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Politique

La campagne présidentielle a-t-elle laissé des traces ? Toujours est-il que sitôt réélu et relancé la machine, le président, Muhammadu Buhari, s'est rendu, à Londres, le 25 avril, pour y faire un check up sur son état de santé. Mais, prévu, dimanche, 5 mai, son retour est différé de quelques jours, son chek up ayant été prolongé. De combien de temps ? Mystère !

Alassane Ouattara a dit qu'il avait un doctorat en économie mais on n'a jamais vu un ouvrage écrit par lui dans son domaine. Même un petit article de lui sur la monnaie et l'économie africaine, ça n'existe nulle part. On ne sait pas non plus quelle maison d'édition a publié sa "thèse". Enfin, les faibles d'esprit qui se laissent abuser par lui, répètent à l'envi qu'il était au FMI sans se poser la question de savoir quelles couleuvres il avala ou combien de fois il dut baisser la culotte (au sens propre et figuré du terme) pour y entrer. Bref, ils parlent de leur gourou comme si ce dernier était le premier Africain à travailler dans cette institution.

Un mois après le début de l'assaut du maréchal, Khalifa Haftar, sur Tripoli, l'impasse est totale : les positions militaires sont figées et tout dialogue semble impossible pour sortir de cet énième conflit en Libye devenue terrain de luttes d'influence entre grandes puissances. Alors que les Nations-Unies avaient planifié l'organisation d'une grande Conférence internationale sur la Libye, les 14 et 15 avril 2019, certaines puissances internationales dont les Etats-Unis et la France, se sont coalisées pour apporter leur soutien militaire au maréchal, Khalifa Haftar, qui ambitionnait de prendre, militairement, Tripoli pour se présenter à cette conférence en vainqueur de la guerre. Pour la première fois, les Etats-Unis et la Russie, se sont, même, retrouvés, ensemble, pour soutenir l'offensive du maréchal. Malheureusement, celle-ci a été bloquée par les forces coalisées autour du premier ministre, al-Sarraj.

L'ex-président, Omar el-Béchir, va être interrogé sur des affaires de «blanchiment d'argent et de financement du terrorisme», selon l'agence de presse officielle du Soudan. Pour l'heure, on n'en sait pas plus : s'agit-il de quels terroristes qu'il finançait ? Dans quels pays ? Sous quelles formes ? On sait que l'Union africaine avait pris fait et cause pour cet ancien président que les Occidentaux voulaient (et veulent toujours) traduire auprès de la Cour pénale internationale (CPI). A moins que cette accusation soit une manœuvre venant de ses ennemis (qui sont nombreux de par le monde), Omar el-Béchir, bras financier du terrorisme international, donnerait beaucoup d'arguments à ceux qui pensent qu'il n'a, jamais, été un chef d'Etat recommandable. Mais, c'est quoi un chef d'Etat recommandable ?
Cela dit, il faut savoir ce qu'on entend par soutenir le terrorisme quand on sait que les principaux alliés de Washington, au Moyen-Orient comme l'Arabie Saoudite et le Qatar, par exemple, sont, aussi, considérés comme de grands soutiens des mouvements terroristes dont la plupart déstabilise le Sahel africain. Mais Washington ne les a jamais mis sur sa liste noire de pays qui soutiennent le terrorisme. Une politique de deux poids deux mesures ?

Des centaines d'opposants béninois sont redescendus dans les rues de Cotonou, jeudi, 2 mai, où ils ont érigé des barricades enflammées pour défier les forces de l'ordre dans un climat de tension après des législatives boycottées par l'opposition qui en avait été évincée. Une personne est morte et deux autres ont été, grièvement, blessées dont une par balles depuis le début des violences, qui ont éclaté, mercredi, 1er mai, après-midi, après le déploiement des forces de sécurité autour du domicile de l'ancien président, Boni Yayi, dans la capitale économique. Jadis, laboratoire de la démocratie ayant organisé la toute première Conférence nationale souveraine, en février 1990, le Bénin (Ex-Dahomey) vient de connaître un bond de 30 ans en arrière en matière de démocratie.

Visiblement, le radicalisme et le jusqu'auboutisme de Donald Trump dans le dossier nord-coréen, ne paient plus. Après le président sud-coréen, Moon Jae-in, c'est au tour du numéro un japonais de nouer les contacts diplomatiques avec le « leader bien aimé ». Deux alliés de Washington dans la sous-région. Comme quoi, contrairement, à ce qu'affirment les faucons de l'administration Trump, Kim Jong-un est bel et bien devenu fréquentable. Et comment ne le serait-il pas alors qu'il vient d'effectuer une réussite officielle chez son camarade russe, Vladimir Poutine, après quatre voyages effectués en Chine, chez le grand-frère, Xi Jinping, ces douze derniers mois. La Chine et la Russie sont toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité avec droit de veto comme les Etats-Unis.

Le leader de l'opposition au Soudan, l'increvable, Sadek al-Mahdi, prêche la sagesse et la modération. Puisant dans son expérience sur les pratiques du régime qui vient d'écarter son ennemi, Omar el-Béchir, du pouvoir, il a mis en garde, mercredi, 1er mai, les meneurs de la contestation contre toute tentative de leur part de provoquer les militaires, affirmant que ceux-ci n'allaient pas tarder à transférer --comme promis-- le pouvoir aux civils. L'Union africaine (UA) leur a donné deux mois pour le faire.

Solidarité pour le même combat anti-impérialiste oblige ! La Syrie (qui sait ce que c'est que l'ingérence occidentale dans un conflit) vient d'adresser un message de soutien à Nicolas Maduro, victime d'une tentative de coup d'état fomenté par l'opposant, Juan Guaido, avec le soutien actif des Américains. Le successeur du camarade Chavez bénéficie de l'accompagnement des Russes qui sont en train d'établir une base, à Caracas, afin d'apporter toute la protection nécessaire au président vénézuélien, comme ils l'avaient apporté, hier, au président syrien, Bachar al-Assad. Conséquence, on peut avancer sans risque de se tromper que Nicolas Maduro restera en place et que toute solution future au Venezuela se fera avec lui et non sans lui. N'en déplaise à Pompeo, le très radical secrétaire d'Etat de Trump, et aux 50 pays qui ont osé apporté leur soutien politique à un putschiste.

Le parti de l'homme politique congolais, Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, a été autorisé à reprendre ses activités politiques après trois années d'interdiction. Une décision magnanime du dictateur. Resté militaire même après avoir troqué son treillis au profit des costumes trois pièces qu'il raffole, le général 5 étoiles, Denis Sassou-Nguesso, ne comprend que le langage de la force. La force des armes. Le bruit des orgues de Staline. Jusqu'à l'heure actuelle, au Congo-Brazzaville, seul le pasteur Ntumi (la Bible dans la main) a pu la lui opposer. C'est la raison pour laquelle le pouvoir le respecte. Car il a peur de lui. Après la mascarade électorale de mars 2016, le pasteur Ntumi a sonné la révolte en cherchant à chasser par la force des armes, celui qui venait de s'imposer par la fraude électorale massive. N'ayant pas réussi, il a pris la direction de la forêt où il a mené la vie dure, pendant plusieurs mois, à la soldatesque du dictateur. Comme il n'a pas pu l'atteindre physiquement, il a ordonné l'interdiction de son parti politique, le CNR (Conseil national des républicains), une interdiction qu'il vient de lever, alors qu'il ambitionne l'organisation d'un Dialogue politique dans un contexte socio-politique où lui-même sent que la prochaine élection présidentielle de mars 2021 à laquelle il est candidat, risque d'être un exercice plus que périlleux pour son pays. Tout le monde (y compris la communauté internationale) l'observe.

C'est la première fois depuis 200 ans qu'un empereur transmet, de son vivant, le trône du Chrysanthème à son fils. Il s'agit, en l'occurrence, de l'empereur Akihito au profit de son fils Naruhito.

Une certaine catégorie de politiciens gabonais va très mal passer la nuit aujourd'hui. Et pour cause, Ali Bongo Ondimba n'est pas dans le coma, à l'étranger, comme ils l'espéraient ou le disaient. Il se porte même bien et est présent à Libreville. Il a reçu, ce lundi, 29 avril, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, à Libreville, pour une séance de travail, a-t-il annoncé, lui-même, sur son compte Twitter.

Le Bénin, pays réputé pour être un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest, a voté, dimanche, 28 avril, pour élire ses députés lors d'un scrutin historique où l’opposition n’a pas été autorisée à présenter de candidats, marquant pour beaucoup d’observateurs un tournant autoritaire du président Patrice Talon. C'est une situation qui se passe de commentaire quand on sait d'où vient l'actuel président, qui avait, justement, passé près de trois ans en exil, entre la France et la Belgique, pour fuir l'arbitraire. Une fois au pouvoir, aujourd'hui, il plonge, lui aussi, dans un arbitraire qui est plus grave, car il ramène tout le pays à l'ère du « marxisme-béninisme » de feu Mathieu Kérékou (avant conférence nationale souveraine). Finalement, que doit-on penser de la démocratie en Afrique si on ne doit même plus faire confiance à un non-professionnel de la politique (comme Patrice Talon) qui accède au pouvoir et dont on aurait pu attendre une autre manière de faire de la politique ?

Chef de l'opposition camerounaise dans la mesure où son parti, le SDF (Social Democratif Front) compte le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale et au Sénat (ce qui n'est pas le cas du MRC de Maurice Kamto (qui est sorti deuxième à l'élection présidentielle d'octobre 2018 derrière le candidat du pouvoir Paul Biya), Ni John Fru Ndi a été enlevé puis libéré, samedi, 27 avril, après six heures de croisement de positions idéologiques et politiques avec ses compatriotes de l'Ambazonie, partisans de la sécession du Cameroun. Agé de 77 ans, Ni John Fru Ndi avait refusé de se (re)présenter à la dernière élection pour laisser la place à la nouvelle génération. C'est le jeune député de Douala, Joshua Osih, qui l'avait remplacé à l'issue d'un vote interne du parti. Malheureusement, Joshua Osih (sorti quatrième avec 3,35% des votes) a pâti de l'impossibilité de ses électeurs du Nord et du Sud-Ouest (sa principale base électorale) de voter à cause des fâcheux événements qui s'y déroulent. La position de John Fru Ndi a toujours été constante : pas de sécession, pas de partition du Cameroun, mais, un fédéralisme bien pensé, ce qui ne semble pas être l'avis de ses ravisseurs, qui voulaient une déclaration de sa part comme quoi il soutenait leur combat pour la sécession du Cameroun. Le Vieux a tenu bon et ses jeunes compatriotes l'ont finalement libéré sans rien obtenir.

Le président de la Guinée, Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a, une nouvelle fois, laissé planer le doute sur une modification de la constitution, qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020. « Conseiller politique » d'Alassane Ouattara qui, de son côté, est « conseiller en matière économique » d'Alpha Condé , ce dernier est venu se concerter avec son homologue ivoirien, qui vit une situation similaire. En effet, au sein du PDCI du président, Henri Konan Bédié, tout comme, dans le camp de Guillaume Soro, son ancien allié contre Laurent Gbagbo, on n'hésite pas à affirmer que c'est la volonté d'effectuer un troisième mandat (sans l'assumer publiquement pour le moment) qui a conduit le président, Alassane Ouattara, à faire imploser le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour le démocratie et la paix). Entre Alpha et Alassane, il s'agissait, donc, à Abidjan, de trouver le meilleur moyen de faire passer cette pilule à leurs populations respectives, sans que cela ne provoque un tremblement de terre. Dans tous les cas, d'un côté comme de l'autre, l'exercice sera loin d'être simple. Un peu suicidaire même.

"C'est absolument fantastique, je n'avais jamais vu ça dans la région", s'exclame un conseiller d'un ministère d'Afrique centrale venu pour une réunion régionale et tout juste débarqué dans la capitale de la Guinée équatoriale. Doyen des chefs d'Etat d'Afrique, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a une vision futuriste de son pays. Bata, la capitale économique et Malabo, la capitale politique, sont des villes où il n'est pas rare de voir une route à double sens se perdre en pleine brousse sur des kilomètres, avec éclairage, points d'eau et de télécommunications tout autour. De la folie ? Que Non ! Non opérationnelles, aujourd'hui, ces infrastructures le seront demain et après-demain quand le besoin s'en fera sentir. Si un Equato-Guinéen veut construire hors de la ville, il sera encouragé par le fait qu'il n'aura aucune difficulté à y trouver une route bitumée, de la lumière, de l'eau et un système de télécommunication qui ne demandera qu'à être connecté. Qui dit mieux en Afrique ? C'est aussi dans cet esprit que Sipopo a été bâti.

Chef historique du Front islamique du Salut (FIS), parti islamiste algérien qu'il avait cofondé avec l'objectif d'instaurer le premier Etat islamique du Maghreb, Abassi Madani est décédé, mercredi, 24 avril, à 88 ans, au Qatar, où il vivait, en exil, depuis 2003.

L'Accord de Khartoum, le 8e du genre, signé entre le pouvoir centrafricain et les rebelles vient d'être violé, au lendemain du séjour d'un représentant de l'Union africaine (UA), à Bangui, venu le conforter après la perte du pouvoir d'un de ses principaux parrains, le président soudanais, Omar el-Béchir. En effet, des éléments du groupe armé, Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), ont attaqué, lundi, 22 avril, le village de Lokoti, dans l'Ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, selon des informations recueillies auprès de la gendarmerie locale. L'Accord de Khartoum a, donc, du plomb dans l'aile. Sa signature en fanfare, à Bangui, en présence du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et des représentants de l'Union africaine, de la Russie, de la France et des Etats-Unis, n'était qu'un coup d'épée dans l'eau ? La question se pose de savoir s'il y aura la nécessité de signer un 9e accord, celui-ci étant, déjà, violé et bientôt mort ?

Le Kremlin a confirmé, mardi, 23 avril, une rencontre très attendue entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un, organisée, jeudi, 25 avril, à Vladivostok, en Extrême-Orient russe, à un moment où Pyongyang cherche de nouveaux soutiens internationaux dans son bras de fer avec le bouillant président américain, Donald Trump. Avec à ses côtés, le Chinois, Xi Jinping, et Vladimir Poutine, le « leader bien aimé » saura, plus que par le passé, faire face au tumultueux locataire de la Maison Blanche qui lui demande de désarmer sans contrepartie véritable.

Deux sommets africains se tiennent ce mardi, 23 avril, au Caire, sous la houlette du chef de l'Etat égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'Union africaine (UA), pour évoquer en urgence les crises au Soudan et en Libye. Cela dit, certains chefs d'Etat en parlant du cas Omar el-Béchir qui s'impose, aujourd'hui, à eux, penseront, d'abord, à leur propre situation, car beaucoup d'entre eux sont des Omar el-Béchir en puissance.

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur de Sarkozy, était venu à Abidjan peu avant l’élection présidentielle d’octobre 2010. Après une rencontre avec le président Gbagbo, il déclara, un peu pince sans-rire, que son pays ne soutenait pas de candidat mais travaillerait avec celui qui serait élu par les Ivoiriens.

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