Politique

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a estimé, jeudi, 10 janvier, que les résultats annoncés de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) ne semblaient "pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là". Quelle mouche a donc piqué le patron du Quai d'Orsay dont la réaction post-électorale est, toujours, conforme aux positions du pouvoir en place, quand il ne se borne pas, simplement, à conseiller le recours aux institutions républicaines, dans la paix, en cas de contestation ? Ces dernières années, l'Union européenne, au contraire, ne s'est pas montrée complaisante. Au Gabon, elle avait pondu un rapport aux antipodes de celui des observateurs africains. La position de l'Union européenne était, tellement, tranchante que les autorités gabonaises ont dû regretter de l'avoir invitée pour observer leur présidentielle. Conséquence de ce changement de paradigme, au Cameroun, en octobre dernier, le gouvernement n'a pas commis la même erreur. Il a tenu l'Union européenne loin de sa « surface de réparation ». Cela veut-il dire que la complaisance des Occidentaux à l'endroit des pouvoirs africains aurait cessé ? Rien n'est moins sûr même s'il faudra observer l'attitude du chef de la diplomatie française, lors des futures élections présidentielles qui auront lieu dans l'ancien pré-carré français.

Candidat de l'opposition, Martin Fayoulou est coiffé au poteau, alors qu'il se voyait déjà au palais présidentiel. Que s'est-il passé pour que son rival de l'opposition, Félix Tshisekedi, le double, de cette manière, au dernier moment alors que les décomptes de voix lui étaient favorables ? Le candidat de l'opposition n'est pas le seul à protester et à penser qu'il y aurait une sorte d'arrangement entre le vainqueur désigné et le pouvoir. Dans une sortie inhabituelle, le Quai d'Orsay (Ministère français des Affaires étrangères) juge les résultats communiqués par la CENI « non conformes ».

La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a validé la victoire de l'ancien chef de l'Etat, Andry Rajoelina, à l'élection présidentielle du mois dernier en rejetant toutes les requêtes en annulation pour fraude de son rival Marc Ravalomanana.

Preuve qu'il n'est pas isolé comme le laissent croire certains dirigeants occidentaux, le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a entamé, mardi, 8 janvier, une visite en Chine auprès de son homologue, Xi Jinping, son principal allié diplomatique et commercial. Ce voyage intervient alors qu'un nouveau sommet avec Donald Trump est évoqué. Un sommet qui pourrait permettre à Donald Trump de rebondir sur le plan intérieur où il est de plus en plus contesté par le parti démocrate, majoritaire au sein de la Chambre des représentants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation continue d'être maîtrisée à Libreville où on ne compte aucun mort, même pas un blessé grave. Les loyalistes prennent, progressivement, les points stratégiques de la capitale pour rassurer les Gabonais, les Africains et la communauté internationale. En fait, le coup d'état a bel et bien échoué.

Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, a déclaré, samedi, 5 janvier, illégitime, le nouveau mandat du président, Nicolas Maduro, qui doit débuter le 10 janvier, promettant d'encourager un "gouvernement de transition" et des "élections libres".

En gros, on reprend les mêmes et on recommence. C'est l'impression qui se dégage de l'équipe gouvernementale sortie, vendredi, 4 janvier 2019. En dehors du changement du premier ministre, Philemon Yang, qui était en poste depuis neuf ans, la nomination de son successeur, le professeur, Joseph Dion Ngute, 64 ans, ressortissant de la province du Sud-Ouest, est tout, sauf une révolution. Ce dernier sort droit de la présidence de la République où il occupait un poste de ministre chargé de mission. Après son investiture, le 6 novembre, la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale était scrutée pour répondre aux attentes d'un peuple qui avait dit ce qu'il pensait, lors de l'élection présidentielle d'octobre 2018. Le message avait été clair : le changement. Les besoins pressants du peuple, c'est le rajeunissement des équipes dont celle du gouvernement, la fin de l'impunité pour les détourneurs de fonds publics, l'amorce d'un dialogue avec les provinces frondeuses du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la mise en index de tous les responsables ayant failli dans le dossier de la CAN 2019 et leur renvoi devant les tribunaux, etc. Le gouvernement sorti vendredi, 4 janvier, n'est pas satisfaisant à ces égards.

Le christianisme, que je connais un tout petit peu, enseigne que Dieu a créé l’homme libre d’aimer ou de haïr et que, si ce dernier choisit de haïr son semblable au lieu de l’aimer (ce qui signifie respecter les choses qui lui appartiennent, ses idées et surtout sa vie), ce n’est pas Lui, Dieu, que nous devons blâmer ou accuser mais l’homme. Laissons donc Dieu en dehors de nos affaires en 2019. Cessons d’attendre de Lui qu’Il accomplisse les tâches qui nous incombent.

Donald Trump a déclaré, mardi, 1er janvier, qu'il avait hâte de tenir un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui s'était dit, la veille, prêt à rencontrer, une nouvelle fois, le président américain à tout moment. Affaibli sur la scène politique américaine où il doit, désormais, composer son pouvoir avec le parti démocrate, qui a pris le contrôle de la Chambre des représentants, Donald Trump, qui multiplie des frasques sur le plan militaire (retrait unilatéral annoncé de ses soldats en Syrie), sur le plan économique (augmentation unilatérale et non concertée des taxes sur des produits chinois et européens entrant sur le marché américain), sur le plan judiciaire (relance des enquêtes sur l'implication de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016), il veut renouer, de manière convaincante, avec Kim Jong-un pour se refaire une crédibilité à l'international et même sur le plan de la politique intérieure. Pour Trump, la future rencontre avec le « leader bien aimé » est davantage utile pour lui que pour le non-manipulable chef d'Etat nord-coréen. Le président américain fera toutes les concessions qu'il faudra pour aboutir à ce deuxième Sommet, sachant qu'un tel événement constitue, dans le cadre de sa réélection en 2020, une affaire de vie ou de mort.

Les ministres ont, tous, peur. Même ceux qui, apparemment, ont bien travaillé. C'est que la colère du président de la République, Paul Biya, est telle qu'on ne sait pas, exactement, sur quel(s) ministre(s) elle va s'abattre. Car le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, a laissé des traces profondes et les Camerounais, très en colère, demandent les comptes à leur chef d'Etat.

Après 2003 et 2013, le sultan du Tchad, Idriss Déby Itno, est en train de se lancer dans une troisième aventure militaire en Centrafrique. Comme les deux précédentes qui entraînèrent le départ d'Ange-Félix Patassé (2003) et de François Bozizé (2013), celle de 2019 aura pour but d'évincer le président, Faustin-Archange Touadéra, du pouvoir. Comme les deux autres qui furent soutenues par Jacques Chirac et le "silence" de François Hollande, l'actuelle opération militaire est parrainée par le jeune président français.

Tout le monde ne voulait pas que les élections se déroulent dans de bonnes conditions en RDC (République démocratique du Congo). Après avoir assisté, hier, 30 décembre, à une journée électorale (bon enfant), à Kinshasa, et sur presque tout l'ensemble du territoire rdcongolais, tout Africain désireux de voir son continent prendre son destin en main, pouvait être heureux. Il y a lieu de dire que, globalement, tout s'est bien passé, mieux même que dans certains pays africains où les observateurs européens et américains viennent crédibiliser l'organisation des élections. Premier point positif : aucune mort, à Kinshasa, due à ces élections n'a été enregistrée par la police de la capitale, ce qui montre le haut niveau de conscience des populations kinoises, mais aussi, la maîtrise des forces de défense et de sécurité, chargées de sécuriser le vote. A l'intérieur du pays, on note, cependant, quelques morts, notamment, dans le Kivu. Cela dit, si ces morts sont à regretter, ils sont loin des craintes qui avaient provoqué le Sommet de Brazzaville organisé, en catastrophe, par Denis Sassou Nguesso avec quatre autres chefs d'Etat de la sous-région.. Deuxième point positif : après avoir refusé les aides de toutes sortes venant de l'Union européenne, de la Francophonie, de l'Union africaine et d'autres pays occidentaux, la RDC a montré que malgré ses 40 millions d'électeurs, la CENI était à la hauteur de l'événement, sans l'aide de qui que ce soit. Troisième point positif : même si la logique électorale devrait favoriser le candidat commun de l'opposition, Martin Fayulu, ses deux principaux concurrents, à savoir, Félix Tshisekedi, et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadari (qui crierait déjà victoire), s'organisent, aussi, pour se déclarer vainqueurs, sans remettre, fondamentalement, en cause, l'organisation des élections. C'est une victoire énorme que doit savourer le raïs sortant.

Dans cette victoire du candidat de la majorité présidentielle, Macky Sall, qui se dessine, sous les yeux des Sénégalais, le Conseil national des Sages de la Coalition, “BennoBokk Yaakaar, n'entend pas rester les bras croisés. Mieux, il se veut (sa sagesse oblige) à l'avant-pont du succès attendu. Voilà pourquoi ce Conseil des Sages de la Coalition “Benno Bokk Yaakaar” (BBK), sous la supervision de son dynamique secrétaire administratif, Amadou Moustapha Diao, a participé au Congrès historique, le 1er décembre 2018, consacré à l'investiture de son candidat à l'élection présidentielle du 24 février 2019, dans le mythique cadre de Dakar Arena, comme par prémonition. Amadou Moustapha Diao et ses amis du Conseil entendaient, ainsi, apporter leur (précieuse) voix au concert, qui balise le destin de la nation. Mission réussie à 100%.

Né en 1944, à Hosh Bonnaga, Omar el-Béchir est le président de la République du Soudan. Militaire de formation, il a combattu aux côtés des Egyptiens, durant la guerre du Kippour, en 1973. Devenu colonel, il renverse le pouvoir en place en 1989, fait interdire tous les partis et instaure un nouveau code légal islamique. Il s'autoproclame président de la République, en 1993, avant de se faire élire en 1996, puis, en 2010. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre présumés au Darfour. C'est cet Omar el-Béchir qui est vivement contesté et qui risque de perdre le pouvoir si ces manifestations s'intensifient.

C'est une action diplomatique dense qui situe le Togo au cœur de la négociation africaine et internationale.

Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier et Zacharie Myboto semblent reprendre des couleurs. Grâce à la convalescence prolongée du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, au Maroc. Ils ne font pas leur sortie politique pour solliciter l'aide du Seigneur Dieu afin que le président de la République rentre, le plus rapidement, retrouver ses fonctions au Palais du Bord de Mer, mais, pour actionner le levier de la vacance du pouvoir selon l'article 13 de la constitution, puisque, dans les courriers qu'ils ont fait parvenir, le 21 décembre, au premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, et à la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo, avec ampliation à la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson épouse Mboussou, il est indiqué l'atteinte des 60 jours d'absence du président qui devrait déclencher la procédure de la vacance du pouvoir. Le trio en question sollicite, aussi, la désignation d'un collège de médecins pour évaluer l'état de forme générale du président de la République, ainsi que, sa capacité à assurer ses fonctions.

« Macron au Tchad : La France doit cesser sa politique néocoloniale ! », voici le titre du communiqué publié, ce mercredi, 26 décembre, par le parti présidé par Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, contre Emmanuel Macron et sa politique néocolonialiste en appui au dictateur tchadien, Idriss Déby Itno.

La question mérite d'être posée car la Guinée équatoriale revient de très loin : le 24 décembre 2017, le président, la première dame et leur fils aîné, vice-président de la République et successeur constitutionnel, avaient échappé à un sanglant coup d'état dont, officiellement, on ne sait pas grand-chose, Malabo se refusant, malgré ses fortes certitudes, de communiquer sur une question hyper sensible qui met en accusation un chef d'Etat voisin de la sous-région, en l'occurrence, celui du Tchad, et l'ancienne puissance colonisatrice de ce dernier. Idriss Déby Itno est-il un faux frère du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ? En août 2016, le couple présidentiel équato-guinéen avait assisté, dans la joie et la gaieté, à l'investiture du président, Idriss Déby Itno, au Palais rose, à N'Djamena (notre photo). Dix-huit mois après, oubliant cet heureux épisode, Déby organisait, avec une puissance extérieure, un coup d'état contre le pouvoir de Malabo. Cela dit, il nie cette accusation de toutes ses forces sans apporter aucune preuve qui l'accable. Mais avant la survenance de ce coup d'état dont Malabo a pu se relever, les réseaux sociaux étaient, déjà, sous surveillance depuis quelques semaines, ce qui montre que les services de renseignement appréhendaient la situation. Le coup d'état raté du 24 décembre leur a donné raison.

Les mystères de la diplomatie font leur effet : après une vingtaine d'années d'enquêtes inabouties, la justice française, avec le soutien sans doute de la chancellerie, a ordonné un non-lieu dans cette affaire d'attentat du Falcon 50, où il devenait très difficile de réunir des éléments de preuve. De plus, Paul Kagame, le président rwandais qui semblait être en première ligne dans ces accusations de génocide, a changé de fusil d'épaule. Maintenant, il coopère, étroitement, avec la France d'Emmanuel Macron, qui l'a même aidé à placer sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à la tête de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie). Depuis ces noces entre Paris et Kigali, rien ne peut plus étonner dans les relations entre les pays.

Un tribunal de Washington a condamné, lundi, 24 décembre, la Corée du Nord à payer 501 millions de dollars pour sa responsabilité dans la mort de l'étudiant américain, Otto Warmbier, jugeant qu'il avait été victime de torture. Pyongyang reste de marbre.