Economie

Le secteur privé comorien, dans sa diversité, à savoir, les organisations patronales et l'Union des chambres de commerce, est venu à Beit-Salam (présidence de la République des Comores) afficher son soutien à la politique du développement économique amorcée par le président de la République avec des preuves visibles, notamment, un bon extraordinaire de plus de 2 points de taux de croissance.

La colonisation est terminée, pense-t-on, à juste titre, à Djibouti. Le 22 février 2018, en effet, l’Etat djiboutien a mis fin, de manière anticipée, à la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, attribuée en 2006 à la société Doraleh Container Terminal (DCT), entreprise contrôlée de facto par l’actionnaire minoritaire DP World. L'affaire connaît, aujourd'hui, quelques rebondissements.

Les présidents sénégalais et chinois ont inauguré, dimanche, 22 juillet, à Dakar, une arène de lutte, sport très populaire dans le pays, financée par la Chine, au deuxième et dernier jour de la visite au Sénégal du dirigeant chinois, Xi Jinping, en tournée africaine. Pour matérialiser ce projet, le chef de l'Etat chinois a, symboliquement, remis, ce dimanche matin, à son homologue sénégalais, Macky Sall, les clefs de l'arène nationale de lutte de Pikine (banlieue de Dakar), lors d'une cérémonie marquée par une chorégraphie de lutteurs.

C'est la fin d'une forme d'économie de comptoir qui était en vigueur dans les anciennes colonies françaises d'Afrique depuis la nuit des temps. Progressivement, avec la survenue au pouvoir d'une nouvelle catégorie de dirigeants politiques détenteurs d'une vision productiviste de leur économie, tenant compte aussi de la volonté des pays africains, d'une part, de ne plus continuer à être de simples pourvoyeurs de matières premières mais de réaliser, au moins, une première transformation des produits à exporter pour employer une main-d'oeuvre locale déjà formée et en manque de travail, et, d'autre part, d'accroître la valeur ajoutée nationale, certaines entreprises coloniales n'ont pas pu survivre à cette mutation. Tel semble être le cas de la société française Rougier, exportatrice de billes de bois depuis l'époque coloniale, bien que sa direction explique ses difficultés par le seul engorgement du Port de Douala qui n'aurait pas permis l'écoulement normal de ses billes de bois vers l'Europe. Une explication que rejettent en bloc les autorités camerounaises appelant cette société à assumer pleinement ses responsabilités.

Plusieurs centaines d'habitants ont voulu venger la mort d'un homme, qui était entré, par erreur, dans l'enclos des reptiles. Résultat, ils ont massacré 292 crocodiles d'une espèce protégée entraînant, du coup, la colère du gouvernement. Question : entre les deux parties, qui a raison d'être vraiment en colère ?

Le fils de l'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé, lundi, 9 juillet, de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d'homme d'affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février. Mais, à l'issue d'une brève audience, un tribunal de Johannesburg l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire en échange d'une caution de 100.000 rands (6.500 euros). Comme quoi, Jacob Zuma n'était pas le seul corrompu de sa famille. Ses enfants sont, également, atteints, par le même virus, au grand désespoir de ses partisans de l'ANC qui continuent de croire qu'il est innocent, mais, fait l'objet d'acharnement.

A l'occasion d'une conférence de presse, le Ministre d’Etat en charge des Comptes publics et du Budget, Jean-Fidèle Otandault, a détaillé les mesures qui seront contenues dans La Loi de finances rectificatives pour 2018. Cette loi aura pour but d’assurer le redressement des finances publiques en prenant acte des évolutions du budget sur la période 2013-2018 et des préconisations issues d’un séminaire sur la revue du Plan de relance de l’économie (PRE), organisé en avril 2018 à la demande du chef de l’Eta, Ali Bongo Ondimba. L'accroissement des recettes budgétaires, la réduction de la masse salariale (10% par an de réduction prévue), la revue de la dette, la rationalisation des investissements publics, seront repris dans la LFR (Loi de finances rectificative) 2018. Sous ajustement avec le FMI comme le Tchad, le Centrafrique et le Cameroun, le Gabon se serre la ceinture, comme on le remarque, pour en sortir, au plus tard, courant 2020. Le pays ne vivra plus au-dessus de ses moyens. Autre bonne nouvelle : cette cure d'amaigrissement n'est pas une mauvaise chose au moment où le baril est, à nouveau, à la hausse.
 

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

La compagnie nationale de pétrole (NOC) basée à Tripoli a fustigé, mardi, 26 juin, la décision de l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal, Khalifa Haftar, de remettre les principaux terminaux pétroliers du pays aux autorités parallèles, en soulignant que toute exportation de leur part serait "illégale". Ce dernier a annoncé, lundi, 25 juin, que les installations pétrolières sous contrôle de ses forces en Libye seraient, désormais, gérées par les autorités parallèles, basées dans l'Est du pays et hostiles au gouvernement reconnu par la communauté internationale. Il s'agit du gouvernement dirigé par le premier ministre Sarraj.

Le président chinois Xi Jinping ne dort plus depuis que son rival américain, Donald Trump, lui a déclaré la guerre commerciale, sous forme d'augmentation des taxes sur les produits chinois exportés aux Etats-Unis. Le ministère du Commerce chinois a répondu que l'Empire du Milieu fera face « calmement » à la politique « instable » de Washington. A titre d'information, le déficit abyssal américain ( rendu possible grâce à la suprématie de son dollar) est, largement, financé par les surplus financiers chinois. C'est la politique de « tu me tiens par la barbichette je te tiens par la barbichette ».

A quoi a servi le recrutement d'Hervé Renard puisque le Maroc sort la tête basse de la Coupe du Monde où un sélectionneur marocain aurait obtenu, au moins, les mêmes catastrophiques résultats que lui, et au mieux, quelque chose de mieux ? La décolonisation mentale du football marocain, pays qui veut organiser la coupe du monde du football, c'est maintenant. Que Russie 2018 serve de leçon à la Fédération royale de football. Qu'on marocanise l'encadrement de ce sport-roi !

Vive le Sénégal. Vainqueur de la Pologne par 2 buts à 1, le Sénégal se retrouve en bonne position pour accéder au second tour. Une belle victoire pour le Sénégal, qui est l'unique pays africain à avoir remporté une victoire en Russie pour le moment.

Que la honte ! Rien que la honte ! On ne sait pas si la Tunisie et le Sénégal sauveront ce qui reste de l'honneur des Africains dont la participation à Russie 2018 fait piètre figure. Qu'importe ! Après la sortie déshonorante et humiliante de l'Egypte, du Maroc, surtout surtout, du Nigeria, il faudrait que les élites africaines n'aient plus de mots assez durs pour critiquer la très mauvaise (mal) gouvernance du football africain. Un football qui continue d'être, littéralement, pris en otage par des intérêts non-africains, avec la complicité des fédérations, suprêmement, corrompues, et qui fait couler larmes après larmes aux supporteurs africains à chaque coupe du monde ou grande compétition internationale. Il est temps de tout détruire, TOUT DETRUIRE, tout bousculer, du Caire, à Yaoundé, d'Abuja à Pretoria, de Rabat à Tunis, en passant par Dakar, Abidjan, dans toutes les capitales africaines, sans exception. Il est temps que les amoureux du ballon rond en Afrique se révoltent. Qu'ils cessent de parloter, de pleurer, et qu'ils agissent (fortement et brutalement) pour que ça change. Ca suffit comme cela la honte ! Sortons de nos maisons, envahissons nos fédérations de football et chassons ces dirigeants qui ne sont là que pour se servir d'un football qui a grand besoin qu'on s'occupe, vraiment, de lui.

La stratégie du grand capital a gagné. Le Maroc qui présentait une candidature (humaine), bien réfléchie et visiblement, écologique, n'a pas eu raison des besoins d'argent de l'organisateur (la Fifa). Finalement, c'est le trio Mexique - Etats-Unis – Canada, qui accueillera, dans huit ans, pas moins de 48 sélections de football. L'échec du Maroc, c'est d'abord l'échec du président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, qui, après sa désignation à la tête de l'organisation continentale, a eu tout faux. Il a apporté la polémique et les querelles au sein des instances du football continental au lieu de la sérénité dont le Maroc avait besoin. A-t-il misé sur son amitié avec le président de la FIFA ? Le Maroc avait, plutôt, besoin de sérénité et d'union des forces de toutes les fédérations africaines et non des propos polémiques d'Ahmad Ahmad. La conjugaison des énergies des fédérations africaines n'est venue que tardivement, même si, jusqu'à aujourd'hui, certaines irréductibles ont voté contre le Maroc.

Le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, qui voulait jouer le Maroc contre le Cameroun, dans l'attribution de la CAN 2019, en a eu pour son grade. S'il entendait, ainsi, remercier le Maroc d'avoir soutenu sa candidature à la présidence de la CAF contre le Camerounais, Issa Hayatou, en expliquant que « le Cameroun n'était même pas prêt pour organiser une CAN à huit équipes », la sagesse africaine a repris le dessus et les relations entre les deux pays sont restées sauves. En effet, le roi Mohammed VI, et avant lui, le roi Hassan II, et le président, Paul Biya, s'apprécient depuis des décennies. Une telle entente ne pouvait, donc, être mise à mal pour une banale affaire de CAN. Ahmad Ahmad a eu tout faux ! Pour mettre fin à cette cabale, le Maroc a annoncé, il y a quelques mois, qu'il soutenait le Cameroun dans l'organisation de la CAN 19 et était prêt à l'aider à cet effet, si le Cameroun le désirait et n'était nullement candidat en prévision d'un possible Plan B de la CAF. Selon un échange de bons procédés, le Cameroun vient, officiellement, de soutenir le Maroc, candidat à l'organisation du Mondial 2026 contre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Comme quoi, tout est en bon ordre dans le football africain, à quelques jours de l'ouverture de Russie 2018.

La ville de Lomé au Togo s’honore d'accueillir la 43ème Session conjointe du Conseil des ministres ACP-UE. Au nom du président de la République du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au nom du gouvernement et du peuple togolais tout entier, le premier ministre, Dr Komi Selom Klassou, a ouvert les travaux de cette 43e session, après avoir souhaité une très cordiale bienvenue, à toutes les délégations en terre togolaise.
Cette rencontre de Lomé, très attendue par les deux parties en raison de l’importance du sujet qui va meubler les réflexions, s’apparente à ce qu’il convient de qualifier de : ‘retour à la source’. En effet, de 1975 à 1989, la capitale togolaise avait donné son nom à quatre accords de coopération entre les ACP et l'UE : Lomé 1, Lomé 2, Lomé 3 et Lomé 4. L’objectif, cette fois, après Cotonou, sera d’amorcer une vision prospective sur le nouveau départ des relations ACP-UE.

Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a promis, mercredi, 30 mai, de "récupérer tout l'argent" de la corruption au Kenya, où ont, récemment, éclaté plusieurs scandales, dont le détournement de plus de 68 millions d'euros des caisses du Service national de la Jeunesse (NYS). En le disant, le président joue sa crédibilité.

La 107e session du Conseil des ministres du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a été ouverte, mardi, 29 mai, à Lomé, par le professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine. Objectif : préparer la négociation qui aura lieu, bientôt, avec le Groupe de l'Union européenne, afin d'élaborer l'Accord ACP-UE qui entrera en vigueur après 2020. Tous les ministres ou leurs représentants ont répondu présents dont la présidente du Conseil des ministres du Groupe des Etats ACP, la ministre jamaïcaine des Affaires étrangères, Kamina Johnson Smith.

Le programme commun du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite) affirme la volonté d'accélérer l'examen des demandes d'asile et d'expulser systématiquement les déboutés à l'instar des 500.000 clandestins installés en Italie. Quant aux Africains qui souhaitent débarquer sur les côtes italiennes, dans les prochains jours ou semaines, pour chercher un soi-disant bonheur matériel en Europe, le futur gouvernement issu de l'extrême-droite annonce, tout simplement, la fermeture de la Mer Méditerranée.

Les autorités rdcongolaises ont confirmé trois nouveaux cas de virus Ebola, dans le Nord-Ouest du pays portant à 43 le nombre d'individus présentant des symptômes. Quant à la campagne de vaccination, le gouvernement annonce son démarrage, lundi, 21 mai.