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Economie

Comme la presque totalité des pays membres de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), qui utilisent le F CFA comme monnaie commune, le Ghana avec son cédi sera prêt, en 2020, pour faire partie du groupe de pays qui lanceront l'ECO (monnaie commune de la CEDEO). Il est entendu que les autres pays retardataires prendront le train (ECO) en marche après avoir satisfait aux critères de convergence, à savoir, le niveau de l'inflation, le taux d'endettement public par rapport au PIB et le niveau du déficit public par rapport au PIB.

La compagnie, Ethiopian Airlines, actionnaire stratégique de la compagnie aérienne togolaise, Asky, vient annoncer son intention de lancer une compagnie aérienne au Nigeria après son annonce de faire de même au Ghana. Il en a, aussi, fait de même au Tchad. Reste à savoir si le succès attendu dans ces trois pays sera le même qu'au Togo où Asky semble avoir les mêmes ambitions que la défunte Air Afrique disparue au début des années 2000 à cause d'une gestion calamiteuse des dirigeants africains et de cette compagnie.

Réunis le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, lors d'un Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), les chefs d'Etat ont, définitivement, mis les points sur certains « i » concernant leur future monnaie unique, qu'ils ont décidé d'appeler « ECO ». Autre décision importante : Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat du Niger, qui supervise le processus conduisant à la mise en place de cette future monnaie commune de la CEDEAO en collaboration étroite avec son homologue du Ghana, Nana Akufo-Addo, a été porté, pour un an, à la présidence en exercice de la CEDEAO. Une position qui lui permettra de « batailler », fermement, avec le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, qui dû accepter la création de l'ECO du bout des lèvres, et qui a monopolisé la présidence en exercice de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) depuis 2016, afin de mieux défendre le F CFA, alors que cette présidence est annuelle et tournante.

Les pays de l'Union africaine (UA) ont lancé, dimanche, 7 juillet, en fin de journée, à Niamey, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), qui doit constituer un pas vers la " paix et la prospérité en Afrique". La ZLEC aura son siège à Accra, au Ghana, et lancera ses activités très prochainement. Celles-ci consisteront à harmoniser les règlements entre Etats pour permettre le fonctionnement du processus.

La compagnie aérienne, Air Sénégal, continue à étoffer son réseau en inaugurant deux nouvelles routes au départ de l’Aéroport international Blaise Diagne de Dakar. Depuis le1er juillet, la cité-capitale, Ouagadougou (Burkina Faso), est desservie à raison de 6 vols par semaine (sauf le dimanche) en Airbus A319 bi-classes (12 sièges en classe affaires et 108 sièges en classe économique). Quant à Niamey, la capitale du Niger, elle est, désormais, reliée à Dakar grâce à trois vols hebdomadaires, les lundis, mercredis et vendredis, toujours, en Airbus A319 configuré en bi-classes.

Le président chinois, Xi Jinping, a présenté, vendredi, 28 juin, à Osaka, en marge du Sommet du G20, une proposition en trois points sur la construction d'une communauté de destin plus étroite entre la Chine et les pays africains. Simple littérature, bavardage inutile ou juste des chinoiseries dont l'Afrique peut se passer ?

Dans un courrier reçu le 13 juin 2019 de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), la Sénégalaise des eaux (SDE) a été informée que le Comité de règlement des différends de l’ARMP a rejeté, dans sa décision du 29 mai 2019, son recours en annulation de l’attribution provisoire du contrat d’affermage pour la gestion de l’eau accordée au Groupe Suez par l’ex-Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le 15 avril 2019. Jugeant cette décision arbitraire et contre ses intérêts, la SDE a saisi la Cour suprême pour avoir gain de cause.

L'Union africaine (UA) a appelé, mardi, 11 juin, les pays membres à davantage d'efforts pour promouvoir la ratification du protocole au traité instituant la Communauté économique africaine sur la libre circulation des personnes. Mais, pour réussir cette ratification, qui n'est pas une opération facile, il faudra entreprendre une vaste campagne de pédagogie et d'explication à l'endroit de toutes les sous-régions africaines. Car le problème est général et montre le retard pris par les pays africains pour assurer le succès de l'intégration économique et du libre échange dans le cadre de la ZLEC (Zone de libre échange continental) qu'ils appellent de toutes leurs forces.

Le président chinois, Xi Jinping, a achevé, vendredi, 7 juin, une visite en Russie. Moscou veut devenir pour Pékin un partenaire commercial alternatif aux Etats-Unis. Reste à construire une relation stable et, mutuellement, bénéfique, qui soit, aussi, stratégique que l'Alliance Atlantique, qui est, à la fois, stratégique et militaire (pour les pays occidentaux et la Turquie) et commerciale (Pays du G7 auxquels appartenait la Russie avant d'en être expulsée). L'Alliance Chine-Russie est, aussi, à construire, ce qui demande du temps, mais l'Alliance Atlantique s'est-elle construite en un jour ?

Ahmad Ahmad peut bomber le torse. Actuellement, tout lui réussit. Il a évité la correctionnelle avec la décision du TAS (Tribunal arbitral du sport) qui était favorable à la CAF (Confédération africaine de football) dans l'Affaire qui l'opposait à la Fédération comorienne de football. Si le TAS avait disqualifié le Cameroun pour Egypte 2019, c'eût été un cataclysme sérieux avec des conséquences incalculables aussi bien pour l'avenir d'Ahmad Ahmad que pour celui du football africain. On allait crier au désordre et à l'incompétence du Malgache. Mais, la décision du TAS lui a redonné le sommeil. Tout comme il a dû bien dormir cette nuit, après avoir passé dix heures à être interrogé par les enquêteurs de la police française pour une affaire de corruption ou supposée comme telle, dans le cadre d'un marché enlevé à l'Allemande Puma et attribué à un sous-traitant de la société Adidas, pour un coût plus élevé. Les enquêteurs ont estimé que ce n'était pas très logique et que ce marché pouvait faire l'objet de pots de vin. Mais, Ahmad Ahmad est sorti libre de ses mouvements. Il n'a plus qu'à se concentrer à la réussite de sa première CAN (Coupe d'Afrique des nations), qui aura lieu en Egypte du 21 juin au 19 juillet.

Huawei et l'Union africaine (UA) ont signé, vendredi, 31 mai, par l'intermédiaire de Thomas Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l'UA, et Philippe Wang, vice-président de Huawei pour la région Afrique du Nord, un protocole d'accord pour consolider leur collaboration et établir les dispositions nécessaires pour assurer une coopération efficace en matière de TIC. L'objectif principal du protocole d'accord est de renforcer leur partenariat dans les 5 domaines suivants : le haut débit, l’Internet des Objets (IoT), le Cloud Computing, la 5G et l’intelligence artificielle.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC), projet phare de l'Union africaine (UA) en vue de l'émancipation économique du continent, est entrée en vigueur, jeudi, 30 mai, avec pour but, d'augmenter le commerce intra-africain de 60% d'ici 2022.

Des milliards envolés, des responsables en prison et un dirigeant en fuite à l'étranger : le secteur spatial russe se trouve au coeur de détournements de fonds astronomiques, qui entachent les ambitions de grandeur retrouvée de la Russie dans l'espace.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a promis de poursuivre sa lutte contre la corruption dans une déclaration musclée à la veille du début de son second mandat. Paroles, paroles, paroles, rétorquent ses détracteurs. Pour eux, il ne fera rien comme lors du premier mandat.

Les négociations en vue du renouvellement de l'Accord ACP-UE se poursuivent lentement mais sûrement. A la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire européen, Neven Mimica, et le ministre togolais des Affaires étrangères et négociateur en chef côté ACP, le professeur, Robert Dussey, se sont réunis, jeudi, 23 mai, à Bruxelles, pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE. On commence, donc, à entrevoir la forme du futur Accord même s'il est prématuré d'en parler au stade actuel des négociations.

Coup de tonnerre à Libreville en pleine saison sèche ! Le président, Ali Bongo Ondimba, a limogé, mardi, 21 mai, dans la soirée, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre d'Etat chargé des Forêts, Guy Bertrand Mapangou. Un acte fort pour quelqu'un que l'opposition disait mourant. Ancien candidat à l'élection présidentielle d'août 2016, Pierre Claver avait reconnu la victoire d'Ali alors que celle-ci était, encore, fortement, contestée par l'opposition et la société civile. Homme courageux comme il en existe très peu au Gabon, « l'enfant terrible de la classe politique gabonaise », comme le qualifiait le patriarche Ondimba, a été récompensé du prestigieux poste de vice-président de la République, alors même que son fils, Biendi Maganga Moussavou, siège comme ministre dans les gouvernements formés après la présidentielle de 2016. Quant à Guy Bertrand Mapangou, c'est un intime du président de la République, qui appartenait à son cercle fermé. Venu dans ses bagages au Palais du Bord de Mer, après avoir officié comme secrétaire général du ministère de la Défense où Ali Bongo Ondimba était resté dix ans comme ministre, avant de faire acte de candidature à la présidence de la République en 2009, Guy Bertrand Mapangou était considéré comme le proche parmi les plus proches qui pouvait rester aux côtés d'Ali après que tous les autres eurent trahi le président. C'est pour dire que prendre ces deux décisions, n'a pas été chose facile pour le chef de l'Etat.

Lorsque les fonds détournés par les dictateurs sont saisis, en France, ils restent à la seule disposition du budget français. Nous savons, également, que les gels des avoirs dans les banques ne concernent que les écritures, pas l’argent qui continue à être utilisé par ces mêmes banques. Les peuples africains perdent deux fois des revenus dont ils ont besoin pour leur développement économique. Dès lors, le problème des BMA (Bien Mal Acquis) des dictateurs africains reste intact. Rappelons-nous des milliards de Bokassa, de Mobutu, pour ne citer que ces deux-là.

Soixante personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans la nuit de dimanche, 5 mai, à lundi, 6 mai, à Niamey, par l'explosion d'un camion-citerne qui s'était renversé, attirant des badauds voulant récupérer l'essence qui en coulait. Pareille situation est impensable en Europe où la sécurité du périmètre accidenté aurait, immédiatement, été sous contrôle. Toutes les personnes en dehors de celles impliquées dans l'intervention, auraient, systématiquement, été éloignées du site. A Niamey, au contraire, les populations ont accouru pour soutirer l'essence qui fuyait des cuves, espérant se faire un peu d'argent, mais, ignorant le danger auquel elles faisaient face. L'absence des mesures pour circonscrire le danger et éloigner les populations, ce qui est du ressort du gouvernement, est à l'origine de cette hécatombe. Mais, sur le fond, la question de la misère et de la pauvreté, qui frappent les populations concernées, est la principale cause de cette situation. Ce qui est arrivé à Niamey peut survenir dans n'importe quelle ville africaine.

Vendredi, 3 mai, à Mbabane, en Eswatini, les négociateurs en chef Neven Mimica (pour l'Union européenne) et Robert Dussey (pour les ACP), ont rencontré les ministres africains pour discuter du pilier «Afrique» du futur partenariat entre l'UE et 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Les élections européennes ayant lieu, du 23 au 26 mai, c'est le parlement européen renouvelé qui aura à connaître du projet du nouvel Accord, actuellement, en négociation. On peut, donc, envisager la signature du Nouvel Accord avant la fin de cette année ou au premier trimestre de l'année 2020.

L'ambassadeur du Togo en France, Calixte Batossié Madjoulba, est passé grand maître dans l'organisation des cérémonies marquant l'indépendance de son pays. A chaque année, sa nouveauté. En 2018, il avait fait venir des artistes togolais du Togo pour les présenter au public français et ainsi, assurer, à moindres frais pour eux, leur promotion. Il avait, alors, accueilli ses invités à Montparnasse, dans le 14e arrondissement, où une salle pouvant contenir plusieurs milliers de personnes, avait été louée. Cette année, le très luxueux pavillon royal, dans les alentours de la Porte Dauphine, dans le 16e arrondissement, a été choisi, pour accueillir ses distingués invités.
Dans le désordre, autour de deux ou trois milliers de Togolais, on a pu noter la présence de ministres, d'honorables députés de l'Assemblée nationale française, plusieurs ambassadeurs et membres du corps diplomatique dont leur doyen, les représentants d'organisations internationales comme l'Unesco, l'OIF, plusieurs maires et élus locaux amoureux du Togo, et bien entendu, des associations dont la présence est saluée dans la bonne marche du Togo vers son développement.

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