Economie

Les autorités nigériennes ont ordonné la fermeture des locaux à Niamey du plus important opérateur de télécoms du pays, Airtel Niger, pour "non-paiement d'impôts". Airtel Niger, comme hier Orange, conteste, vigoureusement, cette mesure.

La déforestation liée à la culture du cacao pour l'industrie du chocolat se poursuit "sans relâche" en Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, dénonce l'ONG Mighty Earth dans un rapport publié, vendredi, 7 décembre. La question est de savoir pourquoi les présidents, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, sont silencieux alors que les multinationales sont en train de complètement détruire leur environnement (notre photo montrant comment les deux présidents préfèrent coopérer dans d'autres domaines sauf dans celui qui est le plus urgent à savoir la déforestation) ? Font-ils preuve de complaisance ou s'estiment-ils faibles ou impuissants face à ces multinationales ? La question mérite d'être posée car l'ONG Mighty Earth n'a pas été élue, pour s'inquiéter des conséquences d'une telle déforestation, à la place des deux chefs d'Etat qui, eux, restent restent muets comme des carpes. La Côte d'Ivoire et le Ghana ne sont pas les seuls pays victimes de l'égoïsme des multinationales chocolatières et caféières. On compte, aussi, d'autres pays comme le Nigeria, le Cameroun ou le Togo, qui en sont, également, affectés, les multinationales préférant maximiser leurs profits en refusant, généralement, d'investir dans la préservation à long terme de l'environnement qu'elles exploitent. C'est du classique chez elles sauf quand elles trouvent en face d'elles un gouvernement à poigne qui fait respecter les droits du peuple dont il a la charge. Ce n'est pas toujours le cas en Afrique, en l'occurrence dans les pays producteurs du cacao et du café.

L'organisation G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) espère lever 1,9 milliard d'euros, jeudi, 6 décembre, pour des projets de développement, en particulier, dans les régions frontalières où les djihadistes tirent parti des carences des Etats pour s'implanter. Mais, en réalité, que peut-on en attendre ? Absolument rien le G5 Sahel version militaire (et au demeurant la plus utile et urgente) restant, depuis son lancement, il y a deux ans, beaucoup plus une fiction qu'une réalité. On est vraiment, là, en pleine utopie en ce sens que les cinq pays croient qu'en parlant de djihadisme, ils arriveront à ébranler les bonnes âmes au Nord afin que des financements soient débloqués pour corriger leurs grosses failles dans le domaine du développement où tout est mal-gouvernance.

Les cours du brut ont chuté de plus de 30% en deux mois et évoluent, désormais, autour de 60 dollars pour le baril de Brent - la référence européenne. Cette tendance risque de s'accentuer à cause de la pression que Donald Trump exerce sur l'Arabie Saoudite, qui est priée d'augmenter sa production pour maintenir les prix bas et permettre, ainsi, la reprise de l'économie mondiale très dépendante du pétrole. Cela dit, et on ne le sait pas assez, un autre combat se mène loin des caméras entre le chef de la Maison Blanche et son ennemi juré, le président iranien, Cheikh Hassan Rohani.

L'agence anti-corruption du Nigeria va lancer un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, actuellement, poursuivie au Royaume-Uni, afin qu'elle soit jugée dans son pays pour le détournement présumé de millions de dollars d'argent public. A quelques mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat, Muhammadu Buhari se rend compte de son maigre bilan, à la fois, sur le plan sécuritaire et de la lutte contre la corruption. Après avoir tenu, coup sur coup, deux réunions sur la sécurité, la semaine dernière, à Maiduguri, et à N'Djamena, avec ses homologues du Bassin du Lac du Tchad, il veut, maintenant, marquer les esprits en incarcérant l'ancienne ministre du Pétrole qui fut une figure emblématique de la corruption que Muhammadu Buhari impute à son prédécesseur Goodluck Jonathan.

Le deuxième groupe bancaire russe, VTB, a attribué, par erreur, un prêt de plus de 800 milliards de roubles (10,5 milliards d'euros, soit, 6.877,75 milliards de F CFA) au Centrafrique, a fait savoir la banque en réponse aux révélations de plusieurs médias.

L'ex-patron du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn, nie toute dissimulation de revenus et les malversations dont il est accusé, selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. Le Franco-Libano-Brésilien, qui est resté, formellement, PDG de Renault, ne s'était pas exprimé depuis son arrestation lundi à Tokyo. Il est, toujours, gardé à vue par la justice japonaise, bien que débarqué de la présidence de Nissan.

On ne se voile plus la face pour reconnaître que les relations entre l'ancien président angolais, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, et son successeur désigné, le général, Joao Lourenço, deviennent exécrables. La politique d'assainissement de l'économie qui passe par des accusations de mauvaise gestion imputées à l'ancien président, ainsi que, les multiples arrestations et mises en examen parmi ses proches, ont, totalement, envenimé les rapports entre les deux hommes. Bref, ça va très mal entre les deux présidents.

Le dictateur maudirait la diaspora qui a réussi à freiner des quatre fers la signature (facile) d'un programme de redressement avec le FMI, comme il fut recommandé aux six pays de la CEMAC, fin décembre 2016, à Yaoundé, à l'issue d'une réunion à laquelle avaient pris part, les chefs d'Etat de la CEMAC, Christine Lagarde, la patronne du FMI, et Michel Sapin, le ministre de l'Economie de l'époque de François Hollande. La dévaluation du F CFA pour corriger la dégradation profonde des comptes des pays de la CEMAC ayant été rejetée par les six chefs d'Etat, il restait la solution d'une négociation directe avec le FMI, et de façon individuelle. A ce jour, seuls le Congo-Brazzaville et la Guinée équatoriale n'ont pas encore signé. Et pas pour les mêmes raisons.

Le Niger a confirmé, jeudi, 15 novembre, soir, la découverte par la société algérienne Sonatrach d'un nouveau bassin pétrolier, à Kafra, à la frontière nigéro-algérienne. Petit à petit, ce pays va devenir un producteur de pétrole modeste, certes, mais qui comptera au sein de l'Association des pays africains producteurs de pétrole. Son pétrole doit être écoulé par le port de Kribi, au Cameroun, à travers le pipeline Tchad-Cameroun.

Jacob Zuma avait mis son intelligence et son énergie ailleurs. Les problèmes de justice auxquels il est, aujourd'hui, confronté le prouvent. Sitôt arrivé à la tête de l'Etat, son ancien vice-président, Cyril Ramaphosa, a décidé de s'attaquer à la réforme agraire, qui est une promesse lointaine que n'avait pu mettre en œuvre le président, Thabo Mbeki. Décidé à la réaliser, Cyril Ramaphosa vient de mettre le parlement à contribution, une étape déterminante pour son succès.

La Convention ACP-UE prendra fin en février 2020 et devra être immédiatement renouvelée. Pour ce faire, les deux parties viennent de se lancer dans un processus long et difficile de négociations, qui abordera tous les aspects de ce partenariat : politique, économie, commerce, industrie, services, culture, santé, éducation, agriculture, élevage, nouvelles technologies de l'information et de la communication, etc. Négociateur en chef des pays ACP, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Togo, le professeur, Robert Dussey, s'est confié à votre magazine préféré à ce sujet. Parfaitement conscient des attentes au niveau des pays ACP, le négociateur en chef et son équipe prennent leur rôle très au sérieux et annoncent qu'ils feront tout pour ne pas décevoir.

Dans le cadre de la diplomatie économique initiée par le président, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération et de l’Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, a pris part, les 07 et 08 novembre 2018, au « 8th Nordic-African Business Summit », à Oslo, au Royaume de Norvège.  Il a, notamment, participé aux discussions du panel consacrées à « Africa’s Port outlook-specially with an update on the current deep sea port development in Togo ».

Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a reçu les présidents érythréen et somalien, vendredi, 9 novembre, dans le Nord de l’Ethiopie où ils ont évoqué les moyens de renforcer l'intégration économique régionale entre leurs pays par le passé rivaux. C'est un miracle qui se produit, sous nos yeux, en cette fin d'année 2018.

La chancelière allemande, Angela Merkel, accueille, ce mardi, 30 octobre, à Berlin, 12 chefs d'Etat africains pour une nouvelle dynamique axée sur le secteur privé. Il s'agit des chefs d'Etat venant des pays suivants : Bénin, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal, Tunisie, Togo et Burkina Faso. A ce jour, ces 12 pays ont adhéré à ce projet et exposé leurs aspirations et leurs programmes de réforme dans un cadre adopté par les ministres des Finances du G-20 en mars 2017. On peut, donc, dire sans risque de se tromper que ces douze pays sont ceux qui font de réels efforts de bonne gouvernance version Banque mondiale et Fonds monétaire international.

Une grosse et inattendue fatigue vient de contraindre le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), à s'absenter à deux importantes rencontres internationales. Il s'agit du « Davos du désert », en Arabie Saoudite, et au Sommet de la CEMAC, à N'Djamena, au Tchad.

Le milliardaire tanzanien, Mohammed Dewji, a été libéré, dans la nuit de vendredi à samedi, 20 octobre, et a dit être rentré chez lui "sain et sauf", un peu plus d'une semaine après son spectaculaire enlèvement le 11 octobre à Dar es Salaam.

Démarrées le 28 septembre 2018, à New York, en marge des travaux de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, les négociations en vue d'un nouvel Accord entre les 79 pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique) et les 27 de l'Union européenne (UE), viennent de connaître leur première session technique conjointe, le 18 octobre, à Bruxelles, entre les ambassadeurs ACP et les hauts fonctionnaires UE. On notait, aussi, la présence du Dr Patrick I. Gomes, secrétaire général du Groupe ACP, de Stefano Manservisi, directeur général pour la Coopération internationale et le développement, et de Helga Schmid, secrétaire général du Service européen pour l'action extérieure. Négociateur en chef pour le compte des ACP, le ministre togolais des Affaires étrangères de la Coopération et de l'Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, a prononcé une allocution pour situer, une fois de plus, les uns et les autres sur les attentes (fortes) des 79 et rassurer sur leur (réelle) volonté de travailler, main dans la main, à la conclusion d'un Accord, vraiment, gagnant gagnant, avec l'UE. A un moment où l'offensive des pays émergents apporte une autre offre en matière de développement et d'industrialisation chez les ACP, ce qui au passage crée, une inquiétude certaine auprès des partenaires européens, le professeur, Robert Dussey, au nom du Groupe ACP, a tenu à rassurer l'UE sur l'ancrage en profondeur de la coopération entre les deux parties.

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, mardi, 16 octobre, la signature d'un "accord de développement exclusif" avec deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer son projet de méga-barrage hydro-électrique Grand Inga sur le fleuve Congo d'une capacité de 11.000 MW.

C'est un véritable marathon qui démarre entre les 79 pays d'Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les 27 de l'Union européenne (UE). Présidées côté ACP par le chef des négociateurs, le ministre togolais des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, le professeur, Robert Dussey, ces négociations ont, officiellement, débuté, à New York, le 28 septembre dernier, en marge de l'Assemblée Générale des Nations-Unies. La présence des deux parties à Bruxelles pour la première session des négociations techniques, n'est que la suite logique de l'entrée en matière à New York. Le rythme des sessions et des rencontres sera, ainsi, soutenu jusqu'à la signature d'une nouvelle convention en 2020.