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	<title>Archives des Education - Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Archives des Education - Afrique Education</title>
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		<title>GREVE DES LYCEENS EN FRANCE : Greeta Thunberg s’en mêle (On est content à gauche)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:27:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Connue pour son militantisme écologiste et sa participation à la flottille pour Gaza, la militante suédoise écologiste de gauche, Greeta Thunberg, était aux côtés des jeunes manifestants en Seine-Saint-Denis, ce 13 octobre. Plutôt une surprise de la voir là. Dès 8h30, elle a été accueillie devant le Lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (dont le maire est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Connue pour son militantisme écologiste et sa participation à la flottille pour Gaza, la militante suédoise écologiste de gauche, Greeta Thunberg, était aux côtés des jeunes manifestants en Seine-Saint-Denis, ce 13 octobre. Plutôt une surprise de la voir là.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès 8h30, elle a été accueillie devant le Lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (dont le maire est Bally Bagayoko) par une sono avec du rap à fond, puis, d’une fanfare, et enfin, d’un feu de poubelle rapidement éteint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agée seulement de 23 ans, mais avec un parcours d’adulte, la jeune militante s’est dit « <em>extrêmement fière des élèves et étudiants français</em>&nbsp;» lorsqu’elle a été interrogée par les médias devant le Lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, Keffieh (soutien à la cause palestinienne oblige&nbsp;!) sur les épaules, et a expliqué&nbsp;: «&nbsp;<em>Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin.</em> ». Si c’était un devoir à remettre au professeur, celui-ci lui aurait donné 20/20. Elle a tout juste.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="450" height="300" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/14oct21.jpg" alt="" class="wp-image-22652" style="width:813px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/14oct21.jpg 450w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/14oct21-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Greeta Thunberg en terre conquise à Saint-Denis.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">De telle sorte que quand elle a ajouté : <em>«&nbsp;Nous n’allons pas abandonner et nous allons nous battre pour cet avenir qu’on nous vole sous nos yeux.&nbsp;»,</em> <em>elle avait déjà conquis tous les cœurs des lycéens dont beaucoup accouraient d’autres villes et communes pour l’écouter, délaissant, parfois, leurs propres lieux de manifestations. Une vraie star cette Greeta Thunberg que beaucoup ne connaissaient qu’au travers des reportages télé. Elle était maintenant en face et on pouvait même (avec beaucoup de chances) la toucher.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A la question de savoir, pourquoi avoir choisi le Lycée Paul-Eluard (qui du coup devient célèbre à l’international car on le connait maintenant partout), Greeta Thunberg a répondu&nbsp;: «&nbsp;C’est un lycée emblématique de la contestation. Ca fait presque trois semaines qu’ils étaient mobilisés, il fallait les soutenir&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>NOUVEAU GOUVERNEMENT AU GABON : La ministre de l’Education nationale virée de son poste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 16:44:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contre toute attente, Brice Oligui Nguema a formé un nouveau gouvernement ce weekend. Composé de 32 membres contre 28 pour le précédent, il connait 8 nouveaux entrants et 5 départs dont celui de la ministre de l’Education nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq. Déjà ministre sous Ali Bongo Ondimba, dans le même département ministériel, cette dernière avait [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Contre toute attente, Brice Oligui Nguema a formé un nouveau gouvernement ce weekend. Composé de 32 membres contre 28 pour le précédent, il connait 8 nouveaux entrants et 5 départs dont celui de la ministre de l’Education nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq. Déjà ministre sous Ali Bongo Ondimba, dans le même département ministériel, cette dernière avait bénéficié de la confiance du nouveau président de la République, pendant trois ans. L’éducation nationale, en France en ce moment où les lycéens ont fait perdre le sommeil au gouvernement, comme dans la grande majorité des pays du monde, est un gros problème. Chaque ministre essaie de faire ce qu’il peut. Cela fut le cas de Camélia Ntoutoume Leclercq également. Elle a été renvoyée du gouvernement, mais a tenu, sincèrement, à remercier le président de la République de la confiance qu’il avait placée en elle pendant trois ans. Sa lettre est tellement émouvante que nous avons décidé de la publier intégralement. Naturellement, on suppose qu’elle reste disponible pour d’autres missions que lui confierait le président, Brice Oligui Nguema.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président de la République,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de mon passage au Gouvernement, je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude pour la confiance que vous avez bien voulu placer en ma personne, en me donnant l’honneur de servir notre Nation à vos côtés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je mesure pleinement le privilège qui m’a été accordé de participer, d’abord au Gouvernement de la Transition, puis au premier Gouvernement de la Ve République, à un moment charnière de l’histoire politique et institutionnelle de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces années de service ont constitué pour moi une expérience humaine, professionnelle et républicaine d’une valeur inestimable. Elles m’ont permis de contribuer, avec engagement et détermination, à l’œuvre de transformation de notre système éducatif et à la concrétisation de l’ambition que vous portez pour le Gabon (sur notre photo, Camélia Ntoutoume Leclercq avec le président de transition en mode explication de chose)..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous suis reconnaissante de m’avoir donné l’opportunité de prendre part à cette étape historique, marquée par la volonté de refonder nos institutions, de restaurer la confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives à notre peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des fonctions exercées, je garderai le souvenir d’une responsabilité exigeante, d’un engagement au service de l’intérêt général et d’une mission guidée par la conviction que l’éducation demeure l’un des fondements essentiels de la dignité humaine, de la souveraineté nationale et du développement de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Permettez-moi, Monsieur le Président de la République, de vous renouveler mon profond respect, ma loyauté républicaine et ma reconnaissance pour la confiance témoignée tout au long de ce parcours.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="177" height="148" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct21.jpeg" alt="" class="wp-image-22645" style="aspect-ratio:1.195962790436414;width:373px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;ancienne ministre entre les deux présidents dont le Français Emmanuel Macron qui est actuellement accusé par les lycéens d&rsquo;avoir tiers-mondisé le système éducatif français.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle cette pensée :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La grandeur d’une mission ne réside pas seulement dans la durée des responsabilités exercées, mais dans la fidélité aux convictions, la sincérité de l’engagement et la trace que l’on laisse au service de la Nation. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je demeure convaincue que le service de la République dépasse les fonctions et les circonstances, et que chaque expérience vécue au service de notre pays constitue une contribution à la construction de son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vous renouvelant mes sincères remerciements, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, l’expression de mon profond respect et entier dévouement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Madame Camélia NTOUTOUME LECLERCQ</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>MANIFESTATIONS EN FRANCE : Les lycéens et étudiants connaissent-ils leurs droits ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 13:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la fin du mois de septembre, la France connaît une importante vague de mobilisations lycéennes et étudiantes, au cours desquelles les manifestants dénoncent les nombreuses défaillances du système éducatif et interpellent le gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications. Toutefois, si la liberté de manifester constitue une liberté fondamentale bénéficiant d’une protection [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis la fin du mois de septembre, la France connaît une importante vague de mobilisations lycéennes et étudiantes, au cours desquelles les manifestants dénoncent les nombreuses défaillances du système éducatif et interpellent le gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications. Toutefois, si la liberté de manifester constitue une liberté fondamentale bénéficiant d’une protection constitutionnelle, son exercice ne saurait s’affranchir du respect du cadre juridique en vigueur, notamment, des dispositions du Code pénal visant à prévenir et à sanctionner les comportements répréhensibles susceptibles de survenir à l’occasion de ces rassemblements. Dans cette perspective, le présent article juridique a vocation à rappeler les droits et libertés dont disposent les lycéens et les étudiants dans le cadre des mobilisations, tout en précisant les limites légales qui encadrent leur exercice, ainsi que, les comportements susceptibles d’engager leur responsabilité pénale.</em></strong></p>



<ol style="list-style-type:upper-roman" class="wp-block-list">
<li><strong>Le droit de manifestation : Une liberté fondamentale constitutionnellement garantie</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des manifestations lycéennes et étudiantes, le droit de manifester constitue une liberté fondamentale permettant aux jeunes citoyens d’exprimer publiquement leurs opinions, leurs revendications et leurs désaccords face à des décisions qu’ils estiment injustes ou contraires à leurs intérêts. En France, cette liberté trouve notamment son fondement dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dont l’article 10 consacre la liberté d’opinion et l’article 11 garantit la libre communication des pensées et des opinions. Ces principes, auxquels le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 reconnaît une valeur constitutionnelle, permettent, ainsi, aux lycéens et aux étudiants de se mobiliser collectivement afin de défendre leurs droits, de contester certaines réformes ou de faire entendre leurs revendications auprès des pouvoirs publics.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22640" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11-600x338.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct11.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une manifestation très sage des lycéens à Paris : Ici, pas de casseurs pour perturber la bonne ambiance.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le droit de manifester ne bénéficie pas, uniquement, d&rsquo;une protection à l&rsquo;échelle nationale, mais également, à l&rsquo;échelle européenne. En effet, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales (CEDH), signée le 4 novembre 1950, consacre plusieurs libertés essentielles à l&rsquo;exercice de ce droit. Son article 10, relatif à la liberté d&rsquo;expression, ou encore, son l&rsquo;article 11, relatif à la liberté de réunion et d&rsquo;association, sont des dispositions favorables aux droits des manifestants des Etats membres.</p>



<ol style="list-style-type:upper-roman" class="wp-block-list">
<li><strong>Un droit de manifester soumis à un encadrement juridique pour le maintien de l’ordre public</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le droit de manifester constitue une liberté fondamentale, reconnue et protégée tant par le droit national que par le droit européen, son exercice ne saurait pour autant être considéré comme absolu. En effet, si les lycéens et les étudiants disposent de la liberté d’exprimer collectivement leurs revendications, celle-ci doit nécessairement se concilier avec d’autres impératifs, notamment, la préservation de l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que, le respect des droits et libertés d’autrui. Dès lors, les pouvoirs publics disposent de prérogatives leur permettant d’encadrer, de réglementer et, dans certaines circonstances, de restreindre l’exercice du droit de manifester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d’abord, depuis l’apparition du mouvement des « Gilets Jaunes » en novembre 2018 et les nombreux débordements ayant accompagné certaines manifestations, notamment, les violences commises par des groupes de casseurs, le législateur français a souhaité renforcer l’encadrement juridique du droit de manifester. En effet, face aux dégradations de biens publics et privés ainsi qu’aux affrontements avec les forces de l’ordre, le parlement a adopté la loi n° 2019-290 du 10 avril 2019 visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations, communément appelée « loi anticasseurs ». Cette dernière a, notamment, introduit l’article 431-9-1 du Code pénal, qui sanctionne la dissimulation volontaire de tout ou partie du visage, sans motif légitime, au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique au cours ou à l’issue de laquelle des troubles à l’ordre public sont commis ou risquent d’être commis. Cette infraction est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans le cadre des manifestations lycéennes et étudiantes, de nombreux jeunes masqués participant spontanément à des rassemblements peuvent, parfois, sans en avoir pleinement conscience, se retrouver dans une situation susceptible de constituer une infraction pénale (sauf motif légitime, comme par exemple, la protection contre les gaz lacrymogènes). Dès lors, lorsque les conditions légales sont réunies, ils peuvent faire l’objet d’une interpellation par les forces de l’ordre et, le cas échéant, d’un placement en garde à vue dans le cadre d’une enquête de flagrance émise par le procureur de la République.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="908" height="510" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12.jpg" alt="" class="wp-image-22641" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12.jpg 908w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12-768x431.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/12oct12-600x337.jpg 600w" sizes="(max-width: 908px) 100vw, 908px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le droit à la vie tout simplement : Ce n&rsquo;est pas trop demander au gouvernement.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’encadrement juridique du droit de manifester ne se limite pas aux comportements des manifestants, mais, concerne, également, les moyens d’expression utilisés au cours des rassemblements. En effet, dans le cadre des manifestations lycéennes et étudiantes, les pancartes et les banderoles constituent des instruments privilégiés permettant aux jeunes d’exprimer leurs revendications, de dénoncer certaines décisions gouvernementales, ou encore, de contester des réformes qu’ils estiment injustes. Si leur utilisation relève, en principe, de la liberté d’expression garantie par les différents textes juridiques, cette liberté n’est toutefois pas absolue. En effet, le contenu des slogans inscrits sur ces supports peut, dans certaines circonstances, constituer une infraction pénale. A cet égard, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse encadre les abus de la liberté d’expression. Son article 24 réprime notamment certaines provocations publiques à la violence, à la discrimination ou à la haine, tandis que ses articles 29 et 33 définissent et sanctionnent les injures publiques. De même, les propos diffamatoires peuvent être poursuivis dans les conditions prévues par cette même loi. Dès lors, un lycéen ou un étudiant qui brandit une pancarte comportant des propos constitutifs d’une telle infraction est susceptible de faire l’objet de poursuites judiciaires, quand bien même ces propos auraient été exprimés dans le cadre d’une mobilisation collective. Toutefois, la simple critique d’une politique gouvernementale, d’une réforme ou d’une personnalité publique, même formulée de manière virulente ou provocatrice, ne constitue pas nécessairement une infraction, car il existe dans ce cadre un droit à l’outrance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc TEDGA (Juriste en droit public)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Administration publique, parcours Gouvernance et Gestions publiques à l’IPAG de l’Université Paris-Nanterre (en cours d’obtention). &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Droit public, parcours Services et Politiques Publics à l’UFR de Droit, Economie et Science politique de l’Université Rouen-Normandie (en cours d’obtention).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Management public de l’État et des organisations publique à l’IPAG de l’Université de Poitiers (en cours d’obtention).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le cadre de son triple cursus universitaire en Master 2, Marc TEDGA a choisi de développer une expertise approfondie dans quatre domaines complexes du droit public : Le contentieux administratif de l’Etat, des collectivités territoriales et de l’Union européenne, le contentieux administratif du droit public des affaires et des contrats, le contentieux administratif relatif au droit des étrangers, de l’immigration et de l’asile, ainsi que, le contentieux administratif de la responsabilité morale (ou pénale) des personnes publiques. A l’avenir, il ambitionne d’obtenir le grade de docteur en droit public.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pour toute proposition ou question relative à ce sujet, vous pouvez me contacter à l’adresse suivante :</em> <a href="mailto:marc.tedga@yahoo.fr"><em>marc.tedga@yahoo.fr</em></a> <em>(réponse sous 24h).&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>DOMAINES JURIDIQUES :</u></strong> <em>droit constitutionnel et des libertés fondamentales&nbsp;; droit administratif général&nbsp;; droit pénal&nbsp;; droit de la Convention européenne des droits de l’Homme et droit de l’Union européenne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>IMPORTANT&nbsp;:</u></strong> Sur le plan juridique, le plagiat est une atteinte au droit d’auteur. Conformément à l’article L. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle&nbsp;: <em>«&nbsp;Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque&nbsp;»</em>. Par conséquent, cela implique une obligation de citation et de référencement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>MANIFESTATIONS EN FRANCE : Les lycéens ne sont plus seuls</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/manifestations-en-france-les-lyceens-ne-sont-plus-seuls/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 15:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journée du mardi, 6 octobre, a permis une grande mobilisation rarement vue ces dernières années. Alors qu’en région parisienne, la police disait attendre 10.000 manifestants, la surprise a été avec 56.000 personnes qui ont rallié les élèves et étudiants un mardi, et non un samedi qui est le jour généralement choisi pour battre le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La journée du mardi, 6 octobre, a permis une grande mobilisation rarement vue ces dernières années. Alors qu’en région parisienne, la police disait attendre 10.000 manifestants, la surprise a été avec 56.000 personnes qui ont rallié les élèves et étudiants un mardi, et non un samedi qui est le jour généralement choisi pour battre le pavé dans Paris. Les syndicats sont sur un autre ordre de grandeur&nbsp;: plus de 100.000 manifestants à Paris (entre Place de la République et Place de la Nation) et plus de 500.000 dans toute la France. De l’avis des journalistes qui couvrent cette marche à Paris, on n’a rarement vu autant de monde dehors ces dernières années, même pendant l’épisode des Gilets Jaunes. C’est la preuve du mécontentement réel des Français dont le fil déclencheur a été les revendications des lycéens. Le ras-le-bol est général.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que la manifestation se déroule dans Paris et plusieurs villes de la France, le premier ministre, Sébastien Lecornu, faisait face aux questions des présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée nationale où la seule note joyeuse a été, quand la présidente, Yaël Braun-Pivet, a annoncé la présence dans l’hémicycle des députés camerounais de l’Association Amitié France-Cameroun. Ils ont pu voir de leurs yeux comment les débats sont enlevés en France, même si au Cameroun, les députés de l’opposition savent donner de la voix, malgré le fait que le parti au pouvoir, le RDPC, soit largement majoritaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="415" height="739" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct11.jpeg" alt="" class="wp-image-22611" style="width:791px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct11.jpeg 415w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct11-168x300.jpeg 168w" sizes="(max-width: 415px) 100vw, 415px" /><figcaption class="wp-element-caption">LFI est le bouc émissaire tout trouvé. Cela dit, une certitude :  LFI est le parti que vote la majorité des lycéens et étudiants.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne pas être sectaire, laissons la parole au premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a brossé la situation, après 8 jours de manifestations&nbsp;: «&nbsp;215 blessés chez les lycéens (dont un a eu un œil arraché, un autre le bras arraché aussi, ndlr), 85 agents publics de l’Education nationale blessés, 715 policiers et gendarmes blessés et une banalisation de la violence qui a abouti à 24 bâtiments saccagés&nbsp;». Ces chiffres vont évoluer avec cette journée de mobilisation. La France étant un état de droit, le premier ministre a souhaité que «&nbsp;La justice passe&nbsp;» après avoir défendu la police et la gendarmerie (comme le fait souvent le ministre de l’Intérieur) en précisant que «&nbsp;L’usage de la force n’est pas disproportionné&nbsp;». Il a, aussi, tenu à dire avec gravité que contrairement à ce qui est entendu ici et là, «&nbsp;La police et la gendarmerie ne sont pas racistes&nbsp;». Dont acte&nbsp;! Cela dit, l’opposition a rétorqué que le «&nbsp;délit de faciès&nbsp;» n’est pas une fiction au sein de la police française, mais bien, une réalité. Le premier ministre a conclu sans citer personne qu’«&nbsp;On organise le chaos à des fins électorales&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus important. Il a, également, ébauché des solutions dans un contexte budgétaire inédit&nbsp;: «&nbsp;Plusieurs chantiers sont ouverts, la question budgétaire est au centre de la réflexion, il en est de même de la question «&nbsp;bâtimentaire&nbsp;», de l’orientation avec le fameux Parcoursup, l’organisation du temps scolaire, et bien entendu, la démocratie lycéenne&nbsp;», a-t-il tenu à préciser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci ne se fera pas par un claquement de doigts. Sébastien Lecornu précise que les besoins seront évalués au niveau de chaque établissement scolaire, avant d’être remontés au niveau du rectorat. C’est ce dernier qui les fera parvenir au gouvernement, ce qui laisse penser qu’il faudra un certain temps pour y parvenir alors que la pression dans le pays devient de plus en plus insoutenable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-22612" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-1024x577.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12-600x338.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/06oct12.jpg 1030w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mathilde Panot, la présidente du Groupe parlementaire LFI à l&rsquo;Assemblée nationale, répond au premier ministre qui rend son parti responsable des débordements des manifestants qui seraient instrumentalisés.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de partis politiques qui ont pris la parole n’ont pas épargné le gouvernement. Loin de là. Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale, qui parlait au nom du Rassemblement national (extrême-droite), n’a pas hésité à invectiver le gouvernement&nbsp;: «&nbsp;Vous êtes là depuis 10 ans. Qu’avez-vous fait de la France&nbsp;? N’avez-vous pas honte d’avoir mis le pays dans cet état-là&nbsp;»&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présidente du Groupe LFI (La France insoumise) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot a enfoncé le clou&nbsp;: «&nbsp;Depuis 18 jours, vous jouez le pire. Dans n’importe quelle autre démocratie, vous auriez déjà démissionné&nbsp;», avant de donner la leçon au gouvernement&nbsp;: «&nbsp;On ne brutalise pas les enfants&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où ce papier est écrit, alors que les manifestations se terminent, à Paris et dans toute la France, avec les mots d’ordre qui appellent nettement à la poursuite des mouvements, et même, à leur durcissement, personne ne peut dire, exactement, de quoi demain sera fait. Le problème est loin d’être réglé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>FRANCE : Bras de fer entre le gouvernement (qui ne lâche rien) et les lycéens qui ont une montagne de revendications.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 18:22:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après un week-end calme, les manifestations ont repris de plus belle, ce lundi, 05 octobre 2026, avec plus de 586 établissements bloqués. Objectif : Maintenir la pression sur le gouvernement de Sébastien Lecornu. Mais, sans surprise, Matignon a fait la sourde oreille, préférant verser dans la recherche de boucs-émissaires plutôt qu’aborder le fond du problème. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/france-bras-de-fer-entre-le-gouvernement-qui-ne-lache-rien-et-les-lyceens-qui-ont-une-montagne-de-revendications/">FRANCE : Bras de fer entre le gouvernement (qui ne lâche rien) et les lycéens qui ont une montagne de revendications.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après un week-end calme, les manifestations ont repris de plus belle, ce lundi, 05 octobre 2026, avec plus de 586 établissements bloqués. Objectif : Maintenir la pression sur le gouvernement de Sébastien Lecornu. Mais, sans surprise, Matignon a fait la sourde oreille, préférant verser dans la recherche de boucs-émissaires plutôt qu’aborder le fond du problème. En effet, hormis le blâme adressé à La France Insoumise (LFI, parti politique très proche des lycéens et des étudiants et qui soutient les manifestations) pour son rôle supposé dans les événements actuels et leur reclassification en violences urbaines, rien de bon n’est sorti de la réunion de cellule de crise de l’exécutif.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que le gouvernement émule son patron, Emmanuel Macron, dans un exercice de refus d’examen de conscience. Après la réunion de son cabinet, Sébastien Lecornu s’est contenté de lister les chantiers qui, selon lui, sont prioritaires, tels que Parcoursup, le remplacement des enseignants absents et l’aménagement de l’emploi du temps. Il sollicite trois semaines pour évaluer leur coût global. Ce qui étonne au vu du pragmatisme dont il fit preuve l’an dernier, en dotant la France de son budget 2026, malgré de fortes divisions dans l’hémicycle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse française l’ayant noté et ne pouvant que voir dans le contenu de son communiqué d’hier du dilatoire et la preuve du manque de volonté politique et d’absence de considération envers elle, la décision de maintenir la pression est logique. C’est à cet effet que d’autres syndicats, notamment, d’étudiants, d’enseignants et de parents d’élèves, ont été invités à se joindre à la mobilisation. Ainsi, le mardi, 6 octobre, risque de faire office de réponse directe à la tentative de désescalade maladroitement présentée par le chef du gouvernement français.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="554" height="554" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct11.jpeg" alt="" class="wp-image-22605" style="width:773px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct11.jpeg 554w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct11-300x300.jpeg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct11-150x150.jpeg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct11-100x100.jpeg 100w" sizes="(max-width: 554px) 100vw, 554px" /><figcaption class="wp-element-caption">Même dans le Loiret, on veut vraiment que le gouvernement s&rsquo;occupe des revendications des lycéens.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les lycéens ne demandent pas la lune. Tout le monde reconnaît que leurs revendications sont légitimes&nbsp;: Manque d’enseignants dans certaines filières, mauvaises conditions de travail des lycéens et de leurs enseignants, des bâtiments qui ne résistent plus à la canicule quand c’est l’été et au froid quand c’est l’hiver (parfois le chauffage ne fonctionne pas), etc. Dans certains lycées, on se croirait dans un pays du tiers-monde tellement le délabrement est avancé. Une situation qui dure depuis plusieurs années et qui a complètement été ignorée (il n’y a pas un autre mot) pendant les deux mandats d’Emmanuel Macron. D’abord, ministre de l’Education nationale, puis, premier ministre pendant six mois, Gabriel Attal dit avoir perçu le problème qu’il avait commencé à résoudre, mais on ne lui en a pas donné le temps. Il le répète à souhait pendant sa campagne puisqu’il est candidat à la succession de son mentor. Cela dit, que fait-on immédiatement car ça chauffe dans les lycées et de plus en plus dans les universités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec sa réponse qui n’en est pas une, Matignon cherche, en réalité, à voir jusqu’où les capacités de nuisance des manifestations actuelles peuvent se situer. Ayant effectué des coupes budgétaires drastiques auprès des établissements et haussé ses recettes anticipées dans l’enseignement supérieur, il a démontré toute son indifférence pour la qualité de l’apprentissage dispensé à la jeunesse française. Sans contrainte, à l’instar des opérations de blocus réalisées dans l’ensemble du territoire, il ne fera pas marche arrière, d’où l’importance de maintenir la pression.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-22606" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12-600x400.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/05oct12.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de l&rsquo;Education Edouard Geffray ne peut pas inventer le fil à couper le beurre : Pas d&rsquo;argent dans les caisses de l&rsquo;Etat qui cherche 54 milliards d&rsquo;euros pour faire voter le budget 2027. Le premier ministre se donne 3 semaines pour trouver un budget satisfaisant pour les jeunes alors qu&rsquo;on est dans l&rsquo;urgence. Une équation (vraiment) pas simple.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 5.000 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre depuis le début des manifestations. Un chiffre qui pose la question des méthodes employées par les effectifs du ministère de l’Intérieur, visiblement, déployés pour faire face à des violences purement urbaines. Mais, des vidéos montrant des lycéens manifestant sans violence recevoir des bombes lacrymogènes, ont fait le tour des réseaux sociaux, remettant en question le mot d’ordre donné à la police.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conclusion&nbsp;: La France avec les revendications des lycéens et aussi des étudiants, non solutionnées par le gouvernement, n’est pas prête de sortir de l’auberge. La situation risque même d’aller de mal en pis. On craint même l’embrasement…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>COLERE DES LYCEENS ET DES ETUDIANTS EN FRANCE : Vers une situation incontrôlable qui risque de dégénérer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 19:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouvement de colère de la jeunesse française, qui avait débuté par le blocage des lycées et des collèges, s’est élargi aux universités. En effet, au plus de 350 établissements touchés par des actes de blocages dans l’ensemble du territoire, il faut, désormais, ajouter une trentaine d’institutions universitaires, à Paris, Strasbourg, Lyon, Reims et d’autres [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/colere-des-lyceens-et-des-etudiants-en-france-vers-une-situation-incontrolable-qui-risque-de-degenerer/">COLERE DES LYCEENS ET DES ETUDIANTS EN FRANCE : Vers une situation incontrôlable qui risque de dégénérer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le mouvement de colère de la jeunesse française, qui avait débuté par le blocage des lycées et des collèges, s’est élargi aux universités. En effet, au plus de 350 établissements touchés par des actes de blocages dans l’ensemble du territoire, il faut, désormais, ajouter une trentaine d’institutions universitaires, à Paris, Strasbourg, Lyon, Reims et d’autres villes universitaires. Pour le premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a fini par concéder 200 millions d’euros aux pompiers, dont la colère était antérieure à celle des lycéens, la montée de la pression l’a obligé à corriger son langage. Désormais, il parle de « violences urbaines » comme son ministre de l’Intérieur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 2.000 interpellations déjà effectuées. La situation ne s’améliore pas. Elle est toujours tendue au point où le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a autorisé, exceptionnellement, 150 lycées à dispenser des enseignements par visioconférence, ce vendredi, 2 octobre. Comme pendant les années Covid en 2020. De l’avis des grévistes, cette mesure ne pourra pas casser la dynamique enclenchée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="335" height="597" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct21.jpg" alt="" class="wp-image-22587" style="width:692px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct21.jpg 335w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct21-168x300.jpg 168w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les lycéens de Nîmes demandent de « tout bloquer ». Un mot d&rsquo;ordre qui est de plus en plus suivi.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants prennent, désormais, part à la grogne de leurs cadets du secondaire, au vu des multiples attaques que Matignon (premier ministère) a portées, sans relâche, contre l’enseignement supérieur au cours des dernières années. Baisse de l’aide au logement pour les étudiants dès le premier mandat d’Emmanuel Macron, réduction du nombre de boursiers et de toutes sortes d’avantages ayant trait aux échanges interuniversitaires, etc. La plus violente a été la réduction de la participation de l’Etat dans le budget des universités publiques, Pour remédier à cette situation, le gouvernement les incite à instaurer des frais d’inscription différenciés pour les ressortissants extra-communautaires. Du coup, l’enseignement supérieur français devient moins attractif, ce qui pousse beaucoup d’étudiants africains à privilégier des destinations comme la Chine, la Turquie, la Russie où on les accueille à peu de frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de l’Etat critiquée depuis de longues années, a fini par cristalliser les mécontentements. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, y fait face et s’y était préparé. Il n’est donc pas surpris par les événements actuels. Plus de 2.000 personnes ont, d’ores et déjà, été interpellées dans le cadre de heurts entre jeunes protestataires et forces de l’ordre. La grogne allant crescendo, elle gagne, déjà, des environnements non académiques au regard des dégradations constatées dans de très nombreuses villes. Pour tenter de désamorcer la crise, le ministre de l’Education nationale a créé une plateforme de concertation. Son collègue de l’Enseignement supérieur devrait aussi être plus en vue dans les prochains jours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="580" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22-1024x580.jpg" alt="" class="wp-image-22588" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22-1024x580.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22-300x170.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22-768x435.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22-600x340.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/01oct22.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une catastrophe : Le lycée Mandela de Nantes en feu aujourd&rsquo;hui. Il fut inauguré en 2014 pour un coût de 52 millions d&rsquo;euros. Les lycéens se disent totalement étrangers à cet acte barbare.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il lui en aura fallu du temps mais la jeunesse française a suivi les traces des Gen Z d’autres pays en formulant des revendications parfois vieilles de plusieurs décennies à leurs Etats. Ce qui était parti pour n’être qu’un simple mouvement d’humeur de fonctionnaires, est devenu &nbsp;un tremplin pour exprimer son mécontentement à l’endroit des gouvernants, dont le responsable principal, se trouve être Emmanuel Macron, dont la chute est aujourd’hui libre, aussi bien, dans les sondages d’opinion, que dans la façon dont les Français perçoivent son passage à l’Elysée&nbsp;: La dégradation de la France au niveau de son image à l’international est sans appel, en Afrique, comme ailleurs, dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>FRANCE : Les lycéens (en colère) descendent dans la rue en nombre (Grève générale de la fonction publique)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 19:57:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le gouvernement français s’apprête à faire voter son budget pour l’année 2027, une large intersyndicale a lancé un appel à la grève pour protester contre des mesures injustes, comme celles du maintien du gel du point d’indice et de la baisse du pouvoir d’achat, et ce malgré une nette hausse du taux d’inflation. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le gouvernement français s’apprête à faire voter son budget pour l’année 2027, une large intersyndicale a lancé un appel à la grève pour protester contre des mesures injustes, comme celles du maintien du gel du point d’indice et de la baisse du pouvoir d’achat, et ce malgré une nette hausse du taux d’inflation. Depuis ce matin, le mouvement a gagné en intensité après le ralliement des lycées, suite à l’appel du président de l’Union syndicale lycéenne (USL). </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ryad Riani, le président de l’USL, la plus grande syndicale lycéenne du pays, le premier ministre, Sébastien Lecornu, et ses ministres exagèrent dans la poursuite de leurs objectifs de rééquilibrage des comptes publics. En effet, l’exécutif espère tirer, environ, 2 milliards d’euros d’une nouvelle année de blocage des salaires publics, une situation qui ne peut plus durer pour les fonctionnaires ulcérés par ce qu’on leur demande, après trois années consécutives de gel de l’indice en question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur de l’éducation, le corps enseignant a obtenu le soutien des élèves, venus en masse pour bloquer l’entrée de leurs lycées et collèges. Plus de 350 établissements étaient concernés par ce mouvement national contre les mesures imposées par Matignon (premier ministère). Parallèlement à son refus d’indexation des salaires du public à l’inflation, Sébastien Lecornu n’a rien prévu pour compenser la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="625" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-1.jpg" alt="" class="wp-image-22569" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-1.jpg 1000w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-1-300x188.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-1-768x480.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-1-600x375.jpg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Partout en France, on a compté près de 400 lycées en grève. Du jamais vu sous Emmanuel Macron.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au contraire, en réponse à l’appel formulé par Ryad Riani, le premier ministre aurait demandé à son collègue du ministère de l’Intérieur, Laurent Nunez, de mobiliser suffisamment d’éléments policiers pour contenir les velléités des apprenants, dont la majorité des revendications sont pourtant légitimes. Sureffectifs, pénurie d’enseignants et conditions d’apprentissage inadaptées, sans oublier, le très inefficace Parcoursup qui laisse au bord de la route une bonne quantité de bacheliers sans orientation, etc. Autant de griefs dont le gouvernement n’a pas tenu compte et qui sont relégués au second plan, le seul objectif étant de générer 54 milliards d’économies sur un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Emmanuel Macron, on pensait avoir tout vu avec le passage douloureux de la réforme des retraites sous Elisabeth Borne. Cependant, force est de constater que les équipes chargées d’accompagner “Vulcain” dans les derniers mois de son dernier mandat présidentiel auront réussi l’exploit de susciter un soulèvement populaire d’une envergure jamais vue depuis celui de 2018. Vivement que la page Emmanuel Macron soit tournée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 561 d’octobre d’ores et déjà dans les tuyaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 17:37:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro 561 d’octobre d’Afrique Education sera bientôt chez vos marchands de journaux. Dès demain, il sera sur la boutique de la revue et vous pourrez l’obtenir en composant (www.afriqueeducation.com). Sinon, il faudra attendre fin de cette semaine quand il sera chez les vendeurs de journaux pour l&#8217;acquérir, si on veut la version papier. Une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le numéro 561 d’octobre d’Afrique Education sera bientôt chez vos marchands de journaux. Dès demain, il sera sur la boutique de la revue et vous pourrez l’obtenir en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon, il faudra attendre fin de cette semaine quand il sera chez les vendeurs de journaux pour l&rsquo;acquérir, si on veut la version papier. Une fois n’est pas coutume : Le dossier central est consacré à la rentrée scolaire et universitaire en  Afrique. Le numéro est d’une densité extraordinaire telle qu&rsquo;on ne vous en dira pas plus.</p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Quand le diplôme ferme la porte au talent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 15:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Georges Taï Benson, affectueusement, appelé GTB par plusieurs générations d’Ivoiriens, a tiré sa révérence le 25 septembre 2026. Avec sa disparition, c’est une figure emblématique du paysage audiovisuel ivoirien qui s’en va, mais aussi, un homme dont le parcours devrait nous amener à réfléchir sur notre rapport aux diplômes, au savoir et aux compétences. Dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Georges Taï Benson, affectueusement, appelé GTB par plusieurs générations d’Ivoiriens, a tiré sa révérence le 25 septembre 2026. Avec sa disparition, c’est une figure emblématique du paysage audiovisuel ivoirien qui s’en va, mais aussi, un homme dont le parcours devrait nous amener à réfléchir sur notre rapport aux diplômes, au savoir et aux compétences.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une ancienne vidéo, Georges Taï Benson (notre photo) était reçu par le journaliste, Lanciné Fofana. Un passage de cet entretien m’a particulièrement touché. GTB y exprimait un regret qui, avec le recul, prend une dimension presque tragique, celui de n’avoir pas eu l’opportunité de transmettre à ses compatriotes tout ce qu’il avait appris au cours de sa longue carrière et de ses expériences professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi cette opportunité lui a-t-elle été refusée ? Essentiellement parce qu’il n’avait pas de diplôme universitaire. Il faut rappeler que Georges Taï Benson avait quitté l’école alors qu’il était en classe de cinquième. A première vue, un tel parcours scolaire pouvait sembler constituer un handicap insurmontable. Pourtant, cette absence de diplôme ne l’empêcha nullement de se former, d’apprendre, de voyager, de se perfectionner et surtout, de devenir un professionnel reconnu dans son domaine. Il se forma au journalisme en Europe et, fait particulièrement remarquable, termina major du groupe ivoirien envoyé à l’étranger pour se perfectionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A son retour en Côte d’Ivoire, il mit ses connaissances et son talent au service du public. Ceux qui ont vécu cette époque peuvent en témoigner : Georges Taï Benson maîtrisait son métier. Il connaissait le journalisme, la radio, la télévision, l’animation et les exigences de la communication. Il possédait surtout cette qualité que les diplômes ne garantissent pas toujours : La compétence. Et pourtant, parce qu’il n’était pas titulaire des diplômes exigés par certaines institutions, il ne put transmettre officiellement son expérience et son savoir dans les universités. Voilà ce qui me paraît particulièrement regrettable. Un homme qui avait consacré une grande partie de sa vie à apprendre et à exercer son métier se retrouvait empêché de transmettre une partie de ce qu’il avait acquis simplement parce que son parcours académique ne correspondait pas aux critères administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne dis évidemment pas que les diplômes sont inutiles. Ils ont leur importance. Dans de nombreuses professions, ils garantissent une formation structurée et permettent de vérifier qu&rsquo;un certain nombre de connaissances fondamentales ont été acquises. Un médecin, un ingénieur, un avocat ou un enseignant ne peut pas simplement s&rsquo;improviser professionnel sans formation adéquate. Faut-il pour autant considérer que le diplôme est toujours la seule preuve valable du savoir et de la compétence ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que fait-on d’une personne qui, sans posséder de diplôme universitaire, possède une expérience exceptionnelle, un savoir-faire reconnu et une réelle capacité à transmettre ? Faut-il lui fermer les portes d’une université parce qu’elle ne possède pas le parchemin exigé, alors même que des étudiants pourraient énormément apprendre de son expérience ? Il existe pourtant d’autres manières d’évaluer les compétences : L’expérience professionnelle, les réalisations concrètes, les publications, les œuvres produites, les responsabilités exercées, les résultats obtenus et, pourquoi pas, des mécanismes de validation des acquis de l’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Etats-Unis offrent, à cet égard, un exemple intéressant, même si leur système n’est pas exempt de limites. La culture professionnelle américaine accorde souvent une place importante aux compétences pratiques, à l’expérience, à la capacité d’exécution et au « problem-solving », c’est-à-dire, à la capacité de résoudre concrètement les problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc pas d’opposer systématiquement diplômés et non-diplômés. Il s’agit plutôt de refuser qu’un diplôme devienne une sorte de frontière infranchissable entre ceux qui ont le droit de transmettre leur savoir et ceux qui ne l’ont pas.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="694" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-1024x694.jpg" alt="" class="wp-image-22551" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-1024x694.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-768x521.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-1536x1042.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11-600x407.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/26sept11.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Georges Taï Benson avec le président Laurent Gbagbo.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de Georges Taï Benson devrait peut-être nous conduire à revoir cette conception trop étroite de la compétence. Une société qui veut progresser doit savoir reconnaître ses talents partout où ils se trouvent. Elle doit permettre à celui qui sait de transmettre ce qu’il sait, qu’il ait appris sur les bancs de l’université ou dans les réalités parfois exigeantes de la vie professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GTB n’a peut-être pas eu le diplôme qui aurait permis à certains de reconnaître officiellement son savoir. Mais, il avait quelque chose qu’aucun diplôme ne peut garantir : L’expérience, le talent et la maîtrise de son métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son regret de ne pas avoir pu transmettre tout ce qu’il avait appris doit donc rester pour nous une leçon. Le diplôme atteste d’une formation ; il ne devrait jamais devenir le seul passeport permettant de reconnaître le savoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Taï Benson s’en est allé. Il nous laisse son œuvre, son expérience, et surtout, cette question essentielle : Sommes-nous capables de reconnaître la compétence avant de regarder le diplôme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CAMEROUN : Jean Bahebeck médecin respecté et homme politique irrespectueux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:53:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1963 à Edéa (Cameroun), Jean Bahebeck a d’abord été formé au Centre universitaire des sciences de la santé (CUSS), avant de poursuivre sa formation en Suisse. Agrégé de chirurgie orthopédique depuis 1994, cet ancien élève du collège Saint-Michel de Douala s’est imposé comme un chirurgien et un enseignant dont l’engagement dépasse largement les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né en 1963 à Edéa (Cameroun), Jean Bahebeck a d’abord été formé au Centre universitaire des sciences de la santé (CUSS), avant de poursuivre sa formation en Suisse. Agrégé de chirurgie orthopédique depuis 1994, cet ancien élève du collège Saint-Michel de Douala s’est imposé comme un chirurgien et un enseignant dont l’engagement dépasse largement les murs des salles d’opération et des amphithéâtres. Il aurait notamment contribué à la formation de nombreux chirurgiens orthopédistes et revendique, avec une certaine fierté, avoir participé à la formation de milliers de médecins.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, derrière cette brillante trajectoire professionnelle, se trouve une histoire personnelle particulièrement significative. Jean Bahebeck n’est pas devenu médecin uniquement par désir de réussite sociale. Sa vocation est née d’un drame qui l’a profondément marqué lorsqu’il était encore élève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son professeur de musique de sixième avait été victime d’un accident de la circulation. Transporté à l’hôpital Laquintinie de Douala, il ne put être opéré à temps, faute de chirurgien disponible. Il mourut des suites de cet accident. Pour le jeune Jean Bahebeck, cette disparition fut un choc. Il était triste et ne comprenait pas comment un homme pouvait mourir simplement parce qu’il n’y avait pas, au moment voulu, le spécialiste capable de le sauver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa grand-mère lui donna alors une leçon qui allait orienter toute son existence : La meilleure manière de pleurer son professeur était de devenir lui-même chirurgien afin que de tels drames ne se produisent plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de rester prisonnier de la douleur ou de la colère, il fallait transformer l’épreuve en engagement. Plutôt que de seulement pleurer les morts, il fallait travailler pour sauver les vivants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Bahebeck a ainsi choisi de répondre à un drame individuel par une œuvre collective. Des décennies plus tard, son bilan témoigne de la profondeur de cette décision. Former un médecin, c’est déjà contribuer à sauver des milliers de vies, car chaque médecin formé pourra à son tour soigner, enseigner et transmettre. Former des milliers de médecins revient donc à participer indirectement à la transformation d’un système de santé tout entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il serait réducteur de considérer Jean Bahebeck uniquement comme un médecin passionné ou comme un universitaire au caractère bien trempé. Il est aussi, à sa manière, un bâtisseur. Sa contribution à la formation des ressources humaines camerounaises constitue probablement l’une de ses plus grandes œuvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, paradoxalement, un homme qui a autant donné à son pays n’a pas toujours bénéficié d’une reconnaissance nationale à la hauteur de son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Bahebeck n’est pas connu pour avoir sa langue dans sa poche. Il parle, critique, interpelle et refuse de se conformer à la logique du silence lorsqu’il estime que l’intérêt du pays est en jeu. Cette liberté de parole peut déranger. Elle peut même isoler. Mais, elle constitue aussi une qualité rare dans un environnement où beaucoup préfèrent la prudence, la flatterie ou le calcul politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que se pose la question de son engagement politique. Jean Bahebeck milite au sein de l’Union des populations du Cameroun (UPC), parti historique de la lutte pour l’indépendance du pays. Il nourrissait l’ambition de représenter son parti à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Mais, cette ambition ne s’est finalement pas concrétisée, puisque le parti lui a préféré Dominique Yamb Ntiba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aurait pu être déçu. Il aurait pu considérer cette décision comme une injustice personnelle. Il aurait pu aussi conclure que son expérience, son intelligence, son parcours professionnel et son engagement n’étaient pas suffisamment reconnus. Faut-il pour autant considérer qu’il a échoué ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est non car</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique nous enseigne une vérité souvent oubliée : Avoir les qualités pour diriger un pays ne signifie pas forcément que l’on sera appelé à le diriger. L’Histoire africaine offre d’ailleurs plusieurs exemples d’intellectuels de grande valeur qui n’ont jamais accédé à la magistrature suprême, malgré leur stature, leurs idées et leur engagement. Je pense notamment à Cheikh Anta Diop au Sénégal, à Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso, à Abel Goumba en République centrafricaine, à Francis Wodié et Zadi Zaourou en Côte d’Ivoire, ou encore, à Léopold Gnininvi au Togo. Tous ont contribué, chacun à leur manière, à la réflexion et au combat politique de leur pays. Tous n’ont pas gouverné. Mais, leur absence du pouvoir suprême ne signifie nullement que leur passage dans la vie publique a été inutile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc se méfier de cette conception de la réussite politique qui réduit le service de la nation à l’occupation d’un fauteuil présidentiel ou ministériel. Un pays ne se construit pas seulement dans les palais présidentiels. Il se construit également dans les hôpitaux, les universités, les écoles, les laboratoires, les associations, les entreprises, les villages et les quartiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Bahebeck peut ne jamais devenir président de la République. Il peut même ne jamais occuper une fonction gouvernementale importante. Cela ne diminuera en rien ce qu’il a déjà accompli. La véritable question devrait d’ailleurs être celle-ci : Qu’est-ce que le Cameroun a reçu de Jean Bahebeck ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a reçu un chirurgien. Il a reçu un enseignant. Il a reçu un formateur. Il a reçu un intellectuel qui ose parler. Il a reçu un citoyen qui refuse de considérer comme normale la situation d’un pays confronté à de nombreuses difficultés. Il a reçu un homme qui croit que le Cameroun peut se relever à condition de placer les bonnes personnes aux bons endroits et de donner réellement leur chance aux compétences nationales. C’est peut-être là que se trouve le cœur de son engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun n’a pas seulement besoin de présidents. Il a besoin de médecins compétents, d’enseignants exigeants, d’ingénieurs, de chercheurs, d’agronomes, d’entrepreneurs, de magistrats indépendants, d’administrateurs honnêtes et de citoyens capables de défendre l’intérêt général. Un président ne peut pas, à lui seul, transformer un pays. Il lui faut des hommes et des femmes compétents pour concevoir, exécuter et contrôler les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, Jean Bahebeck a déjà accompli une partie du travail que beaucoup de responsables politiques n’ont pas réussi à accomplir. Former des médecins, c’est investir dans l’avenir. Transmettre son savoir, c’est construire une société. Refuser le silence face aux dysfonctionnements, c’est participer au débat démocratique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/09sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22451" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/09sept11.jpg 900w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/09sept11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/09sept11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/09sept11-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sur les plateaux de télévision, l&rsquo;homme politique Jean Bahebeck est intraitable.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, doit-il regretter de ne pas avoir eu l’occasion de diriger le Cameroun ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne le pense pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essentiel n’est pas toujours de parvenir au sommet. L’essentiel est de savoir ce que l’on fait de la place que l’Histoire nous donne. Certains arrivent au pouvoir et ne laissent presque rien derrière eux. D’autres n’y arrivent jamais et laissent pourtant une empreinte profonde dans leur société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours de Jean Bahebeck nous rappelle qu’un pays peut être servi de mille manières et que la grandeur d’un citoyen ne dépend pas nécessairement de sa proximité avec le palais présidentiel. Il y a même une forme de paradoxe dans son histoire. L’homme qui aurait voulu contribuer directement à la transformation politique du Cameroun contribue déjà, depuis des années, à sa transformation humaine. Et c’est peut-être cela, au fond, le véritable pouvoir : Celui qui permet de changer la vie des autres sans nécessairement disposer des attributs officiels du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun a besoin de retrouver cette conception du service. Il doit cesser de mesurer la valeur de ses fils et de ses filles uniquement à leurs titres, à leurs fonctions ou à leur capacité à conquérir le pouvoir. Une nation qui sait reconnaître ses bâtisseurs est une nation qui prépare son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Bahebeck n’a peut-être pas été président du Cameroun. Il ne le sera peut-être jamais. Mais, cela ne veut pas dire qu’il a échoué. S’il a contribué à former des milliers de médecins, à transmettre des connaissances et à éveiller chez de nombreux jeunes le sens de la responsabilité, alors il a déjà fait quelque chose d’essentiel : Servir son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, à bien y regarder, il l’a peut-être mieux servi que beaucoup de ministres qui ont pourtant disposé, pendant des années, de tous les moyens institutionnels pour le faire. Car, au soir d’une vie consacrée au service, ce ne sont pas les titres qui parlent le plus fort. Ce sont les vies que l’on a touchées, les consciences que l’on a éveillées et les générations que l’on a contribué à préparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Bahebeck peut donc continuer son combat sans regret. Le Cameroun a besoin de ses voix libres, de ses compétences et de ses citoyens qui refusent de s’accommoder du délabrement et de la décomposition de leur pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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