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Afrique

Depuis la révolution tunisienne, une dizaine de pays africains ont vu leurs dirigeants, pourtant, considérés comme indéboulonnables, quitter le pouvoir. Retour sur des changements de régime obtenus, le plus souvent, sous la pression de la rue.
En neuf ans, plusieurs autocrates d'Afrique ont cédé leur fauteuil présidentiel. Sur dix dirigeants, sept ont été renversés sous la pression populaire, deux ne se sont pas représentés, et un a été défait dans les urnes. Chronologie de la fin des régimes autoritaires depuis 2011.

L'association SOS Méditerranée a appelé, lundi, 15 avril, les futurs députés européens à défendre les sauvetages de migrants en mer au nom des «valeurs fondamentales de l'Europe», quelques jours après la polémique sur la «complicité» entre ONG et passeurs. Honneur à cette association qui dit des choses fortes et sensées dans un contexte européen où le fait de le dire, rend impopulaire.

Cette leçon n'est pas exceptionnelle bien que mémorable. Elle a même l'air du déjà entendu. Mais elle vaut la peine d'être répétée. Oui, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, exhorte, tout simplement, les pays africains à transformer, sur place, leurs matières premières pour gagner le combat contre la migration clandestine. Il sait, parfaitement, de quoi il parle : l'exploitation de l'uranium dont le Niger abrite l'un des plus grands gisements au monde, n'apporte pas grand-chose à son pays alors que le tiers des ménages en France, est, justement, éclairé grâce à cet uranium qu'exploite, depuis des décennies, une multinationale française.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, dimanche, 7 avril, les pays africains à accélérer la mise en place d'une couverture maladie universelle sur le continent, un effort crucial pour réduire le fardeau de plus en plus lourd représenté par les maladies infectieuses et non transmissibles en Afrique.

La Fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA) organise à partir du 18 juin 2019, « Prête-moi ton rêve », une grande exposition itinérante dans 6 pays d’Afrique, réunissant une trentaine d’artistes africains de renommée internationale, de 15 nationalités différentes.

L'Université Tsinghua, une prestigieuse université chinoise, souhaite collaborer avec des instituts de recherche africains dans le but d'améliorer la fertilité des sols sur le continent.

Le numéro 474 d'Afrique Education en vente, chez les marchands de journaux, depuis ce mercredi, 6 mars, consacre un important dossier sur le F CFA. Le dossier est présenté tel que cela n'avait pas encore été le cas lors des débats, généralement, consacrés à cette monnaie. Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est-il le dernier grand défenseur de cette monnaie en Afrique ?, titre Afrique Education en une, avec la photo du président ivoirien sortant de son entretien avec le président français, Emmanuel Macron, vendredi 15 février. Lors de l'échange avec les journalistes qui s'en était suivi, il avait invité les Africains à changer de débat car pour lui, « le F CFA est une monnaie solide, bien gérée et appréciée ».

Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, et d’autres citoyens français s’étaient offusqués de voir le président américain se mêler de politique intérieure française. C’était le 9 décembre 2018. Et pourtant, jusqu’ici, eux-mêmes n’ont rien fait d’autre que cela parce que c’est tout ce qu’ils savent faire : s’immiscer de manière intempestive, indécente et grossière dans les affaires des autres.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a estimé, jeudi, 10 janvier, que les résultats annoncés de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) ne semblaient "pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là". Quelle mouche a donc piqué le patron du Quai d'Orsay dont la réaction post-électorale est, toujours, conforme aux positions du pouvoir en place, quand il ne se borne pas, simplement, à conseiller le recours aux institutions républicaines, dans la paix, en cas de contestation ? Ces dernières années, l'Union européenne, au contraire, ne s'est pas montrée complaisante. Au Gabon, elle avait pondu un rapport aux antipodes de celui des observateurs africains. La position de l'Union européenne était, tellement, tranchante que les autorités gabonaises ont dû regretter de l'avoir invitée pour observer leur présidentielle. Conséquence de ce changement de paradigme, au Cameroun, en octobre dernier, le gouvernement n'a pas commis la même erreur. Il a tenu l'Union européenne loin de sa « surface de réparation ». Cela veut-il dire que la complaisance des Occidentaux à l'endroit des pouvoirs africains aurait cessé ? Rien n'est moins sûr même s'il faudra observer l'attitude du chef de la diplomatie française, lors des futures élections présidentielles qui auront lieu dans l'ancien pré-carré français.

Le jeune président français vient de passer deux jours au Tchad pour parler entre autres sujets d'importance de la présence russe (de plus en plus inquiétante pour les intérêts français) en Centrafrique et dans la sous-région. Parlant des questions ayant trait à la vie des Tchadiens et des Tchadiennes, après avoir soigneusement évité les questions qui fâchent comme la catastrophique gestion de la démocratie et des droits de l'homme d'Idriss Déby Itno surnommé le sultan, et la très mauvaise gouvernance des fonds publics qui a mis le pays à genoux, il a égrainé quelques mesurettes pendant la rencontre avec 400 Tchadiennes sur les problèmes du genre.

Les Etats-Unis veulent contrer les "comportements prédateurs" de Pékin et Moscou en Afrique, tout en promettant, dans la stratégie africaine de Donald Trump dévoilée, jeudi, 13 décembre, de mettre fin aux aides financières et aux missions de paix de l'ONU inefficaces. En guise de stratégie, il serait, plutôt, question de mettre fin à certaines aides et subventions que Trump juge inutiles pour l'Afrique et qu'il voudrait détourner en faveur d'autres régions du monde amies des Etats-Unis. Il est clair que sur l'Afrique, il n'a aucune stratégie. Pour lui, l'Afrique ne compte pas et n'a jamais compté.

Jeudi, 13 décembre, s'ouvrira la 108e session du Conseil des ministres ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), à la Maison des ACP, à Bruxelles. C'est pour préparer cette importante réunion que le rapport du Groupe central de négociation au niveau ministériel, s'est réuni, ce mercredi, 12 décembre. Cette réunion a permis aux ministres chargés de négocier sous la direction du professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, au nom des 79 pays ACP, accompagnés des ambassadeurs des pays concernés, de tracer les grandes lignes des futures négociations côté ACP.

On était dans la dernière semaine de juillet 2018. Emmanuel Macron était dans la tourmente parce que les Français venaient de découvrir qu’un certain Alexandre Benalla avait violemment frappé un manifestant, le 1er mai 2018. On attendait alors qu’il s’explique. On voulait savoir pourquoi il avait embauché un gamin qui, en plus de faire le boulot des policiers, malmenait des marcheurs aux mains nues. Au lieu de répondre à ces questions, “Jupiter” préféra s’adresser à un groupe de députés de son parti « La République en marche ».

Les Etats-Unis ont beau réduire le nombre de leurs soldats en Afrique, ils sont "plus engagés que jamais" sur ce continent dont la stabilité est primordiale pour la sécurité internationale, assure le patron de l'armée de terre américaine en Afrique. Mais, au même moment, les Occidentaux au premier rang desquels on compte la France, grande alliée des Etats-Unis au sein de l'OTAN, critiquent l'arrivée de l'armée russe en Centrafrique (le cœur du continent), mais aussi, en Guinée équatoriale, et surtout, au Burkina Faso où l'aide des militaires américains et français n'arrive pas à contenir les attaques des djihadistes à la frontière burkinabo-malienne où les écoles se ferment, en centaines, au nom de la haine vouée à l'endroit de l'éducation « des Blancs ».

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.

Les Occidentaux croient mener le monde selon leurs seuls petits intérêts. Tout doit aller à leur rythme et être façonné comme ils l'entendent. Mais, chaque chose a une fin. Et le fait de dénoncer leur comportement est un début du commencement de cette hégémonie.

Quand quelque chose est bien, il faut le dire. On connaissait Madame Kolinda Grabar-Kitarovic comme la présidente de la Croatie et première supportrice de la sympathique équipe croate de football, vice-championne du monde. On l'avait vue braver la pluie, après la finale du Mondial France-Croatie, pour remonter le moral des footballeurs croates qui venaient d'être corrigés par les Bleus : 1 contre 4. Elue présidente de Croatie, en 2015, elle a, en seulement, 3 ans, gagné le respect du monde entier. Pourquoi ?

Dans ses heures de lucidité, le jeune président français avait (bien) annoncé vouloir mettre en œuvre d’ici cinq ans des restitutions temporaires et définitives des biens culturels africains qui font le rayonnement des musées français. C'était quelques mois après son accession au pouvoir. Joignant la parole à l'acte, il avait nommé la Française, Bénédicte Savoy, et, le Sénégalais, Felwine Sarr, deux sommités en matière d'art, avec pour mission de réfléchir au retour de ces œuvres d'art en Afrique. Les deux rapporteurs sont restés, rigoureusement, scientifiques, sans succomber aux pressions des lobbys françafricains qui ont toujours fait que tout change sans que rien ne bouge. En Afrique, il n'existe pas un conservateur de musée ou de galerie d'art qui ne souhaite pas le retour des biens culturels africains spoliés, et qui font, aujourd'hui, les beaux jours des espaces culturels français ou autres. Emmanuel Macron a, donc, eu l'excellente idée de proposer cette voie de retour, mais encore faudrait-il qu'il tienne parole, maintenant où ses deux rapporteurs lui demandent de le faire.

Les difficultés financières de la France n'expliquent pas tout. La volonté politique de la France est de regarder ailleurs, vers des pays autres qu'africains au moment où à Erevan, le mois dernier, en plein Sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron, le jeune président français, expliquait à ses homologues sa volonté de renforcer les liens qui unissent les pays francophones. Paroles paroles paroles... Un mois, seulement, après, il frappe là où ça fait mal : le portefeuille. En effet, son premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé, lundi, 19 novembre, un plan destiné, officiellement, à favoriser l'attractivité des universités françaises. Pour y parvenir, la France compte faciliter l'obtention des visas, offrir plus de bourses, ouvrir des campus à l'étranger,  mais aussi, augmenter les frais de scolarité. Objectif : attirer beaucoup plus d'étudiants étrangers. Mais, des étudiants de préférence non-africains, triés sur le volet issus, notamment, des pays émergents.

La Convention ACP-UE prendra fin en février 2020 et devra être immédiatement renouvelée. Pour ce faire, les deux parties viennent de se lancer dans un processus long et difficile de négociations, qui abordera tous les aspects de ce partenariat : politique, économie, commerce, industrie, services, culture, santé, éducation, agriculture, élevage, nouvelles technologies de l'information et de la communication, etc. Négociateur en chef des pays ACP, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Togo, le professeur, Robert Dussey, s'est confié à votre magazine préféré à ce sujet. Parfaitement conscient des attentes au niveau des pays ACP, le négociateur en chef et son équipe prennent leur rôle très au sérieux et annoncent qu'ils feront tout pour ne pas décevoir.

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