Libye

Cela a été très facile de détruire la Libye en 2011 et d'assassiner son dirigeant, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, parce qu'on voulait, nous dit-on, y installer la démocratie (occidentale). Aujourd'hui, les assassins du colonel et destructeurs de cet Etat jadis très riche et très prospère, peinent à le remettre sur les rails. Comme quoi, si la CPI (Cour pénale internationale) faisait un travail impartial et digne d'intérêt, elle aurait beaucoup à faire dans ce dossier. Côté occidental bien sûr !

Alexandre Djouhri est le protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est mis en examen pour corruption active et blanchiment.

Les participants au Sommet de Berlin se sont prononcés, dimanche, 19 janvier, en faveur d'un renforcement de l'embargo sur les armes imposé à la Libye dans l'espoir de parvenir à un cessez-le-feu durable. Mais, les belligérants, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, ne sont pas parvenus "pour l'instant" à entamer un "dialogue sérieux", selon le ministre russe des Affaires étrangères. Pire, alors qu'ils étaient tous les deux dans le même espace, ils ne se sont même pas serrés la main encore moins embrassés.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé, jeudi, 16 janvier, l'envoi de troupes en Libye en soutien aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj face aux forces du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.  Ayant déclenché une offensive en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli et devenir le maître du pays, Haftar a été stoppé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale par les forces pro-gouvernementales. Malgré ses soutiens à l'international, il fait du surplace, ce qui complique une solution politique à la crise libyenne. L'arrivée des troupes turques permettra-t-elle de changer la donne ou bien de consolider le statu quo ?

Les efforts pour régler le conflit en Libye se sont intensifiés, mardi, 14 janvier, avec l'annonce par Moscou d'une trêve prolongée de manière "indéfinie" et celle de la tenue d'une conférence internationale, dimanche, 19 janvier, à Berlin, pour tenter d'amorcer un processus de paix. L'annonce concernant la trêve est intervenue lors de négociations à Moscou en présence des deux chefs rivaux libyens, Haftar et Sarraj, qui ne se sont cependant pas directement rencontrés. Et l'un d'eux, le maréchal, Khalifa Haftar, a refusé de signer un accord formel de cessez-le-feu dans l'immédiat. On remarque, cependant, que ceux qui ont mis le feu en Libye, à savoir, la France de Nicolas Sarkozy, la Grande Bretagne de Cameron et l'OTAN (Organisation du traité Atlantique Nord) supervisée par l'Africain-Américain Obama, à l'époque, sont, étrangement, absents de cette recherche de solution. Ce pays qu'ils ont, volontairement, mis à sac, sans l'autorisation de personne, encore moins, de l'Union africaine et des Nations-Unies. Après cela, s'attendaient-ils à ce que les Africains les applaudissent des deux mains ? Le jeune président français après ce job condamnable voulait-il voir l'image de son pays s'améliorer en Afrique ? Le constat est clair : Il y a, au sein de la communauté internationale, un camp des déstabilisateurs (France, Grande Bretagne, Etats-Unis, etc), et un camp des reconstructeurs (Russie, Turquie, et peut-être Chine, etc.). Afriqueeducation.com monte au créneau, depuis quelque temps, contre l'action controversée de la Force française Barkhane au Sahel pour justement éviter un autre chaos voulu dans cette région, comme c'est le cas aujourd'hui en Libye. Le jour où Paris, Londres ou Washington agiront, positivement (vraiment positivement), en Afrique, nous serons les premiers à les féliciter. Force est de dire que, pour le moment, ce n'est pas le cas. Ils veulent, plutôt, ajouter au désordre ambiant actuel.

Le ballet diplomatique s’est accéléré après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, suscitant des craintes d’une « nouvelle Syrie ».

Le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de son homologue, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française. Si cette rencontre relève de tout ce qu'il y a de classique, les deux ministres ont mis les pieds dans le plat en mettant l'accent sur ce qui ne va pas, notamment, sur le plan multilatéral.

L’homme d’affaire franco-libanais, Ziad Takieddine, a fait savoir, lundi, 15 juillet, qu’il maintenait sa version dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, après la publication par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

Des missiles de l'armée française découverts sur une base pro-Haftar près de Tripoli. La France a admis, mercredi, 10 juillet, que les missiles découverts dans un QG du maréchal, Khalifa Haftar, près de Tripoli lui appartenaient, tout en réfutant les lui avoir fournis, ce qui risque de relancer les accusations de parti pris français à l'égard de l'homme fort de l'Est libyen.

Présidé (ce mois de juillet) par le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion, tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye, a fait une sortie qui montre que l'Afrique est horrifiée par ce qui se passe dans ce pays jadis prospère. Et surtout, il presse le Conseil de sécurité d'arrêter les tueries en Libye et d'aider au redémarrage de ce pays.

Une quarantaine de migrants ont été tués (44 exactement au moment où nous mettons en ligne cet article) dans un raid aérien nocturne contre leur centre de détention près de Tripoli, une frappe attribuée aux forces de Khalifa Haftar engagées dans une offensive sur la capitale libyenne et qui a suscité de vives condamnations.

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

Un mois après le début de l'assaut du maréchal, Khalifa Haftar, sur Tripoli, l'impasse est totale : les positions militaires sont figées et tout dialogue semble impossible pour sortir de cet énième conflit en Libye devenue terrain de luttes d'influence entre grandes puissances. Alors que les Nations-Unies avaient planifié l'organisation d'une grande Conférence internationale sur la Libye, les 14 et 15 avril 2019, certaines puissances internationales dont les Etats-Unis et la France, se sont coalisées pour apporter leur soutien militaire au maréchal, Khalifa Haftar, qui ambitionnait de prendre, militairement, Tripoli pour se présenter à cette conférence en vainqueur de la guerre. Pour la première fois, les Etats-Unis et la Russie, se sont, même, retrouvés, ensemble, pour soutenir l'offensive du maréchal. Malheureusement, celle-ci a été bloquée par les forces coalisées autour du premier ministre, al-Sarraj.

Deux sommets africains se tiennent ce mardi, 23 avril, au Caire, sous la houlette du chef de l'Etat égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'Union africaine (UA), pour évoquer en urgence les crises au Soudan et en Libye. Cela dit, certains chefs d'Etat en parlant du cas Omar el-Béchir qui s'impose, aujourd'hui, à eux, penseront, d'abord, à leur propre situation, car beaucoup d'entre eux sont des Omar el-Béchir en puissance.

Le succès de l'offensive du maréchal, Khalifa Haftar, en Libye --avec le soutien des Saoudiens, des Emiratis et des Egyptiens-- dépendra plus de sa capacité à retourner des milices locales que de la puissance de feu de ses troupes, estiment des analystes. En effet, il fait l'unanimité contre lui à Tripoli où les milices d'habitude rivales ont accepté de combattre ensemble pour le bouter hors des faubourg de Tripoli.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, actuellement, présent en Libye, s'est dit, jeudi, 4 avril, préoccupé par le "risque de confrontation", après des mouvements vers l'Ouest de troupes loyales à l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar. A quelques jours de la Conférence sur la Libye sous l'égide des Nations-Unies (14-16 avril), Khalifa Haftar veut-il s'imposer comme le seul et unique interlocuteur incontournable ?

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

La Commission nationale libyenne des droits de l'homme a rejeté, mardi, 26 juin, la "tentative européenne unilatérale" de création de camps d'immigration en Libye. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, lors de son voyage, en Libye, lundi, 25 juin, l'avait laissé entendre. Une annonce, immédiatement, démentie, quelques heures plus tard par le vice-premier ministre libyen, Ahmed Miitig. Le gouvernement algérien n'en veut pas non plus, selon les propos de son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ce mercredi, 27 matin, sur Radio France Internationale. Il n'y a que le Niger et le Tchad, qui ont accepté l'installation de « hot spots » sur leur territoire, à la demande du président français Emmanuel Macron. Depuis, ces deux pays font l'objet de beaucoup de critiques de la part de leurs oppositions et de la société civile.

La compagnie nationale de pétrole (NOC) basée à Tripoli a fustigé, mardi, 26 juin, la décision de l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal, Khalifa Haftar, de remettre les principaux terminaux pétroliers du pays aux autorités parallèles, en soulignant que toute exportation de leur part serait "illégale". Ce dernier a annoncé, lundi, 25 juin, que les installations pétrolières sous contrôle de ses forces en Libye seraient, désormais, gérées par les autorités parallèles, basées dans l'Est du pays et hostiles au gouvernement reconnu par la communauté internationale. Il s'agit du gouvernement dirigé par le premier ministre Sarraj.

Là où elle fait de bonnes affaires, la Chine ne se mêle, jamais, de politique. Elle ne fait qu'aligner des contrats. Sa stratégie est, radicalement, différente de celle des Occidentaux, grands donneurs de leçons d'éthique et de morale (qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes) devant l'éternel. Avec son trésor de guerre, l'empire du milieu ne se fait pas prier pour conquérir l'Afrique. Cette Afrique qui est de moins en moins la chasse gardée de l'Occident. Ce dernier tente, actuellement, de rattraper son retard en suscitant, parfois, des conflits (sans queue ni tête ici et là), juste pour qu'on continue de faire appel à lui. Chacun fait la politique de ses moyens.