Un anthropologue européen avait offert un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il plaça un panier de fruits près d’un tronc d’arbre et leur dit : « Le premier qui atteindra l’arbre aura le panier de fruits. »
Quand il leur donna le signal de départ, il fut surpris de voir que les enfants marchaient ensemble, la main dans la main, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’arbre et partagent les fruits.
Quand il leur demanda pourquoi ils avaient fait cela, alors que l’un d’eux pouvait obtenir le panier pour lui, ils répondirent : « Ubuntu. Comment l’un de nous peut-il être heureux alors que les autres sont misérables » ?
“Ubuntu » dans leur civilisation veut dire : « Je suis, parce que nous sommes. »
Ces Africains connaissaient le secret du bonheur perdu dans les sociétés qui prétendent être civilisées. Ils avaient vite compris que c’est l’union qui fait la force d’une communauté parce que « l’homme n’est rien sans les hommes » (Seydou Badian dans « Sous l’orage »).
Jean-Claude Djéréké
est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).





