléka. Une annonce immédiatement démentie, mais qui a le mérite d&rsquo;avoir été faite. Car, au moins, on connaît, déjà, le nom de la République des musulmans du Nord de Centrafrique, pour laquelle il y a tant de pleurs et de grincements de dents. Qu&rsquo;on ne cherche pas midi à quatorze heures. C&rsquo;est du&nbsp;<strong>Déby</strong>&nbsp;tout cru.</p>
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		<title>CENTRAFRIQUE : Une transition qui risque de mal se terminer</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 15:04:00 +0000</pubDate>
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		<title>MALI : Le fédéralisme : Oui mais&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[PaulT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 09:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[top secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ibrahim Boubacar Keita&#160;(IBK) connaît un début de mandat plus que difficile. En moins d’un an, à la tête de l’Etat, le dossier « Nord-Mali » ou si l’on veut, MNLA, HCA et assimilés, a déjà fait sauter deux ministres du gouvernement et non des moindres. Ministre de la Réconciliation nationale,&#160;Cheik Oumar Diarra&#160;qu’on disait, très proche [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>I</strong><strong>brahim Boubacar Keita&nbsp;</strong>(<strong>IBK</strong>) connaît un début de mandat plus que difficile. En moins d’un an, à la tête de l’Etat, le dossier « Nord-Mali » ou si l’on veut, MNLA, HCA et assimilés, a déjà fait sauter deux ministres du gouvernement et non des moindres. Ministre de la Réconciliation nationale,&nbsp;<strong>Cheik Oumar Diarra&nbsp;</strong>qu’on disait, très proche d’<strong>IBK</strong>, a dû, contraint et forcé, rendre son tablier, après quelques mois seulement, au gouvernement. Le principal reproche qui lui était adressé, était qu’il faisait du surplace dans la gestion d’une crise où on attendait une solution-miracle. Dans la foulée, le premier ministre,&nbsp;<strong>Oumar Tatam Ly&nbsp;</strong>a, lui aussi, été remercié, après, seulement, 7 mois passés à la tête du gouvernement. Place a été faite à un gouvernement plus volontariste, dirigé par le premier ministre,&nbsp;<strong>Moussa Mara</strong>, expert-comptable de formation, avec les résultats qu’on connaît : les violents combats ayant opposé l’armée malienne aux groupes armés rebelles et leurs alliés, entre le 17 et le 21 mai, ont fait une cinquantaine de morts dans les rangs de l’armée, des dizaines de blessés et de prisonniers, consacrant, là aussi, les limites d’une stratégie (par trop) volontariste. Conséquence, ce n’est plus le ministre de la Réconciliation qui a payé ce flop gouvernemental, à Kidal, mais le patron des armées,&nbsp;<strong>Soumeylou Boubèye Maïga</strong>, en personne, qui n’avait pas attendu le feu ver t du président de la République, avant de déclencher les opérations militaires. Là aussi, et une nouvelle fois, un ministre très proche du chef de l’Etat, prend congé de l’équipe gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose, à Bamako, aujourd’hui, sur ce problème nord-malienne, est : « à qui le tour ? » Car plus les jours passent, plus&nbsp;<strong>IBK&nbsp;</strong>se rend compte que le Nord-Mali est un cadeau empoisonné. Va-t-on laisser&nbsp;<strong>ATT&nbsp;</strong>(<strong>Amadou Toumani Touré</strong>) qui en est responsable, en grande partie, continuer de se la couler douce, à Dakar, alors que sa mauvaise gestion de ce dossier provoque des ravages au Mali ? La question se pose avec insistance, à Bamako, au point où, pour y faire contre feu, une rumeur a annoncé, fin mai dernier,&nbsp;<strong>ATT</strong>, comme possible représentant spécial d’une organisation internationale, en Centrafrique. Cela dit, personne ne doute qu’<strong>IBK&nbsp;</strong>voit du feu au Nord-Mali. Comment compte-t-il s’en sortir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son camarade de l’Internationale socialiste, le président du Niger,&nbsp;<strong>Mahamadou Issoufou&nbsp;</strong>(qui connaît aussi de sérieux problèmes internes avec la « rébellion non militaire » du président de l’Assemblée nationale&nbsp;<strong>Hama Amadou</strong>), lui est venu en renfort. A défaut d’avoir, à ses côtés, comme il l’aurait espéré, le président français,&nbsp;<strong>François Hollande.&nbsp;</strong>Ce dernier, on le sait, commence à être critiqué au Mali où son intervention fut, unanimement, saluée, début 2013. Mais son inaction, lors de la grande bataille des 17 et 21 mai entre l’armée malienne et les rebelles, qui a entraîné une véritable déconfiture de l’armée malienne, fait se délier les langues. A Bamako, on accuse, nommément, les camarades socialistes de Paris, de faire le double-jeu, au profit des ennemis. Et de rappeler que l’ambiguïté de la France dans la gestion du dossier touareg a, toujours, posé problème, depuis des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attitude de la diplomatie française, au Nord-Mali, n’est pas une découverte chez les Bamakois. Malgré ses très bonnes relations avec l’Elysée et le Quai d’Orsay,&nbsp;<strong>IBK&nbsp;</strong>n’ignore pas que la France ne verrait pas d’un mauvais œil la mise en place d’une solution fédérale pour résoudre, définitivement, le conflit malien. Le problème, c’est que les Maliens, dans leur majorité, ne l’entendent pas de cette oreille. Voilà, donc,&nbsp;<strong>IBK&nbsp;</strong>coincé entre le marteau et l’enclume.</p>
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