Politique

Le Nigeria a la clé qui permet la survie ou l'anéantissement de la secte terroriste Boko Haram. Tant que des espaces du territoire du Nigeria seront, encore, confisqués par cette secte, les autres pays qui arrivent à la maîtriser chez eux, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, subiront, toujours, le moment venu, ses assauts au départ des territoires qu'elle contrôle au Nigeria. C'est pourquoi la capacité de l'armée du Nigeria à devenir un réel danger pour Boko Haram, comme le sont les trois autres armées, est une condition nécessaire pour son démantèlement. Boko Haram n'est vraiment pas invincible à condition que l'armée du Nigéria se montre (quelque peu) à la hauteur.

Une offensive policière internationale "sans précédent" a permis de paralyser les principaux organes de propagande en ligne du groupe État islamique (EI ou Daesh), selon l'agence européenne de police Europol.

Chaque année, à la même période, l'ambassadeur du Togo en France, Calixte Batossié Madjoulba, se livre au même exercice : réunir ses compatriotes de tous les coins de l'hexagone, ainsi que, les amis du Togo, pour commémorer l'anniversaire de l'indépendance de son pays. Pour ce 58e du genre, le discours de l'ambassadeur a été centré sur le « vivre ensemble » cher au président, Faure Gnassingbé. Un thème d'actualité qui prévaut, actuellement, au Togo.

A force de tourner en rond, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a fini par lâcher ce qu'il gardait en travers de la gorge : la demande du déblocage des fonds promis par les contributeurs afin de démarrer le fonctionnement effectif de la Force G5 Sahel.

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a signé, lundi, 23 avril, un décret portant ouverture de la campagne électorale pour le référendum constitutionnel burundais du 17 mai prochain. Quand le Burundi plongera-t-il dans l'abîme car ce n'est qu'une question de temps maintenant ? Avec ce référendum, Pierre Nkurunziza ne fait qu'enfoncer son pays, encore plus, dans une crise qu'il a créée de toutes pièces. En effet, en se représentant, en 2015, pour avoir un troisième mandat qui lui était, formellement, interdit, non seulement, par les Accords d'Arusha, mais aussi, par la constitution, il faisait valoir une lecture bien personnelle de ces Accords et indiquait à qui voulait l'entendre que c'est au terme de son troisième mandat qu'il quittera la présidence de la République. Mais l'appétit venu en mangeant, il a pris goût à la fonction et c'est la constitution qu'il va, maintenant, « déformer » pour rester au pouvoir, au moins, jusqu'en 2034, alors que le pays qu'il préside est, déjà, sur le ban de la communauté internationale. Totalement isolé, Nkurunziza a la phobie du coup d'état. Résultat, il ne sort plus du Burundi depuis trois ans, et ce sera le cas aussi longtemps qu'il restera président du Burundi dans les conditions actuelles. Son maintien forcé à la tête du pays est condamné par les Nations-Unies, l'Union africaine, la Francophonie et les grands partenaires bilatéraux occidentaux. Seules la Chine et la Russie lui trouvent des circonstances atténuantes, au nom de leur politique extérieure qui est fondée sur le principe de la non-ingérence dans les affaires d'un autre Etat.

Surnommé « Baba Go Slow » pour sa lenteur légendaire avant la prise de toute décision, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, commence-t-il à confondre vitesse et précipitation ? Ou bien c'est la peur de ne pas se faire réélire, en 2019, qui lui fait, soudainement, brûler les étapes, lui qui est, souvent, lent à la décision ? Toujours est-il que, anticipant sa rencontre avec le président, Donald Trump, le 30 avril, lors de son voyage aux Etats-Unis, il s'est permis de signer un accord pour l'achat de 12 avions de combat, sans s'en référer, auparavant, au parlement, pour avoir son autorisation préalable, comme l'exige la constitution. Il en a informé, par la suite, les parlementaires par simple courrier. Mais le courroux de ces derniers est, tellement, grand qu'il en faudra plus pour les calmer d'autant plus qu'ils ne vont pas par quatre chemins pour menacer le président de destitution.

Le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, est dans le collimateur de l'opposition dont la montée en force est un grand risque pour son maintien à la tête de l'Etat. En effet, cette opposition a durci, mardi, 24 avril, son discours contre le gouvernement en exigeant, ni plus ni moins, la démission du président de la République, lors de la quatrième journée consécutive de manifestations dans la capitale Antananarivo. C'est la première fois que cette revendication est, publiquement, clamée. Quand on connaît la puissance de l'opposition, le président de la République ne peut qu'être très inquiet.

C'est à inscrire dans le Guinness des records : La différence d'âge entre Jacob Zuma et sa future épouse, Nonkanyiso Cono, est de 52 ans. Alors, question : Où s'arrêtera ce Bantu qui, à mesure qu'il prend de l'âge, fait montre d'une sexualité performante à toute épreuve ? On peut se demander, alors qu'il était le président de l'Afrique du Sud avec les responsabilités qu'une telle charge faisait peser sur ses épaules, où trouvait-il le temps pour satisfaire la libido de ses six femmes et huit maîtresses officielles sans compter ses autres femmes (sans statut spécial) dont beaucoup n'aiment pas s'afficher à la Une des médias ? Jacob Zuma est un sujet sexuel qui mériterait, vraiment, des études poussées dans des facultés de sexologie, pour savoir comment il fonctionne. Pour aujourd'hui, le scandale est ailleurs : il va convoler, bientôt, en justes noces avec Nonkanyiso Cono, cette jeune Sud-Africaine de 24 ans, qui vient de lui offrir un cadeau : un bébé né il y a quelques jours. Pour mémoire, Jacob est un grand-père de 76 ans. Autrement dit, Cono n'a pas l'âge de sa fille, mais, de sa petite fille.

C'est une bataille en passe d'être gagnée, celle de l'esclavage qui, malgré les textes de lois les uns plus coercitifs que les autres, continue de gangrener la société mauritanienne. Lundi, 23 avril, trois Mauritaniens ont été condamnés à des peines d'un an de prison ferme pour avoir "traité autrui d'esclave", une première pour ce type de délit dans un pays où la persistance de pratiques esclavagistes est, régulièrement, dénoncée par des ONG.

On ne s'attendait pas au limogeage de quatre ministres, et non des moindres, juste un mois avant le référendum constitutionnel du 17 mai prochain qui va faire de Pierre Nkurunziza un président à vie. On pensait que Nkurunziza et ses 20 ministres formaient un bloc de granit, bien soudé à toute épreuve, pour affronter n'importe quel danger. C'est l'impression qui a, toujours, été affichée. Mais voilà que la façade de l'édifice se lézarde au point où de l'extérieur, on voit, aisément, les faiblesses du système.

Décentralisation, déconcentration, régionalisation, que de mots ? Peut-être pas seulement ! C'est vrai que dans leurs discours, les chefs d'Etat de la sous-région les prônent. Tous sans exception. Mais, dans les faits, peu d'entre eux les mettent en pratique. Ali Bongo Ondimba vient de joindre sa parole du 31 décembre 2017 à l'acte, en allouant, ce samedi, 21 avril, à Franceville, sa capitale provinciale natale, la somme de 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros) à la province du Haut Ogooué, afin de permettre à ses autorités de financer et d'accompagner les projets qui créent l'emploi et réduisent le mal-vivre et la pauvreté.

Comme prévu, le « leader bien aimé », Kim Jung-un, déroule son calendrier comme il l'avait prévu, surtout, en ne tenant compte de la menace de qui que ce soit. Après avoir, lui-même, reconnu que ses hurlements et ses aboiements ne faisaient que ridiculiser les Etats-Unis et leur soi-disant toute puissance, Donald Trump s'est mis à tempérer ses critiques à l'endroit du « leader bien aimé ». Mieux, il a laissé son allié sud-coréen faire à sa place. Gage de la survie de son régime, les essais nucléaires ne pouvaient être stoppés tant que les missiles de Pyongyang échouaient à atteindre le territoire américain. Une fois que la technologie nord-coréenne a mis le territoire américain à sa portée, Camarade Kim est passé à la deuxième étape de son programme : la négociation diplomatique qui le mettrait face à face, en bilatéral, avec Donald Trump. Voilà ce qui a été exigé et obtenu. Objectif : négocier les moyens financiers, matériels et technologiques, qui puissent permettre à la Corée du Nord d'améliorer, nettement, le niveau de vie de ses habitants. Comme on voit, c'est, donc, Kim Jung-un qui mène Donald Trump par le bout du nez et non le contraire.

L'Afrique est active face aux manoeuvres des djihadistes du Sahel et du Lac Tchad. Si on dit, souvent, que le bandit a une longueur d'avance sur le gendarme, le radicalisme et l'extrémisme sont très loin d'avoir gagné. Les Etats africains concernés s'organisent, individuellement et collectivement, pour faire échec à cette violence aveugle qui s'est invitée, sans s'annoncer, dans la vie quotidienne des Africains. Après Yaoundé, en juin 2013, les pays africains de l'Ouest et du Centre, ainsi que, leurs partenaires extérieurs, se donneront rendez-vous, à Lomé, en juillet 2018, pour actualiser leur logiciel de lutte contre ce phénomène des temps modernes. L'union faisant la force, et sous les auspices des Nations-Unies et de leurs partenaires occidentaux et des pays émergents, les pays membres de la CEDEAO et de la CEEAC pourront, ainsi, faire le bilan, depuis la conférence de Yaoundé, de leur partenariat dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et définir de nouveaux axes de collaboration afin que les djihadistes se sentent traqués, pourchassés, où qu'ils se trouvent.

C'est une plaisanterie de mauvais goût que son successeur, Emmerson Mnangagwa, commence à servir aux Zimbabwéens et aux Africains. Parce que Robert Mugabe, remonté par le coup d'état avec l'implication de l'armée dont il a été victime, a montré son mécontentement en soutenant la création d'un autre parti politique qui rassemble les déçus de la Zanu PF proches de son épouse, Grace Mugabe, le nouveau pouvoir commence à montrer des signes d'énervement qui prouvent qu'il n'est pas aguerri aux batailles politiques. Répondre du détournement de 15 milliards de dollars, ressemble aux procès staliniens que le pouvoir soviétique collait aux ennemis du régime communiste. Car que peut-on, logiquement, attendre de Camarade Bob, du haut de ses 94 ans, lors d'un tel procès, sinon, l'enquiquiner ? Le Zimbabwe, petit à petit, ne serait-il pas en train de prendre une tournure inquiétante ?

Le Togo et l'Angola sont deux pays africains frères qui s'estiment et se respectent mutuellement. Pendant le long conflit qui l'a affecté, pendant un quart de siècle, l'Angola en proie à une rébellion sans nom, comptait deux grands leaders politiques : l'ancien président, José Eduardo dos Santos, et le leader de l'Unita, feu Dr Jonas Savimbi. Le premier entretenait de bonnes relations avec l'ex-Union soviétique et les démocraties populaires de l'Europe de l'Est, tandis que Jonas Savimbi, lui, centrait ses amitiés dans le camp occidental. C'est ainsi que ce dernier s'entendait bien avec les dirigeants africains du camp modéré auquel appartenait l'ancien président du Togo, le Sage, Gnassingbé Eyadèma. Mais, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts : le Togo et l'Angola ont, aujourd'hui, à leur tête, deux nouveaux dirigeants (éclairés) qui ont décidé, de commun accord, de solder ce passé idéologique, et de bâtir un nouvel avenir. C'est la raison de la visite de travail du ministre angolais des Relations extérieures, Manuel Domingos Augusto, au Togo, les 18 et 19 avril, où il était porteur d'un message de son président, Joao Lourenço, à son homologue, Faure Gnassingbé.

C'est fini la présidence du lider maximo et de son frère bien aimé, Raul Castro. Après une soixantaine d'années de bons et de loyaux services, les Castro cèdent la présidence de la République cubaine à Miguel Diaz-Canel, qui officiait comme vice-président à côté de Raul Castro. Ce n'est pas un changement de régime ni de système. Mais, uniquement, un changement de nom. Politiquement parlant, Cuba aura droit à un changement dans la continuité. La révolution castriste aura bien vaincu le gros ogre américain qui n'avait jamais accepté le communisme à ses portes. Comme quoi, la victoire n'est pas toujours au bout de la puissance militaire. Les Castro l'auront démontré.

Personne ne sait où s'arrêtera Pierre Nkurunziza qui a fait du Burundi un pays de non-droit, une dictature sans nom. Alors qu'il prépare la tenue, en mai prochain, d'un référendum pour modifier la constitution qui fera de lui un président à vie, il a fait adopter par l'Assemblée nationale, mercredi, 18 avril, un projet de loi qui autorise, notamment, les perquisitions de nuit et sans mandat d'un magistrat. Cette nème provocation est dénoncée comme une atteinte à la démocratie par la société civile et l'opposition à un mois d'un référendum constitutionnel. Mais, Pierre Nkurunziza, a bravé son propre peuple (qui a fini par baisser les bras) et dépassé la communauté internationale. Il fait, donc, ce qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend.

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a assuré, mercredi, 18 avril, qu'elle "ne cédera pas à l'intimidation" suite au regroupement d'éléments armés à Kaga Bandoro, une ville à 300 km au Nord de Bangui. En effet, comme on peut le remarquer, rien ne va plus en Centrafrique, deux ans, après l'entrée en fonction (très prometteuse) du président, Faustin Archange Touadéra. Aujourd'hui, presque tout le pays est sous l'emprise des mouvements rebelles qui se créent tous les jours, alors que le pouvoir central est appelé à d'autres fonctions que personne ne connaît. Face à cette désolation, les groupes armés veulent prendre leur responsabilité en menaçant de descendre sur Bangui, espérant alléger, ainsi, la grande souffrance du peuple et sortir le pays de l'impasse où il se trouve.

Avec son beau visage d'éternel enfant, le jeune président français, du reste ancien banquier d'affaire, est une main d'acier qui se cache dans un gant de velours. L'histoire retiendra, dans quelques années, quand on fera son bilan à la tête de la France, qu'il aura été plus dur que les pouvoirs de droite qui ont eu à gérer la France. Aujourd'hui, il fait pire que Chirac-Pasqua-Debré-Sarkozy dont les noms ont marqué l'histoire franco-africaine dans le domaine de l'immigration. Charles Pasqua (le « terroriste des terroristes ») aurait-il osé aller plus loin, lui qui avait demandé, à Jean-Pierre Chévènement alors ministre de l'Intérieur, de régulariser tous les sans papiers de France, au lendemain de la victoire à la coupe du monde 1998 des « Blancs Blacks Beurs » ? Sous prétexte de réformer (ce qu'il reprochait à son mentor François Hollande de ne pas faire suffisamment), Emmanuel Macron est en train de vouloir casser la baraque France, s'il n'est pas stoppé à temps. Mais qui osera l'arrêter et comment, alors qu'il argumente, avec délectation, que s'il ne le fait pas, aujourd'hui, la droite (dure) et le Front national, feront pire quand ils arriveront au pouvoir demain ? Et la Françafrique ? Il n'en parle pas du tout. Il l'entretient au contraire, alors que cette fâcheuse politique est à l'origine de l'augmentation de l'immigration africaine en France.

Mieux vaut tard que jamais. Le 30 juin prochain, le maire de Bruxelles, Philippe Close, inaugurera une place qui portera le nom de l'ancien premier ministre congolais, Patrice Lumumba, assassiné par le pouvoir colonial belge, en janvier 1961, juste parce que ce dernier lui reprochait de ne pas favoriser les intérêts belges à la tête de l'Etat du Congo. Après l'avoir tué, les assassins de Patrice Lumumba prirent le soin de plonger son corps dans l'acide afin qu'il disparaisse à jamais. En instaurant une Place Patrice Lumumba, à Bruxelles, on ose croire qu'il ne s'agit que d'une toute première petite étape de la reconnaissance de ce crime odieux, et que la repentance devrait, normalement, et logiquement, suivre.