Politique

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

On se demandait ce qu'il attendait pour se dévoiler. Désormais, on connaît ses intentions. Ancien directeur de cabinet du président, Michel Djotodia (le père des Séléka), et très efficace premier ministre de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, Mahamat Kamoun vient, enfin, de sortir du bois en affichant, clairement, ses ambitions pour le Centrafrique. Il croisera, donc, le fer, dès le premier tour de la présidentielle prévue fin 2020, avec d'autres ténors politiques de la place dont le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, le chef de l'opposition parlementaire, Martin Ziguélé, sans oublier, Anicet Georges Dologuélé, qui fut présent au deuxième tour de la présidentielle de 2016. Il en existe d'autres.

L'Union africaine (UA) a annoncé, jeudi, 6 juin, suspendre, avec effet immédiat, le Soudan de l'organisation panafricaine, jusqu'à la création d'une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence.

Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain, Donald Trump, a exposé, mercredi, 5 juin, « ses idées » pour le Proche-Orient au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, selon la porte-parole adjointe de l’exécutif bruxellois Mina Andreeva.

La Somalie fait face à un risque important de famine en raison de l'une des pires sécheresses vécues depuis des décennies, a averti, mercredi, 5 juin, le secrétaire général-adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Cela dit, il faudra, nécessairement, que les grands donateurs de l'aide humanitaire (Nations-Unies, Union européenne, Etats-Unis, etc.) deviennent plus regardants sur le caractère « Business » de certaines ONG dont la priorité est d'abord de se sucrer sur le dos des nécessiteux à secourir.

La société civile et l'opposition tchadienne dénoncent la "défaillance" du pouvoir qui menace de rétablir la cour martiale au moment où les attaques djihadistes et les violences inter-communautaires se multiplient dans le pays. C'est la victoire de Boko Haram sur Idriss Déby Itno qui disait, il y a quelques années, avoir vaincu Boko Haram. Des déclarations qui sont contredites par les faits.

L'Assemblée Générale des Nations-Unies a choisi, mardi, 4 juin, Tijjani Muhammad-Bande, représentant permanent du Nigeria à l'ONU, pour être son prochain président. Pour un mandat d'un an non renouvelable.

Coup de tonnerre dans le ciel parisien ! La Cour de cassation française a validé, mardi, 4 juin, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président déchu, mis en cause dans son pays dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du célèbre journaliste Norbert Zongo. Il va devoir affronter, pour la première fois, la justice du Burkina Faso. Pour être effective, cette extradition doit, encore, être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même, susceptible d'un recours devant le Conseil d'Etat. Ce ne sont que des formalités loin d'être insurmontables à l'exemple du décret du gouvernement. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, entretient, par ailleurs, d'excellentes relations avec son homologue français, Emmanuel Macron, qui avait effectué une visite remarquée, à Ouagadougou, fin 2017, pendant laquelle il rencontra les étudiants dans le grand amphithéâtre de l'Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Un échange resté mémorable entre le président français et les étudiants. Macron n'aurait donc aucun intérêt à freiner la procédure. Au contraire même !

«Plus de 35» personnes sont mortes et «des centaines» ont été blessées dans la dispersion, lundi, 3 juin, sur ordre du Conseil militaire, du sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, a annoncé, le lendemain, mardi, 4 juin, le Comité central des médecins soudanais. Il s'agit du dernier bilan provisoire fourni par ce groupe de professionnels proche du mouvement de contestation, qui précise dans un communiqué que de nombreux blessés sont en «soins intensifs». Donc, possibilité d'enregistrer d'autres morts.

Trois jours de deuil sont imposés depuis, samedi, 1er juin, aux habitants et commerçants du quartier PK5 de Bangui, après l'annonce de la mort du chef de l'un des principaux groupes "d'autodéfenses" de ce quartier à majorité musulmane. Le général, Nimery Matas Djamous (alias Force), est mort samedi des suites d'une longue maladie. Ses partisans accusent le président, Faustin-Archange Touadéra, de l'avoir négligé en refusant de l'envoyer se faire soigner au Maroc, en Afrique du Sud, ou même, à Douala au Cameroun qui compte des structures de bon standing médical dont l'une avait accueilli, l'ancien président, Ange-Félix Patassé, en avril 2011. De la méchanceté (gouvernementale) pure et simple, s'exclament-ils !

Le 31 mai 2019, lors de la célébration des 74 ans de l’ancien président ivoirien, Hubert Oulaye a dit une chose qui, pour certains Ivoiriens, n’est pas vraiment une révélation : Laurent Gbagbo ne peut rentrer en Côte d’Ivoire qu’avec l’accord du gouvernement français et de Dramane Ouattara. Pourquoi fallait-il s’attendre à cela ? Parce que c’est la France et Ouattara qui l’ont kidnappé et déporté illégalement à la Haye.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

L'Iran et l'Iran étaient sur la sellette pendant ce 14e Sommet de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) que le roi Salman, en plein ramadan, accueillait dans sa très belle ville de La Mecque. Il a eu tout ce qu'il a demandé à ses pairs des autres 56 pays, à savoir, la mise au pilori de l'Iran et de l'Etat d'Israël ou si l'on veut du rappel du soutien que l'OCI apporte à la Palestine et la nécessité de former un Etat indépendant avec comme capitale, Jérusalem Est.

Cette question mérite d'être posée. En effet, la justice sierra-léonaise a renforcé, vendredi, 31 mai, le poids au parlement de la formation du président, Julius Maada Bio, en destituant 10 députés du principal parti d'opposition. Ni plus ni moins. Sans se voiler la face, c'est une décision qui a provoqué des heurts entre ses partisans et la police, qui a procédé à des dizaines d'arrestations, et qui pousse beaucoup de personnes à se demander si la justice est encore indépendante dans ce pays ?

L'opposant malawite, Lazarus Chakwera, arrivé deuxième de la présidentielle du 21 mai, a rejeté "les résultats frauduleux" de l'élection remportée de justesse par le chef de l'Etat sortant, Peter Mutharika, qui a été, officiellement, investi, vendredi, 31 mai, dans un stade de la capitale Blantyre.

La dépouille du chef rebelle angolais, Jonas Malheiro Savimbi, tué au combat en 2002, a été remise vendredi, 31 mai, à sa famille pour être inhumée, samedi, 1er juin, lors des obsèques publiques, organisées à la suite d'un accord avec le gouvernement.

Le samedi 25 mai 2019, la jeunesse malienne est sortie massivement dans les rues de Bamako pour conspuer et menacer la France. « France Dégage », « France Terroriste », « Mort à la France », « France Complice », ou encore, « Plus jamais la France au Mali », pouvait-on lire sur quelques pancartes brandies par les manifestants. Comme l’on était loin de l’époque où les Maliens, arborant le drapeau français, chantaient pour la France et Hollande, les remerciant de les avoir libérés d’islamistes barbares !

Le ministre guinéen de la Justice, Cheick Sako, a présenté sa démission au président, Alpha Condé. Un de ceux qui n'approuvent pas l'idée que le président de la République fasse entorse à la constitution en briguant un troisième mandat, il a préféré jeter l'éponge au moment où le pays connaît un vif débat sur l'opportunité d'une nouvelle constitution dont l'une des principales finalités reste la possibilité donnée à Alpha Condé de rester en place après ses deux mandats constitutionnels.

Le Maroc a, officiellement, lancé une "Commission nationale" de lutte contre la traite des êtres humains, trois ans après l'adoption d'une loi sur la traite des personnes.

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.