Politique

L’actualité nous rappelle que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, doit se poursuivre et se renforcer. L’hebdomadaire d’extrême-droite, « Valeurs actuelles », représente une députée noire (de la France Insoumise) - Danièle Obono - telle une esclave tandis que Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, minimise le racisme dans ce sport (« Il n'y a pas de racisme en football ou très peu »). Nicolas Sarkozy amalgame à la télévision et à une heure de grande écoute les singes, les nègres et les noirs à la suite d’une polémique de plusieurs jours pendant lesquels des personnes ont placé leur énergie à défendre l’emploi du mot « nègre » dans un livre d’Agatha Christie. C'est ce même Sarkozy, alors qu'il effectuait, une visite officielle, le 26 juillet 2007, à Dakar, avait raté l'occasion de se taire, en affirmant : « L'homme africain n'est pas suffisamment entré dans l'histoire ». En amalgamant consciemment singes, nègres et noirs, il n'est pas à son premier essai. Il est un affreux récidiviste. Dans le même temps, les chaînes d’info et notamment « C News » (propriété de Vincent Bolloré « l'Africain »), loin de toute déontologie journalistique, organisent, presque chaque jour que Dieu fait, la montée des malveillances racistes dans la société française dans l'indifférence générale des hommes politiques.

« Le menteur d'Abidjan » n'organisera pas son hold up électoral en vase clos. Loin des regards de la communauté internationale, en dehors de la CEDEAO complaisante. Un bloc solide est en train de se constituer pour empêcher son passage en force. Ce bloc est composé des trois candidats validés par le Conseil constitutionnel, mais aussi, de tous les autres recalés dont l'ancien président, Laurent Gbagbo, l'ancien premier ministre, Guillaume Soro, les anciens ministres, Albert Mabri Toikeusse et Amon Tanoh. Voyant le mauvais chemin que prend le processus électoral dans le pays, la communauté internationale commence à se faire entendre. C'est ainsi que l'Union européenne a fait part de son inquiétude, ce vendredi, 18 septembre, dans un communiqué qui demande au président, Alassane Ouattara, de bien vouloir faciliter une élection inclusive et transparente.

Les choses sont claires pour tout le monde en Centrafrique. Après avoir bénéficié du soutien de la France, au deuxième tour de la présidentielle de 2016, Faustin Archange Touadéra lui a tourné le dos et signé un accord avec la Russie qui englobe l'aspect « Sécurité et Protection personnelle ». Un bon camouflet pour Paris. Mais, très mauvais communicant, le président centrafricain a laissé tout dire sur les raisons de cette volte-face tandis que ses détracteurs montraient son ingratitude envers ceux qui l'avaient aidé à devenir chef de l'Etat. Depuis l'arrivée de la Russie, le Centrafrique est devenu un pays où la France rase les murs. Ou presque. Bref, pour les autorités, le Centrafrique n'est pas la chasse gardée de Paris.
Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq est donc arrivée ce jour, à Bangui, sur un terrain bien (bien) miné. Officiellement, elle vient superviser le transfert d'autorité à la tête de la Mission EUTM-RCA (European Union Training Mission – RCA) entre le général français, Eric Peltier et le général portugais, Paulo Neves de Abreu). Mais, nul doute qu'elle parlera de la présence russe et de la future présidentielle dans le pays où le repositionnement de la France n'est plus évident. En dehors de sa consoeur, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, elle s'entretiendra avec Faustin-Archange Touadéra, à ce sujet, dans l'espace que voudra bien lui affecter le conseiller russe en sécurité du président, qui tient son agenda des audiences.

La parole de l'ex-chef des Forces nouvelles était fortement attendue au lendemain de son exclusion de la liste des candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre. Cette parole est venue jeudi, 17 septembre, matin, dans un grand hôtel parisien où l'ancien premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale n'a pas hésité à déverser sa bile sur celui qu'il avait aidé à accéder au pouvoir, par le biais des armes, et qui, aujourd'hui, le lui rend, en lui collant 20 ans de prison et son exclusion de l'élection présidentielle. Pourtant, Soro jure qu'il va bel et bien participer à cette élection dont il demande, par ailleurs, le report pour plus de transparence. Pour obtenir celui-ci, il souhaite l'union de tous les trois candidats sélectionnés pour concourir avec « le menteur d'Abidjan » : Henri Konan Bédié du PDCI, Pascal Affi N'Guessan du FPI et Kouadio Konan Bertin (Indépendant).

Président du Conseil constitutionnel de 2011 à 2015, le professeur, Francis Wodié, n'est pas un fort en thème. Agrégé des facultés françaises de droit public, il est le meilleur publiciste de Côte d'Ivoire. Il ne discute sa compétence dans ce domaine avec personne dans son pays. De nature discret, il s'est cru obligé, par devoir, d'élever la voix parce qu'il ne peut plus rester muet devant le massacre juridique que le Conseil constitutionnel dont il connaît le fonctionnement de l'extérieur comme de l'intérieur, fait l'objet, actuellement, sous la pression de celui que les Ivoiriens appellent, « Le menteur d'Abidjan ». Entendez Alassane Dramane Ouattara ! Nous vous livrons son communiqué d'indignation et de mise au point sur le plan du droit.
Rappelons que c'est le énème communiqué de ce genre dont le but est de raisonner Ouattara qui semble avoir perdu complètement la tête. C'est comme s'il était devenu fou. Avant le professeur Wodié, il y a eu le cardinal de Côte d'Ivoire et ami du couple Ouattara, Mgr Jean-Pierre Kutwa, qui lui a dit, publiquement, devant la cathédrale d'Abidjan, que sa candidature était « non nécessaire ». Il y a, aussi et surtout, eu les présidents de Guinée Bissau, Général Sissoko Umaru Embalo, et du Nigeria et superpuissance régionale, Général, Muhammadu Buhari, qui l'ont mis en garde contre le 3e mandat, qui est une menace contre la paix dans la sous-région. La guerre et sa cohorte de morts et de biens détruits, arrive à grands pays en Côte d'Ivoire où on note déjà beaucoup de troubles avec des voitures brûlées, les routes coupées, et des morts comme, il y a deux jours à Bonoua où on a compté 5 morts (4 jeunes et une femme). La tension monte partout y compris dans Abidjan. « Le menteur d'Abidjan » portera seul l'entière responsabilité de cette fâcheuse situation.

La plateforme de l’opposition, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), qui soutient le président, Laurent Gbagbo, a lancé, au lendemain du rejet de sa candidature à la présidentielle d'octobre, un appel pressant au peuple ivoirien à la mobilisation afin de faire barrage (par tous les moyens) à la forfaiture et à la dictature du « menteur d'Abidjan ». Le Pr Georges-Armand Ouegnin, président de EDS, Dr Assoa Adou, secrétaire général du FPI et l'incontournable vice-présidente du parti, Simone Ehivet Gbagbo, ont tenu une conférence de presse au siège du parti pour crier leur colère et lancé l'appel à la mobilisation générale contre la dictature en place.
Il faudrait quand même souligner la méchanceté de l'actuel chef de l'Etat qui a refusé un passeport diplomatique et même un simple passeport ordinaire à son prédécesseur, qui, lui, quand il était chef d'Etat, avait, généreusement, octroyé un passeport diplomatique non seulement à lui, Ouattara « le menteur d'Abidjan », mais aussi, à sa "mère". Ceux qui soutiennent cet individu actuellement perché au pouvoir à Abidjan, doivent savoir qu'il est un homme sans cœur. Il est capable de tuer père, mère, femme(s), enfants, neveux, nièces, oncles, tantes, beaux-parents, etc. pour garder le pouvoir. Malheureusement pour lui, ce ne sera plus possible cette fois car il ne sera pas le prochain président de la Côte d'Ivoire. C'en est fini de l'i-n-f-a-n-t-i-l-i-s-a-t-i-o-n du grand peuple de Côte d'Ivoire par le couple Ouattara.
On imagine à peine croyable que dans ce contexte, « le menteur d'Abidjan » a osé proposé au président, Laurent Gbagbo, de rester neutre (sans donner un mot d'ordre) pendant cette élection (à laquelle il a été exclu par ses manœuvres) pour pouvoir revenir en homme libre en Côte d'Ivoire, au lendemain de la présidentielle. Ce marché (que Gbagbo a rejeté immédiatement) est tellement insultant qu'il a le mérite de montrer le degré de considération de Ouattara envers les Ivoiriens qui l'avaient pourtant généreusement accueilli. Pour « le menteur d'Abidjan », les Ivoiriens ne méritent aucun respect. Ils ne sont que des sous-hommes.

Quand les historiens de cette présidentielle écriront l'histoire de la Côte d'Ivoire, ils se rendront compte de la méchanceté, de la roublardise, de la manipulation, du mensonge perpétuel que Ouattara usait pour infantiliser le grand peuple de Côte d'Ivoire. Il sera déjà tard car le forfait aura été commis. Ouattara fait en Côte d'Ivoire ce qu'il n'aurait jamais essayé de faire dans son pays d'origine, le Burkina Faso. Il s'est tout permis dans ce pays (qui l'a généreusement accueilli et qu'il a finalement asservi). Il va, aujourd'hui, jusqu'à décider qui va l'affronter à la prochaine présidentielle et comment, sans que personne ne lui dise « Stop ». C'est pourquoi il continuera dans les prochains jours à défier le peuple de Côte d'Ivoire jusqu'à ce que quelqu'un lui dise « Ca suffit ». Ce moment n'est plus loin. Car le pays commence à bouger du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, et « le menteur d'Abidjan » commence à avoir peur, peur d'y laisser sa peau et celle de sa femme, abandonnant du coup leur immense fortune amassée sur le dos des Ivoiriens. Cet individu redoute l'issue qui lui semble réservée parce qu'il est allé trop loin dans le conditionnement du peuple ivoirien qui n'a que trop souffert et qui, comme un esclave ayant tellement enduré de son maître, finit par avoir raison de lui.
Le professeur, Mamadou Koulibaly, est un grand combattant. Dire que « le menteur d'Abidjan » le craint est une litote. C'est l'un des rares sinon le seul en Côte d'Ivoire à pouvoir contrarier, scientifiquement, les chiffres faux que Ouattara aligne comme succès économiques. Candidat à l'élection présidentielle en 2015, il ne l'est plus cette fois parce que Ouattara en a décidé autrement. Pas le Conseil constitutionnel, mais, Alassane Ouattara. Nous publions sa révolte ci-dessous, après qu'il ait été écarté de cette compétition qu'il prépare depuis cinq ans. Mais Mamadou dit que la lutte continue et elle va continuer jusqu'à la victoire finale, qui est proche. Car le mal ne triomphe jamais devant le bien.

Si la politique est la gestion de la Cité (polis en grec) et “la forme la plus haute de la charité” (dixit le pape Pie XI, le 18 décembre 1927, aux universitaires catholiques italiens), alors tout chrétien qui en a la compétence devrait y prendre part dans un esprit de service, de gravité, de lucidité, de rigueur, d’imagination, de détachement et de non-compromission.

Ce n'est pas à chaque sommet que la Côte d'Ivoire et la Guinée recevront les leçons de démocratie des autres pays membres. Le président, Umaro Embalo, de Guinée Bissau avait, le premier, en visioconférence, invité le « menteur d'Abidjan » à mettre la pédale douce dans sa façon de condamner le putsch militaire qui avait eu raison du fragile pouvoir d'Ibrahim Boubacar Keita du Mali. Le culot du nouveau président bissau-guinéen en avait surpris plus d'un. Quelques jours après, à Niamey, c'est le grand Muhammadu Buhari du Nigeria, qui mettait les pieds dans le plat en demandant à ses homologues de respecter la limitation des mandats prônée par leur constitution. Une fois de plus, « le menteur d'Abidjan » encaissa le coup, tout seul, parce que pressentant la leçon, Alpha Condé avait, lui, préféré se faire représenter à ce sommet par son ministre des Affaires étrangères. A Accra, le 15 septembre, le très effacé président du Ghana, Nana Akufo-Addo, qui ne veut fâcher personne, n'a pas été digne de la réputation du Ghana, pays qui compte des baroudeurs comme son prédécesseur, Jerry Rawlings.Toutefois, l'utilité de la CEDEAO est posée au moment où cette institution s'éloigne des attentes des peuples d'Afrique de l'Ouest, en n'en faisant qu'à la tête des chefs d'Etat dont beaucoup affichent un comportement réprimandable.

Yoshihide Suga, le nouveau chef du parti au pouvoir au Japon, a été investi, mercredi, 16 septembre, premier ministre par le Parlement du pays, en remplacement de Shinzo Abe, qui se retire pour des raisons de santé.

Ce mardi, 15 septembre, on nous signale de grosses tensions dans Guiglo. Les axes Man-Bangolo et Duékoué-Guessabo sont coupés dans les deux sens. Ca bouge, aussi, du côté de la ville de Bonoua où une marche est en cours. Du côté de l'axe Gagnoa-Garahio, des manifestants ont tenté d'occuper la voie publique, mais, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre.
Côté politique, le verdict du Conseil constitutionnel risque d'être la goutte d'eau qui va faire déborder le vase. Tous les partis d'opposition sont en train de s'organiser pour faire cesser l'infantilisation (extrême) dont le peuple ivoirien fait l'objet, depuis 20 ans, de la part de celui que les Ivoiriens ont surnommé le « menteur d'Abidjan ». Le PDCI qui a vu son candidat, Henri Konan Bédié, être retenu, est plus que jamais dans l'offensive. Lundi, 14 septembre, son secrétaire exécutif en chef, le professeur agrégé de cardiologie, Maurice Kakou Guikahué, a annoncé que « la grande dame » ne participera plus à la mise en place des CEI locales. En effet, le parti du président Bédié exige un changement préalable au niveau de la CEI centrale, conformément à l'arrêt du 15 juillet 2020 de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Pour mémoire, on rappelle que les deux principales institutions du pays qui organisent les élections, la Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel, sont dirigées par des amis très proches du « menteur d'Abidjan ». D'autre part, leurs présidents sont tous de confession musulmane comme le "menteur" lui-même. Voici le communiqué du PDCI-RDA sur cette importante question.

Le Conseil constitutionnel (aux ordres de Ouattara comme l'a souvent indiqué Afrique Education) vient de rejeter 40 candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre sur les 44 postulants. Parmi les candidats retenus, on compte Alassane Ouattara (RHDP), Henri Konan Bédié (PDCI-RDA), Pascal Affi N'Guessan (FPI) et Kouadio Konan Bertin (Indépendant). De confession musulmane (un élément à prendre en compte en Côte d'Ivoire), le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, joue à fond le jeu du « menteur d'Abidjan ». Si les choses continuent ainsi, avec un tel Conseil constitutionnel, « le menteur d'Abidjan » (qui a tout verrouillé avec son épouse) ne fera que conduire ses trois compétiteurs à l'abattoir. Avec le risque que la Côte d'Ivoire brûle par la suite.

Du 9 au 12 septembre, le président, Alassane Ouattara, a effectué une tournée républicaine dans la région du Moronou, qui compte trois départements. Il a multiplié des promesses dans le domaine de l'électrification, des forages d'eau, du bitumage des routes pour permettre l'écoulement des produits vivriers et de rente, des activités des femmes génératrices de revenus et de l'emploi des jeunes. Pendant quatre jours, la région a vibré au diapason de Ouattara et de son épouse. Omniprésente, comme à chaque occasion, cette dernière s'est chargée de la distribution des enveloppes. Cela dit, partout où il est passé, « le menteur d'Abidjan » comme on l'appelle, déjà, de plus en plus, a fait campagne pour sa réélection à ce 3e mandat qu'il sollicite et dont la majorité des Ivoiriens ne veut pas.

Le professeur agrégé de cardiologie, secrétaire exécutif en chef du PDCI et coordonnateur de la cérémonie d'investiture du 12 septembre, Maurice Kakou Guikahué, avait annoncé plus de 400.000 personnes, Place Jean-Paul 2 de Yamoussoukro, pour introniser le candidat du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié. Résultat des courses, on n'a pas eu 400.000 personnes, mais, 500.000 militants fous de joie, qui ont rempli les 4 carrés que compte cette (très) grande place de la ville, déjouant les pronostics les plus optimistes qui étaient avancés. L'atmosphère était bon enfant. Le candidat du peuple comme certains militants le qualifient, déjà, était aux petits soins. On s'en occupait comme on s'occupe du pape François lors d'une grande office religieuse. Tenez : pendant ses 30 minutes de discours, son épouse, Henriette Bédié Konan, se chargeait, toutes les 5 minutes, d'essuyer la sueur qui se dégageait de son visage. Un spectacle qui était beau à voir et qui montre une femme qui aime son homme et prend soin de lui même en public. Il faut dire que la chaleur était étouffante même avec la climatisation dans la tribune officielle. Un collaborateur se tenait à quelques centimètres du « Vieux » pour récupérer chaque page de discours lue. Avant de venir prendre place dans le fauteuil jaune, symbole de l'intronisation, un autre collaborateur s'est chargé d'enlever le masque du très vénéré candidat du PDCI. Dès qu'il a fini de lire son discours, c'est un autre membre de l'équipe qui s'est chargé de retirer ses lunettes. Bref, le « Vieux » n'a fait que lire son texte. Et rien d'autre. Il ne s'occupait même pas de sa propre personne. On peut dire que sur cette terre, seules deux personnes bénéficient d'une telle attention : le pape François à Rome, au Vatican, et Henri Konan Bédié, à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire.
Le sphinx de Daoukro a donné les grandes lignes de sa vision politique de la Côte d'Ivoire qu'il veut bâtir. Il fut victime d'un coup d'état militaire, le 24 décembre 1999, organisé et financé par Alassane Ouattara, qui agissait dans l'ombre au travers d'une bande de militaires appelée « les jeunes gens ». Une fois le forfait réalisé et que Bédié, pour avoir eu la vie sauve, fut accueilli, à Lomé, par le Sage Eyadèma, avant de se rendre en France, « le menteur d'Abidjan » installa le général, Robert Gueï (qu'on alla sortir de son village) pour diriger la transition. Ce fut le début de la déstabilisation de la Côte d'Ivoire qui se poursuit jusqu'à ce jour. La rancoeur est dans tous les cœurs. Sauf dans celui du bourreau (Ouattara) qui, une fois installé au pouvoir, en 2011, a roulé tout le monde dans la farine. Un menteur né qui se moque du coran et des imams de Côte d'Ivoire.
Mais, cette fois, « Le menteur d'Abidjan » est coincé. Après s'être lancé pour un 3e mandat (il peut encore retirer sa candidature), il est conscient qu'il ne pourra jamais gagner cette élection du moment où Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et quelques autres, ont annoncé soutenir la candidature de Bédié. Au bas mot, ce dernier fera un Coup KO d'au moins 70%. C'est d'ailleurs pourquoi le professeur agrégé de cardiologie, Maurice Kacou Guikahué, qui n'est pas « mathématicien », certes, mais, il est plus que « mathématicien » car il sait faire battre les cœurs et sait donner la vie, et donc, peut aussi, savoir compter. Fort de tout ce bagage intellectuel qui n'est pas à la portée de ceux qui osent le critiquer, il a affirmé que le 31 octobre, il n'y aura pas match en Côte d'Ivoire. A moins que « le menteur d'Abidjan » veuille faire mentir les urnes en les bourrant (comme il semble vouloir procéder), mais en ce moment, il aura pris l'option de brûler la Côte d'Ivoire. Toute la Côte d'Ivoire. Y compris les biens de ses protecteurs français. Car les Ivoiriens ne se laisseront pas (plus) faire. Trop c'est trop pour un seul individu qui ne sait pas respecter l'accueil et l'hospitalité dont il a fait l'objet.
Le sphinx de Daoukro a prononcé un discours-programme qu'il va appliquer à la Côte d'Ivoire où on note quelques maîtres-mots : la réconciliation, la paix, la sécurité, le gouvernement de large ouverture, le développement, la santé, l'éducation, l'emploi des jeunes et des moins-jeunes, les infrastructures, la prospérité pour tous. Voici l'intégration de son texte.

C'est ce samedi, 12 septembre, que le PDCI-RDA va investir, à Yamoussoukro, son président national, Henri Konan Bédié, pour la présidentielle du 31 octobre. Le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du parti, Maurice Kakou Guikahué, a annoncé plus de 400.000 participants, soit, 5 fois plus de personnes qui avaient assisté à l'investiture du « menteur d'Abidjan » le 6 août, au stade Félix Houphouët-Boigny de la capitale économique. Précisons que la moitié de celles-ci étaient des étrangers à qui la direction du RHDP avait donné de 2.000 à 4.000 F CFA, par personne, pour y être physiquement. C'est une litote de chercher à démontrer que Ouattara n'a pas droit à un 3e mandat, même si la Côte d'Ivoire a changé de constitution. Le père de cette constitution, le professeur, Ouraga Obou, chef des experts qui l'ont rédigée, en 2016, a affirmé que le président sortant n'avait pas droit à un 3e mandat. Toute la Côte d'Ivoire a entendu. C'est d'un. De deux, après avoir roulé son aîné Bédié dans la farine, en refusant de respecter le pacte qui liait les deux hommes, « le menteur d'Abidjan » s'emploie, aujourd'hui, à l'exclure de l'élection, grâce au concours du Conseil constitutionnel aux ordres. C'est de la même manière que Ouattara a exclu deux autres grands rivaux (Laurent Gbagbo et Guillaume Soro) en se servant, cette fois, de la Commission électorale indépendante (CEI). D'où cette question de fond : pourquoi veut-il entraîner la Côte d'Ivoire vers des troubles irréversibles qui risquent de provoquer plus de morts que lors du contentieux électoral de 2010 ? Celui-ci avait provoqué 3.000 morts qu'il a fait attribuer à Laurent Gbagbo. Cette fois, il sera seul à assumer les milliers de morts qui s'en suivront. Voici ci-dessous, la réplique des avocats du candidat Henri Konan Bédié qui relèvent l'entourloupe utilisée par « le menteur d'Abidjan » afin de disqualifier son aîné de l'élection présidentielle.

Grand corrupteur devant l'éternel, « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) avait convoqué, fin juillet - début août, les généraux, en catimini, pour offrir, à chacun, la rondelette somme de 100 millions de F CFA (150.000 euros). Pour boucher leurs yeux, leurs oreilles et leurs bouches. « Le menteur d'Abidjan» pense, ainsi, avoir acheté leur silence. Il a demandé leur concours dans son choix anticonstitutionnel de se succéder à lui-même dans le cadre d'un 3e mandat, ainsi que, leur concours actif en cas des troubles et des manifestations qu'une telle décision pourrait engendrer. Il a assuré qu'il veillerait qu'aucun d'eux n'ait des ennuis avec la CPI (Cour pénale internationale).

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux chefs d'Etat sont exécrables, et le mot est faible. Mais, on ignorait à quel point les deux se haïssaient cordialement. Un nouveau point de cette escalade haineuse vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent, mais où Ankara vient de découvrir un important gisement de gaz qui devrait faire de la Turquie un futur pays exportateur de gaz, comme la Russie. La France soutient la Grèce dans ce conflit qui l'oppose à la Turquie, mais, en Afrique, ils se font face.
Ce jeudi, 10 septembre, en Corse, où il préside un Sommet des pays du Sud de la Méditerranée, le président français, très amer, a réaffirmé que « la Turquie n'est plus un partenaire » et demandé de « la clarté et la fermeté de l'Europe envers le président Erdogan », qui, visiblement, menace les intérêts de la France en Méditerranée orientale.

Les remarques racistes contre Nelson Mandela proférées par Donald Trump, suscitent de la colère en Afrique où on respecte les morts, qui plus est, quand il s'agit d'un illustre disparu de la trempe de Nelson Mandela dit Madiba. Trump, qui devrait quitter la Maison Blanche en janvier prochain, suite à la cuisante défaite qui l'attend le 3 novembre (malgré le soutien appuyé de l'espionnage russe qui ne fonctionnera plus cette fois comme contre Hillary Clinton en 2016), touche par ses insultes, un être sacré, une véritable icône de la lutte anti-apartheid. L'émotion de sa nème sortie de route est tellement vive qu'Afrique Education ne peut laisser passer, bien que le silence soit la meilleure réponse à apporter à un individu au QI presque nul et qui n'aurait jamais, jamais, dû être le président de la nation la plus puissante de la terre. Notre rédaction condamne fermement le dérapage raciste du président des Etats-Unis à l'endroit de notre Madiba continental.

A 82 ans, Alpha Condé fera-t-il campagne lui-même, sur ses deux pieds, ou par personnes interposées ? Aura-t-il la capacité de sillonner tout le pays ou choisira-t-il quelques villes, conscient que le gonflement du fichier électoral (en sa faveur) qui est rempli de faux électeurs, fera son affaire au moment du décompte ? De façon générale, le parcours politique de Condé, l'ancien chargé de cours de l'Université de Paris 1, qui se fait pompeusement appeler « le professeur » (qu'il n'a jamais été et ne sera sans doute jamais), est une véritable honte pour les intellectuels africains, qui combattent, durement, les dictatures en Afrique. L'ancien opposant de la région parisienne, a décidé, comme les potentats africains qu'il combattait hier et avec qui il fait ami ami, frère frère, aujourd'hui, de mourir au pouvoir comme eux. Sans se soucier des qu'en dira-t-on. Après s'être tapé une nouvelle constitution qui lui octroie 12 années supplémentaires à la tête de l'Etat. En effet, 82 ans + 12 ans (6 ans x 2) = 94 ans. Son calcul est fort simple : son confort personnel au détriment de l'intérêt supérieur de la Guinée et des Guinéens.

Après avoir produit un bilan tel qu'il ne se voyait pas en mesure de le défendre, en 2017, laissant du coup les Socialistes être défendus par le candidat, Benoit Hamon, sans réelle envergure nationale, l'ancien chef de l'Etat, qui semble s'être remis de cette déculottée, regrette que le PS ne soit pas dans «la situation la plus brillante qu'il soit» alors qu'il devrait, selon lui, jouer un rôle «pivot» pour faire gagner la gauche en 2022.