Politique

A Baku, en Azerbaïdjan, le 17 mars 2018, l'ancien président du Bénin, Nicéphore Soglo, a prononcé un discours sur « La renaissance de l'Afrique au Sud du Sahara », au Forum international de Baku. Nous vous proposons l'intégralité de son intervention.

Le prochain passage à un "régime présidentiel intégral", pilier d'une nouvelle 4e république, va renforcer les pouvoirs du président du Tchad dirigé, depuis 1990, par Idriss Déby Itno, une perspective dénoncée par l'opposition. Le Tchad n'aura plus de président de la République mais un véritable Sultan à la tête d'une République.

Des rebelles tchadiens basés dans le Sud de la Libye ont été bombardés par des avions du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

Le président, Ian Khama, s'apprête à démissionner dans le cadre d'une transition politique présentée comme exemplaire. Il ne critiquait pas Camarade Bob pour rien de vouloir s'accrocher à son poste. Il donne le bon exemple en quittant, volontairement, sa fonction de président de la République, chef de l'Etat.

Des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, 28 mars, dans les rues d'Accra, au Ghana, pour protester contre un accord de défense controversé conclu avec les Etats-Unis la semaine dernière. L'accord, approuvé le 23 mars par le gouvernement du président, Nana Akufo-Addo, est, vivement, critiqué par l'opposition qui dénonce une "atteinte à la souveraineté" du pays.

Cela ne va pas faire plaisir à Donald Trump que son ennemi juré, le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un, se rapproche, encore plus, de son protecteur naturel, le président chinois, Xi Jinping, à un mois de la rencontre entre les présidents des deux Corée, prévue fin avril, à la frontière entre les deux pays, et à deux mois de celle avec le chef de la Maison Blanche, fin mai, à un lieu à définir. Alors que Washington prônait l'isolement de Pyongyang, pour, diplomatiquement, l'affaiblir, le « leader bien aimé » montre à Donald Trump qu'il déroule son agenda, exactement, comme il l'avait prévu. Mention Bien au Camarade Kim.

La dégradation socio-sécuritaire s'est généralisée au cours de la semaine écoulée en République centrafricaine (RCA), à la suite d'une série d'affrontements entre des combattants d'ex-séléka et d'anti-balaka. En Centrafrique, les jours, semaines et mois se suivent et se ressemblent, sans qu'on sache ce que fait, exactement, le gouvernement pour faire face à cette insécurité généralisée. On a l'impression que le pouvoir en place a baissé les bras. Tout simplement même s'il n'en dit rien.

La police zimbabwéenne a confirmé, dimanche, 25 mars, enquêter sur l'ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d'avoir empoché des millions de dollars en exportant, illégalement, de l'ivoire de contrebande. N'ayant pas rangé ses ambitions politiques dans le tiroir, l'épouse de Camarade Bob va rester la cible de la nouvelle équipe au pouvoir.

L'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, pourrait comparaître devant la justice, dès avril, pour répondre d'accusations de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans une vieille affaire de vente d'armes. On peut, donc, affirmer que dès, maintenant, commencent les malheurs de Jacob Zuma, son immunité présidentielle ne pouvant plus le protéger, justement, parce qu'il n'est plus président de la République.

Ancien maquisard qui ne sait pas abandonner une cause tant qu'il ne l'a pas gagnée, Robert Mugabe n'a pas encore dit son dernier mot sur sa surprenante perte du pouvoir. Il y a quelques jours, il a surpris en donnant sa caution à la création d'un nouveau parti politique, le Front patriotique zimbabwéen, que préside un ancien général et qui a désigné son candidat à la prochaine élection présidentielle. Il semblerait même qu'il en soit le principal fondateur. Ce parti rassemble toute l'aile de la Zanu-PF qui soutenait Grace Mugabe. Ces dernières heures, c'est son ami, Jacob Zuma (qui a aussi perdu le pouvoir) qu'il attaque en affirmant qu'il aurait dû diligenter une intervention armée pour contrer le coup d'état militaire qui l'a évincé du pouvoir. Qui a dit que Camarade Bob avait perdu sa verve ? Il est plus que jamais présent dans la vie politique du Zimbabwe.

C'est quand même incroyable que l'ancien président devienne si petit et perde de la hauteur que devrait avoir un ancien chef d'Etat quelle que soit la circonstance. Rattrapé par son passé (criminel) en Libye qui a, complètement, détruit ce pays jadis prospère, ce qui a eu pour conséquence immédiate, la propagation du djihadisme dans toute l'Afrique sahélo-saharienne, il a osé se fendre d'une tribune dans Le Figaro de ce jeudi, 22 mars, matin, dans laquelle il affirme « vivre l'enfer de la calomnie depuis 2011 » à cause de ce drame libyen. Question à Monsieur Sarkozy : si, lui, vit cet « enfer » et est « calomnié », les Libyens, eux, vivent quoi ? Eux dont le pays, jadis si prospère, a été, totalement, détruit ? A l'heure actuelle, les Libyens n'ont plus de pays. Mais l'ombre d'un pays. Mieux vaut vivre en Syrie qu'en Libye. Que vivent les Africains qui n'ont jamais, jamais, accepté la destruction de la Libye bien que son leader, le colonel, Mu'ammar Kadhafi, fut tout, sauf un modèle de la démocratie ? L'Afrique attend des excuses de Nicolas Sarkozy, avant qu'il n'aille se confesser, droit, chez le pape, à Rome.

L'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos, a assuré, vendredi, 16 mars, qu'il quitterait, dans un an, au plus, la direction du parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975, sur fond de tensions avec le nouveau chef de l'Etat Joao Lourenço. Entre Joao Lourenço et son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, rien ne va plus pour ne pas dire que c'est bientôt la guerre.

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les Républiques soeurs de la Namibie et du Togo, et sur invitation de l’honorable, Netumbo Nandi-Ndaitwah, Ministre des Relations internationales et de la Coopération de la Namibie, le professeur, Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo, a effectué une visite officielle à Windhoek, en Namibie, du 15 au 17 mars 2018.

Jacob Zuma a joué et perdu. Ayant échoué à se faire succéder par son ancienne épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, qui lui aurait promis de ne rien faire pour provoquer ses ennuis judiciaires, le prédécesseur de Cyril Ramaphosa va devoir affronter les foudres d'une justice indépendante qu'il avait, sérieusement, malmenée pendant sa présidence. Devenu citoyen ordinaire, il doit, maintenant, répondre de tous ses forfaits et ceux-ci sont multiples et variés. Un mois, seulement, après sa chute, il intéresse, déjà, les juges. En effet, le parquet général a annoncé ce vendredi, 16 mars, la relance attendue de ses poursuites dans l'Affaire Thales. Ce n'est que le début du commencement de ses déboires judiciaires.

Robert Mugabe a bel et bien été victime d'un coup d'état militaire, méticuleusement, préparé par l'ancien chef d'état major de l'armée en complicité avec l'ancien vice-président de la République. C'est une « honte à effacer » pour cette armée qui, par sa bravoure, avait chassé l'ancien colon britannique du pays, lui permettant d'accéder à l'indépendance, pense Camarade Bob. Pour la première fois, il vient de s'exprimer, publiquement, sur sa sortie de la scène politique comme acteur principal du Zimbabwe, chez nos confrères de la SABC (télévision sud-africaine).

Dans sa grande amitié qu'il ne cesse d'afficher pour l'Afrique sans que cela ne se vérifie dans son action de tous les jours, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, s'était mis à expulser les immigrés africains malgré les protestations des organisations de droits de l'homme. La Cour suprême a mis fin à cette inhumanité, ce jeudi, 15 mars, ce qui est un grand jour dans la communauté africaine où certains commençaient à compter leurs jours en Israël avant d'emprunter le charter du retour forcé. Netanyahu devra, maintenant, changer de fusil d'épaule s'il tient, absolument, à satisfaire la droite du Likoud et ses amis d'extrême-droite.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, au pouvoir depuis février, s'est engagé, mercredi, 14 mars, à "accélérer" la réforme agraire destinée à redistribuer des terres de la minorité blanche au profit de la majorité noire afin de "corriger les injustices". Anticipant une situation qui peut donner lieu à des conflits, comme au Zimbabwe sous Robert Mugabe, l'Australie se dit, d'ores et déjà, prête à donner des visas aux fermiers blancs sud-africains "persécutés" pour qu'ils y poursuivent leur activité.

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Accusée de corruption, la présidente mauricienne, Ameenah Gurib-Fakim, contestant les faits qui lui sont reprochés en lien avec un scandale financier, a annoncé, mercredi, 14 mars, qu'elle refusait de démissionner, contrairement, à ce qu'avait annoncé, la semaine passée, le premier ministre, Pravind Jugnauth, qui l'avait rencontrée à deux reprises, à ce sujet, en l'espace d'une semaine.

Depuis mi-février, le président, Alpha Condé, est confronté à des manifestations graves qui menacent les fondements de son régime politique. Alors que le système éducatif est menacé de connaître une année blanche, appellation non contrôlée qu'on avait tendance à oublier en Afrique depuis l'époque des conférences nationales, ce sont les élections locales qui jettent, aujourd'hui, la jeunesse dehors, cette jeunesse désoeuvrée à qui l'Etat ne donne aucune perspective d'avenir. La situation s'aggrave de jour en jour au point où, dans le camp du « professeur », on n'hésite plus à parler de « déstabilisation » du régime. Après s'être targué d'une cinquantaine d'années d'opposition sur les rives de La Seine, à Paris, l'ancien chargé de travaux dirigés de l'Université de Paris 10-Nanterre connaît, enfin, la dure réalité de la gouvernance d'un pays et de la gestion d'un Etat.

On connaît la raison pour laquelle Rex Tillerson a écourté d'un jour sa visite au Nigeria : son limogeage à la tête de la diplomatie américaine. D'un tweet, le président américain, Donald Trump, a annoncé, mardi, 13 mars, son limogeage, et l'a, immédiatement, remplacé au poste de secrétaire d'Etat par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo. La Russie ironise sur l'instabilité du chef de la Maison Blanche où les limogeages au sein du cabinet présidentiel sont devenus légion.