Economie

La Centrafrique connaît une situation d'insécurité alimentaire particulièrement tragique. Les chiffres de la FAO,  de l'UNICEF et du PAM parlent d'eux-mêmes. Près de 2 millions de personnes sont en situation alimentaire grave (soit ? 40% de la population ), 4 enfants sur 10 souffrent de malnutrition chronique. A l'exception de la capitale Bangui et de la région de l'Ouham, toutes les régions sont concernées. 

Comment la famille présidentielle congolaise a acheté un appartement Trump new-yorkais avec de l'argent entaché. La fille du dirigeant kleptocrate du Congo-Brazzaville a utilisé des millions de dollars provenant de fonds publics apparemment volés pour acheter un appartement de luxe dans le complexe résidentiel et hôtelier New Yorkais de Trump (Trump International Hotel and Tower), une nouvelle enquête menée par Global Witness dévoile. La Trump Organization a négocié l’achat de l’appartement et en a profité.

La compagnie Air France KLM dit à grand renfort de publicité que ses avions changent d'air en plein ciel, toutes les trois minutes, pour minimiser le rythme de contamination du coronavirus. Vrai ou intox ? Est-ce risqué de prendre l’avion en pleine pandémie de Covid-19 ? Une récente étude de l’Institut de technologie du Massachusetts aux Etats-Unis (MIT) s’est penchée sur la question. Ce n'est pas ce qu'on nous dit souvent.

On ne tardera pas à savoir si le président, Joao Lourenço, a fait l'objet de pressions de la part de son prédécesseur. Car il avait démarré son quinquennat en faisant de la lutte contre la corruption, la priorité des priorités de son action. C'est dans ce contexte que Isabel dos Santos et José Filomeno dos Santos, fille et fils de l'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos, ont été pris dans les filets de la justice. Joao Lourenço a, agréablement, surpris le peuple angolais qui a salué son courage et, du côté de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, il ne recevait que des éloges quand ce n'était pas des chaleureuses félicitations. Mais, le président, semble-t-il, faisait l'objet de menaces : l'ancienne classe politique corrompue laissée par son prédécesseur ne voulait pas des réformes qui, tôt ou tard, ne pouvaient que les inquiéter. C'est ainsi que Joao Lourenço a fait l'objet de tentatives de coup d'état, comme pour lui montrer qu'il allait très loin dans ses réformes. A-t-il fini par prendre peur ? Toujours est-il qu'au regard du préjudice qu'il a fait subir à l'Angola, José Filomeno dos Santos bénéficie d'une peine légère : cinq ans de prison pour «fraude» dans le cadre de sa gestion du Fonds souverain angolais pour les nouvelles générations entre 2013 et 2018, ce n'est pas cher payé. C'est même une peine très légère. Comme quoi, le petit délinquant s'en sort très bien.

Depuis, mardi, 4 août, la capitale du Liban est, totalement, défigurée. Bilan pour le moins provisoire : 100 morts, 3.700 blessés et 300 000 personnes dont le domicile a été soufflé par les explosions. Chiffres donnés par le gouverneur de la ville de Beyrouth corroboré par la Croix Rouge libanaise. Le dommages s'élèvent à 3 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros).

La Commission européenne a bouclé ses discussions exploratoires avec le laboratoire français, Sanofi SA, pour la fourniture de 300 millions de doses d’un futur vaccin contre le Covid-19 à destination des Vingt-Sept.
Le contrat envisagé avec Sanofi donnerait à tous les Etats membres de l’UE une option d’achat pour le vaccin, encore à l’état de développement, a déclaré, vendredi, 31 juillet, l’exécutif européen dans un communiqué. Par ailleurs, les laboratoires français Sanofi SA et britannique GlaxoSmithKline ont annoncé, toujours ce même vendredi, avoir conclu un accord à 2,1 milliards de dollars (environ 1,8 milliard d’euros) avec le gouvernement fédéral des Etats-Unis pour la fourniture de 100 millions de doses de leur candidat vaccin contre le nouveau coronavirus, une somme qui contribuera à financer les tests et la fabrication du produit.

Le président gambien, Adama Barrow, s'est «immédiatement» mis en isolement, mercredi, 29 juillet, après un test positif au nouveau coronavirus de sa vice-présidente, Isatu Touray, a annoncé la présidence gambienne.

La France renforce d’un cran son dispositif de dépistage du Covid-19, avec des tests obligatoires au plus tard, le 1er août, pour les voyageurs provenant de 16 pays classés « rouge », alors que les autorités avertissent d’une «nette augmentation » de la circulation du coronavirus. Ces 16 pays sont les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, l'Afrique du Sud, le Koweït, le Qatar, Israël, le Brésil, le Pérou, la Serbie, l'Algérie, la Turquie, Madagascar, l'Inde et Oman. La présence de Madagascar sur cette liste a de quoi étonner. Tentatives d'explications.

Disons-le tout net, la médecine traditionnelle ou médecine africaine ou pharmacopée traditionnelle, a produit (donne encore) les fruits de son efficacité. L'Afrique a déjoué tous les pronostics alarmants qui y annonçaient une hécatombe généralisée. Au contraire, non seulement, cette hécatombe n'a pas eu lieu, mais, l'Afrique est en position de montrer au reste du monde ce qu'il y a lieu de faire pour éviter les centaines, les milliers de morts Covid-19. Les Américains du Nord et du Sud où le coronavirus fait rage, n'ont qu'à se rapprocher des Africains pour voir comment eux, ils ont réussi à juguler, à maîtriser cette pandémie. Les scientifiques occidentaux ont beau dilué les succès de l'Afrique dans le fait que la chaleur aide beaucoup, et que les gestes barrières (que personne ne respecte d'ailleurs en Afrique), et le port du masque (qui ne fait pas partie des habitudes des Africains), font les miracles, etc.. Faux et doublement faux ! Tous les observateurs de bon sens reconnaissent que, aujourd'hui comme demain, le coronavirus ne fera pas de mal sur le continent africain parce que, pour la première fois, les pays de ce continent ont pris leur (total) destin en main en faisant confiance, pour la toute première fois, à leur propre médecine (médecine africaine, médecine traditionnelle, pharmacopée traditionnelle). Il manque seulement le courage politique aux dirigeants africains pour sauter le pas et généraliser cette médecine, qui, disons-le, soignait avant l'arrivée des colonisateurs qui ont imposé la médecine occidentale, en intimant l'ordre aux Africains d'abandonner la leur.

La première compagnie aérienne du Moyen-Orient, basée à Dubaï, juge irréaliste la mise en œuvre de la distanciation des passagers dans ses avions, en pleine pandémie de Covid-19.

La police a annoncé le démantèlement d’un réseau de fausse monnaie lié à la Camorra (mafia italienne liée à la drogue), dans trois pays européens, à savoir, la France, l'Italie et la Belgique. Huit millions d’euros ont été saisis ainsi que 8 millions d’euros de biens.

Les labels forestiers ont été mis en œuvre par les entreprises transnationales et la grande distribution avant les labels sociaux et les labels équitables. Il est fort instructif d'en observer les résultats en matière de protection de la forêt. Ils nous permettent d'observer les limites de la régulation privée des normes sociales et environnementales.

La Centrafrique compte quelques 15.000 pygmées vivant en communautés semi-nomades en forêt ou sédentarisés hors de leur habitat traditionnel, en lisière de forêt. Sa constitution est censée, depuis 2016, les protéger au titre des " populations autochtones".

Le gouvernement ougandais a créé sept villes nouvelles pour décongestionner la capitale, Kampala, a indiqué, mercredi, 1er juillet, le ministre des Finances, David Bahati.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est-il une exception qui confirme la règle ? Depuis la nuit des temps, les chefs d'Etat africains ont, toujours, eu recours aux médecins étrangers pour se soigner. Les médecins locaux ne méritent-ils pas leur corps ? Malgré les sommes colossales mises dans la formation des personnels africains parfois très compétents, les chefs d'Etat africains rechignent à leur confier leur corps, quand bien même les hôpitaux sont dotés d'un équipement convenable. En son temps qui n'est pas si lointain, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, par exemple, préféraient faire confiance aux médecins français et suisses pour suivre son état de santé malmené par la survenance d'un accident vasculaire cérébral. Pourtant, l'Algérie compte de bons médecins et de bons hôpitaux. Quand il est malade, le président, Muhammadu Buhari, pour sa part, n'hésite pas à se rendre à Londres pour se faire soigner par les médecins britanniques alors que le Nigeria dispose de médecins bien compétents et d'hôpitaux à la hauteur. De son vivant, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, avait signé un abonnement avec les hôpitaux de Hong-Kong qui se chargeaient de ses check-up et de toutes sortes de maladies dues à son âge très avancé. Le Maroc a acquis le statut de pays d'expatriation sanitaire, comme l'Afrique du Sud, les pays européens et américains. Le fait que le roi du Maroc se soigne, chez lui, au Maroc, est un grand signe d'honneur pour la médecine marocaine. A l'heure du coronavirus qui a montré que chaque pays devrait faire confiance à son propre système de santé, le roi Mohammed VI donne une bonne leçon à ses pairs du continent.

Pour ceux qui connaissent le président, Denis Sassou-Nguesso, qui le pratiquent ou traitent avec lui, il est, généralement, considéré comme un (très) mauvais payeur. Quelqu'un qui s'endette, facilement, mais, qui oublie, très vite, de payer ce qu'il doit. C'est une fâcheuse habitude chez lui qui a, souvent, provoqué de sérieux dégâts dans son relationnel, d'autant plus que très imbu de sa (petite) personne, il accepte, rarement, ses torts. Sassou (l'otschombe) a toujours raison ! Quand il était en vie, le patriarche Ondimba passait, beaucoup de son temps, à essayer de régler les litiges d'argent de son beau-père. Quand les créanciers de Sassou voyaient qu'il fait preuve de mauvaise foi, ils se transportaient à Libreville pour se plaindre devant le patriarche. Sassou-Nguesso est en très mauvaise posture, en ce moment, vis-à-vis, du FMI et, plus généralement, de plusieurs de ses créanciers privés justement parce que son beau-fils (amortisseur de ses carences managériales) n'est plus en vie, lui qui savait contenir les colères et jouer les médiateurs. Depuis sa mort, Sassou, naturellement, très suffisant, très sûr de lui, fait, directement, face à ses interlocuteurs (en colère). Avec l'inconvénient qu'il ne sait pas leur parler (comme le patriarche), ni traiter avec eux (comme son défunt beau-fils), se croyant, souvent, au-dessus de tous (parfois même de Dieu le Père), juste parce qu'il est un président de la République. Un Etat qu'il a, d'ailleurs, endetté à concurrence de près de 200% du PIB si on compte TOUS ses emprunts extérieurs privés, pas seulement, ceux de la Chine.

« Injustes », « inexactes » et fondées sur des « faux ». Mise en cause pour corruption, la femme d’affaires angolaise la plus riche du continent, Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais, a lancé, via ses avocats, la riposte contre les enquêtes, qui la visent dans son pays, au Portugal et dans la presse. Avec très peu de chance de convaincre tellement son dossier paraît lourd.

Le Nigérian, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), est visé par une enquête indépendante ouverte, jeudi, 4 juin. Seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat, sa position apparaît de plus en plus fragilisée. Parmi les pays qui assombrissent sa gestion, se compte le Congo-Brazzaville qui, malgré la mauvaise gestion avérée de ses autorités, n'a pas eu du mal à obtenir des financements de la BAD alors que du côté du FMI, le pays peine, toujours et encore, à signer un accord. Et ce depuis trois ans.

C'est un excellent article de l'ancien adjoint de l'état-major particulier du président, Jacques Chirac, entre 2002 et 2005. Le général, Bruno Clément-Bollée, était en charge de la situation sécuritaire en Afrique. Il est aussi, c'est une de ses autres casquettes, analyste du traité collectif, « afriques, Panafrique : Des racines à l'arbre » sous la codirection de Christophe Bastid et Patrick Bey, paru en 2018.

A un journaliste qui voulait savoir en avril 2017 si le F CFA avait un avenir, le candidat, Emmanuel Macron, répondit : “Je le crois, mais c’est un choix qui appartient d’abord aux Africains eux-mêmes.” Si l’avenir de cette monnaie créée officiellement le 26 décembre 1945 dépend des Africains et si la France n’en tire aucun bénéfice, comme le prétendent certains officiels et hommes d’affaires français, pourquoi sa fin doit-elle être actée en Conseil des ministres du gouvernement français ? Ici, l’on ne peut se contenter de parler de paradoxe et d’incohérence. Paradoxe et incohérence qui ne datent pas d’aujourd’hui et que résume assez bien Léopold Sédar Senghor lorsqu’il demande au Seigneur de pardonner “à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques, qui m’invite à sa table et me dit d’apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié, qui hait les occupants et m’impose l’occupation si gravement, qui ouvre des voies triomphales aux héros et traite ses Sénégalais en mercenaires, faisant d'eux les dogues noirs de l’Empire, qui est la République et livre les pays aux Grands-Concessionnaires et de ma Mésopotamie, de mon Congo, ils ont fait un grand cimetière sous le soleil blanc” (cf. “Hosties noires”, Paris, Seuil, 1945). Plus que l’inconséquence, nous avons affaire à un gros mensonge, un de plus, de la part des autorités françaises. Un mensonge aussi puant que celui de Sibeth Ndiaye qui déclarait, le 20 mai 2020, que “cette fin symbolique devait s’inscrire dans un renouvellement de la relation entre la France et l'Afrique et écrire une nouvelle page de notre histoire”.