Education

Le dictateur cinq étoiles (comprenez Sassou-Nguesso) a envoyé des boursiers nationaux dans les quatre coins du monde. Très bonne initiative pour quelqu'un qui, dans sa jeunesse, commença sa carrière professionnelle par le métier d'instituteur. Mais, au final, à cause de la baisse des cours du pétrole dont le pays est ultra-dépendant, et la mauvaise gestion aidant (détournements massifs de fonds publics), il ne peut plus nourrir ces « fils » et « filles ». Ces derniers sont, du coup, abandonnés à eux-mêmes. Ceux de Côte d'Ivoire viennent de nous demander à Afrique Education de les aider à faire entendre leur cri. Nous le faisons volontiers d'autant plus que cela fait partie des missions du magazine.

Un vrai cauchemar pour ces enfants ! Ce professeur a enseigné à Singapour. Il a été interpellé à Besançon (dans le département du Doubs en France) par l'Office central pour la répression des violences aux personnes. Il est soupçonné de viols sur plusieurs dizaines d'enfants en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde.

L'espérance de vie dans le monde a augmenté de 5 ans et demi entre les années 2000 et 2016, a indiqué, jeudi, 4 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soulignant que les inégalités entre pays riches et pays pauvres persistaient.

Disons d'emblée que le Saint-Père a de fortes chances de prêcher dans le désert. Car, par les temps qui courent, il n'existe, pratiquement plus, même pour les médias d'Etat, des journalistes qui ne parlent que des trains qui savent arriver à l'heure. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet, la survie pousse à aller au-delà des codes façonnés au 20e siècle. Le pape a raison, sur le fond, mais personne ne le suivra parce que les médias aspirent à vivre, tout simplement, en informant sur ce qui capte leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

Le Saint-Père sera samedi, 30 mars, et dimanche au Maroc, terre musulmane dans le but de prôner le dialogue interreligieux. Une courte visite qui lui permettra, aussi, de rencontrer des migrants, alliant, ainsi, deux grandes priorités de son pontificat.

Peter Tabichi, un enseignant kényan âgé de 36 ans, a été récompensé pour son dévouement et sacré meilleur professeur du monde par la fondation Varkey. Un prix doté d'un million de dollars lui a été remis, dimanche, 24 mars, à Dubaï.

La mort de vingt personnes a été confirmée suite à l'effondrement d'un bâtiment de trois étages qui abritait une école primaire, à Lagos, au Nigeria, selon diverses sources.

L'Université Tsinghua, une prestigieuse université chinoise, souhaite collaborer avec des instituts de recherche africains dans le but d'améliorer la fertilité des sols sur le continent.

Le bras de fer gouvernement-enseignants se radicalise au risque de déstabiliser les universités publiques. La crainte d'une année blanche est, déjà, dans les esprits.

Hier, au Vatican, a débuté un Sommet sur la pédophilie dans l’église catholique. Convoqué par le vicaire du Christ (le titre « chef de l’église » ne doit être appliqué qu’au Christ selon Paul dans Colossiens 1, 18), ce Sommet marque indiscutablement un tournant dans l’histoire de l’institution au même titre que le renvoi de l’état clérical du cardinal américain, Théodore McCarrick, le 16 février 2019. L’ancien archevêque de Washington avait été reconnu coupable d’abus sexuels.

La championne du 800 mètres sud-africaine, Caster Semenya, revient à la une de la scène. Non pas comme athlète de haut niveau, mais, pour des questions de genre. Cette question étant d'intérêt national en Afrique du Sud, le président de l'époque, Jacob Zuma, était allé jusqu'à menacer la communauté internationale d'une « guerre mondiale » si sa compatriote, Caster Semenya, était disqualifiée du fait que certains observateurs la considèrent comme mi-homme/mi-femme. Jacob Zuma eut gain de cause et, Caster Semenya a continué de gagner les titres, dans le genre féminin. Sauf que le problème revient à la une de l'actualité, aujourd'hui.
La ministre sud-africaine des Sports, Tokozile Xasa, est, actuellement, à Lausanne, pour la soutenir dans cette nouvelle épreuve. En effet, cette fois, elle veut faire invalider devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) un règlement de l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) imposé aux athlètes féminines produisant, naturellement, beaucoup de testostérone. C'est son cas. Pour les deux Sud-Africaines, l'IAAF porte "atteinte aux corps des femmes".

Les scandales récents au sein de l'église catholique ont poussé les autorités religieuses à développer la sensibilisation tout au long de la formation des prêtres au sein des séminaires.

Cette question qui fait débat, pas seulement, dans les cercles de l'opposition, est tout à fait fondée. Car c'est du jamais vu quand on sait que la présidence de la République, dans un pays, est le lieu où se concentre (outre les universités et centres de recherche) la matière grise la plus fournie, et ce dans toutes les disciplines. Partant du fait qu'elle ne sait jamais avec qui elle va traiter demain ou après-demain, la présidence se dote des personnels les plus qualifiés qui soient. Quand ce personnel, pour une raison ou une autre, n'existe pas sur le plan national, l'Etat est, valablement, autorisé à faire appel à l'expertise étrangère. Au nom de l'intérêt du pays.

Bien que cela ait provoqué un tollé général, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, n'a pas varié dans son discours ayant trait au glissement des futures CAN (Coupe d'Afrique des nations). Pour lui, le Cameroun qui s'est vu retirer la CAN 2019 organiserait la CAN 2021 à la place de la Côte d'Ivoire qui, elle, allait organiser celle de 2023 à la place de la Guinée qui serait priée d'organiser la CAN 2025. La Fédération ivoirienne de football (FIF) avait refusé d'entendre les choses de cette oreille, engageant un bataillon d'avocats et de conseils juridiques pour déposer une plainte auprès du TAS (Tribunal arbitral de sport). Mais, après avoir rencontré, mardi, 29 janvier, à Abidjan, le président, Alassane Ouattara, la Côte d'Ivoire a accepté la proposition de la CAF d'organiser la CAN 2023 (à la place de la Guinée qui elle, organisera celle de 2025) et de retirer la plainte déposée par la FIF. C'est la première bataille gagnée par Ahmad Ahmad à la tête de la CAF car mettre d'accord, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et la Guinée, n'était pas évident. Il fallait mouiller la chemise. Et Ahmad Ahmad ne s'est pas économisé.

Le président, Paul Kagame, a fait savoir sur twitter, le 25 novembre, que son administration faisait, actuellement, une guerre sans merci aux produits éclaircissants avec une volonté affichée de retirer le blanchiment de la peau des habitudes cosmétiques des Rwandais.

Pour son homélie du 28 décembre 2018, destinée essentiellement aux hommes politiques de Côte d'Ivoire et prononcée à la cathédrale Saint Paul du Plateau, le cardinal, Jean-Pierre Kutwã, s’est appuyé sur le Message de François pour la Journée mondiale de la Paix 2019. Il n’est pas inutile de faire remarquer que le pape argentin, qui ne croit pas avoir la science infuse, n’a trouvé aucun inconvénient à citer, dans son message, les ‘‘béatitudes du politique’’ d’un certain François-Xavier Nguyễn Văn Thuận, cardinal vietnamien décédé en 2002.

L'homosexualité est un sujet qui fâche en Afrique. C'est une forme de sexualité, venue d'ailleurs, qu'on ne tolère pas sur le continent noir. Les populations voyant que les dirigeants politiques, sous la pression des bailleurs de fonds occidentaux, commencent, progressivement, à plier l'échine, elles prennent leurs responsabilités, à la place des Etats, pour ne rien laisser passer. Et ça marche. C'est ce qu'on vient de vivre au Mali où le pouvoir politique a reculé devant la colère des confessions musulmanes, qui considèrent l'homosexualité comme une abomination.

Le docteur, Denis Mukwege, a profité de la remise du Prix Nobel de la Paix qu'il partage avec l'Irakienne, Nadia Murad, pour en appeler à la « responsabilité de la communauté internationale » pour une bonne tenue de l'élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain. Denis Mukwege qu'on présente, parfois, comme un possible recours pour une transition en RDCongo a semblé très préoccupé par la catastrophique situation dans son pays, qui est, essentiellement, provoquée par son extrême richesse. La RDCongo, en effet, est un scandale géologique, tellement, elle aligne des mines à caractère stratégique et rarissimes (coltan, uranium, cobalt, cristaux divers, glaukosphaerite, etc.). Tout ce qui ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde gît dans le sous-sol rdcongolais. Voilà la source de son instabilité.

Président de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le professeur, Georges Haddad, ne fait rien comme ses autres collègues. Une fois de plus, il vient de frapper fort, en délivrant, ce lundi, 10 décembre, coup sur coup, trois doctorats honoris causa à trois éminents professeurs : l'Américano-Canadienne, Natalie Zemon Davis, de l'Université de Toronto, l'Allemande, Gesine Schwan, de l'Europa-Universität Viadrina Frankfurt et l'Israélien, David Schmeidler, de l'Université de Tel Aviv.
Cette cérémonie de remise des insignes et du diplôme de docteur honoris causa s'inscrivait, elle-même, dans le cadre de la première édition des Assises de la recherche que Paris 1 organisera du 10 au 15 décembre. « Si la recherche est un miroir, ces assises espèrent en refléter la vitalité et la diversité. Elles rappelleront, également, le rôle que doit jouer l'université dans la Cité et faire vivre notre devise : 'Hic et ubique terrarum (Ici et partout sur la terre)' », écrit Georges Haddad, dans la brochure intitulée « Recherche et excellence : Un regard sur le monde », éditée pour la circonstance.

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.