GIRONDINS DE BORDEAUX : Direction la 5e division française de football

Les Girondins de Bordeaux n’en ont pas fini de dégringoler. Relégué en Ligue 2 sportivement, le club bordelais a vu sa rétrogradation administrative en National 1 confirmée par la commission d’appel de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG). Bordeaux avait été relégué par la DNCG, le gendarme du football français, à la mi-juin, pour raisons financières. Cette sanction condamne les Marine et Blanc à évoluer au troisième niveau national, une première depuis 1937. Arrivé à l’été dernier après le retrait de King Street, le propriétaire, Gérard Lopez, et sa société, Jogo Bonito, n’ont pu redresser les comptes d’un club criblé de dettes. Sur RMC, une radio périphérique française, l’ex-président de Lille avait déclaré le 21 juin qu’il restait « 22 millions d’euros à trouver » (15 milliards de F CFA). Les ennuis ne devraient pas s’arrêter là. En l’état, le fonctionnement du club ne lui permet pas de subsister en National 1, division dans laquelle aucun revenu tiré des droits TV n’est garanti. « Ça ne serait pas économiquement soutenable. Le club ne pourrait plus faire de business. Il perdrait la manne du fonds d’investissement CVC (Capital Partners) et les droits TV seraient beaucoup plus faibles, alors que les charges resteraient énormes parce qu’on ne peut pas les réduire d’un coup », selon l’économiste du sport, Jean-François Brocard. Plus grave : « Il y a un risque de dépôt de bilan », concédait d’ailleurs Gérard Lopez sur RMC. Si tel est le cas, Bordeaux devra repartir en National 3, soit, la cinquième division du football français, où évoluait, déjà, cette année, son équipe réserve. Il s’agirait d’un déclassement historique pour un club six fois champion de France, finaliste de la Coupe de l’UEFA en 1996, présent sans discontinuer dans le monde professionnel depuis 1937. C’était l’époque des Grands Girondins de Bordeaux avec comme président, Claude Bez, comme coach le Belge, Raymond Goethals, et des joueurs d’exception comme Alain Giresse, Klaus Allofs, et notamment, Joseph Antoine Bell, qui signa un record dans le championnat français : huit matchs sans encaisser le moindre but. Pourtant Claude Bez venait de diviser par trois le budget des Girondins de Bordeaux (de 180 à 50 millions de FF). C’est dire que ce n’est pas la première fois que Bordeaux rencontre de gros problèmes dans son parcours. Il faudrait juste trouver un manager de la trempe de Claude Bez pour s’en sortir.

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