Mali

Un légionnaire français a été "tué au combat", lundi, 4 mai, lors d’une opération de lutte contre les groupes armés djihadistes au Mali. La présidence de la République française, qui a publié cette douloureuse information, confirme, ainsi, le deuxième décès, en quatre jours, dans les rangs de la force française Barkhane au Sahel.

Le tombeau des Askias à Gao (Nord-Est), un des quatre sites au Mali inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, va être réhabilité, ont indiqué, mercredi, 11 mars, les autorités maliennes et une organisation de sauvegarde des monuments en zone de conflit.

Une telle exigence préalable, c'est mettre le couteau sous la gorge du pouvoir malien. C'est à se demander si au fond, les terroristes veulent vraiment négocier ou cherchent-ils, juste, à tester les capacités du pouvoir, qui du reste, est accusé de faiblesse face à l'ennemi ? En effet, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition terroriste affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a publié, dimanche, 8 mars, un communiqué, qui montre une volonté de désescalade. Le GSIM, JNIM selon son acronyme en arabe, y affirme qu'il ne pose aucun préalable aux discussions si ce n'est le retrait des troupes françaises de l'Opération Barkhane. En posant cette condition, on peut se demander si les terroristes souhaitent, réellement, négocier. Car il faut rappeler que s'ils ne sont pas, aujourd'hui, solidement, implantés à Bamako, c'est parce que l'armée française, en 2012, les y avait empêchés. Ils ne peuvent donc pas porter cette dernière dans leur cœur.

L'attaque de ce dimanche, 26 janvier, a eu lieu, à Sokolo, à 400 kilomètres, au Nord du Mali. On a dénombré, au moins, 19 soldats tués et 5 blessés. Des renforts ayant été dépêchés, le poste de gendarmerie était, sous contrôle FAMa, début d'après-midi. Mais à quel prix ? Le ratissage de l'avion militaire malien sur zone, n'a pu rien donner, encore moins, les gros moyens de surveillance des Américains et des Forces Barkhane qui écument le secteur. Sans jamais jamais rien voir de suspect. A un moment donné, ça commence à être trop. Du matériel a été endommagé et ou emporté par les assaillants. Comment les populations maliennes ne doivent-elles pas se poser des questions ? Ce sont des attaques qui se suivent et se rassemblent et en face, aucune réaction alors que les meilleures armées du monde (Etats-Unis, France, etc.) campent sur place.

Dans le numéro 483-484 d'Afrique Education, actuellement, chez les marchands de journaux, un article explique comment la France caresse, depuis les années 90, l'idée d'obtenir la partition du Mali pour mieux contrôler ses ressources naturelles. Cette politique commencée dans les années 90 n'a pas pris un ride : les présidents François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, ont beau faire un tour à l'Elysée (14 ans pour Mitterrand et 12 ans pour Chirac), cet objectif n'a guère changé d'un iota. Au Sommet de la « clarification » que le président, Emmanuel Macron, compte organiser, à Pau, début 2020, il serait intéressant que le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, demande des explications à ce sujet à son homologue français, à un moment où l'assistance militaire de Barkhane, devient un sujet de préoccupation pour tout le peuple malien.

Trente soldats maliens ont été tués, lundi, 18 novembre, dans une attaque attribuée aux djihadistes dans l’Est du Mali, à proximité de la frontière nigérienne, a-t-on appris, mardi, de source sécuritaire malienne, alors que l’armée avait jusqu’ici fait état d’un bilan de (seulement) 24 militaires tués.

Aveu d'échec ! On l'avait, déjà, constaté avec la difficulté de mettre sur pied le G5 Sahel (qui peine à rassembler les financements), mais aussi, avec des attaques répétées et cruelles des djihadistes dans les pays du Sahel où se trouvent d'importantes forces françaises, en l'occurrence, Barkhane. Il fallait juste le reconnaître publiquement, ce que vient de faire la ministre française des Armées, Florence Parly, qui a dit ce mardi, 5 novembre, au président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes. C'est vrai que les djihadistes qui déstabilisent le Sahel viennent, en majorité, de la Libye à la suite de l'assassinat de Kadhafi. Mais, il est intolérable que 69 ans après les indépendances, le Mali ne dispose pas, encore, d'une armée digne de ce nom. IBK est (quand même) en place depuis 2013. On n'a pas vu ce qu'il a fait pour doter son pays d'une armée solide capable de défendre les frontières du Mali. Son réflexe quand il y a un massacre perpétré par des djihadistes, c'est de regarder du côté d'Emmanuel Macron. Son Père Noël ? C'est vrai que le jeune président est comptable de cette situation (via la responsabilité de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, l'homme par qui tout ce désordre est arrivé) mais, le président français n'est nullement responsable du choix du président malien de ne pas bâtir une bonne armée capable de combattre les djihadistes.

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif. Il s'agit du brigadier, Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, qui est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

Cinquante-trois soldats maliens (pas cinq, pas dix, pas même vingt, mais cinquante-trois militaires) et un civil ont été tués, vendredi, 2 novembre, lors d'une «attaque terroriste» lancée contre une position militaire à Indelimane, dans la zone de Ménaka, près de la frontière avec le Niger, selon un nouveau bilan de l'armée. La question est sur toutes les lèvres : comment se fait-il qu'il y ait un tel carnage dans une garnison malienne en plein cœur du désert, alors que les forces « amies », françaises (Barkhane) et américaines, avec des drones et d'autres moyens de surveillance sophistiqués, sont supposées avoir l'oeil sur tout ce qui bouge dans le secteur ? Se pose, donc, avec acuité le rôle véritable des forces dites amies aux côtés des armées du Mali, du Niger, et du Burkina Faso.

Quinze soldats maliens ont été tués, ce vendredi, 1er novembre, lors d’une « attaque terroriste » lancée contre une position militaire à Indelimane (Nord-Est du Mali), a annoncé l’armée malienne.

L'armée malienne a annoncé, samedi, 19 octobre, avoir «neutralisé» une cinquantaine d'«ennemis» (djihadistes) et être parvenue à libérer une trentaine de ses soldats lors d'une contre-offensive lancée après la double attaque du 30 septembre contre ses bases militaires. C'est plutôt une bonne nouvelle pour le peuple malien qui commençait à désespérer de son armée, championne toutes catégories de la contreperformance.

Un bataillon de l'armée malienne sous commandement de la force conjointe du G5 Sahel tentait, mardi, 1er octobre, «avec de gros moyens», de reprendre des positions tombées sous le contrôle de djihadistes, qui ont mené, lundi, une double attaque contre des camps militaires dans le Centre du pays.

Le chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), s'est rendu, jeudi, 14 juin, sur les lieux de la tuerie du village dogon de Sobane Da, dans le Centre du pays. Du tourisme ? On sait que ce genre d'événements se répètent et, visiblement, les mesures ne sont pas prises, après le passage du chef de l'Etat sur les lieux où ils se sont déroulés, pour qu'ils ne surviennent plus. Alors question : IBK est-il dépassé par les événements ? Il faut commencer à se rendre à cette évidence.

Pendant que le Mali pleure sa deuxième tuerie massive du genre après celle d'Ogossagou, le 23 mars dernier, la polémique fait rage sur le nombre de tués. Les chiffres du gouvernement sont, diamétralement, opposés à ceux des responsables locaux. Cela dit, les autorités ont reconnu, mardi, 11 juin, qu'il leur incombait de protéger la population et d'oeuvrer à la réconciliation entre communautés de plus en plus antagonistes dans le Centre du pays, après cette deuxième tuerie massive de civils, en l'espace de trois mois.

Le samedi 25 mai 2019, la jeunesse malienne est sortie massivement dans les rues de Bamako pour conspuer et menacer la France. « France Dégage », « France Terroriste », « Mort à la France », « France Complice », ou encore, « Plus jamais la France au Mali », pouvait-on lire sur quelques pancartes brandies par les manifestants. Comme l’on était loin de l’époque où les Maliens, arborant le drapeau français, chantaient pour la France et Hollande, les remerciant de les avoir libérés d’islamistes barbares !

Au Mali, depuis le magistère IBK (Ibrahim Boubacar Keïta), la nomination des premiers ministres est un éternel recommencement. Champion toutes catégories en la matière, l'actuel président en a usé six en l'espace de sept ans de pouvoir. Cela fait, en moyenne, presqu'un premier ministre chaque année. Une performance à inscrire dans le Livre Guinness des records. Mais, comme on l'entend de plus en plus, le problème de la gouvernance au Mali ne serait-il pas IBK lui-même ? Car voilà qu'il va se donner un septième premier ministre sans que rien ne change sur le fond, absolument rien, sinon que le pays va de mal en pis. En sept ans de présidence, IBK n'a pas réussi à doter son pays d'une armée capable de soutenir l'action de la communauté internationale qui compte de nombreuses troupes sur place au Mali. L'échec de ce président du Mali (du reste sympathique), est bien celui là. Il n'a pas vite compris qu'il lui est impossible de stabiliser, durablement, le Mali, et de le développer, sans une armée à la mesure de l'immensité de son beau pays. Peut-être parce qu'il est un civil ? Jusqu'à quand va-t-il continuer à dormir à Koulouba et à s'en prendre à ses premiers ministres (fusibles) alors qu'il est, lui-même, le problème ?
Chaque pays a les gouvernants qu'il mérite. Le Mali n'échappe pas à ce constat. Aux Maliennes et aux Maliens de savoir ce qu'ils veulent faire de leur Mali, maintenant qu'ils ont la preuve (par neuf) que le pays est gouverné par d'illustres amateurs.

Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est dépassé par les événements. Complètement et totalement. Les faits le montrent tous les jours. Sa réélection pour un deuxième mandat, l'année dernière, avait montré que le Mali était sans solution de rechange. Devait-on attendre des miracles de lui ? Il ne peut faire pendant ce deuxième mandat que ce qu'il avait montré lors du premier, c'est-à-dire, pas grand-chose pour le Mali et les Maliens. Les populations n'ont que les yeux pour pleurer avec ce qui vient d'arriver dans les villages d'Ogossagou et de Welingara.

Le premier ministre français, Edouard Philippe, effectue de vendredi, 22 février, soir, à dimanche, 24 février, au Mali, une visite de "soutien" à ce pays, qui peine, malgré une pression militaire accrue de la France, à enrayer l'extension des violences djihadistes, notamment, vers le Burkina et le Niger voisins. Alors qu'au même moment, malgré l'appui de la France, le G5 Sahel n'arrive toujours pas à être, réellement, opérationnel, faute de financements.

L'homosexualité est un sujet qui fâche en Afrique. C'est une forme de sexualité, venue d'ailleurs, qu'on ne tolère pas sur le continent noir. Les populations voyant que les dirigeants politiques, sous la pression des bailleurs de fonds occidentaux, commencent, progressivement, à plier l'échine, elles prennent leurs responsabilités, à la place des Etats, pour ne rien laisser passer. Et ça marche. C'est ce qu'on vient de vivre au Mali où le pouvoir politique a reculé devant la colère des confessions musulmanes, qui considèrent l'homosexualité comme une abomination.

Le président malien sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, a été, officiellement, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle et entamera son deuxième mandat de cinq ans, le 4 septembre, a annoncé, lundi, 20 août, la Cour constitutionnelle du Mali, dont la décision est sans appel. Quid des protestations de son adversaire, Soumaïla Cissé, qui a décidé de contester cette réélection, par tous les moyens, car elle serait, selon lui, entachée de grosses irrégularités.