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Gabon

Coup de tonnerre à Libreville en pleine saison sèche ! Le président, Ali Bongo Ondimba, a limogé, mardi, 21 mai, dans la soirée, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre d'Etat chargé des Forêts, Guy Bertrand Mapangou. Un acte fort pour quelqu'un que l'opposition disait mourant. Ancien candidat à l'élection présidentielle d'août 2016, Pierre Claver avait reconnu la victoire d'Ali alors que celle-ci était, encore, fortement, contestée par l'opposition et la société civile. Homme courageux comme il en existe très peu au Gabon, « l'enfant terrible de la classe politique gabonaise », comme le qualifiait le patriarche Ondimba, a été récompensé du prestigieux poste de vice-président de la République, alors même que son fils, Biendi Maganga Moussavou, siège comme ministre dans les gouvernements formés après la présidentielle de 2016. Quant à Guy Bertrand Mapangou, c'est un intime du président de la République, qui appartenait à son cercle fermé. Venu dans ses bagages au Palais du Bord de Mer, après avoir officié comme secrétaire général du ministère de la Défense où Ali Bongo Ondimba était resté dix ans comme ministre, avant de faire acte de candidature à la présidence de la République en 2009, Guy Bertrand Mapangou était considéré comme le proche parmi les plus proches qui pouvait rester aux côtés d'Ali après que tous les autres eurent trahi le président. C'est pour dire que prendre ces deux décisions, n'a pas été chose facile pour le chef de l'Etat.

Après le président du Togo, Faure Gnassingbé, mardi, 7 mai, dernier, c'est au tour du président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, d'être venu s'enquérir, à Libreville, de l'état de convalescence de son cadet, Ali Bongo Ondimba. Que n'avait-il pas entendu sur l'état de santé de ce dernier contre qui on allait jusqu'à demander la mise en place du processus de vacance du pouvoir ! Pourtant, la personne avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien a discuté, aujourd'hui, est loin d'être le grabataire dont on parlait dans les réseaux sociaux et encore moins le sosie du fils du patriarche Ondimba. C'est bel et bien Ali Bongo Ondimba en chair et en os qui a devisé avec son aîné de Côte d'Ivoire. Des retrouvailles qui, après celles avec Faure Gnassingbé, vont, sans doute faire taire l'opposition. Définitivement.

Le ministre de l'Equipement, des Infrastructures et des Travaux publics, Arnauld Calixte Engandji Alandji, est-il une branche morte dans l'équipe gouvernementale du premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé ? La question est sur toutes les lèvres au Gabon au regard de son comportement décalé et de ses frasques, qui font le buzz dans les réseaux sociaux. Le moins qu'on puisse dire, c'est que par les temps qui courent, le président, Ali Bongo Ondimba, se serait bien passé d'une telle contre-publicité au moment où il déploie des efforts titanesques pour faire face à l'adversité. Ses soucis devraient être ailleurs, pas ceux de cet ordre en tout cas.

Avant de parler des questions d'Etat, il faut d'abord dire que Faure Gnassingbé et Ali Bongo Ondimba, sont deux frères, qui s'apprécient et se soutiennent, mutuellement, quand il le faut. Les deux chefs d'Etat vouent le même amour pour le continent africain qu'ils servent de toutes leurs forces. C'est ainsi qu'ils avaient organisé, fin juillet 2018, à Lomé, en tant que présidents de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), le tout premier sommet pour combattre le djihadisme et l'extrémisme violent, qui essaient de déstructurer nos sociétés. Faure Gnassingbé et Ali Bongo Ondimba, jeunes chefs d'Etat de la même génération, vibrent au même diapason et ont la même vision de l'Afrique. En venant rendre visite, à Ali, à Libreville, mardi, 7 mai, six semaines, après son retour du Maroc où il était parti suivre une rééducation de près de quatre mois, Faure Gnassingbé fait les choses comme le lui avait appris son prédécesseur, le Sage Gnassingbé Eyadèma. Une très bonne école !

Une certaine catégorie de politiciens gabonais va très mal passer la nuit aujourd'hui. Et pour cause, Ali Bongo Ondimba n'est pas dans le coma, à l'étranger, comme ils l'espéraient ou le disaient. Il se porte même bien et est présent à Libreville. Il a reçu, ce lundi, 29 avril, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, à Libreville, pour une séance de travail, a-t-il annoncé, lui-même, sur son compte Twitter.

C'est ce samedi, 23 mars, que le président, Ali Bongo Ondimba, est, définitivement, rentré, à Libreville, après cinq mois passés à se faire soigner, respectivement, en Arabie Saoudite et au Maroc, suite à un AVC qui l'avait frappé, fin octobre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie Saoudite.

Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, va-t-il être piégé ? Un homme averti en vaut deux, dit un proverbe bantou. Sous le haut patronage du  président, Gérard Larcher, et le parrainage de Christophe-André Frassa, président du groupe d'amitié France-Afrique centrale, le sénat français organisera, vendredi, 29 mars 2019, de 9 heures à 13 heures, avec un accueil à partir de 8h30, un colloque économique sur le Gabon, en partenariat avec Business-France et la direction générale du Trésor. Julien Nkoghe Bekale y assistera, personnellement, avec plusieurs de ses ministres et collaborateurs.

Rentré au Gabon dans la nuit de dimanche à lundi, 25 février, le président, Ali Bongo Ondimba, est retourné, 48 heures plus tard, au Maroc, pour poursuivre ses soins, qui lui permettent, maintenant, de marcher et de s'exprimer, correctement, après un violent accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'avait frappé, le 24 octobre, à Riyad, en Arabie Saoudite.

Un an après la rupture par le gouvernement gabonais du contrat avec le groupe français Veolia, un accord été trouvé entre les deux parties, apprend-on de source officielle gabonaise. Les deux parties ont fait leur la maxime suivante : mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès.

Cette question qui fait débat, pas seulement, dans les cercles de l'opposition, est tout à fait fondée. Car c'est du jamais vu quand on sait que la présidence de la République, dans un pays, est le lieu où se concentre (outre les universités et centres de recherche) la matière grise la plus fournie, et ce dans toutes les disciplines. Partant du fait qu'elle ne sait jamais avec qui elle va traiter demain ou après-demain, la présidence se dote des personnels les plus qualifiés qui soient. Quand ce personnel, pour une raison ou une autre, n'existe pas sur le plan national, l'Etat est, valablement, autorisé à faire appel à l'expertise étrangère. Au nom de l'intérêt du pays.

Après avoir passé un mois de convalescence bien rempli, à Rabat, à l'invitation de son frère, le roi, Mohammed VI du Maroc, le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sera de retour, cette nuit, à Libreville. Il ne s'agit pas d'un poisson d'avril ni d'un scoop à la facebook ou twitter, mais, d'une information puisée à bonne source. Le chef de l'Etat sera accompagné de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et d'autres membres proches de leur famille. La délégation comptera, aussi, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général de la présidence, ainsi que, des conseillers et collaborateurs du cabinet présidentiel dont il n'est pas utile de citer les noms.

Dieu est grand ! Ceux qui disaient que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, était, politiquement, hors jeu, en ont eu pour leur grade. Coup sur coup, il vient de leur prouver le contraire, en montrant qu'il suit de très près les affaires de l'Etat du Gabon dont il a la charge. Contre toute attente, il a mis fin aux fonctions de Franck Emmanuel Issoze Ngondet que d'aucuns considèrent (à tort ou à raison) comme un félon. Le président vient tout aussi de surprendre à un autre niveau. Alors que tout le monde l'annonçait parti, il a maintenu dans ses fonctions de directeur de cabinet civil et politique du président de la République (au moins provisoirement), le très controversé, Brice Laccruche Alihanga, ainsi que, l'ensemble de ses collaborateurs. Qui peut encore dire que Ali Bongo Ondimba ne contrôle pas la situation ?

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation continue d'être maîtrisée à Libreville où on ne compte aucun mort, même pas un blessé grave. Les loyalistes prennent, progressivement, les points stratégiques de la capitale pour rassurer les Gabonais, les Africains et la communauté internationale. En fait, le coup d'état a bel et bien échoué.

Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier et Zacharie Myboto semblent reprendre des couleurs. Grâce à la convalescence prolongée du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, au Maroc. Ils ne font pas leur sortie politique pour solliciter l'aide du Seigneur Dieu afin que le président de la République rentre, le plus rapidement, retrouver ses fonctions au Palais du Bord de Mer, mais, pour actionner le levier de la vacance du pouvoir selon l'article 13 de la constitution, puisque, dans les courriers qu'ils ont fait parvenir, le 21 décembre, au premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, et à la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo, avec ampliation à la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson épouse Mboussou, il est indiqué l'atteinte des 60 jours d'absence du président qui devrait déclencher la procédure de la vacance du pouvoir. Le trio en question sollicite, aussi, la désignation d'un collège de médecins pour évaluer l'état de forme générale du président de la République, ainsi que, sa capacité à assurer ses fonctions.

Le principal opposant du Gabon, Jean Ping, a franchi la "ligne rouge" en appelant "à la confrontation" avec le régime, selon la porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Estelle-Flore Angangou, considérée comme l'une des plus farouches gardiennes de choc du « distingué camarade président », actuellement, en convalescence avancée, à Rabat, au Maroc.

Pour ce numéro double 471-472, nous avons hésité entre deux couvertures : Ali Bongo Ondimba dont l'état de santé venait de mobiliser l'attention de toute l'Afrique et de la communauté internationale, et le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville. Pour des raisons de sympathie non déguisée, Ali Bongo Ondimba a été choisi pour faire la pleine page dudit numéro.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

Le communiqué vient, cette fois, de la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba. Elle remercie les autorités royales saoudiennes, le personnel médical du King Faysal de Riyad, et annonce le départ de son époux, pour Rabat, le mercredi, 28 novembre, pour suivre sa convalescence.

C'est la clinique royale de Rabat qui, finalement, accueillera le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour la deuxième partie de son traitement qui sera, beaucoup plus, axée sur la rééducation, le malade ayant récupéré presque tous ses sens. Les Gabonais peuvent remercier la clinique King Faysal de Riyad car le « distingué camarade » du PDG partait pour l'éternité. Maintenant, ils sont sûrs et certains que dans quelques semaines ou mois, il leur reviendra en chair et en os, pour ré-occuper son fauteuil présidentiel au Palais du Bord de Mer.

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

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