Politique

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

La vice-présidente de la Cour suprême du Kenya, Philomena Mwilu, a été arrêtée, mardi, 28 août, soupçonnée d'enrichissement personnel illégal, a annoncé le procureur en chef du pays. Cette arrestation s'opère alors que le président, Uhuru Kenyatta, effectue une visite officielle de quatre jours aux Etats-Unis, à l'invitation de son homologue, Donald Trump.

L'élu républicain était soigné, depuis 2017, pour un cancer du cerveau. Sa famille a annoncé, vendredi, 24 août, qu'il avait décidé d'arrêter tout traitement. John McCain était le seul républicain qui donnait de la réplique à Donald Trump et n'hésitait à voter contre ses extravagances au Congrès. Trump le redoutait plus que tout démocrate. Il faut donc croire que son décès va donner du répit au chef de la Maison Blanche qui est prié de ne pas assister aux obsèques de l'ancien pilote de chasse au Vietnam conformément à son testament. Les larmes de crocodile de Donald Trump, visiblement, John McCain, même outre tombe, n'en veut pas.

Le président, Imam Azali Assoumani, a de l'ambition pour les Comores qu'il veut transformer en un pays émergent à l'horizon 2030. Très belles îles, les Comores sont une destination de rêve, une terre d'opportunités qui ne demandent qu'à être exploitées. C'est exactement la vision profonde de son président en place depuis mai 2016. Il a été élu pour, seulement, cinq ans, avant de céder sa place à un successeur issu d'une autre île, qui viendrait aussi pour faire cinq ans, avant de laisser la place à quelqu'un autre dans le cadre de la présidence tournante. Si ce système (unique en son genre dans le monde) a permis de consolider la démocratie en installant l'alternance politique dans les mentalités (pas à coup de kalachnikov mais au moyen d'un bulletin de vote), il est devenu un gros handicap pour des investisseurs qui réfléchissent par rapport à la durée, surtout, quand il s'agit d'investissements lourds à consentir. La modification de la constitution pour passer à un mode d'élection classique, comme partout ailleurs, puise sa raison d'être d'abord et avant tout dans le domaine des investissements. En effet, tout opérateur économique veut voir loin (parfois très loin) avant d'avancer ses billes. Ce n'est pas le cas aux Comores, qui accusent un certain retard dans le domaine économique. Quand il dit : « Je veux moderniser les Comores », Imam Azali Assoumani entend mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu. Grâce à deux mandats légaux normaux. D'où le référendum du 30 juillet qui permettra l'événement d'une nouvelle constitution modernisée et débarrassée de sa présidence tournante au profit d'une présidence classique comme dans toute démocratie qui se respecte. Ce sujet et plusieurs autres sont au cœur de l'entretien à suivre.

La Cour d'appel de Séoul a alourdi, vendredi, 24 août, à 25 ans de détention, la peine de l'ancienne présidente, Park Geun-hye, qui avait été destituée, l'année dernière, dans un retentissant scandale de corruption et d'abus de pouvoir. A quelque chose, malheur est bon. C'est sa descente aux enfers qui a permis l'accession au pouvoir de Moon Jae-in du Centre-Gauche, artisan du rapprochement spectaculaire avec le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

“Je ne comprends pas pourquoi des personnes sont parachutées dans certaines localités pour être des élus de la Nation alors que le président, Félix Houphouët-Boigny, nous a appris la géopolitique. Aujourd’hui, celui qui parle au nom des Dida de Lakota à l’Assemblée nationale s’appelle Kouyaté Abdoulaye. Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’Assemblée nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla.” Mais, il n'y a pas de réciprocité dans la partie musulmane du pays.

La Haute cour constitutionnelle malgache (HCC) a annoncé, mardi, 22 août, avoir enregistré pas moins de 46 candidatures pour l'élection présidentielle prévue à la fin de l'année dans le pays, dont celles de ses trois derniers chefs de l'Etat en date. Les Malgaches n'auront que l'embarras du choix. Mais à qui profite cette multitude de candidatures ? Sans doute pas à la démocratie. Parmi les candidats, on compte, les anciens présidents, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, mais surtout, l'amiral rouge, Didier Ratsiraka, qui, à 81 ans, voudrait revenir au premier plan.

L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a été inculpé et placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds opérés lors d'une vaste fraude aux passeports, a-t-on appris mardi auprès de son avocate. Dans une interview à Afrique Education (numéro 466-467 de juillet-août 2018), actuellement, chez les marchands de journaux, le président, Azali Assoumani, était revenu en long et en large sur le problème Sambi. Cette interview sera visible sur le site quotidien d'Afrique Education (www.afriqueeducation.com), samedi, 25 août 2018.

Comme l'a souhaité le président américain, le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s'est assis à la table de négociations avec Donald Trump. On ne peut, donc, guère dire qu'il n'y a pas de volonté manifestée par le leader nord-coréen, qui, dans la foulée, avait commencé à démanteler certains sites nucléaires, preuve de sa bonne volonté. Cependant, côté américain, on montre un certain empressement on ne sait pour quelle raison, alors que nous sommes dans un domaine où la prudence devrait être de mise : la Corée du Nord ne peut pas détruire en quelques mois (comme le souhaite Washington) une industrie nucléaire conçue pendant plusieurs décennies, par le grand-père, puis, le père de l'actuel leader. Les délais proposés par Donald Trump sont-ils alignés sur le calendrier électoral américain ? Non seulement, gagner la bataille des élections de mi-mandat pour ne pas permettre aux démocrates d'avoir la majorité dans les deux chambres, mais surtout, préparer sa réélection à la Maison Blanche, dans deux ans, tel semble être le principal souci de Donald Trump. Comme si la Corée du Nord devrait, désormais, vibrer selon le calendrier politique des Etats-Unis. C'est tout simplement inadmissible. La dénucléarisation est et sera le fruit de la coopération entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, et non, le fruit d'un diktat de Washington.

La plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a, dit un proverbe bantou. Pays (encore) émergent, au niveau de son économie et surtout de son industrie, la Russie est une superpuissance mondiale (avec les Etat-Unis) au niveau de son industrie militaire et ses renseignements. Voilà pourquoi Washington respecte Moscou et tient compte de ses positions au Conseil de sécurité des Nations-Unies. A défaut de fournir les capitaux aux pays africains comme la Chine ou d'y favoriser la coopération sur le plan économique, industriel ou culturel, la Russie offre son savoir-faire sur le plan militaire. C'est le cas en Guinée équatoriale où elle entretient une base navale primaire, et de plus en plus en Centrafrique et au Burkina Faso où elle va soutenir Ouagadougou dans sa lutte contre le terrorisme islamique. En Egypte, Moscou est revenu à sa coopération d'antan, avec une base militaire qui lui permet d'avoir l'oeil sur les mouvements militaires occidentaux dans la sous-région. On remarque que la montée en puissance de la Russie se fait au moment où, faute de moyens, les pays occidentaux à l'exemple de la France, commencent à battre en retraite. L'Afrique coûte trop cher, entend-on dire, par exemple, à Paris.

Le président malien sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, a été, officiellement, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle et entamera son deuxième mandat de cinq ans, le 4 septembre, a annoncé, lundi, 20 août, la Cour constitutionnelle du Mali, dont la décision est sans appel. Quid des protestations de son adversaire, Soumaïla Cissé, qui a décidé de contester cette réélection, par tous les moyens, car elle serait, selon lui, entachée de grosses irrégularités.

Après l'annonce de la mise en service d'un nouvel avion de combat par l'Iran, dès cette semaine, le couple Etats-Unis/Israël s'organise, déjà, pour contrer cette éventualité. Hier, nous écrivions que l'annonce du ministre iranien de la Défense allait déclencher une levée de bouclier en Israël qui est sous la menace (au moins verbale du régime des Mollahs) d'être rayé de la carte du monde. Arrivé en Israël, presqu'en catastrophe, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, John Bolton, et le premier ministre israélien ont appelé, dès ce lundi, 20 août, les pays européens à intensifier la pression sur l'Iran, lors d'une rencontre à Jérusalem.

Israël est inquiet depuis que l'Iran a montré que malgré les sanctions, les pressions américaines, le régime des Mollahs continue de dérouler ses plans de défense, au niveau de la sous-région comme si de rien n'était. En effet, Téhéran va dévoiler, dans les prochains jours, un nouvel avion de combat et améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux "menaces" d'Israël et des Etats-Unis, ses ennemis jurés. C'est l'annonce que fait le ministre de la Défense, Amir Hatami, cité ce dimanche, 19 août, par l'agence Tasnim.

L'ancien secrétaire général des Nations-Unies, le Ghanéen, Kofi Annan, est décédé, ce samedi, 18 août, de suite d'une « courte maladie ». En tant que personnalité de premier plan ayant participé à la conduite des affaires du monde, on ne peut pas dire qu'il ait été d'une (totale) grande utilité pour l'Afrique, pendant ses dix ans au secrétariat général des Nations-Unies. Cela dit, Afrique Education fait part de ses condoléances au chef de l'Etat ghanéen et à tout le peuple du Ghana auprès duquel il n'avait pas choisi de vivre, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Le défilé du 58e anniversaire de l'indépendance sur le Front de Mer aura été l'un des plus courts de l'histoire du Gabon : 1h30, et le boulevard s'est vidé de son monde. La veille, devant 1,5 million de Gabonais, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a essayé de remobiliser ses compatriotes en les assurant du bienfondé de ses réformes dont le but est d'équilibrer les comptes publics et créer les emplois. Le président a égrainé la liste de ce qu'il y a à faire : une tâche tout simplement titanesque à commencer par le secteur de l'Education nationale où on n'a compté aucune Mention Très Bien ni Bien au Bac 2018. Mais qu'on compte sur le chef de l'Etat : il n'y a pas là motif à découragement. Au contraire, il faut se retrousser les manches.

Et si c'étaient les Etats eux-mêmes qui alimentaient Boko Haram avec des rançons qui lui permettent de payer des armes, des tenues militaires et de procéder à des recrutements avec des salaires plus élevés que ceux payés par les gouvernements aux militaires de l'armée régulière ? Ce sont les Nations-Unies, elles-mêmes, qui portent l'estocade au pouvoir nigérian qu'elles accusent, dans un rapport, d'avoir versé une forte somme pour permettre la libération des lycéennes de Dapchi. Les preuves concrètes à la demande d'Abuja (qui a démenti cette information) n'ont pas été données par les Nations-Unies, mais, la façon dont cette libération avait été obtenue (par de simples négociations selon le gouvernement) laisse penser que le gouvernement du Nigeria n'a pas dit toute la vérité.

Entre les militaires de mon pays et moi subsiste un mécompte séculaire, que nous peinons, ensemble, à apurer ; de notre laborieuse insolvabilité à deux, découlent des épanchements de bile et des déglutitions de rancœurs, d’une régularité plus ou moins mesurable.  Leur vaine rébellion contre le temps me conforte et procure de la pitié : gardiens d’une citadelle promise à la ruine, ils s’obstinent, cependant, à la croire inexpugnable. Or, parmi eux, à découvert, sans jamais agir à leur insu, je m’assume fossoyeur de cette bâtisse hideuse que maintient debout et désaltère le sang de mes ancêtres. Chaque jour, j’arrache une brique de l’édifice et défais ainsi un pan de mur ; mieux, désormais, je ne suis solitaire à l’ouvrage.

Le Parti des Travailleurs (PT) du Brésil a déposé, mercredi, 15 août, la candidature de son chef historique emprisonné, Lula, à la course à la présidentielle d'octobre, prenant un pari politique très risqué et mettant au défi le pouvoir. C'est une première mondiale : un prisonnier qui se porte candidat à une élection présidentielle. L'expérience tentée par Lula est, particulièrement, suivie en Afrique où il compte de très nombreux amis chefs d'Etat.

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Le candidat de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, a rejeté, lundi, 13 août, à l'avance, les résultats du second tour de la présidentielle, entachés, selon lui, de fraudes, et appelé la population à "se lever". Soumaïla Cissé veut-il brûler le Mali après s'être rendu compte qu'il ne sera pas son prochain président de la République ? La question mérite d'être posée.