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Politique

Pour qui Donald Trump se prend-il ? Les Etats-Unis sont-ils devenus les Nations-Unies pour donner des ordres à la Russie qui définit sa ligne diplomatique comme elle l'entend ? Le président américain a appelé, mercredi, 27 mars, la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l'envoi par Moscou de militaires et de matériel à Caracas. Cette implication éloigne la chute du régime de Nicolas Maduro que Washington avait planifiée avec le « président par intérim », Juan Guaido, en concertation avec certains pays de la sous-région. Washington sait que la présence militaire de la Russie aux côtés de Maduro va déjouer tous ses plans comme ce fut le cas avec le président syrien, Bachar al-Assad. D'où la colère du vieillard de la Maison Blanche.

A quelque chose malheur est bon. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), annonce que tous les étrangers parmi les collégiens pris en otage par leur chauffeur près de Milan, seront naturalisés. Il met, ainsi, fin à une semaine de vive polémique. Si l'acte, en lui-même, est condamnable et abominable, le problème de son mobile reste une question de fond. Et sur ce plan, le gouvernement italien a pris, ces dernières semaines, des positions courageuses, notamment, sur le rôle néfaste du F CFA (monnaie française utilisée dans 14 pays africains de l'Ouest et du Centre) en Afrique, positions qui ont été reprises dans les nombreux milieux anti-F CFA qui pullulent, désormais, en Afrique et au sein des diasporas africaines.

C'est vrai que les soutiens du président (encore pour combien de temps ?), Abdelaziz Bouteflika, s'effritent de jour en jour. L'Algérie est en train d'écrire son roman. Bien que le mythique FLN que préside le président ait confirmé son indéfectible soutien, lundi, 25 mars, à sa personne, le RND de l'ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, s'est retiré, lui, du bloc de partis politiques qui soutiennent le pouvoir actuel. Mardi, 26 mars, c'était le coup de tonnerre (pas de grâce) de l'armée qui demande l'application de l'article 102 de la constitution, qui consacre l'incapacité du président à assurer ses hautes fonctions. Pourquoi en arriver là alors que le patron de l'armée algérienne, le général, Gaïd Salah, est, lui-même, un pur produit de Bouteflika ? La politique a ses raisons que la raison ignore, peut-on dire.

Le chef de l'Etat comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle avec 60,77% des suffrages, selon des résultats annoncés, mardi, 26 mars, soir, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Après le changement de la constitution, fin juillet dernier, il entame, ainsi, son premier mandat de cinq ans avec comme objectif affiché pendant la campagne, faire des Comores un pays émergent dans une dizaine d'années.

La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques de premier plan de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

C'est le Conseil constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’Etat.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est dépassé par les événements. Complètement et totalement. Les faits le montrent tous les jours. Sa réélection pour un deuxième mandat, l'année dernière, avait montré que le Mali était sans solution de rechange. Devait-on attendre des miracles de lui ? Il ne peut faire pendant ce deuxième mandat que ce qu'il avait montré lors du premier, c'est-à-dire, pas grand-chose pour le Mali et les Maliens. Les populations n'ont que les yeux pour pleurer avec ce qui vient d'arriver dans les villages d'Ogossagou et de Welingara.

C'est ce samedi, 23 mars, que le président, Ali Bongo Ondimba, est, définitivement, rentré, à Libreville, après cinq mois passés à se faire soigner, respectivement, en Arabie Saoudite et au Maroc, suite à un AVC qui l'avait frappé, fin octobre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie Saoudite.

Le groupe djihadiste nigérian, Boko Haram, a mené de nouvelles attaques meurtrières dans la nuit de jeudi, 21 mars, à vendredi, faisant ...23 morts dans les rangs de l'armée tchadienne au Tchad et 8 parmi des civils au Niger, selon les sources tchadienne et nigérienne. Si les militaires tchadiens ne sont considérés que comme de la chair à canon pour leur chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, cette perte montre qu'à force de disséminer les soldats tchadiens aux quatre coins de l'Afrique (Mali, G5 Sahel, Force multinationale mixte, Nord du Tchad, sécurité des frontières tchadiennes), il n'en reste plus, de suffisamment aguerris, pour mener la première guerre qui soit, vraiment, menaçante pour lui : Boko Haram, qui est aux portes du Tchad. Voilà que les djihadistes nigérians lui apportent la preuve qu'il devrait retourner prendre quelques cours de recyclage à l'Ecole de guerre de Paris. Car les leçons reçues, il y a une trentaine d'années, sont, visiblement, devenues obsolètes.

Plus de cinq ans après les premières plaintes, le Parquet national financier (PNF) demande un procès à Paris pour Rifaat al-Assad, oncle du président syrien, Bachar al-Assad. Et pour cause, il est soupçonné de s'être, frauduleusement, bâti en France une fortune immobilière estimée à 90 millions d'euros.

Le président, Denis Sassou-Nguesso, est l'un des dirigeants des années 80 à conserver, encore, aujourd'hui, le pouvoir. Pourtant, on a tendance à oublier que la Conférence nationale souveraine de 1991 lui fut fatale en ce sens qu'il perdit la substance de son pouvoir au profit d'un premier ministre de transition : au terme d'une élection présidentielle dont il ne contrôlait plus le processus, celui-ci étant géré de bout en bout par le gouvernement de transition dirigé par André Milongo, il fut éliminé, sans gloire, dès le premier tour. Comme quoi, son impopularité n'est pas une affaire récente : de tous temps, selon les estimations de plusieurs instituts de sondage, il ne peut compter sur plus de 20% de la population, qui acceptent de porter leurs suffrages sur sa modeste personne. Il est, donc, en place contre la volonté du peuple.

Le référendum constitutionnel devant ouvrir la voie à un régime semi-présidentiel au Burkina Faso et initialement prévu ce dimanche, 24 mars, devra être "reporté sine die", a indiqué mercredi soir une source de la commission électorale.

Devant l'échec patent de la réconciliation (version Ouattara) en Côte d'Ivoire, avec l'implosion du RHDP qui a entraîné le départ de deux de ses ténors, à savoir, Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, le vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan, crée un mouvement pour rapprocher les points de vue. Ayant l'oreille de l'un et de l'autre, il tente la réconciliation entre les deux hommes à travers le Mouvement "Attoun".

Le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a annoncé, mardi, 19 mars, sa démission, après près de 30 ans à la tête de ce pays d'Asie centrale, riche en ressources naturelles, et très proche de Moscou.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?

L'étau se resserre sur le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, de plus en plus, sous le contrôle de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui dispose de tous les atouts pour revenir au coeur du jeu politique. En fait, on commence à se demander si le président élu disposera d'une marge de manœuvre suffisante pour appliquer son programme. Car on a, plutôt, l'impression que c'est toujours Joseph Kabila, par ses partisans interposés, qui contrôle la substance du pouvoir.

Ancien instructeur de fitness dans l'Australie rurale, Brenton Tarrant se présente comme un "homme blanc ordinaire" issu de la classe ouvrière et semble avoir été gagné par l'idéologie néo-fasciste à l'occasion de voyages en Europe. Arrêté par la police, il refuse de faire appel et attend, tranquillement, son jugement.

Jacob Zuma fait, encore, parler de lui. Contraint à la démission en 2018 pour cause de scandales politico-financiers, l'ancien président sud-africain ne briguera pas la députation lors des élections générales du 8 mai, selon son parti, le Congrès national africain (ANC). Comme toujours avec Jacob Zuma, quand ce n'est pas une affaire de maîtresse, c'est une affaire d'argent. Cet empêchement est dû à une question d'argent.

L'ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, a fait volte-face, jeudi, 14 mars, en annonçant qu'elle renonçait, finalement, à se présenter à l'élection présidentielle prévue le 21 mai et qu'elle allait soutenir l'opposant Lazarus Chakwera. On peut penser que sa décision est motivée par sa ferme volonté de faire barrage à l'actuel président, Peter Mutharika, dont les méthodes de gouvernance sont loin d'être unanimes.

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