Quand le président, Paul Biya, l’a appelé, en février 2018, pour présider aux destinées du Conseil constitutionnel qu’il venait de mettre sur pied, Clément Atangana, magistrat hors échelle (comme on dit au Cameroun) était dans son village où il voulait s’adonner à l’agriculture à plein temps. C’est le dada de plusieurs grands retraités camerounais : L’agriculture. Sauf que le chef de l’Etat ne l’entendait pas de cette oreille. C’est ainsi qu’il rentra à Yaoundé diriger le Conseil constitutionnel aux côtés d’éminents juristes comme les professeurs, Joseph-Marie Bipoun-Woum, Joseph Owona, Lekene Donfack, tous anciens ministres. Durant ces deux mandats, Clément Atangana a eu à enterrer deux d’entre eux, Joseph Bipoun-Woum en 2023 et Joseph Owona, en 2024, qui entra au Conseil constitutionnel, en 2020, au lendemain du décès de Jean Foumane Akame, ancien conseiller juridique du président Paul Biya. Autant dire que Clément Atangana a passé une partie de son temps à enterrer ses collègues : Trois en l’espace de huit ans.
Il est décédé, lui-même, ce 4 octobre 2026, à l’hôpital américain de Neuilly, en région parisienne, où il avait été évacué, en catastrophe, presque, mardi, 29 septembre. Les obsèques nationales seront, sans doute, organisées à son honneur, courant novembre.