Politique

« Je salue et félicite le président Muhammadu Buhari pour son élection à la tête de la CEDEAO. Au nom du peuple togolais et en mon nom propre, je lui souhaite plein succès à la tête de notre communauté. J'ai la ferme conviction qu'il saura conduire à bon port les nombreux chantiers de l'intégration sous-régionale ». Tel est le vœu que le président, Faure Gnassingbé, ancien président en exercice de la CEDEAO, a formulé à l'endroit de son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, au moment de la transmission de la charge. Comme le montre le communiqué final ci-dessous lu aux chefs d'Etat et de gouvernement par l'ancien président du Conseil des ministres de la CEDEAO, le professeur, Robert Dussey, le 53e Sommet aura été très riche en décisions et résolutions.

Le Togo vient de connaître deux journées de folie, en organisant trois importants événements politiques, en l'espace, seulement, de deux jours. Lundi, 30 juillet, la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), ont réuni une vingtaine de chefs d'Etat, dans la grande salle de conférence de l'Hôtel 2 Février de Lomé. De son côté, l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) a tenu son Sommet, en fin de journée, pour quelques heures, après la fin du Sommet de la CEDEAO/CEEAC. Mardi, 31 juillet, la CEDEAO, toute seule, a convoqué son 53e Sommet pour prendre d'importantes décisions et se donner un nouveau président en exercice pour un an.

Il l'a dit lui-même dans son premier discours en tant que président en exercice de la CEDEAO, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui succède au Togolais, Faure Gnassingbé, n'a été candidat à rien à la tête de l'organisation sous-régionale. « Ce sont mes homologues qui m'ont proposé, et je ne pouvais pas me défiler », a-t-il expliqué, lors de la cérémonie de clôture, ce mardi, 31 juillet, quand Faure Gnassingbé lui transmettait le fanion de la présidence en exercice de l'organisation. En tout cas, Muhammadu Buhari avait une partie de son cœur qui battait (favorablement) du côté de Lomé tandis que l'autre partie du cœur battait (défavorablement) à Abuja. Et pour cause !

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) se réunissent ce mardi, 31 juillet, à Lomé, sous la présidence de Faure Gnassingbé, président du Togo et président de l'organisation. Ils vont examiner la situation politique et sécuritaire en mettant un accent particulier sur la Côte d'Ivoire, la Guinée Bissau, la Guinée, la Gambie et le Togo. Les délibérations porteront, également, sur un certain nombre de sujets dont la situation politique et de sécurité dans la région, le statut de l'établissement des zones maritimes F et G, l'opérationnalisation des Centres multinationaux de coordination maritime (MMCC) de la CEDEAO, le rapport de la réunion ministérielle sur la transhumance et la mise en place des Centres d'alerte précoce et de réponses.
 

Le Sommet tant attendu a, enfin, été tenu ce lundi, 30 juillet, à Lomé, sous la co-présidence de Faure Gnassingbé, président du Togo et président en exercice de la CEDEAO, et d'Ali Bongo Ondimba, président du Gabon et président en exercice de la CEEAC. Pour la première fois, les deux organisations sous-régionales (soeurs) ont décidé de mutualiser leurs moyens et de faire front commun contre le terrorisme, la radicalisation et l'extrémisme violent.

Cet après-midi et jusqu'en début de soirée, le président du Togo, président en exercice de la CEDEAO, Faure Gnassingbé, a accueilli une quinzaine de chefs d'Etat venus participer, lundi, 30 juillet, à Lomé, au Sommet de la CEDEAO/CEEAC sur le terrorisme et l'extrémisme violent. Les arrivées vont se poursuivre dans la nuit, et même demain matin, avec, notamment, celle du co-président du Sommet, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, président du Gabon et président en exercice de la CEEAC.

Les ministres togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, et centrafricain, Charles Armel Doubane, ont signé, ce dimanche, 29 juillet, à Lomé, un document qui consacre leur marche bilatérale vers l'intégration. Il s'agit d'une première étape sans laquelle le reste du processus de rapprochement ne peut avoir de consistance. Désormais, plus de visa pour aucun des citoyens des deux pays à quelque niveau que ce soit.

Le Togo se sent honoré qu’il accueille le deuxième Sommet sur le Terrorisme et l'Extrémisme violent, le premier Sommet du genre s'étant tenu, en 2013, à Yaoundé, au Cameroun. « Je voudrais, au nom du président de la République togolaise et président en exercice de la CEDEAO, Faure Essozimna Gnassingbé, vous souhaiter la bienvenue dans notre ville cosmopolite où nul visiteur n’est étranger », a indiqué le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, dans son discours de bienvenue à ses collègues, samedi, 28 juillet.  La réunion ministérielle élargie aux présidents des Commissions de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), a donné lieu à l'adoption d'un projet de Déclaration qui devrait être validé, lundi, 30 juillet, par les chefs d'Etat.

Pendant les deux semaines de campagne, le président, Azali Assoumani, a fait, pratiquement, le tour du pays : Fomboni, Dzahani, Foumbouni (dans le Mbadjini), Ntsoudjini, Bambao Mtsanga Anjouan, Moheli, Wanani, etc., sont quelques grandes villes qui ont accueilli en meeting du OUI, le président de la République, en personne. Bref, les trois îles ont été, systématiquement, visitées pour sensibiliser les populations à voter OUI au référendum. Pour le scrutin proprement dit, les résultats ne vont pas attendre. Le président les annonce dès la soirée même du 30 juillet. Un bel engagement en faveur de la transparence.

Le dernier meeting de la campagne pour le OUI au référendum a été organisé à Foumboni. Bien entouré, le président, Azali Assoumani, s'est dit très confiant après avoir invité ses partisans à aller, tous, voter.

L'échec d'Hillary Clinton à la présidence américaine a consolidé plusieurs dirigeants africains dans leur volonté de s'éterniser au pouvoir. Si Barack Obama avait vite été perçu par ses pairs africains, comme un « beau parleur » qui ne savait pas « mordre » en ce sens qu'il excellait dans des cours de démocratie et d'alternance à la tête des Etats, mais se gardait bien de soutenir, dans les pays considérés, les opposants bloqués par la machine électorale locale, Hillary Clinton, par contre, est connue pour n'avoir pas froid aux yeux quand il faut passer de la parole à l'acte. Un exemple : son feu vert dans l'éviction du Libyen Kadhafi du pouvoir, une opération initiée par l'ancien président français, Nicolas Sarkozy. Alors que les sondages, quelques mois avant la présidentielle américaine, annonçaient, presque tous, l'arrivée d'Hillary Clinton à la Maison Blanche, plusieurs dirigeants africains, parallèlement, faisaient part de leur souhait d'abandonner le pouvoir. Mais, quand arriva, par surprise, Donald Trump dont la priorité n'était nullement la gestion des questions démocratiques dans le monde, et surtout, pas en Afrique où il donna l'impression d'apprécier les pouvoirs qui durent et donc qui sont stables, et qu'il ne fallait pas au nom du prisme occidental les déstabiliser au motif qu'il fallait les changer pour faire beau, plusieurs dictateurs africains se sentirent rassurés dans leur volonté de s'éterniser au pouvoir. Yoweri Museveni, qui est un pur produit américain (tout comme l'Erythréen Issaïs Afworki, le Rwandais Paul Kagame pour ne parler que d'eux) fait partie de cette catégorie de dirigeants qui aspirent à rester longtemps au pouvoir, ce qui désespère son opposition.

L'ex-président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a exhorté les juges internationaux à prononcer son acquittement et à le libérer de prison, argumentant que le procureur n'a pas été en mesure de prouver les accusations de crimes contre l'humanité. Du coup, Fatou Bensouda, ce fameux procureur, est sous pression après la libération du RDCongolais Jean-Pierre Bemba. On imagine ce qu'il deviendrait, en terme de crédibilité si les juges suivaient, une fois de plus, l'ancien président ivoirien dans sa requête.

Il faut éviter tout débordement à quelques jours de la tenue du très important référendum du 30 juillet prochain. Les esprits s'échauffent poussant certains protagonistes à faire usage de moyens violents et non conventionnels alors qu'il s'agit d'un exercice purement démocratique. C'est pourquoi le président du Conseil de la Commission de l'Océan indien (COI) a condamné, mercredi, 25 juillet, « avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime le vice-président, Abdou Moustoïdrane, à Anjouan ». Rien, en effet, ne peut justifier de tels agissements qui discréditent seulement leurs auteurs et visent à créer les conditions d'une tension contraire aux intérêts du pays et de toute l'Indianocéanie, a rappelé la COI. C'est la raison pour laquelle la notabilité (comorienne) souhaite, rapidement, le retour de la sagesse qui a, toujours, prévalu chez les Comoriens, généralement, unis autour des valeurs essentielles comme la paix, la solidarité et le vivre-ensemble.

Ce mercredi, 25 juillet, le président, Azali Assoumani, a tenu un grand meeting à Foumbouni, dans le Mbadjini, pour demander à ses partisans de voter OUI au référendum, du 30 juillet.

Le général, Muhammadu Buhari, après 4 ans au pouvoir aura beaucoup déçu. C'est le moins qu'on puisse dire. Ses réponses apportées à la corruption et à la secte terroriste Boko Haram n'ont pas été à la hauteur des attentes. Au sein du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), la candidature de Muhammadu Buhari est loin de faire l'unanimité. Il lui a même été conseillé de ne pas se représenter, ce à quoi il a opposé ne fin de non recevoir. Cette situation pousse certains membres de ce parti à le quitter, pour soutenir, éventuellement, d'autres candidats. Alors, questions : se trouve-t-il menacé ou cette hémorragie n'aura aucune incidence sur sa volonté de se succéder à lui-même ?

A chaque grande ville, son tour pour le OUI. Ce mardi, 24 juillet, les partisans du Oui au référendum se sont retrouvés aux côtés du président, Azali Assoumani, à Ntsoudjini, avec le même enthousiasme, la même ferveur.

L'ancien vice-président de la RDCongo, Jean-Pierre Bemba, va faire son retour à Kinshasa, le 1er août, a annoncé, lundi, 23 juillet, son parti, qui l'a, déjà, investi candidat à la présidentielle du 23 décembre, après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI). Sa candidature bouleverse, totalement, l'échiquier politique national au sein de l'opposition où sa participation à la future présidentielle n'était pas du tout actée. Le problème, maintenant, est de savoir comment le camp de Joseph Kabila, de son côté, analyse un tel retour qui ajoute à la complication de la donne politique nationale.

La sortie du gouvernement tchadien après la publication du rapport d'Amnesty International, est un des plus grands moments de la dictature d'Idriss Déby Itno. Car elle n'est en rien différente des réactions des pires régimes dictatoriaux d'Europe de l'Est ou d'Amérique latine du temps. Alors que l'ONG internationale se borne à rappeler les faits sur le régime tchadien qui, eux, ne sont pas contestés, le pouvoir de Déby, lui, s'en prend au rédacteur des dits commentaires en lui donnant une connotation réactionnaire. C'est comme si le régime de Déby s'attendait à ce qu'on lui adresse un satisfecit alors que sa calamiteuse gestion du pays, a entraîné la faillite de l'Etat.

A côté d'un grand homme chemine toujours une grande femme. Même quand elle reste dans l'ombre, l'éclat des actions de son mari fait penser à son existence. Tel est le cas de la première dame des Comores, Ambari Azali, compagnonne de (très) longue route du président Azali Assoumani. Pour le référendum du 30 juillet dont l'enjeu est considérable comme afriqueeducation.com essaie de le montrer depuis quelques jours (lire aussi l'interview du président Azali Assoumani dans le numéro 466-467 d'Afrique Education), elle a refusé de laisser son illustre époux aller seul au charbon. En digne épouse qui partage les bons et les moments difficiles de son Homme d'Etat, elle a chaussé les bottes pour descendre dans l'arène. C'était à Anjouan, ce dimanche, 22 juillet, aux côtés de plusieurs de ses sœurs qui partagent le même idéal démocratique dont la distinguée Fatima Saïd Ali.

Les meetings se suivent et se ressemblent. Cette fois, à Bambao Mtsanga Anjouan, le mot de bienvenue revenait au maire de cette localité. Sans hésitation, le premier magistrat de la localité a déclaré que pour la première fois aux Comores, le texte fondamental (constitution) consacre les droits de la femme et des enfants comme inaliénables. Voilà pourquoi il appelle tout le monde, et la femme plus particulièrement, à voter, massivement, le OUI, le 30 juillet, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil. C'est un rendez-vous à ne pas manquer. D'autres dignitaires ont, aussi, pris la parole dont le chef de l'Etat, initiateur du référendum, lui-même.