Politique

Activisme diplomatique, libertés publiques et populisme… Depuis sa prise de pouvoir en janvier 2019, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, tente de se démarquer de son prédécesseur, Joseph Kabila, avec qui il partage, cependant, le pouvoir au sein d'une coalition déséquilibrée où ce dernier contrôle l'Assemblée nationale et le Sénat. Et la majorité des gouverneurs de province. Elément déterminant de son année au pouvoir : Trump a contrecarré les plans de Kabila dont les partisans voulaient détruire l'avion présidentiel en plein vol l'année dernière, dans le Kivu, ce qui a fait dire que Washington souhaitait le succès du pouvoir en place à Kinshasa.

Donald Trump a commis un abus de pouvoir pour son profit politique personnel et doit être destitué car "le bien et la vérité comptent", a assuré, jeudi, 23 janvier, l'accusation, au troisième jour du procès historique du président américain devant le Sénat. Pour les démocrates, en effet, Trump est un faussaire qui n'a plus le droit de diriger une grande nation comme l'Amérique. Après avoir usé du faux pour battre Hillary Clinton, il compte utiliser les mêmes méthodes pour s'octroyer un deuxième mandat. Trop c'est trop, rétorquent les démocrates, qui sont prêts à tout pour le renvoyer de la Maison Blanche.

Le RDR, qui se réjouissait en 2010-2011 des déclarations partisanes et hasardeuses de Jean Salomon Lezoutié (Yopougon), d’Antoine Koné (Odienné) et de Siméon Ahouanan (Bouaké), refuse, aujourd’hui, que les évêques demandent la libération de tous les prisonniers politiques, des élections justes et ouvertes à tous, la non-inféodation de la Commission électorale au pouvoir exécutif et le désarmement des ex-rebelles. Lui qui aimait marcher pour un “oui” ou un “non”, avec couteaux, machettes et gourdins, s’offusque que les catholiques d’Abidjan veuillent marcher pacifiquement.

Ce n'est que la troisième fois de l'histoire des Etats-Unis qu'un président fait l'objet d'une procédure de destitution. Cela dit, l'accusation est la plus fâcheuse car elle tend à prouver les méthodes d'un faussaire qui est arrivé à la Maison en utilisant le faux.

A la fin de la 114e Assemblée plénière de leur Conférence, les évêques et archevêques catholiques de Côte d’Ivoire, réunis au Centre Notre-Dame du Rosaire de Lataha (Korhogo) du 13 au 19 janvier 2020, ont adressé un message à “nos gouvernants, à nos concitoyens et à tous ceux qui sont épris de justice et de paix pour notre beau pays, la Côte d’Ivoire”.

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a fait plusieurs morts, dans la nuit de dimanche à lundi, 20 janvier, dans la province du Lac Tchad. Une jeune femme munie d'une ceinture s'est introduite dans une concession dans le village de Kaïga-Kindjiria où elle s'est faite exploser.

Le procureur général et ministre de la Justice de Gambie, Aboubacarr Tambadou, a promis, dimanche, 19 janvier, que l'ancien président, Yahya Jammeh, serait arrêté et poursuivi pour crimes contre l'humanité s'il remettait un jour les pieds dans le pays. Une déclaration qui se passe de tout commentaire.

Les participants au Sommet de Berlin se sont prononcés, dimanche, 19 janvier, en faveur d'un renforcement de l'embargo sur les armes imposé à la Libye dans l'espoir de parvenir à un cessez-le-feu durable. Mais, les belligérants, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, ne sont pas parvenus "pour l'instant" à entamer un "dialogue sérieux", selon le ministre russe des Affaires étrangères. Pire, alors qu'ils étaient tous les deux dans le même espace, ils ne se sont même pas serrés la main encore moins embrassés.

A Christophe Boisbouvier de RFI, qui l’interrogeait, le 31 décembre 2019, sur le mécontentement et la colère des populations de l’Afrique francophone contre la France, Achille Mbembe répondit qu’il n’y avait pas de sentiment anti-français mais “une demande de décolonisation qui n’est pas dirigée contre la France”.

La ministre française des Armées, Florence Parly, se rendra au Sahel, dimanche, 19 janvier, accompagnée de trois de ses homologues européens, alors que Paris s'efforce d'attirer des partenaires pour contrer un djihadisme en pleine expansion dans la région.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé, jeudi, 16 janvier, l'envoi de troupes en Libye en soutien aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj face aux forces du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.  Ayant déclenché une offensive en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli et devenir le maître du pays, Haftar a été stoppé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale par les forces pro-gouvernementales. Malgré ses soutiens à l'international, il fait du surplace, ce qui complique une solution politique à la crise libyenne. L'arrivée des troupes turques permettra-t-elle de changer la donne ou bien de consolider le statu quo ?

“ Opposez-vous à toute modification de la Constitution en vigueur !” Cette injonction adressée aux militants du PDCI à Daoukro, le 12 janvier 2020, ne vous rappelle rien ? Si vous avez oublié, permettez que je vous rafraîchisse la mémoire. Nous sommes en 1993. L’éternel putschiste et usurpateur vient d'échouer à s’asseoir dans le fauteuil présidentiel malgré le soutien de Grégoire Philippe Yacé qui n’avait pas digéré son éviction au profit de Konan Bédié dans la course à la succession du premier président de la République. Poussé par Laurent Dona Fologo, secrétaire général du PDCI et escorté par quelques gendarmes, l’enfant de Daoukro se rend dans les locaux de la RTI pour s’adresser aux Ivoiriens. Entres autres choses, il leur dit ceci : “Mettez-vous à ma disposition !” Beaucoup d’Ivoiriens sont choqués qu’on leur parle de la sorte. Pourquoi ? Parce qu’ils croient que les hommes politiques sont au service et à la disposition du peuple, parce qu'ils s'imaginent que celui-ci, le Peuple, est l’employeur et que députés, ministres et président de la République, ne sont que des employés. Ils ne comprennent pas que le successeur d’Houphouët adopte un ton martial pour sa première allocution télévisée mais ne s’offusquent pas outre mesure de cet impair car, pour eux, l’essentiel, à savoir, le respect de la Constitution, a été préservé.

Les efforts pour régler le conflit en Libye se sont intensifiés, mardi, 14 janvier, avec l'annonce par Moscou d'une trêve prolongée de manière "indéfinie" et celle de la tenue d'une conférence internationale, dimanche, 19 janvier, à Berlin, pour tenter d'amorcer un processus de paix. L'annonce concernant la trêve est intervenue lors de négociations à Moscou en présence des deux chefs rivaux libyens, Haftar et Sarraj, qui ne se sont cependant pas directement rencontrés. Et l'un d'eux, le maréchal, Khalifa Haftar, a refusé de signer un accord formel de cessez-le-feu dans l'immédiat. On remarque, cependant, que ceux qui ont mis le feu en Libye, à savoir, la France de Nicolas Sarkozy, la Grande Bretagne de Cameron et l'OTAN (Organisation du traité Atlantique Nord) supervisée par l'Africain-Américain Obama, à l'époque, sont, étrangement, absents de cette recherche de solution. Ce pays qu'ils ont, volontairement, mis à sac, sans l'autorisation de personne, encore moins, de l'Union africaine et des Nations-Unies. Après cela, s'attendaient-ils à ce que les Africains les applaudissent des deux mains ? Le jeune président français après ce job condamnable voulait-il voir l'image de son pays s'améliorer en Afrique ? Le constat est clair : Il y a, au sein de la communauté internationale, un camp des déstabilisateurs (France, Grande Bretagne, Etats-Unis, etc), et un camp des reconstructeurs (Russie, Turquie, et peut-être Chine, etc.). Afriqueeducation.com monte au créneau, depuis quelque temps, contre l'action controversée de la Force française Barkhane au Sahel pour justement éviter un autre chaos voulu dans cette région, comme c'est le cas aujourd'hui en Libye. Le jour où Paris, Londres ou Washington agiront, positivement (vraiment positivement), en Afrique, nous serons les premiers à les féliciter. Force est de dire que, pour le moment, ce n'est pas le cas. Ils veulent, plutôt, ajouter au désordre ambiant actuel.

Le gouvernement nigérien réuni, lundi, 13 janvier, en conseil des ministres, à Niamey, a pris d'importantes mesures dans la haute hiérarchie militaire marquées, notamment, par le départ du chef d'état-major des Forces armées nigériennes (FAN), le général de corps d'armée, Ahmed Mohamed, en poste depuis janvier 2018, remplacé par le général de division, Salifou Modi. Plus tard, dans la soirée, à Pau, en France, les chefs d'Etat du G5 Sahel et de France, ont décidé de mettre sur pied un commandement conjoint Barkhane/G5 Sahel pour mieux traquer les djihadistes sur le terrain. Désormais, on combattra les terroristes ensemble et non chacun dans son coin, ce qui faisait naître certaines incompréhensions. Parallèlement, la France va envoyer 220 soldats supplémentaires pour grossier le contingent de Barkhane dont l'effectif est de 4.500 personnes. Les forces spéciales européennes sont, également, attendues aux côtés du G5 Sahel et de Barkhane dans les prochains mois. Ce changement de stratégie mettra-t-il les djihadistes en déroute ? Réponse dans quelques mois.

On n'aura pas la réponse à cette question à l'issue du Sommet de Pau qui rassemble Emmanuel Macron et les cinq présidents du G5 Sahel. La question est cependant sur toutes les lèvres : La France, défiée par les djihadistes du Sahel, va-t-elle se résoudre vraiment à faire appel à des alliés (comme lors des première et deuxième guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945) pour éradiquer la vermine djihadiste qui prospère au Sahel ? Quid de sa propre efficacité en tant que 5e armée la plus puissante du monde !

Mahamadou Issoufou, le président nigérien se rend, ce jour, à Pau, assister au Sommet France-G5 Sahel du 13 janvier, dans une position très inconfortable. Pour contourner les critiques dont elle fait l'objet, la France et son armée (Barkhane) font tout pour montrer que malgré les coups de gueule de leurs opinions publiques, les pays du G5 Sahel ne peuvent pas se passer d'elles. Ces trois derniers mois qui coïncident avec la montée des opinions des pays du Sahel contre le double-jeu de Barkhane, le Niger, le Mali et le Faso ont enregistré plus de 500 soldats tués, ce qui est beaucoup trop. Cette situation n'est pas neutre. Elle est une sorte de chantage d'un nouveau genre fait par Paris sur les pays du G5 Sahel. Ces derniers doivent le savoir et tenir bon car malgré cette situation qui leur est très défavorable, pour la première fois, l'opinion africaine (à la place des chefs d'Etat concernés) dit NON à la France et à son double jeu militaire dans le Sahel. C'est importantissime ! S'ils vont se coucher à Pau, le 13 janvier, devant le jeune président, les cinq chefs d'Etat du G5 Sahel (c'est certain) trouveront leurs opinions publiques sur leur chemin du retour. Avant ce Sommet de Pau, la France a tout fait pour humilier ses homologues du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et surtout, du Niger, Mahamadou Issoufou. Ce dernier porte sur ses épaules, les réformes ayant trait à la création de l'ECO au sein de la CEDEAO, ce qui irrite la France au plus haut point et son principal allié de la sous-région, l'Ivoirien Alassane Ouattara. Les présidents du G5 Sahel ne doivent pas avoir peur de poser des questions qui fâchent à Emmanuel Macron.
Face à cette inefficacité de l'armée française dans le Sahel, les présidents du G5 Sahel ne doivent pas avoir peur de prendre langue très officiellement avec le Russe, Vladimir Poutine, ni avec le Turc, Tayyip Recep Erdogan, et quelques autres, si l'intérêt de leur pays le leur commande. Et c'est le cas. le Centrafricain, Faustin Archange Touadéra, aurait perdu le pouvoir s'il n'avait pas eu l'intelligence de faire appel aux Russes pour sécuriser son régime. Le départ précipité de l'armée française du Centrafrique n'était qu'une manœuvre pour précipiter sa perte du pouvoir. Heureusement qu'il l'a vite compris. Il n'est pas encore totalement sorti d'affaire en ce sens que sa réélection l'année prochaine, n'est pas acquise. Toutefois, il pourra, au moins, terminer son mandat sans peur.

De l’Ivoirien, Nicolas Agbohou, au Camerounais, Martial Ze Belinga, en passant par le Sénégalais, Demba Moussa Dembélé, les économistes africains sont très critiques à l’égard de la déclaration faite par Emmanuel Macron sur le F CFA, à Abidjan, le 21 décembre 2019. Comparant les changements annoncés par le président français (départ de la France du Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique occidentale et retrait des réserves en devises du Trésor public français) à une vraie arnaque, ils estiment que la France, une fois de plus, vient de nous rouler dans la farine comme elle fit croire jadis à Meka qu’une décoration de pacotille faisait de lui l’ami des Blancs dans “Le Vieux Nègre et la médaille” de Ferdinand Oyono car la nouvelle monnaie, dont le nom, ECO, a été volé à la Communauté économique des Etats d’Afrique occidentale, sera toujours fabriquée à Chamalières (dans le Puy-de-Dôme) et contrôlée par la France.

Un millier de Maliens ont manifesté, vendredi, 10 janvier, à Bamako, pour réclamer le départ des troupes étrangères, en particulier, de la Force française Barkhane, à trois jours du Sommet, en France, destiné à "clarifier" les rôles dans la lutte contre le djihadisme au Sahel. On aurait tort de se focaliser sur le « millier de Maliens » qui aurait manifesté. Ici, c'est la force du symbole qui compte, et qui montre que les Maliens, en général (y compris ceux du Mali silencieux), ne sont pas d'accord avec la gestion de la lutte anti-terroriste au Mali, et plus généralement, dans le Sahel. Les griefs sont sur toutes les lèvres : sous prétexte d'aider le Mali à lutter contre les djihadistes, la France utilise son armée pour mieux s'installer (économiquement et politiquement) au Mali et dans cette sous-région, qui est convoitée par d'autres puissances comme la Chine, qu'on ne voit pas beaucoup (c'est vrai) maintenant où il faut y imposer la paix et la sécurité. Les vérités doivent se dire à Pau et si Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et ses homologues du G5 Sahel se font les porte-paroles de leurs compatriotes sur cette présence de Barkhane, ils mettraient rapidement Emmanuel Macron en difficulté. Ce que veulent les Maliens dont un millier a manifesté vendredi, c'est de demander à la France d'intervenir comme la Russie est intervenue en Syrie. La Russie qui y entretient une base militaire, y signe aussi des contrats, mais, dans le cadre d'un processus transparent et admis par tous. Avec la France, il y a, toujours, des relents de néocolonialisme, qui viennent polluer ses meilleures intentions. C'est donc elle et son président, Emmanuel Macron, qui doivent changer après une « clarification » utile à Pau. Et non le contraire.

Un mois après l'attaque du camp d'Inates, le ministère nigérien de la Défense a annoncé que "63 terroristes" et 25 personnes avaient été tués, jeudi, 9 janvier, lors de l'attaque du camp militaire de Chinégodar, près de la frontière malienne. Ces assauts répétitifs que subit l'armée nigérienne avec des pertes considérables ne rassurent pas beaucoup au moment où Boko Haram semble avoir à nouveau le vent en poupe côté Niger. Et si on voulait, volontairement, affaiblir le président, Mahamadou Issoufou, juste parce qu'il serait, actuellement, avec Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, l'un de ceux qui poussent les pays de l'UEMOA à adopter leur propre monnaie, laquelle n'aurait rien à voir avec l'ECO d'Alassane Ouattara et d'Emmanuel Macron ? Cette hypothèse n'est pas du tout à exclure.

Le ballet diplomatique s’est accéléré après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, suscitant des craintes d’une « nouvelle Syrie ».