Né le 2 avril à Matam, Cheikh Hamidou Kane est décédé, ce dimanche, 4 octobre, à Dakar, à l’âge de 98 ans. L’auteur de « L’aventure ambiguë », un chef d’oeuvre inscrit dans les programmes scolaires en Afrique noire francophone, pour les classes terminales toutes séries confondues, a aidé à façonner la pensée de la jeunesse africaine. « Apprendre à lier le bois au bois », l’influence de la Grande Royale, etc. sont autant d’éléments qui ont bercé la réflexion de la jeunesse africaine dont une partie a commencé à aller à la retraite. Le succès de cet ouvrage écrit en 1961 et édité par Présence africaine, a permis au président, Léopold Sédar Senghor, et à son successeur, Abdou Diouf, de le compter comme ministre. La conséquence est que son génie littéraire a un peu pâti, les tâches administratives étant envahissantes et ne permettant pas à l’écrivain de s’épanouir comme ses millions de lecteurs africains l’auraient souhaité. En 1995, il avait, cependant, publié un second essai, « Les gardiens du temple » dont le succès n’était pas comparable à son premier essai.
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, lui a rendu hommage sur X. Pour lui, l’Afrique (et moins le Sénégal) a perdu un grand homme car il comptait autant pour les Sénégalais que pour les Africains.