Politique

L'ex-président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré depuis plus d'un an et demi pour corruption, pourrait sortir, prochainement, de prison à la faveur d'un arrêt rendu, jeudi, 7 novembre, soir, par la Cour suprême.

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné ce jeudi, 7 novembre, l'ex-chef de guerre congolais, Bosco Ntaganda, à une peine de 30 ans de prison pour des crimes de guerre et contre l'humanité. C'est la peine la plus lourde jamais prononcée par la juridiction basée à La Haye.

Aveu d'échec ! On l'avait, déjà, constaté avec la difficulté de mettre sur pied le G5 Sahel (qui peine à rassembler les financements), mais aussi, avec des attaques répétées et cruelles des djihadistes dans les pays du Sahel où se trouvent d'importantes forces françaises, en l'occurrence, Barkhane. Il fallait juste le reconnaître publiquement, ce que vient de faire la ministre française des Armées, Florence Parly, qui a dit ce mardi, 5 novembre, au président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes. C'est vrai que les djihadistes qui déstabilisent le Sahel viennent, en majorité, de la Libye à la suite de l'assassinat de Kadhafi. Mais, il est intolérable que 69 ans après les indépendances, le Mali ne dispose pas, encore, d'une armée digne de ce nom. IBK est (quand même) en place depuis 2013. On n'a pas vu ce qu'il a fait pour doter son pays d'une armée solide capable de défendre les frontières du Mali. Son réflexe quand il y a un massacre perpétré par des djihadistes, c'est de regarder du côté d'Emmanuel Macron. Son Père Noël ? C'est vrai que le jeune président est comptable de cette situation (via la responsabilité de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, l'homme par qui tout ce désordre est arrivé) mais, le président français n'est nullement responsable du choix du président malien de ne pas bâtir une bonne armée capable de combattre les djihadistes.

L'élection présidentielle en France, c'est en 2022. Encore loin ? Que non ! D'autant qu'il paraît que c'est maintenant qu'elle se gagne. Il paraît, aussi, que le futur président que choisiront les Français, sera celui-là qui les aura convaincus le plus sur les questions de migrations, non pas, parce que l'immigration est la principale préoccupation des Français (le chômage et les questions de sécurité viennent en pole position dans les sondages), mais, parce que ce sujet très défendu à droite et à l'extrême-droite, est celui qui ferait plancher la balance lors de l'élection présidentielle prochaine. Du coup, tout le monde s'y est mis (à droite) et le gouvernement dont le grand-chef, Emmanuel Macron, rêve de croiser le fer une nouvelle fois, au deuxième tour, Marine Le Pen, pour gagner l'élection en dormant (presque) s'y est, aussi, mis. D'où le durcissement des lois sur l'immigration et l'instauration des quotas. Mais, juste un rappel : les Africains ne viennent pas, dans leur grande majorité, en France parce qu'ils en ont envie, mais, parce qu'ils fuient la misère, la pauvreté, et l'absence de perspectives dans leur pays, toutes choses créées par l'étau coercitif que les dirigeants successifs de l'Etat français, exercent sur ceux d'Afrique francophone. On appelle cela, la Françafrique, dont les Africains demandent la fin, mais, que l'actuel président, surnommé, en France, « le président des TRES riches », a décidé de perpétuer afin de satisfaire ses amis du CAC 40, de Wall Street et de la City. D'où la question de savoir si on peut lutter, efficacement, contre l'immigration en France sans mettre fin à la Françafrique ? La droite et l'extrême-droite devraient se pencher sur cette question.

Le président russe, Vladimir Poutine, a essayé de répondre à cette question que se posaient 43 chefs d'Etat et de gouvernement réunis, à Sotchi, les 23 et 24 octobre. Le numéro 482 de novembre d'Afrique Education chez les marchands de journaux depuis mardi, 5 novembre, donne, de son côté, en profondeur, les tenants et les aboutissants de cette coopération naissante. Le magazine met l'accent sur ce que Poutine n'a pas dit à ses invités, à Sotchi.

Le moins que l’on puisse affirmer est que Nathalie Yamb n’y est pas allée avec le dos de la cuillère lors de sa prise de parole à Sotchi (Russie), le 24 octobre 2019. Tantôt demandant la fin du F CFA, qui ne garantit pas d’autre stabilité que celle “de la mauvaise gouvernance, de la pauvreté et de la corruption”, tantôt stigmatisant “les accords de défense bidon qui ne servent qu’à permettre le pillage de nos ressources, l’entretien de rébellions, l’entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats”, tantôt, décrivant la France comme un pays “qui avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété”, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly n’a pas eu de mots assez durs pour attaquer la politique française en Afrique.

Très mal parti avant, pendant et après l'élection présidentielle d'octobre 2018, le président du Cameroun, Paul Biya, peut s'enorgueillir, aujourd'hui, d'avoir retrouvé le soutien diplomatique et politique de la France, qui lui manquait dans les épineux dossiers qui affectent la paix au Cameroun depuis plusieurs années, notamment, la crise anglophone.

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif. Il s'agit du brigadier, Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, qui est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

Cinquante-trois soldats maliens (pas cinq, pas dix, pas même vingt, mais cinquante-trois militaires) et un civil ont été tués, vendredi, 2 novembre, lors d'une «attaque terroriste» lancée contre une position militaire à Indelimane, dans la zone de Ménaka, près de la frontière avec le Niger, selon un nouveau bilan de l'armée. La question est sur toutes les lèvres : comment se fait-il qu'il y ait un tel carnage dans une garnison malienne en plein cœur du désert, alors que les forces « amies », françaises (Barkhane) et américaines, avec des drones et d'autres moyens de surveillance sophistiqués, sont supposées avoir l'oeil sur tout ce qui bouge dans le secteur ? Se pose, donc, avec acuité le rôle véritable des forces dites amies aux côtés des armées du Mali, du Niger, et du Burkina Faso.

Quinze soldats maliens ont été tués, ce vendredi, 1er novembre, lors d’une « attaque terroriste » lancée contre une position militaire à Indelimane (Nord-Est du Mali), a annoncé l’armée malienne.

En 1879, la ville de Paris a eu un maire noir, dénommé Severiano de Heredia. Son parcours a été retracé par l’historien, Paul Estrade, en 2011, dans un livre passé quasiment inaperçu à l’époque. Explications. A l’heure des débats récurrents sur la diversité et l’immigration, l’histoire de Severiano de Heredia est, particulièrement, intéressante. Tout comme son occultation par la mémoire collective nationale. A cet égard, c’est tout à l’honneur de l’historien Paul Estrade, professeur émérite de l’université de Paris VIII – Saint-Denis, d’exhumer de l’oubli volontaire ou pas, le parcours de cet homme politique français.

Les deux fillettes camerounaises, reliées par l’abdomen, seront opérées aux Hospices civils de Lyon, au lendemain de leur premier anniversaire, le 7 novembre prochain.

Il s'agit d'un sondage à mi-mandat, qui montre que l'image du président de la République est, fortement, dégradée. De quoi aiguiser des appétits de potentiels concurrents qui pourraient se révéler au lendemain des élections locales en 2020.

Le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr Al-Baghdadi, est mort, lors d'une opération américaine, en Syrie, a annoncé le président américain, Donald Trump. C'est "un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape", réagit, pour sa part, Emmanuel Macron. Mais à Moscou, on se montre très prudent devant cette « énième mort » d'Abou Bakr Al-Baghdadi.

Au-delà des photos officielles sur le voyage du président, Emmanuel Macron, à Mayotte ou aux Comores, toute personne qui côtoie les habitants de cette région, par exemple, ceux ou celles qui migrent en France, ne peut qu’être stupéfaite par une situation marquée par la pauvreté, la persistance de l’analphabétisme sur le territoire même d’un département français. Le Mouvement de la Paix, dans un communiqué diffusé, vendredi, 25 octobre, s'insurge contre cette situation lamentable.

Pour commencer, je voudrais remercier les responsables et militants FPI de Boston de m’avoir invité à leur journée du militant. Mon propos s’articulera autour de deux mots : “espérance” et “lutte”. Lorsqu’on a connu des catastrophes comme celles du 19 septembre 2002 et le bombardement des symboles de notre souveraineté en 2010-2011, lorsqu’on a vu certains camarades mourir en prison ou en exil et qu’on constate que celui qui a provoqué toute cette tragédie continue d’avoir le soutien des pays se glorifiant d’être pour la démocratie et les droits de l’homme, la tentation est grande de céder au désespoir et de penser qu’il ne sert plus à rien de lutter. Le texte qui va suivre estime, au contraire, que nous devons, malgré tout, garder espoir et lutter pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique parce que “l’on peut toujours reconstruire, même sur des ruines” (Martin Gray). Autrement dit, ce texte est une invitation à l’espérance que René Descartes définit comme “une disposition de l’âme à se persuader que ce qu’elle désire adviendra” (“Les passions de l’âme”).

Jean-Yves Le Drian vient d'effectuer un séjour de 48 heures au Cameroun où il a pu rencontrer le président, Paul Biya. Invité depuis avril au Sommet Russie-Afrique, à Sotchi, par Vladimir Poutine, le président camerounais y a, finalement, dépêché son chef de la diplomatie, Lejeune Mbella Mbella, préférant rester à Yaoundé pour recevoir le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Depuis Sotchi où il assiste au Sommet Russie-Afrique, le président, Alpha Condé, n'arrête pas de se plaindre auprès de certains de ses pairs que l'opposition manœuvre pour l'éjecter du pouvoir. Il le dit à qui veut l'entendre, mais on ne sait pas s'il convainc grand monde car on voit bien qu'il rencontre des problèmes en Guinée parce qu'il cherche à s'accrocher au pouvoir. Cela dit, le chef de l'opposition, Celou Dalein Diallo, n'a pas laissé passer une telle contrevérité : « Si on voulait vraiment le renverser, il ne tiendrait pas 24 heures », a-t-il fait savoir, montrant à la communauté internationale que ce qui est demandé au chef de l'Etat, c'est juste de respecter la constitution et d'organiser une élection présidentielle apaisée à laquelle il ne doit pas être candidat.

Kais Saied, élu président de la République tunisienne le 13 octobre, a prêté serment ce mercredi 23 octobre.

Le premier Sommet Russie-Afrique s’ouvre, mercredi, 23 octobre, à Sotchi. Une rencontre de deux jours, qui doit permettre à Vladimir Poutine de relancer l’influence russe dans une région où Chinois et Occidentaux sont, davantage, présents.