Economie

Le milliardaire tanzanien, Mohammed Dewji, a été libéré, dans la nuit de vendredi à samedi, 20 octobre, et a dit être rentré chez lui "sain et sauf", un peu plus d'une semaine après son spectaculaire enlèvement le 11 octobre à Dar es Salaam.

Démarrées le 28 septembre 2018, à New York, en marge des travaux de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, les négociations en vue d'un nouvel Accord entre les 79 pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique) et les 27 de l'Union européenne (UE), viennent de connaître leur première session technique conjointe, le 18 octobre, à Bruxelles, entre les ambassadeurs ACP et les hauts fonctionnaires UE. On notait, aussi, la présence du Dr Patrick I. Gomes, secrétaire général du Groupe ACP, de Stefano Manservisi, directeur général pour la Coopération internationale et le développement, et de Helga Schmid, secrétaire général du Service européen pour l'action extérieure. Négociateur en chef pour le compte des ACP, le ministre togolais des Affaires étrangères de la Coopération et de l'Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, a prononcé une allocution pour situer, une fois de plus, les uns et les autres sur les attentes (fortes) des 79 et rassurer sur leur (réelle) volonté de travailler, main dans la main, à la conclusion d'un Accord, vraiment, gagnant gagnant, avec l'UE. A un moment où l'offensive des pays émergents apporte une autre offre en matière de développement et d'industrialisation chez les ACP, ce qui au passage crée, une inquiétude certaine auprès des partenaires européens, le professeur, Robert Dussey, au nom du Groupe ACP, a tenu à rassurer l'UE sur l'ancrage en profondeur de la coopération entre les deux parties.

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, mardi, 16 octobre, la signature d'un "accord de développement exclusif" avec deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer son projet de méga-barrage hydro-électrique Grand Inga sur le fleuve Congo d'une capacité de 11.000 MW.

C'est un véritable marathon qui démarre entre les 79 pays d'Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les 27 de l'Union européenne (UE). Présidées côté ACP par le chef des négociateurs, le ministre togolais des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, le professeur, Robert Dussey, ces négociations ont, officiellement, débuté, à New York, le 28 septembre dernier, en marge de l'Assemblée Générale des Nations-Unies. La présence des deux parties à Bruxelles pour la première session des négociations techniques, n'est que la suite logique de l'entrée en matière à New York. Le rythme des sessions et des rencontres sera, ainsi, soutenu jusqu'à la signature d'une nouvelle convention en 2020.

Ce n'est pas un film de James Bond. Mais un fait réel qui alimente la Une des journaux en Tanzanie où l'homme considéré comme le plus jeune milliardaire du continent africain, le businessman tanzanien, Mohammed Dewji, a été enlevé, ce jeudi, 11 octobre, par des hommes armés, à Dar es Salaam, pour une destination inconnue. Toutes les forces de défense et de sécurité du pays sont à sa recherche.

La Namibie va exproprier les propriétaires terriens étrangers qui ne vivent pas sur son sol dans le cadre d'une nouvelle réforme destinée à corriger les inégalités foncières héritées de son époque coloniale. Cette annonce du président, Hage Geingob, vient mettre un terme à ses hésitations en la matière alors que beaucoup de paysans sans terre en demandent pour vivre et aider à la relance de la production dans le pays.

L'Opération Assainissement des finances publiques se poursuit activement en Angola. Le chef de l'Etat, Joao Lourenço, qui l'a initiée ne se soucie guère des qu'en dira-t-on. Après avoir emprisonné le fils de son prédécesseur, Jose Filomeno dos Santos dit Zenu, la semaine dernière, c'est au tour du président de la fondation de l'ancien chef de l'Etat de se retrouver en prison dans une affaire de "fraudes financières".

Coup de tonnerre à Luanda : Jose Filomeno dos Santos va dormir dès cette nuit en prison. Motif de sa détention : Détournement de fonds publics. Le nouveau chef de l'Etat, le général, Joao Lourenço, a surpris par la rapidité des mesures qu'il prend contre les corrompus du système. Même Ingénieur Jose Eduardo dos Santos semble pris de court. Jusqu'à ira cette opération « Nettoyage » ?

Arrivé à Beijing à 12 heures locales (5 heures du matin à Yaoundé), vendredi, 31 août 2018, pour prendre part au 3ème Sommet du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) dont l’ouverture est prévue le 3 septembre, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accompagné de son épouse, Chantal Biya, a, immédiatement, eu une séance de travail avec son homologue chinois, Xi Jinping, au Grand Palais du Peuple, dans l'après-midi. Au Cameroun, les Chinois financent, pratiquement, huit grandes réalisations sur dix, et veulent aller au-delà. Mais, encore faudrait-il que cela soit, véritablement, un partenariat « gagnant-gagnant » pour les Camerounais aussi. Paul Biya n'a pas eu tort de demander une annulation pure et simple de la dette chinoise, une requête que va examiner la partie chinoise au moment où le Cameroun devient la principale destination des investissements chinois en Afrique francophone et la quatrième en Afrique après l'Afrique du Sud, la Tanzanie et l'Ethiopie.

La première ministre britannique, Theresa May, est vraiment décidée à damer le pion à ses homologues du G7. Alors que Donald Trump essaie de lui couper de l'herbe sous les pieds en prospectant les pays anglophones les plus prospères (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Egypte), elle annonce que la Grande Bretagne sera numéro 1 du G7 sur le plan des investissements en Afrique en 2022 au plus tard. Voilà un défi lancé à Donald Trump, mais aussi, à Angela Merkel et, surtout, à Emmanuel Macron, qui en l'espace d'une année à l'Elysée, a effectué plusieurs visites en Afrique (Algérie, Maroc, Tunisie, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Sénégal, Nigeria et Mali). Si Emmanuel Macron est champion toutes catégories au niveau des pays visités (où il souhaite entretenir le courant d'affaires), Theresa May, elle, affiche son ambition : être numéro un en investissements en Afrique d'ici quatre ans. Qui dit mieux ? Seule la Chine !

La Grande Bretagne n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Après son départ avec armes et bagages de l'Afrique, contrairement, à la France qui fit mine de partir pour mieux s'implanter, elle cherche, aujourd'hui, à remettre pied dans ses anciennes possessions les plus juteuses. Il faut dire que le Brexit est passé par là, ce qui fait que Londres ne peut plus miser sur l'Union européenne au moment où l'incontrôlable, Donald Trump, montre à la Grande Bretagne qu'elle n'est plus l'alliée naturelle des Etats-Unis en tous points. La Grande Bretagne se doit, donc, d'assurer ses arrières, en allant reconquérir en Afrique, ce qui est, d'ores et déjà, perdu en Europe. Mais membre des BRICS, l'Afrique du Sud n'est pas à prendre malgré sa fragilité économique actuelle. Le président, Cyril Ramaphosa, mise beaucoup plus sur la dynamisation des relations économiques de son pays avec la Chine et l'Inde. Alors que le président kenyan, Uhuru Kenyatta, est, actuellement, invité, à la Maison Blanche, par Donald Trump, pour parler terrorisme et affaires économiques, pays où le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a, déjà, été invité, fin avril 2018, tout comme le président égyptien, Fattah al Sisi, début avril 2017, premier président africain à y avoir été convié, Donald Trump (outre les intérêts bilatéraux) voulant saluer le flair de Sisi qui, avait su miser sur son élection à la Maison Blanche quand personne n'y croyait, Theresa May va arriver sur un continent où ses anciennes principales colonies ont, toutes, été prospectées par son ancien encombrant allié. Mais, mieux vaut tard que jamais, semble se dire la première ministre britannique. Par les temps qui courent, a-t-elle encore les moyens de faire la fine bouche ?

C'est comme si Donald Trump n'était pas content du rapprochement entre le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et son homologue chinois, Xi Jinping. Après une visite officielle (réussie) en Afrique du Sud, en juillet, le président chinois va co-présider le Sommet Chine-Afrique, à Beijing, les 3 et 4 septembre, avec son homologue du BRICS, Cyril Ramaphosa. De quoi alimenter la colère de Trump actuellement en guerre commerciale avec la Chine où on se rend coup pour coup. L'Afrique du Sud a, vivement, reproché, jeudi, 23 août, à Donald Trump d'alimenter les tensions raciales dans le pays après un tweet où il s'inquiète des "expropriations" et "meurtres de grande ampleur" qui visent, selon lui, les fermiers blancs sud-africains. La question se pose avec insistance à Pretoria : depuis quand Trump s'intéresse-t-il à la réforme agraire en Afrique du Sud ? Depuis quand est-il intrigué par des tueries en Afrique du Sud alors qu'aux Etats-Unis, il est, totalement, incapable de faire face à ce problème ? Pour les Sud-Africains, le problème de Trump est ailleurs. C'est la Chine.

Le secteur privé comorien, dans sa diversité, à savoir, les organisations patronales et l'Union des chambres de commerce, est venu à Beit-Salam (présidence de la République des Comores) afficher son soutien à la politique du développement économique amorcée par le président de la République avec des preuves visibles, notamment, un bon extraordinaire de plus de 2 points de taux de croissance.

La colonisation est terminée, pense-t-on, à juste titre, à Djibouti. Le 22 février 2018, en effet, l’Etat djiboutien a mis fin, de manière anticipée, à la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, attribuée en 2006 à la société Doraleh Container Terminal (DCT), entreprise contrôlée de facto par l’actionnaire minoritaire DP World. L'affaire connaît, aujourd'hui, quelques rebondissements.

Les présidents sénégalais et chinois ont inauguré, dimanche, 22 juillet, à Dakar, une arène de lutte, sport très populaire dans le pays, financée par la Chine, au deuxième et dernier jour de la visite au Sénégal du dirigeant chinois, Xi Jinping, en tournée africaine. Pour matérialiser ce projet, le chef de l'Etat chinois a, symboliquement, remis, ce dimanche matin, à son homologue sénégalais, Macky Sall, les clefs de l'arène nationale de lutte de Pikine (banlieue de Dakar), lors d'une cérémonie marquée par une chorégraphie de lutteurs.

C'est la fin d'une forme d'économie de comptoir qui était en vigueur dans les anciennes colonies françaises d'Afrique depuis la nuit des temps. Progressivement, avec la survenue au pouvoir d'une nouvelle catégorie de dirigeants politiques détenteurs d'une vision productiviste de leur économie, tenant compte aussi de la volonté des pays africains, d'une part, de ne plus continuer à être de simples pourvoyeurs de matières premières mais de réaliser, au moins, une première transformation des produits à exporter pour employer une main-d'oeuvre locale déjà formée et en manque de travail, et, d'autre part, d'accroître la valeur ajoutée nationale, certaines entreprises coloniales n'ont pas pu survivre à cette mutation. Tel semble être le cas de la société française Rougier, exportatrice de billes de bois depuis l'époque coloniale, bien que sa direction explique ses difficultés par le seul engorgement du Port de Douala qui n'aurait pas permis l'écoulement normal de ses billes de bois vers l'Europe. Une explication que rejettent en bloc les autorités camerounaises appelant cette société à assumer pleinement ses responsabilités.

Plusieurs centaines d'habitants ont voulu venger la mort d'un homme, qui était entré, par erreur, dans l'enclos des reptiles. Résultat, ils ont massacré 292 crocodiles d'une espèce protégée entraînant, du coup, la colère du gouvernement. Question : entre les deux parties, qui a raison d'être vraiment en colère ?

Le fils de l'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé, lundi, 9 juillet, de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d'homme d'affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février. Mais, à l'issue d'une brève audience, un tribunal de Johannesburg l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire en échange d'une caution de 100.000 rands (6.500 euros). Comme quoi, Jacob Zuma n'était pas le seul corrompu de sa famille. Ses enfants sont, également, atteints, par le même virus, au grand désespoir de ses partisans de l'ANC qui continuent de croire qu'il est innocent, mais, fait l'objet d'acharnement.

A l'occasion d'une conférence de presse, le Ministre d’Etat en charge des Comptes publics et du Budget, Jean-Fidèle Otandault, a détaillé les mesures qui seront contenues dans La Loi de finances rectificatives pour 2018. Cette loi aura pour but d’assurer le redressement des finances publiques en prenant acte des évolutions du budget sur la période 2013-2018 et des préconisations issues d’un séminaire sur la revue du Plan de relance de l’économie (PRE), organisé en avril 2018 à la demande du chef de l’Eta, Ali Bongo Ondimba. L'accroissement des recettes budgétaires, la réduction de la masse salariale (10% par an de réduction prévue), la revue de la dette, la rationalisation des investissements publics, seront repris dans la LFR (Loi de finances rectificative) 2018. Sous ajustement avec le FMI comme le Tchad, le Centrafrique et le Cameroun, le Gabon se serre la ceinture, comme on le remarque, pour en sortir, au plus tard, courant 2020. Le pays ne vivra plus au-dessus de ses moyens. Autre bonne nouvelle : cette cure d'amaigrissement n'est pas une mauvaise chose au moment où le baril est, à nouveau, à la hausse.
 

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.