Ce lundi, 1er juin, l’Assemblée nationale française a adopté, à l’unanimité, la proposition de loi dite « Bétharram » (cet internat de l’église catholique de province où avait travaillé l’épouse de l’ancien premier ministre français, François Bayrou, qui dit n’avoir rien vu ni rien entendu des histoires de viols qui s’y déroulaient) pour lutter contre les violences en milieu scolaire. Le texte initial prévoyait que les ministres du culte (prêtres, pasteurs, imams, évangélistes, rabbins, prophètes, etc.) seraient « soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, y compris s’ils en ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions : Aucun « secret de la confession » ne saurait s’y opposer ». Une mesure visant, à l’évidence, les hommes et femmes de Dieu, et ardemment, défendue par le député de la France insoumise, Paul Vannier, mais qui a été rejetée grâce à l’opposition des députés du Rassemblement national (Marine Le Pen), des Républicains (Bruno Retailleau) et de l’Union des droites pour la République (Eric Ciotti), au nom de la défense de la liberté de conscience. La proposition de loi est finalement passée, mais, les choses n’ont pas été simples. Comme quoi, la France insoumise est vraiment insoumise, même devant Dieu. On peut lui faire confiance pour les grands combats des mois à venir.
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