Comores

Au-delà des photos officielles sur le voyage du président, Emmanuel Macron, à Mayotte ou aux Comores, toute personne qui côtoie les habitants de cette région, par exemple, ceux ou celles qui migrent en France, ne peut qu’être stupéfaite par une situation marquée par la pauvreté, la persistance de l’analphabétisme sur le territoire même d’un département français. Le Mouvement de la Paix, dans un communiqué diffusé, vendredi, 25 octobre, s'insurge contre cette situation lamentable.

Contrairement à ce qu'on peut penser, notamment, au sein de la diaspora comorienne et dans certains milieux français proches de l'Elysée, c'est le président de la très petite République des Comores, Azali Assoumani, qui mène le jeu dans la relation avec sa très puissante partenaire, la France, d'Emmanuel Macron. Ce dernier peut bomber le torse (comme c'était le cas lundi 22 juillet chez lui à l'Elysée) devant la presse, mais, c'est son invité, le colonel, Azali Assoumani, qui donne le véritable ton à leur relation bilatérale.

La diaspora comorienne en France compte organiser une marche, vendredi, 19 juillet, à Paris, pour protester contre la venue du président des Comores, Azali Assoumani, invité par la France à effectuer une visite officielle dans l'Hexagone. La diaspora comorienne n'a pas (encore) compris que le gouvernement comorien et ses partenaires extérieurs considèrent l'élection présidentielle de mars comme de l'histoire ancienne, et entendent passer à autre chose : l'avenir de ce pays et les propositions de partenariat que le pays met sur la table de ses partenaires extérieurs dont la France.
Dans cette interview à suivre accordée par le président, Azali Assoumani, à Afrique Education, au lendemain de son investiture, à Moroni, il reconnaît le soutien financier que la diaspora apporte au pays, notamment, aux familles. L'union faisant la force, il déclare toute grandement ouverte sa porte à Beit Salam (présidence de la République) pour recevoir et écouter tous les membres de la diaspora qui souhaitent à quelque titre que soit, et de quelque parti politique qu'on appartienne. Personne au gouvernement ne va dire Non à un membre de la diaspora qui souhaite apporter sa contribution à l'émergence économique et sociale fixée vers 2030. Le président l'a dit et redit, et la diaspora ne l'a qu'à prendre au mot. De la même façon, il serait prêt et désireux de rencontrer les membres de la diaspora pourvus d'idées et de projets susceptibles d'aider le pays à avancer, lors de son très prochain séjour à Paris. Là aussi, la diaspora (au lieu de contester pour contester) est appelée à collaborer juste et bien pour l'avancement du pays. La balle, ici aussi, est dans son camp. Va-t-elle faire honneur au pays en se montrant digne, engagé et volontaire ?

Depuis le 26 mai, date de son investiture, le président, Azali Assoumani, est, résolument, lancé dans la bataille de l'émergence, fixée à l'horizon 2030. C'est cette raison qui explique qu'il ait modifié la constitution, fin juillet 2018, à la suite des Assises nationales convoquées à la demande de la Société civile comorienne. Aujourd'hui, l'heure est à la mobilisation de toutes les énergies : tous les Comoriens et toutes les Comoriennes de l'intérieur et de la diaspora sont invités à se retrousser les manches. Objectif : bâtir les Comores en vue de son émergence prévue dans une dizaine d'années. En bon officier supérieur, le président a donné sa parole : sa porte est ouverte à toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de son camp politique, mais aussi, de l'opposition et de la diaspora. N'ayez pas peur, dit le président, le pays attend chacun et chacune de ses fils et filles pour l'exaltante œuvre de construction nationale qui démarre.

Commencée le 21 juin, la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2019 se jouera, en Egypte, jusqu'au 19 juillet. Les Coelacanthes (équipe nationale de football des Comores) n'y sont pas. Ils ambitionnent de participer au rendez-vous de la CAN 21 qu'aura à organiser le pays des Lions indomptables, en juin-juillet 2021. Amir Abdou, leur sélectionneur y travaille déjà, fortement, soutenu par le gouvernement et les Comoriens, mais pas encore (chose bizarre) par la Fédération comorienne de football. Cette interview lui permet de donner son sentiment sur cette équipe qu'il porte haut et qui est loin d'avoir atteint son niveau réel, selon sa propre expression.

Le président des Comores, Azali Assoumani, qui n'a, jamais, ménagé ses efforts pour faire revenir l'Ile de Mayotte dans le giron national, sera, sans doute, très content de l'interpellation que Moscou vient de faire à Paris sur la question de Mayotte. En visite officielle en France, le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reçu le soutien d'Emmanuel Macron qui, parlant du différend entre la Russie et la Crimée, a parlé d'une « annexion illégale de la Crimée par la Russie ». Colère du ministère russe des Affaires étrangères qui a demandé au président français de balayer devant sa porte en évoquant le « 101e département français » (Mayotte). Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, est un concept qui est moins considéré par la France, ancien pays colonisateur par excellence, que par la Russie, qui s'est, toujours, distinguée dans son soutien aux peuples qui cherchent à s'autodéterminer. Sur la question de Mayotte, la diplomatie comorienne sait qu'en se rapprochant de la Russie, elle trouvera une oreille attentive.

La fin du ramadan a donné l'occasion au président, Azali Assoumani, de rendre visite à la population de Ndzuwani, pour lui présenter ses vœux, samedi, 15 juin, au palais de Dar-Nour. Deux jours, auparavant, jeudi, 13 juin, le président avait communiqué la liste du nouveau gouvernement de 15 membres avec lequel il a entrepris la grande bataille de l'émergence dont l'atteinte a été fixée à l'horizon 2030.

L'investiture du président des Comores, Azali Assoumani, aura lieu, dimanche, 26 mai, au Stade omnisports de Malouzini, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de délégations étrangères. Après avoir modifié la constitution qui prônait la présidence tournante (5 ans pour le ressortissant de chacune des trois îles), et remis son mandat en jeu, Azali Assoumani a gagné l'élection du 24 mars, dès le premier tour, avec 59,09% des suffrages. Une élection, régulièrement, validée par la Cour suprême des Comores. En attendant l'investiture, il n'est pas resté les bras croisés. Dès l'annonce de sa victoire, il a repris ses activités au Palais de Beit Salem, fin mars. C'est dans l'exercice de celles-ci qu'il a été invité par les princes des Emirats arabes unis. Un séjour qui tombe à point nommé au moment où il met, résolument, le cap sur la recherche de l'émergence économique et sociale vers 2030, pour laquelle il a modifié la constitution et demandé le vote de ses compatriotes.

Ce mardi, 2 avril, la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 24 mars 2019. Sur un nombre total de 309.137 inscrits, on a compté 163.801 votants, soit, un taux de participation de 52,99%. Le nombre de bulletins blancs ou nuls s'élève à 6.502 tandis que la Cour suprême, elle-même, a annulé 16.603 votes. Autrement dit, il y a eu 140.696 suffrages exprimés.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

La capitale du petit archipel des Comores a été secouée, jeudi, 28 mars, par de violents échanges de tirs survenus après l'arrestation d'un des chefs de l'opposition, qui refuse de reconnaître la réélection jugée frauduleuse du président Azali Assoumani.

Le chef de l'Etat comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle avec 60,77% des suffrages, selon des résultats annoncés, mardi, 26 mars, soir, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Après le changement de la constitution, fin juillet dernier, il entame, ainsi, son premier mandat de cinq ans avec comme objectif affiché pendant la campagne, faire des Comores un pays émergent dans une dizaine d'années.

Le collège des sages a organisé une cérémonie de prière du 40e jour du décès d'Ali Bazi Selim. Un homme qui a marqué d'une empreinte indélébile, l'histoire politique et socio-économique des Comores.

Candidat à sa succession, en 2019, lors de l'élection présidentielle suite au changement de la constitution obtenu par référendum, fin juillet dernier, le président, Azali Assoumani, malgré les rumeurs alarmantes qui affolent les réseaux sociaux, est en bonne santé. On peut même ajouter qu'il sent bien son corps. Il est très bien portant malgré la petite alerte provoquée par sa longue exposition au soleil d'hier. Pour qui connaît Moroni, capitale des Comores, et son (très) beau soleil, un tel malaise n'est pas exceptionnel.

Conformément à la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée par référendum du 30 juillet 2018, notamment, en ses articles 54, 2e tiret et 117, au regard de l'ordonnance du 25 octobre 2018 du juge d'instruction de la Cour de sûreté de l'Etat, de mise en détention provisoire de Dr Abdou Salami Abdou, sans oublier, l'autre ordonnance prise le même jour et plaçant sous contrôle judiciaire, avec notamment, interdiction de se rendre au gouvernorat, de Mahamoud Soilihi Boina, et après avoir consulté la Cour suprême, le président, Azali Assoumani, a procédé à la nomination d'un administrateur provisoire de l'Ile d'Anjouan.

Après cinq jours de siège de la Médina, les insurgés anjouanais ont fini par abandonner leurs positions. Le chef de l'Etat, Azali Assoumani, leur avait donné 24 heures, puis, 12 heures de plus qui s'achevaient ce samedi, 20 octobre, matin, pour rendre leurs armes sans être inquiétés par la suite. Mais aucune arme n'a été rendue. La quarantaine d'insurgés aurait, plutôt, emprunté des kwassas-kwassas pour se rendre dans l'île française de Mayotte. Ont-ils des visas où en sont-ils originaires ? Les autorités comoriennes ont des raisons de se demander de quel côté se trouve la France dans ce conflit ?

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

Le président, Imam Azali Assoumani, a de l'ambition pour les Comores qu'il veut transformer en un pays émergent à l'horizon 2030. Très belles îles, les Comores sont une destination de rêve, une terre d'opportunités qui ne demandent qu'à être exploitées. C'est exactement la vision profonde de son président en place depuis mai 2016. Il a été élu pour, seulement, cinq ans, avant de céder sa place à un successeur issu d'une autre île, qui viendrait aussi pour faire cinq ans, avant de laisser la place à quelqu'un autre dans le cadre de la présidence tournante. Si ce système (unique en son genre dans le monde) a permis de consolider la démocratie en installant l'alternance politique dans les mentalités (pas à coup de kalachnikov mais au moyen d'un bulletin de vote), il est devenu un gros handicap pour des investisseurs qui réfléchissent par rapport à la durée, surtout, quand il s'agit d'investissements lourds à consentir. La modification de la constitution pour passer à un mode d'élection classique, comme partout ailleurs, puise sa raison d'être d'abord et avant tout dans le domaine des investissements. En effet, tout opérateur économique veut voir loin (parfois très loin) avant d'avancer ses billes. Ce n'est pas le cas aux Comores, qui accusent un certain retard dans le domaine économique. Quand il dit : « Je veux moderniser les Comores », Imam Azali Assoumani entend mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu. Grâce à deux mandats légaux normaux. D'où le référendum du 30 juillet qui permettra l'événement d'une nouvelle constitution modernisée et débarrassée de sa présidence tournante au profit d'une présidence classique comme dans toute démocratie qui se respecte. Ce sujet et plusieurs autres sont au cœur de l'entretien à suivre.

L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a été inculpé et placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds opérés lors d'une vaste fraude aux passeports, a-t-on appris mardi auprès de son avocate. Dans une interview à Afrique Education (numéro 466-467 de juillet-août 2018), actuellement, chez les marchands de journaux, le président, Azali Assoumani, était revenu en long et en large sur le problème Sambi. Cette interview sera visible sur le site quotidien d'Afrique Education (www.afriqueeducation.com), samedi, 25 août 2018.

Cette ville symbole s'appelle Domoni, qui se trouve être la ville originaire du père de l'indépendance Ahmed Abdallah Abderemane. Ce n'est pas par un heureux hasard que le président de la République s'y est rendu. Contrairement à tous ses prédécesseurs, Azali Assoumani, lui, y a fait des réalisations de taille. Sa présence en ce lieu se justifiait, donc, à plus d'un titre.

Cette interpellation peut paraître condescendante, donnant l’impression de réveiller des gens éveillés. Loin de moi l’idée de dénigrer les gens du savoir.