SENEGAL : Le nouveau parti politique KIRAAY et les limites d’une stratégie de recyclage politique

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Disons-nous la vérité ! KIRAAY a choisi la transhumance comme moyen de massification, d’élargissement et d’ancrage politique.

Jamais la transhumance n’a atteint un niveau aussi élevé au Sénégal et, plus largement, en Afrique. Pourtant, un parti ne se massifie pas par la transhumance.

Un parti ne s’élargit pas par la transhumance.

Un parti ne s’ancre pas par la transhumance.

KIRAAY risque de perdre à plate couture les prochaines échéances électorales de 2027 pour diverses raisons (sur notre photo, le président de Kiraay Bassirou Diomaye Faye).

Je peux notamment citer la promotion de la transhumance sous toutes ses formes, les unes plus préoccupantes que les autres ; le manque de respect et de considération envers ses alliés, pourtant, dix mille fois plus expérimentés politiquement ; l’absence de tolérance, qui dérive dangereusement vers l’étouffement de la pensée et du débat contradictoire ; et, enfin, une critique politique, qui tourne constamment autour de PASTEF et d’Ousmane Sonko, au détriment des véritables préoccupations des populations.

 Pendant ce temps, le Sénégal va mal, très mal.

Le peuple attend des réponses concrètes à ses difficultés quotidiennes, des solutions économiques et sociales, ainsi qu’une véritable vision pour l’avenir du pays.

Le logo du nouveau parti du président de la République.

La politique ne peut pas se résumer à la conquête de responsables politiques venus d’autres horizons. Elle doit d’abord être fondée sur des convictions, des valeurs, un projet de société et une capacité à mobiliser durablement les citoyens.

La transhumance peut gonfler artificiellement les rangs d’une formation politique, mais, elle ne garantit ni son enracinement populaire ni sa victoire électorale.

Cheikh Sidiya DIOP

Secrétaire général de la Ligue des Masses

Diplôme d’Université en sciences politiques « Administrateur d’élections », promotion 2019, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Certification pour les observateurs électoraux, 2019 — OSCE/BIDDH, Strasbourg.          

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