Education

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.

Les Occidentaux croient mener le monde selon leurs seuls petits intérêts. Tout doit aller à leur rythme et être façonné comme ils l'entendent. Mais, chaque chose a une fin. Et le fait de dénoncer leur comportement est un début du commencement de cette hégémonie.

Les difficultés financières de la France n'expliquent pas tout. La volonté politique de la France est de regarder ailleurs, vers des pays autres qu'africains au moment où à Erevan, le mois dernier, en plein Sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron, le jeune président français, expliquait à ses homologues sa volonté de renforcer les liens qui unissent les pays francophones. Paroles paroles paroles... Un mois, seulement, après, il frappe là où ça fait mal : le portefeuille. En effet, son premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé, lundi, 19 novembre, un plan destiné, officiellement, à favoriser l'attractivité des universités françaises. Pour y parvenir, la France compte faciliter l'obtention des visas, offrir plus de bourses, ouvrir des campus à l'étranger,  mais aussi, augmenter les frais de scolarité. Objectif : attirer beaucoup plus d'étudiants étrangers. Mais, des étudiants de préférence non-africains, triés sur le volet issus, notamment, des pays émergents.

Sitôt réélu le 22 octobre, le président du Cameroun, Paul Biya, n'a pas tardé à prendre des mesures fortes pour montrer à l'opinion qu'il est l'homme de la situation. Après la signature, la semaine dernière, à Paris, de l'accord de financement de 780 milliards de F CFA (1,6 milliard de dollars) avec les partenaires occidentaux en vue de la construction du barrage de Nachtigal d'une puissance de 430 MW, soit, le tiers de la production nationale actuelle de l'énergie du Cameroun, ce qui, à sa mise en service, dans 57 mois, rendra le Cameroun excédentaire en énergie électrique qu'il pourra même exporter dans des pays voisins comme le Nigeria ou le Tchad, il a ordonné, mardi, 13 novembre, le recrutement de 2.000 docteurs ou titulaires d'un PhD de nationalité camerounaise pour l'enseignement supérieur.

Le gouverneur de la province de Dar es Salaam en Tanzanie a lancé une campagne contre l'homosexualité, appelant ses administrés à dénoncer des homosexuels et promettant des arrestations dès la semaine prochaine.

Le pape François a accepté, vendredi, 12 octobre, avec réticence, la démission de l'influent cardinal américain, Donald Wuerl, de son poste d'archevêque de Washington. Il est soupçonné par un jury populaire d'avoir étouffé un vaste scandale d'agressions sexuelles.

Une très grande et bonne nouvelle. Pas seulement pour les fidèles catholiques, mais, pour tous les croyants et même pour le pays tout entier. Pourtant, cette bonne nouvelle a failli passer inaperçue à cause du flot d'informations qui occupent la Une de l'actualité africaine : législatives au Gabon au lendemain de la périlleuse présidentielle d'août 2016, présidentielle au Cameroun sur fond de suspicion de part et d'autre, désignation de candidats devant s'affronter à la présidentielle du Nigeria de février 2019, duel au sommet entre les deux partenaires d'hier que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, etc. Bref, le temporel a, ces derniers temps, pris le dessus sur le spirituel, mettant aux oubliettes l'une des meilleures annonces de cette fin d'année en Afrique : la venue du très Saint-Père à Madagascar en 2019 à une date pas encore déterminée.

Le gynécologue rdcongolais, Denis Mukwege, a obtenu, ce vendredi, 5 octobre, le Prix Nobel de la Paix qu'il va partager avec l'activiste yézidie, Nadia Murad.

Cette question ne devrait même pas être posée. Mais dans un monde qui connaît l'inversion des valeurs et des priorités, une ONG comme « Aide et Action » dont la principale spécialité est de promouvoir l'éducation dans le monde, surtout, en Afrique, en est venue à le rappeler aux dirigeants dont ce n'est plus la priorité : « L'éducation est une urgence ». L'Afrique étant la partie du monde où les besoins dans ce secteur se font le plus sentir, « Aide et Action » a choisi un pays du continent, le Togo, où ses actions ont bonne allure pour marquer sa rentrée en organisant, dans les locaux de son ambassade à Paris, une exposition, justement, intitulée « L'éducation est une urgence ».

Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre des Sports, et Pierre Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football, ont, enfin, compris qu'ils avaient tout intérêt de faire confiance à un Gabonais pour s'occuper de l'équipe nationale de football. Ils ont (enfin) intégré le fait que c'est avec des Gabonais qu'ils réussiront à construire, durablement, le football de leur pays et non avec des mercenaires étrangers, sinon, ce serait, déjà, fait depuis longtemps. Maintenant qu'ils ont pris la bonne option, il serait intéressant que le Gabon organise des Assises nationales de son football pour en sortir une feuille de route, que mettront en œuvre ses entraîneurs nationaux et ceux à divers niveaux de ses différents championnats. Mention « Très Honorable » aux autorités du football gabonais. Par leur geste, elles administrent, en même temps, une belle leçon à leurs homologues du Cameroun et du Congo-Brazzaville encore affectés par le syndrome de « la mentalité du colonisé ».

Selon certains Africains, le christianisme n’est pas seulement coupable d’avoir prêté main forte à la colonisation dans certains pays africains. Ils pensent aussi qu’il aliène et endort les Africains au lieu de les libérer de la peur, de la misère, de l’ignorance et du néocolonialisme français responsable en grande partie des souffrances et impasses de l’Afrique francophone.

Le pape François a égrené, dimanche, 26 août, lors d'une messe géante, à Dublin, une longue liste de "pardons" aux victimes d'abus commis par le clergé ou des institutions religieuses en Irlande. Cette demande de « pardon » ressemble à une séance de récitation déjà vue et déjà entendue qui fait que le pape et son église commencent à perdre du crédit auprès non seulement des fidèles catholiques mais de l'opinion. L'église a son principe : le pardon par le Christ (pour laver ses péchés) même si on a commis de pires abominations. La Maison de Dieu accueille tout un chacun quels que soient ses crimes. L'église n'est pas contre la justice des hommes, mais, pour elle, seule compte avant tout la justice divine. Celle à laquelle le pape François a fait référence à Dublin sauf qu'on lui demande de punir, sévèrement, les prélats fautifs, au nom de l'exemple. Cela dit, l'église catholique n'est qu'au début de sa tourmente. Car quand elle aura résolu le problème de la pédophilie et de l'homosexualité dans l'église catholique en Occident, elle aura fort à faire avec la sexualité des prêtres catholiques en Afrique qui produit, elle, des enfants un peu partout sans que le Vatican ne tire une quelconque sonnette d'alarme. En ce moment, le réveil du pape risquera d'être particulièrement brutal.

Personne ne demande à Mister George d'être ingrat. C'est parfait qu'il sache d'où il vient sinon il ne saurait jamais où il veut aller. Si on ne retrouve pas grand-chose à redire après que le président, George Weah, ait récompensé deux de ses anciens entraîneurs qui furent déterminants dans sa carrière, on pense qu'il s'agit d'une mesure prise au pif, sous l'effet de l'émotion, et qui n'a pas été, mûrement, pensée en ce sens qu'elle ne s'intègre pas dans une politique sportive et singulièrement du football que le nouveau président entend imprimer dans ce secteur.

“Tout homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification”, confiait Franklin Boukaka, poète engagé du Congo-Brazzaville, dans “Les Immortels”, sa chanson culte sortie en 1967. La disparition de Samir Amin, le 12 août 2018, à l’âge de 87 ans, n’a pas la même signification que celle d’un Mobutu qui possédait villas et voitures dans de nombreux pays pendant que son peuple croupissait dans la misère ; elle n’est pas, aussi, dévastatrice que celle du rebelle, Jonas Savimbi, qui mit son pays, l’Angola, à feu et à sang ; elle fait partie des tragédies qui anéantissent, littéralement, et dont on guérit difficilement. Pour un certain nombre de raisons.

Au Cameroun, le choix du sélectionneur des Lions indomptables de football est une question, suprêmement, politique. Après l'option ratée du Belge, Hugo Broos, le Comité de normalisation de la FECAFOOT et le ministère des Sports, se devaient de bien réfléchir avant de désigner l'heureux élu d'autant plus que la CAN 2019 se jouera sur les terres camerounaises. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Est ou de l'Ouest, les Camerounais veulent gagner cette CAN. Mais avec quel sélectionneur ? That was the question !

L'affaire n'ira pas jusqu'à provoquer une crise diplomatique entre les Etats-Unis et la France. Mais, les commentaires insistant sur la victoire d'une équipe africaine (à la place de la France), à Russie 2018, ont fini par sortir l'ambassadeur de France aux Etats-Unis de sa légendaire réserve. L'ambassadeur n'apprécie pas qu'on évoque ni la couleur des joueurs africains, ni leur origine, pour parler de la victoire de l'équipe de France. L'ambassadeur apprécierait encore moins qu'on dise (à mots couverts) que ce sont les effets de la Françafrique (politique installée par De Gaulle pour pomper toutes les ressources africaines au profit de la France), qui ont atteint leur apogée dans le domaine de football, avec 60% de joueurs noirs (Afrique et Afro-Descendants), comme titulaires indiscutables et indiscutés, ayant permis cette large victoire contre la Croatie, en finale. Pourtant, même Barack Obama, l'ancien chef de la Maison Blanche, actuellement, en tournée en Afrique de l'Est et australe, n'a pas manqué de souligner que les vainqueurs de la coupe du monde, n'étaient pas que des « Gaulois ». Une formule très imagée pour dire que ce sont les Noirs d'Afrique et des Antilles qui ont permis cette victoire. Il en est de même du président du Venezuela, N. Maduros, qui a, officiellement, félicité la victoire de l'Afrique à Russie 2018. Dans le cadre des préparatifs de Qatar 2022, le président russe, Vladimir Poutine, aurait, discrètement, demandé à sa fédération de football de se pencher, très vite, sur ce phénomène de footballeurs africains pour enrichir le Onze national russe. Alors question : de quoi se plaindrait Monsieur l'ambassadeur de France quand le monde entier constate une évidence ?

On ne dira jamais assez que la meilleure transmission du savoir à l'enfant, dès son bas âge, se fait dans sa propre langue maternelle. Et non dans les langues modernes de communication (français, anglais, espagnol, etc.) comme on croit à tort. Il faudra encore faire beaucoup de pédagogie sur cet aspect des choses pour réduire l'échec scolaire et permettre un meilleur apprentissage des enseignements à l'enfant. Au Mozambique, on y pense même si les expériences restent, encore, bien timides.

Jamais un sans deux ! L'histoire peut, facilement, se répéter, ce dimanche, 15 juillet 2018, soit vingt ans après France 98, quand les Africains d'origine et leurs ascendants antillais, permirent à l'équipe de France d'Aimé Jacquet de gagner, pour la première fois, la coupe du monde de football. La France était, alors, en pleine cohabitation politique avec Jacques Chirac comme président de la République chef de l'Etat (classé à droite de l'échiquier politique) et Lionel Jospin premier ministre chef du gouvernement (classé à gauche). Dans une idée lumineuse sans doute inspirée par le Saint-Esprit, l'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, qui était la terreur de tous les sans-papiers (avec son collègue Robert Pandraud ministre de la Sécurité) quand ils officiaient dans le gouvernement du premier ministre Jacques Chirac entre 1986 et 1988, conseilla au ministre de l'Intérieur, le socialiste, Jean-Pierre Chévènement, de profiter de ce moment de joie et de grande ferveur que connaissait la France, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest, pour régulariser tous les sans-papiers. Jean-Pierre Chévènement réserva une fin de non recevoir à l'idée de Charles Pasqua. L'histoire, aujourd'hui, semble se répéter. L'équipe de France est, à nouveau, en finale de coupe de monde de football avec de très fortes chances de la gagner. Une fois de plus, l'ossature du Onze de l'équipe (comme il y a vingt ans) est, essentiellement, composée d'Africains d'origine et de leurs ascendants antillais. Emmanuel Macron, qui sera présent au stade, ne doit pas, uniquement, s'en servir pour gagner des points dans les sondages. Que la victoire à venir des Bleus l'aide à résoudre des questions de fond qui se posent à la société française dont celle de l'immigration. Que la victoire des Bleus le convainque d'ordonner la régularisation de tous les sans papiers. Car la France avec ses étrangers est plus forte que la France qui se ferme.

Des chercheurs ont dévoilé ce samedi, 7 juillet, les résultats encourageants d'un vaccin expérimental contre le Sida. Il est prêt pour une phase de test sur plus de 2.000 personnes en Afrique.

C'est le plus grand chantier du pays, financé à concurrence de 60 millions de dollars (30 milliards de F CFA) par la Chine. Ce campus va servir les besoins des étudiants du pays et même ceux des pays voisins et au-delà.