Gabon

Bongo Ondimba Ali (BOA) a cherché à garder son pouvoir par tous les moyens. Il a réussi, mais pour combien de temps ? Car rien ne va être fait pour lui faciliter la gestion de son pouvoir usurpé.

La désinformation bat son plein du côté de Bongo Ondimba Ali (BOA). En réalité, il est en totale perdition. Sa victoire annoncée, il y a peu sur www.afriqueeducation.com est une fausse victoire. Toujours le faux et encore le faux chez lui. Nous corrigeons cette erreur en vous demandant pardon.

Le Gabon va très mal cette fin de matinée du 31 août. Alors que les statistiques lui étaient favorables, Jean Ping vient d'être déclaré battu par Bongo Ondimba Ali (BOA). La CENAP et le ministre de l'Intérieur ont réussi à inverser les tendances. Ping a demandé le ré-comptage des votes. Les troubles risquent de commencer.

Le dépouillement final à la CENAP est, anormalement, long pour qu'il n'y ait aucune place à la fraude. Il est lent mais sûr. C'est l'essentiel. Jean Ping conserve toute son avance même si dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on crie, aussi, qu'on va gagner, sans expliquer comment.

La doctrine de Bongo Ondimba Ali (BOA) est militaire : on n'organise pas une élection pour la perdre. Autrement dit, le prochain président de la République, c'est « Moi ou Personne ». Ce qui, hier, n'était qu'une rumeur, semble se vérifier, aujourd'hui, malgré la gamelle qu'il vient de ramasser à l'élection présidentielle. Ayant refusé de partir de son propre chef, BOA attendrait, plutôt, qu'on le jette dehors. Comme un malpropre, brutalement, et sans la manière.

Le Gabon retient son souffle alors que les données du problème sont simples. Bongo Ondimba Ali (BOA) ne peut plus jouer la montre. C'est trop dangereux pour le Gabon.

Pour couper l'herbe sous les pieds des émergents du Palais du Bord de Mer, le candidat élu, Jean Ping, a pris les devants en convoquant, il y a quelques heures, les journalistes gabonais et de la presse internationale, pour remercier les Gabonais de l'avoir élu président de la République.

Les partisans de Bongo Ondimba Ali (BOA) ne tiennent plus en place. Anticipant l'annonce de la défaite électorale de BOA qui n'est plus qu'une question d'heures, voire, de jours, ils ont annoncé, dès samedi, soir, sa victoire, bravant, ainsi, les interdits du ministre de l'Intérieur et de la Commission électorale. Une heure après, Jean Ping, lui, a sorti les (vrais) chiffres sur 40% des votes, qui l'annoncent vainqueur à 68%. Sylvia, l'épouse bien aimée de BOA préparerait, déjà, les valises, en prévision du grand déménagement.

Sur instruction du Palais du Bord de Mer, le président de la CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente), René Aboghé Ella, a fermé le bureau de vote de Genève, capitale européenne des Nations-Unies, où vivent beaucoup de Gabonais ainsi que leurs familles. C'est la panique générale dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA).

La présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, ne pouvait pas être neutre. C'était trop lui demander. Bongo Ondimba Ali (BOA) est, tout simplement, son beau fils : ses deux enfants (à elle) et BOA ont le même père. Il faut, donc, une certaine (indulgence) à son endroit.

C'est demain, samedi, 27 août, qu'aura lieu l'élection présidentielle tant attendue au Gabon. Pour la première fois, depuis l'indépendance, le pays du patriarche Ondimba est en passe de vivre une palpitante alternance, à la tête de l'Etat, à cause de la calamiteuse gouvernance de son fils.

Donné vainqueur depuis plusieurs mois, Bongo Ondimba Ali (BOA), en l'espace d'une semaine, s'est laissé doubler par l'un de ses principaux challengers, Jean Ping. Convaincu de la forte avance de ce dernier qui a réussi à rallier trois des principaux candidats à cette présidentielle, BOA utilise, désormais, tous les moyens pour tenter de rattraper son retard. C'est, malheureusement, trop tard pour lui.

Les Camerounais sont, littéralement, assaillis par des « messages » de campagne en faveur de Bongo Ondimba Ali (BOA) depuis quelques jours. C'est comme s'ils allaient voter le 27 août prochain. Alors que non. Les quelque 1.000 Gabonais qu'on compte sur les listes électorales au Cameroun, ne justifient, en rien, une telle folie dépensière. De l'avis général, c'est parce que BOA ne sait plus à quel saint se vouer.

Quand on observait les mines des « émergents », pendant la tournée dite «républicaine » et les mêmes mines des mêmes « émergents » depuis l'accord historique qui consacre la candidature unique de Jean Ping pour l'opposition, la crainte de la défaite annoncée de Bongo Ondimba Ali (BOA), l'homme politique le plus impopulaire de toute la classe politique du Gabon, se lit aisément, sur les visages. Même s'il ne le dit pas, BOA se sait, déjà, vaincu par Jean Ping, dans sa tête. Le reste n'est que mise en scène et déroulement du calendrier électoral.

La haine que Bongo Ondimba Ali (BOA) voue à Jean Ping alors que même la nature aurait voulu les voir réunis, ne date pas d'aujourd'hui. Sans trop écrire sur leurs relations, voici quelques deux faits qui montrent que le candidat des émergents ne récolte que s'il a semé (de mal) par le passé.

En ce jour de commémoration du 56e anniversaire de leur indépendance, les Gabonais et les Gabonaises se sont réveillés avec beaucoup d'optimisme. Encore quelques jours, et un vent nouveau soufflera sur l'ensemble du territoire national. Ils pourront alors regarder les autres Africains de la sous-région dans les yeux en leur disant : fiers d'être les héritiers de Léon Mba et du patriarche Ondimba, après la fermeture de la fâcheuse parenthèse 2009-2016.

Jean Ping étant devenu le candidat unique de l'opposition, les candidats, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba, en attendant le ralliement d'autres candidats, vont se mettre à son service pour permettre une alternance à la tête de l'Etat que les Gabonais attendent de tous leurs vœux.

Alors qu'il devrait être la personne qui rassure tout le monde et crédibilise l'élection présidentielle, le président de la CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente), René Aboghé Ella, déçoit, fortement, par son parti pris systématique en faveur de Bongo Ondimba Ali (BOA). Il sait avoir failli mais se dit couvert par le Palais du Bord de Mer. L'opposition et la société civile demandent sa démission immédiate, ce qui est inquiétant pour l'issue de la présidentielle.

Quand on vous dit que Bongo Ondimba Ali (BOA) est impopulaire. Malgré les moyens colossaux mis dans sa campagne de communication, ne l'aiment, au Gabon, que ceux qui mangent directement ou indirectement dans sa main. Le flop (il n'y a pas un autre mot) qui a caractérisé son meeting « géant » du Stade de l'Amitié, samedi, 13 août, à Libreville, le montre, aisément.

Contrairement à ce que fait croire la majorité présidentielle, ce n'est pas l'assurance tout risque du côté de son candidat. Inquiétudes et inconnus hantent, beaucoup, les esprits des faussaires du Palais du Bord de Mer. On se rend compte que Bongo Ondimba Ali (BOA) est d'une impopularité que seuls les médias d'Etat et la distribution des billets de banque, ne pourront pas effacer.