Politique

Intervenant ce samedi, 10 août 2019, sur les ondes de Mosaïque Fm, le vice-président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a affirmé, que 60 dossiers de candidatures au scrutin présidentiel ont été rejetés, indiquant que les deux tiers des candidats ont, déjà, quitté la course à l’élection présidentielle anticipée parce qu’ils n’ont pas eu le nombre de parrainages nécessaires ou n'ont pas déposé la caution.

Le poste laissé par l'ancien président, Béji Caïd Essebsi, connaît un grand succès au regard du nombre de prétendants à sa succession. 98 dossiers de candidatures ont été déposés auprès de l'Instance chargée des élections (ISIE), ce qui est un record en Afrique. Le premier tour du scrutin aura lieu en date du 15 septembre prochain.

ll y a le pardon inconditionnel qui consiste, pour la victime, à laisser tomber une offense ou une faute sans poser de conditions, sans attendre que telle ou telle exigence ait été honorée au préalable. Ce type de pardon, les croyants le qualifient de divin, parce que, selon eux, seul Dieu est en mesure de l’accorder, lui qui est comparable au père qui fait tuer le veau gras pour le retour de l’enfant qui était parti avant que ce dernier ne fasse son mea culpa (Luc 15, 23-24).

Les Librevillois sont en danger, les ordures ménagères s'accumulant sur les trottoirs depuis plusieurs jours à cause de la grève lancée par les sociétés chargées de les ramasser. Comme c'est souvent le cas, il s'agit d'une affaire où les uns et les autres se renvoient la balle, après que ces derniers aient consommé les surplus de ladite surfacturation. L'affaire est d'autant plus embarrassante qu'elle n'épargnerait pas certains anciens collaborateurs du Palais du Bord de Mer dont quelques-uns ne sont d'ailleurs plus au pays.

Fatou Bensouda en a-t-elle marre d'échouer à la CPI (Cour pénale internationale) ? Comme son prédécesseur, l'Argentin, Luis Moreno Ocampo, elle va prendre la poudre d'escampette, en 2021, pour rejoindre soit sa Gambie natale, soit, une autre instance internationale, pour récompense des services rendus. En fait, chaque chose ayant une fin, elle doit quitter la CPI pour faire autre chose et laisser la place à quelqu'un d'autre. S'il est, encore, trop tôt pour faire son bilan à la CPI, on peut, tout de même, d'ores et déjà, affirmer son acharnement sur les seuls dossiers africains alors que dans d'autres régions du monde, elle aurait pu, aussi, s'intéresser à des criminels tout aussi importants, ce qu'elle n'a jamais fait.

Laurent Gbagbo vient de discuter à Bruxelles (Belgique) avec Konan Bédié qui, en plus de l’avoir combattu et renversé avec la complicité de Nicolas Sarkozy et de Dramane Ouattara, le traita de tyran, puis, se réjouit de sa déportation et de son incarcération à La Haye. Si l’on en croit les rumeurs, il n’est pas impossible que l’ancien président accueille, dans les jours ou semaines à venir, Soro Kigbafori qui ne se priva pas, en Côte d’Ivoire comme à l’étranger, de l’accuser d’être un mauvais perdant et d’avoir exterminé des nordistes, des musulmans et des ressortissants de la CEDEAO. 

Décidément, le président des Etats-Unis, Donald Trump, est un homme qui parle beaucoup, qui croit menacer tout le monde, qui pense diriger la terre entière selon sa seule petite volonté depuis la Maison Blanche, mais, qui réussit, rarement, à imposer ce qu'il veut. On l'a vu en Syrie, en Corée du Nord, et même en Iran où les résultats de sa politique sont plus que mitigés. A Téhéran, le pouvoir des Mollahs est, tellement, habitué à ses rhétoriques verbales au point qu'il n'hésite plus à dire parlant de lui : le chien aboie la caravane passe.

Eu égard à l'évidence de fait du prince qu'est ce procès (qui a rendu inéligible Lionel Zinsou pendant cinq ans, ndlr), je m'étais exprimé le 20 juillet 2019 dans un bref qu'on peut lire à la fin de ce texte ; le terme inéligibilité - pétard mouillé dans le marigot de vanités des crocodiles infatués - m'a fait pouffe ; je me demande même si ces alligators ont quelques mérites. Zinsou est mis hors course de la présidentielle de 2021, après Sébastien Ajavon, sorti troisième à l'élection présidentielle de 2016. Conséquence : Talon veut s'octroyer un deuxième mandat en 2021 sans adversaires de taille.

L'universitaire et militante féministe ougandaise, Stella Nyanzi, a dévoilé ses seins et crié des obscénités, vendredi, 2 août, lorsqu'un juge l'a condamnée à 18 mois de prison pour harcèlement du président, Yoweri Museveni, l'ex-guérillero, qui, après avoir été libérateur de son pays, est devenu le grand oppresseur du peuple ougandais. La preuve : il va jusqu'à autoriser l'emprisonnement des femmes qui osent lui dire qu'il fait fausse route.

L'opposant béninois, Lionel Zinsou, arrivé second à la dernière élection présidentielle, a été condamné, vendredi, 2 août, à Cotonou, à cinq ans d'inéligibilité et six mois d'emprisonnement avec sursis pour usage de faux documents, a-t-on appris de source judiciaire. Lionel Zinsou, ancien premier ministre qui vit en France, a été condamné «à cinq ans d'inéligibilité pour toutes les élections à venir en République du Bénin, à six mois d'emprisonnement assorti de sursis», a déclaré une source du tribunal de Cotonou qui l'a jugé. Autrement dit, il ne pourra pas participer à l'élection présidentielle d'avril 2021, pas plus que Sébastien Ajavon, qui était sorti troisième à la présidentielle de 2016, avant d'appeler à voter Patrice Talon. En guise de récompense, l'actuel président du Bénin lui a collé une affaire de drogue qui l'a contraint à fuir le Bénin et à résider en France d'où il suit le piteux spectacle démocratique qui y a cours. Conséquence : Ayant éliminé les candidats sortis deuxième et troisième de la dernière présidentielle, après avoir pris soin de pousser d'autres opposants à l'exil, Patrice Talon prépare d'ores et déjà sa réélection comme tout bon dictateur des tropiques dont il n'avait pas l'air quand il se présentait au suffrage des Béninois en 2016. Il a jeté son masque, faisant reculer la démocratie béninoise de cinquante ans en arrière. Pour preuve : il a exclu des dernières élections législatives, les principaux partis d'opposition dirigés par les anciens présidents Nicéphore Soglo et Yayi Boni, allant jusqu'à mettre ce dernier en résidence surveillée pendant deux mois, malgré le tollé général suscité dans le pays et dans la sous-région.

Hamza Ben Laden, l'un des fils d'Oussama Ben Laden, présenté comme son héritier à la tête d'Al-Qaïda, est mort et les Etats-Unis ont contribué à l'opération visant à l'éliminer, selon des informations de mercredi, 31 juillet, données par le New York Times et la Chaîne NBC.

Le président du Mozambique, Filipe Nyusi, a signé, ce jeudi, 1er août, avec la Renamo, un accord de paix mettant, définitivement, fin au conflit opposant le pouvoir à l'ex-rébellion devenue principal parti d'opposition.

Le procès du président soudanais destitué, Omar el-Béchir, s'ouvrira, le 17 août, à Khartoum, l'ancien chef de l’Etat inculpé de corruption n'ayant pas comparu, ce mercredi, 31 août, à sa première audience. Toute l'Afrique des chefs d'Etat retient son souffle au moment où un ancien des leurs, tombé en disgrâce, est appelé à rendre des comptes. Ce qui peut arriver, ailleurs, en Afrique, à n'importe qui.

Faustin Archange Touadéra, le chef de l'Etat centrafricain, a-t-il décidé, enfin, de changer de fusil d'épaule ? Après avoir fait le pari de recruter, massivement, les rebelles dans les instances du pouvoir d'Etat pour des résultats plus que mitigés, il a été mis face à la réalité de ses choix avec la sauvage attaque de Paoua où ses « nouveaux amis » au pouvoir, ont massacré une quarantaine de civils totalement apolitiques, qui ne demandaient qu'à vaquer à leurs occupations quotidiennes. Face au tollé international que suscite son inaction face aux groupes rebelles qui continuent d'écumer le pays qu'ils occupent à près de 80%, il vient de (mollement) réagir en décidant de traduire quelques assassins de Paoua devant la Cour pénale spéciale (CPS), créée pour juger les auteurs de violations graves des droits humains en Centrafrique. Mieux vaut tard que jamais : cette annonce a été faite, mardi, 30 juillet, par le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

Les anciens présidents de Côte d'Ivoire, Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) et Laurent Gbagbo (FPI) se sont rencontrés, lundi, 29 juillet, à Bruxelles, ce dernier bien que sorti de prison, n'étant pas, encore, autorisé, à regagner sa terre natale de Côte d'Ivoire. S'ils se sont combattus, hier, notamment, lors de l'élection présidentielle d'octobre 2010, à laquelle Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, aujourd'hui, c'est le président Bédié qui est venu à la rencontre de son jeune frère pour lui proposer une alliance politique, qui conduirait à l'éviction du système Ouattara du pouvoir en 2020. Le premier pas étant facile dans la mesure où rien ne s'opposait à un tête à tête entre les deux hommes d'Etat, le plus dur, maintenant, commence car, si le FPI et le PDCI traînent la majorité de l'électorat de Côte d'Ivoire à même de les voter, et donc, peuvent escompter une victoire à la présidentielle, s'ils savent marcher comme Bédié et Ouattara avaient su marcher en 2010 et 2015 pour s'octroyer deux victoires, ils peuvent accéder au pouvoir. Pour l'heure, ils ont réussi juste à créer un début de panique dans les rangs du RHDP où Alassane Ouattara aurait, semble-t-il, commencé à perdre le sommeil. Car même s'il est au pouvoir, il connaît la force de frappe des deux hommes d'Etat, qui, en plus, auraient un certain Guillaume Soro à leur côté.

L'élection présidentielle américaine approche. Elle aura lieu à la fin de l'année 2020, ce qui veut dire que les prétendants à la Maison Blanche commencent à ouvrir les hostilités. Candidat à un second mandat (qui serait fatal pour le bon équilibre du monde), Donald Trump commence à se distinguer par des propos indignes d'un président des Etats-Unis. Ce week-end, il a attaqué, violemment, un élu noir de la ville de Baltimore. Comme si cela ne suffisait pas, ce lundi, 29 juillet, il vient de traiter une figure du mouvement de défense des droits des Noirs d'« escroc » qui « déteste les Blancs et les Policiers ! ». Nous posons la question sans ambiguïté : qui débarrassera l'Amérique (et le monde) de l'ordure qui hante les couloirs de la Maison Blanche ?

Alexis Thambwe a été élu président du sénat de la RDC (République démocratique du Congo), au cours de la plénière organisée, samedi, 27 juillet. Seule surprise : la défaite d'Evariste Boshab, un autre fidèle de Joseph Kabila, qui briguait le poste de premier vice-président du sénat.

Alpha Condé, le chef de l'Etat guinéen, lui-même, ancien enseignant d'universités de la région parisienne, suit cette affaire de très près, en contact direct avec les autorités françaises. Il faut dire qu'il y en a marre de ces cas de racisme, qui, parce que banalisés, se déroulent, désormais, au vu et au su de tous, sans honte des qu'en dira-t-on. Si tel n'était pas le cas, le jeune enseignant-chercheur guinéen, Mamadou Barry, n'aurait jamais (jamais) été attaqué par quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Il faut faire très attention aux réflexes d'auto-défense et éviter la loi du Talion, en convoquant la réaffirmation des lois républicaines et du vivre-ensemble sans lesquelles, la France deviendrait une Jungle en miniature car, il ne faut pas se le cacher, la montée vertigineuse de l'extrême-droite montre que le danger est là.

Des milliers de Tunisiens ont rendu un dernier hommage à leur président, Béji Caïd Essebsi, enterré, samedi, 27 juillet, en présence de plusieurs chefs d’Etat étrangers dont aucun venant de l'Afrique noire. Les relations entre les pays africains au Sud-Sahara et la Tunisie, contrairement, aux pays comme le Maroc, l'Egypte et l'Algérie, demandent à être développées. C'est un scandale qu'aucun chef d'Etat négro-africain n'ait effectué le déplacement de Tunis. Premier président de la Tunisie démocratique, Béji Caïd Essebsi, qui n'a pas fait grand chose, non plus, depuis 2014 qu'il était en poste, pour développer les dites relations, est décédé, jeudi, 25 juillet, à l’âge de 92 ans.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.