Politique

Un sommet extraordinaire entre dirigeants de pays ouest-africains se tiendra par visioconférence, lundi, 27 juillet, pour proposer des mesures pour mettre fin à la crise politique qui ébranle le Mali, a affirmé le président du Niger, Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce que les présidents des pays de la CEDEAO ne veulent pas, publiquement, admettre, c'est la perte du pouvoir par leur homologue malien au profit des djihadistes au travers de l'imam, Mahmoud Dicko, qui est proche de leurs idées.

Depuis la mort de George Floyd, fin mai, le pays est engagé dans une remise en question généralisée de son passé esclavagiste. Donald Trump qui en est malade suit le cours de l'histoire qui est en train de s'écrire sans pouvoir rien faire.

Bravo Poutine ! Ancien colonel du KGB devenu président de la Russie dont le regard est froid comme tout tueur de son ancienne écurie. Il ne s'est embarrassé d'aucun scrupule pour privilégier ceux qui financent l'économie russe, quitte à repousser aux calendes grecques l'opération sauvetage des Russes moins démunis. C'est ainsi que, sans se soucier des qu'en dira-t-on, il a lancé une campagne secrète de vaccination expérimentale contre le Covid-19 pour les seuls milliardaires russes, PDG et responsables politiques, depuis le mois d’avril. Cette information révélée par l'agence américaine, Bloomberg, n'a pas été démentie par la propagande russe. Car elle est prise la main dans le sac.

A l'invitation du professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, Mevlut Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, a effectué une visite de travail, à Lomé, le 20 juillet 2020. La première du genre d’un ministre turc en République togolaise au cours de laquelle il a été reçu en audience par le président, Faure Gnassingbé.

Les Américains Rosa Parks et Martin Luther King contribuèrent à l’amélioration de la condition des Noirs aux Etats-Unis en s'opposant à la discrimination raciale ; la Pologne connut des changements démocratiques en 1990 parce que Lech Walesa et ses camarades du syndicat Solidarnosc avaient combattu pied à pied le régime communiste du général Jaruzelski ; le 28 septembre 1958, devant le général, Charles de Gaulle, le Guinéen, Ahmed Sékou Touré, ne se gêna point pour déclarer que son pays “préfér[ait] la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage” ; le 21 avril 1982, après sa démission du gouvernement du colonel, Saye Zerbo, le Burkinabè, Thomas Sankara, faisait cette mise en garde : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple » !

Après la surprise du chef, avec la désignation d'une fidèle au poste de premier ministre chef du gouvernement, Rose Christiane Ossouka Raponda a, en accord avec le président de la République, nommé un gouvernement de 33 membres en se comptant elle-même, avec 11 ministres femmes. Une autre femme, Me Denise Mekam'ne Edzidzie épouse Taty, promue aux Relations avec les Institutions constitutionnelles et les Autorités administratives indépendantes, est le numéro deux de ce gouvernement. Alain-Claude Bilie-By-Nze quitte les Affaires étrangères au profit de Pacôme Moubelet Boubeya, pour s'occuper, désormais, de l'Energie. Un illustre sortant : Jean de Dieu Moukagni Iwangou, l'un des meilleurs juristes du Gabon, quitte le ministère de l'Enseignement supérieur ainsi que le gouvernement qu'il avait rejoint en mai 2018, à la surprise générale.
C'est la première fois que le Gabon compte un tiers de ministres femmes. On n'est jamais mieux servi que par soi-même : on sent qu'une femme est à la manette comme chef du gouvernement. Bonne chance à tous les ministres, surtout, femmes dont les actions, le machisme des Bantou aidant, seront scrutées à la loupe par les Gabonais.

Notre ami et frère de Côte d'Ivoire, Jean-Claude Djereke, professeur de littérature à l'Université de Temple, aux Etats-Unis, l'écrit, régulièrement, sur nos colonnes : Alassane Ouattara est un fourbe, un manipulateur, un menteur de la pire espèce. Ouattara est en train de lui donner raison. En attendant qu'on en sache beaucoup plus sur la mort (inattendue et brutale) de son « fils », Amadou Gon Coulibaly, car il faudra savoir ce qui s'est réellement passé en France pendant les deux mois de séjour médical de Gon Coulibaly où il semble avoir été « sacrifié » sur l'autel des ambitions démesurées de son faux papa de président de la République et grand amoureux de la conservation du pouvoir. La correspondance particulière ci-dessous de notre contact en Côte d'Ivoire livre certains secrets que Ouattara (le manipulateur) cache aux Ivoiriens, qui sont, pour une fois, invités à se réveiller de leur profond sommeil, pour prendre, réellement, véritablement, leur destin en main.

Le député américain, John Lewis, pionnier du mouvement des droits civiques et membre de la Chambre des représentants américaine, est décédé, vendredi, 17 juillet, à l'âge de 80 ans.

Le combat mené par la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique) contre les milices rebelles est un combat juste et légitime pour la paix, la protection des droits humains et la restauration de l'Etat. 

Le choix d'Alassane Ouattara, président de Côte d'Ivoire et « chef de la famille Gon Coulibaly », porté sur son « fils », Amadou Gon Coulibaly, comme candidat RHDP lors de l'élection présidentielle d'octobre prochain, avait été vivement contesté. C'est le moins qu'on puisse dire. Ce choix n'était pas seulement contesté dans le pays tout entier où les Ivoiriens affirmaient que Ouattara n'est pas un gentleman en voulant remplacer un musulman (lui-même) par un autre musulman (son « fils » Gon Coulibaly) à la tête du pays. Ce choix de Ouattara était, surtout, contesté parce qu'il entraîna, aussi, le départ de plusieurs ténors du RHDP dont le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, et le vice-président de la République, fidèle parmi les fidèles du président de la République, Daniel Kablan Duncan. Auparavant, le plus célèbre de tous les RHDP, Henri Konan Bédié, quittait aussi le navire. Bédié n'est pas n'importe qui. Ancien président de la République et faiseur de roi à deux reprises avec l'élection de Ouattara en 2010 et 2015, il est l'inspirateur et le premier président de cette organisation politique, qu'il fut contraint de quitter parce que le président Ouattara refusait de respecter les accords qu'il avait signés avec le PDCI-RDA au nom de l'alternance à la tête de l'Etat.
Après la mort (pour le moment inexpliquée) d'Amadou Gon Coulibaly, Alassane Ouattara a cherché à le remplacer en devenant, lui-même, le candidat du RHDP. Mais, cette fois, c'est la France qui s'oppose, ouvertement, à sa candidature.

Que c'est difficile pour un dirigeant de ne pas trouver l'oiseau rare pour occuper un poste qui fait problème ? Ali Bongo Ondimba (ABO) avait, parfaitement, débuté sa présidence en 2009, en confiant des responsabilités à des personnalités qui le lui rendaient bien, pour le bien des Gabonais et des Gabonaises. Mais, quelques années après, les mauvaises habitudes des uns ont pris le dessus sur le bon fonctionnement de l'ensemble de la superstructure du gouvernement. Le fonctionnement de l'administration de la présidence de la République a, aussi, été impacté par de mauvaises pratiques. Pourtant, ABO n'a pas changé. Il est resté égal à lui-même. Fort de l'expérience emmagasinée aux côtés du patriarche, il est venu avec de très bonnes idées pour permettre au Gabon d'aller de l'avant. Ces idées habitent toujours en lui. Rose Ossouka les fera-t-elle éclore ? C'est le principal enjeu de sa nomination.

Après le bras de fer entre le premier ministre, Elyes Fakhfakh, fragilisé par une affaire de conflit d'intérêts, et le parti Ennahdha, principale force du Parlement, le chef du gouvernement a, finalement, présenté sa démission, le 15 juillet, au président, Kaïs Saïed. 

Une statue du colon britannique, Cecil Rhodes, qui défendait la suprématie des Blancs, a été décapitée par des inconnus au Cap (Sud-Ouest), capitale parlementaire de l'Afrique du Sud.

Un véhicule banalisé avec des militaires français à l'intérieur, a essuyé des tirs, lundi, 13 juillet, près de la résidence privée du chef de l'Etat, à N'Djamena. Le véhicule est suspecté d'avoir pris des photos. Pourquoi faire ? Presque la même scène s'était produite, le 9 juin dernier, devant la présidence, entre la garde de Déby et les soldats de Barkhane. La garde présidentielle avait ouvert le feu contre les soldats de Barkhane créant une peur panique dans la capitale où la nouvelle s'était répandue comme une trainée de poudre.

Le défilé a minima a bien eu lieu, à Paris, en cette difficile période de coronavirus. Dans les rangs des soldats qui défilaient, on a pris la peine de mettre, à chaque fois, un militaire noir, parfois deux, pour bien montrer que l'armée française respecte la diversité comme le reste de son corps social. Pourtant, un général noir manque, toujours, à l'appel, ce qui montre que la France a, encore, de sérieux grands efforts à faire dans ce domaine. Et bien d'autres. Alors, afriqueeducation.com repose, sympathiquement, la question à son patron, le chef suprême des armées, Emmanuel Macon : à quand la promotion d'un noir comme général ? En fait, il n'en faut pas un mais plusieurs. Mais commençons déjà par un. On en est là en France alors qu'aux Etats-Unis, un noir, le général, Colin Powell, a, déjà, assuré les fonctions de chef d'état major des armées, en pleine guerre du Golfe contre l'Irak. Avant de devenir le chef de la diplomatie américaine sous George W. Bush. Comme on dit à Abidjan, « Cher Emmanuel, c'est comment » ?

Les flagellations publiques, les mutilations d’organes génitaux féminins et le crime d’apostasie sont désormais interdits.

Que l’on envoie des messages de condoléances aux veuves et aux enfants d’Amadou Gon Coulibaly, que l’on compatisse à leur douleur, cela ne me pose aucun problème, c’est même une très bonne chose, parce que ces derniers ne sont pas engagés comme lui dans le combat politique et parce qu’ils peuvent ne pas partager tous les choix et décisions du mari et du père. Par exemple, une des épouses aurait conseillé au défunt de laisser momentanément la politique en renonçant à la présidentielle du 31 octobre 2020 afin de s’occuper de sa santé puisqu’il faut être vivant et en bonne santé pour faire de la politique. Malheureusement, elle ne fut pas écoutée, ajoutent nos sources, et se produisit l’irréparable alors que le bon sens et l’humilité commandaient que le grand malade qu’était Gon prenne soin de lui-même avant de prendre soin des autres.

Après 28 ans passés à la tête de l'Etat, Blaise Compaoré du haut de son titre de « capitaine » de la très malmenée armée du Burkina Faso par les djihadistes, s'en est allé, il y a six ans, laissant son ancien (ancien) premier ministre, Roch Marc Christian Kaboré, lui succéder au poste de président de la République, non pas comme candidat du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), mais du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès). Après presque cinq ans de mandat, le bilan du chef de l'Etat n'est pas (très) bon, avec un coronavirus qui n'a épargné personne, mais surtout, à cause d'une insécurité qui a fini par déstructurer le pays, causant la peur-panique jusque dans Ouagadougou. Il ne faut pas se le cacher : Roch présente un bilan contestable qui contraindra, assurément, ses partisans à véritablement mouiller le maillot, s'il veut se succéder à lui-même. La réélection n'est impossible mais il faudra batailler dur. Cela dit, le président peut s'estimer heureux qu'il ne soit pas malaimé et, véritablement, honni comme son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, dont la rue demande une démission immédiate pour incompétence généralisée et mal-gouvernance caractérisée.

Ancien président de la République du Bénin, Nicéphore-Dieudonné Soglo s'était prononcé après sa deuxième rencontre avec le président Patrice Talon, le 29 mars 2019.
La révélation, c'est la déclaration de Nicéphore-Dieudonné Soglo, ancien président de la République du Bénin, après sa deuxième rencontre avec l'actuel président du Bénin.
Boulimie de lecture, prodigieuse connaissance de l'histoire ancienne et moderne de son pays et de tout pays auquel il s'intéresse aussi, il est difficile de le contourner. Bref, la citation ci-dessous de Patrice Talon mérite d'être connue urbi et orbi : « Ce qui permet à un président en exercice d’être réélu, c’est sa capacité à soumettre, à avoir à sa solde tout le monde : députés, maires, élus locaux, commerçants, partis politiques. C’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui. Si vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais vous serez réélu » fin de citation.

Sous le président Henri Konan Bédié, Yodé et Siro avaient chanté “Tu sais qui je suis ?”, une chanson qui parlait d’un Ivoirien “devenu Ghanéen vers la fin” et qui semblait voler au secours de Dramane Ouattara accusé par Bédié d’avoir fraudé la nationalité ivoirienne. Un autre titre de l’album “Victoire” dénonçait la confiscation du pouvoir par une seule ethnie [les Baoulés] en ces termes : “Korhogo sera jamais jolie, parce que Sénoufo n’est pas président. Dabou sera jamais jolie, parce que Adjoukrou n’est pas président. Katiola sera jamais jolie, parce que Tagbanan n’est pas président. Daloa sera jamais jolie, parce que Bété n’est pas président. Man sera jamais jolie, parce que c’est pas Guéré qui est président.”