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Politique

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Le report d'une semaine de l'élection présidentielle pour casser l'industrie frauduleuse de son adversaire, Atiku Abubakar, permettait, déjà, de dire que cette élection serait gagnée par le sortant, Muhammadu Buhari. Ce qu'on n'imaginait pas, c'est le taux de participation et l'écart qui séparerait les deux candidats. Cela dit, Atiku Abubakar ne se dégonfle pas. Il a dénoncé ce mercredi, 27 février, la "parodie d'élection" dont il se dit victime et annoncé qu'il allait saisir la justice pour contester les résultats de la présidentielle tombés au milieu de la nuit et donnant le sortant Muhammadu Buhari largement vainqueur.

C'est vrai que, selon les évaluations du FMI et de la Banque mondiale, deux institutions financières onusiennes, entièrement, sous le contrôle des Occidentaux, le taux d'inflation du Venezuela est de plus de 10.000%. Un chiffre qui dépasse l'entendement humain et qu'on avait, déjà vu, chez Camarade Bob au Zimbabwe, il y a quelques années. A Harare, en effet, Londres se moquait qu'on prenne une brouette de billets de banque pour se rendre chez le boulanger y acheter du pain. Sans préciser que les Services anglais avaient, complètement, coulé l'économie zimbabwéenne en y injectant, massivement, de la fausse monnaie. Cette pratique a, certes, mis l'économie de ce pays en grande difficulté, mais, Robert Mugabe (qui en avait vu d'autres, lui, l'ancien maquisard), n'est parti du pouvoir, après plusieurs années, que parce que son armée en avait décidé autrement, suite à l'intrusion de son épouse dans sa succession. Au Venezuela où l'Occident ne veut plus entendre parler du « chavisme » (idéologie prônée par feu Camarade Hugo Chavez), on est sur le même cas de figure. L'écroulement de l'économie vénézuélienne, tel qu'on le voit, aujourd'hui, n'est pas seulement dû à la « mauvaise gestion » du président, Nicolas Maduro (comme le crie Washington sur tous les toits), mais, c'est aussi et surtout, à cause de l'introduction malsaine de la fausse monnaie (monnaie corrompue) pour noyer l'économie de ce pays.

Dans l'attente des premiers résultats officiels de l'élection présidentielle au Sénégal, le pouvoir et l'opposition s'affrontent sur la tenue ou non d'un second tour, le camp du sortant, Macky Sall, l'ayant, déjà, proclamé, largement, vainqueur face à ses quatre rivaux, qui contestent, fermement, cette proclamation. Le climat est tendu au Sénégal.

Le 10e anniversaire de la mort de Docteur Edith Lucie Ondimba se déroulera, à Oyo, village natal du président, Denis Sassou Nguesso, le 10 mars prochain. Une cérémonie grandiose comme on sait en faire sur les bords de l'Alima est prévue. Chef de la famille présidentielle, Maurice Nguesso, très proche de l'ancienne première dame, a décidé d'en faire un moment inoubliable de convivialité et de reconnaissance à la mesure de la générosité de la célèbre disparue. Mais, les temps étant durs au Congo-Brazzaville comme partout, il bat le rappel des cotisations pour boucler son budget.

Après trois semaines d'une campagne animée, malgré un nombre inhabituellement bas de candidats, plus de six millions de Sénégalais votent, ce dimanche, 24 février, pour reconduire le président sortant, Macky Sall, ou lui préférer un de ses quatre adversaires.

Les deux principaux rivaux de Benyamin Netanyahu ont noué une alliance, à un mois et demi des législatives, qui doit leur permettre de menacer le long règne du premier ministre, déjà, confronté au risque d'inculpation pour corruption présumée. Les législatives en Israël intéressent l'Afrique depuis l'intérêt que ce pays a manifesté pour passer le cap de la sécurité et coopérer dans des domaines économiques avec les pays africains, comme ceux de l'agriculture, de l'élevage, des télécommunications, des nouvelles technologies de l'information et de la communication, et beaucoup d'autres. Les Africains sont impressionnés qu'Israël ait réussi à faire pousser les tomates en plein désert du Néguev. Ils veulent bénéficier du transfert d'une telle technologie.

Les lanceurs d’alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élection présidentielle, tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur le pays.

Le premier ministre français, Edouard Philippe, effectue de vendredi, 22 février, soir, à dimanche, 24 février, au Mali, une visite de "soutien" à ce pays, qui peine, malgré une pression militaire accrue de la France, à enrayer l'extension des violences djihadistes, notamment, vers le Burkina et le Niger voisins. Alors qu'au même moment, malgré l'appui de la France, le G5 Sahel n'arrive toujours pas à être, réellement, opérationnel, faute de financements.

Le collège des sages a organisé une cérémonie de prière du 40e jour du décès d'Ali Bazi Selim. Un homme qui a marqué d'une empreinte indélébile, l'histoire politique et socio-économique des Comores.

Le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé, mercredi, 20 février, avoir approuvé la candidature du président, Yoweri Museveni, pour la présidentielle de 2021. Agé de 74 ans, l'ex-guérillero briguera un sixième mandat, ce qui énerve beaucoup l'opposition et la société civile.

Cet homme de très grande expérience s'appelle Christophe Dabiré. Au départ, ils étaient quatre prétendants pour la primature avant que le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, ne jette son dévolu sur Christophe Dabiré.

Environ, deux mille militaires des forces armées de 33 pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, ont entamé, lundi, 18 février, à Kamboinssin, près de Ouagadougou, des manœuvres visant à renforcer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a appelé, lundi, 18 février, l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, 23 février, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie". En fait, la Commission électorale indépendante (INEC) aurait pris la très difficile décision de décaler d'une semaine l'élection pour contrarier les plans de fraudes massives du candidat Atiku Abubakar. Selon certaines sources, il aurait fait fabriquer des bulletins de vote (parallèles) en Chine et mis en place, au Nigeria, une organisation frauduleuse qui allait lui permettre de gagner l'élection haut la main. Muhammadu Buhari n'aurait vu que du feu ! Mais, cette vaste supercherie a été découverte, certes, au dernier moment, d'où la décision de tout arrêter à 5 heures de l'ouverture de certains bureaux de vote. Le coût de la réimpression des bulletins de vote de plus de 80 millions d'électeurs (qui se fait cette fois au Nigeria et non plus en Chine) va être très lourd pour le budget de l'Etat. Cela dit, l'optimisme (électoral) semble changer de camp : les partisans d'Atiku Abubakar ne cachent plus leur peur de perdre l'élection qui leur tendait les bras, le président sortant, Muhammadu Buhari, contre qui toute cette fraude se tramait, ayant, radicalement, changé de ton et de méthode. Toutefois, à cause sans doute de la délicatesse du sujet, Buhari et son camp n'accusent pas, nommément, Abubakar car l'arroseur peut être arrosé. On attend que l'élection passe pour régler, après, les comptes.

Plusieurs ressortissants étrangers et un Haïtien, arrêtés, dimanche, 17 février, soir, dans le centre de Port-au-Prince en possession d'un arsenal d'armes automatiques, ont été inculpés "d'association de malfaiteurs", a indiqué la police nationale d'Haïti. Voulaient-il faire un coup d'état pour en finir avec le régime du président, Jovenel Moïse, en butte à de très fortes contestations de rues doublées de pillages de magasins depuis plusieurs semaines ?

Accusé d'abus sexuels, l'ex-cardinal américain, Theodore McCarrick, vient d'être défroqué par le Saint-Père François. Fait rarissime dans l'église. Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mise sur la hiérarchie des faits répréhensibles, l'homosexualité que condamne, sévèrement, l'église catholique est-elle difficile à admettre qu'une église qui ferme les yeux et bouche les oreilles pour des faits de prêtres qui collectionnent femmes et enfants parfois au vu et au su de tout le monde ?

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, soutenu par une cinquantaine de pays à l'Onu, dont la Russie, la Chine, la Turquie, Cuba, la Corée du Nord ou l'Iran, a fait appel à la justice, jeudi, 14 février, pour contrer l'offensive de l'opposant, Juan Guaido, sur le groupe public pétrolier vénézuélien, PDVSA.

C'est une bonne nouvelle pour le pouvoir de Yaoundé qui lutte contre le terrorisme à l'Est (rebelles centrafricains dont des ex-Sélékas et des anti-balakas), au Nord-Est et au Sud-Est contre les Ambazoniens (séparatistes camerounais soutenus par quelques mercenaires du Nigeria au nom de l'internationalisme du crime) et à l'Extrême-Nord (Boko Haram). A l'Est du Cameroun, les rebelles centrafricains sont contenus et ne constituent, réellement, plus une menace. Au Nord-Est et au Sud-Est, l'armée camerounaise n'a pas encore trouvé une parade efficace pour mettre les Ambazoniens hors d'état de nuire juste parce qu'il s'agit, dans leur écrasante majorité, de Camerounais qui n'ont pas de marqueur particulier sur le visage. La difficulté est que, citoyens comme tout un chacun qui vaquent à leurs occupations le jour, la nuit, parfois, ils se transforment en Ambazoniens actifs ou passifs, avant de créer des exactions. Dans l'Extrême-Nord, Boko Haram, qui fait la pluie et le beau temps dans le Nord-Est du Nigeria, est, complètement, contenu au Cameroun où il n'a, jamais, réussi, à prendre un cm² du territoire national. Mieux pour le gouvernement camerounais, voyant qu'ils n'ont aucun avenir à rester enrôlés dans ce mouvement, 200 de ses membres viennent de se rendre, avec armes et bagages, aux autorités camerounaises.

Les organisateurs des manifestations antigouvernementales au Soudan ont annoncé, mercredi, 13 février, être déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu'au renversement du régime, excluant tout dialogue avec le président Omar el-Béchir.

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

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