Economie

Au moment où les langues se délient pour dénoncer le Qatar de financer le terrorisme qui provoque tristesse, pleurs, grincement de dents et désolation en Afrique, l'Etat d'Israël, lui, veut se présenter aux Africains comme étant un antidote et un rempart à ce terrorisme islamique. Depuis l'année dernière, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, livre une cour assidue aux dirigeants africains. En mai 2017, à Monrovia, il a assisté, comme invité spécial, au Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), où il a pu exposer l'offre israélienne en matière de sécurité, de l'agriculture et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Fin octobre prochain, à Lomé, il co-présidera, avec le président, Faure Gnassingbé, le tout premier Sommet Israël-Afrique, auquel tous les chefs d'Etat membres de l'Union africaine, sont conviés. Mais, déjà, un financement d'un milliard de dollars sur quatre ans vers l'Afrique de l'Ouest dans le domaine des ENR (Energies non renouvelables) est, d'ores et déjà, à la disposition des pays qui le souhaitent.

Désormais, en Afrique du Sud, tout le monde (sauf ceux qui mangent dans sa main) se méfient, terriblement, du président, Jacob Zuma. Entretenir des relations avec lui, peut être synonyme de choisir son chemin pour l'enfer. C'est ainsi que la Banque Absa ne s'est pas fait prier pour geler le fonctionnement du compte d'une des épouses du chef de l'Etat au motif qu'une grosse somme (non justifiée) y aurait atterri, violant, toutes les règles bancaires du genre. L'affaire ne fait que commencer.

Coincé, entre autres, par les revendications des anciens rebelles devenus, aujourd'hui, soldats-mutins et démobilisés, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, cherche, activement, les fonds pour combler le gap financier provoqué par ses différentes promesses. Pour faire face à cette situation comme l'annonçait, la semaine dernière, afriqueeducation.com, le chef de l'Etat compte faire appel au ré-endettement massif que paieront les générations futures. Premier ministre chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly va parcourir quatre pays pour négocier le succès du futur eurobond sans lequel la Côte d'Ivoire tomberait, littéralement, en faillite.

C'est une affaire qui tombe au plus mal pour le président, Roch Marc Christian Kaboré, de plus en plus critiqué pour son « immobilisme » par ses compatriotes. Accusé (à tort ?) de faire du Blaise Compaoré sans Blaise Compaoré, il est bien obligé de donner des gages de bonne volonté de changer le cours des choses. Cette affaire de détournement tombant au plus mauvais moment, il a, immédiatement, pris les devants pour exiger le remboursement des sommes disparues même si le ministre du Commerce, et au pire des cas, le premier ministre, auraient pu, légitimement, s'en occuper. L'affaire est, directement, gérée par Kosyam (palais présidentiel).

A l'issue du Forum Inde-Afrique de 2015, le premier ministre indien, Narendra Moddi, avait annoncé l'octroi de crédits et de subventions d'ampleur, qui ont renforcé les liens entre les deux parties. Outre le Fonds de développement Inde-Afrique, le Fonds Inde-Afrique pour la santé et 50 000 bourses pour les étudiants africains en Inde ont été créés. A l'occasion des Assemblées Générales de la BAD (Banque africaine de développement), organisées, ce mois de mai, à Ahmedabad, en Inde, le partenariat entre l'Afrique, la BAD et l'Inde va connaître un nouvel essor.

A l'occasion de l'Assemblée générale de Medef International qui s'est tenue, mercredi, 17 mai 2017, Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée au renforcement des partenariats avec le continent africain, dans lesquels les entreprises françaises sont engagées depuis plusieurs décennies.
Medef International et le Medef organiseront et participeront à plusieurs événements d'envergure dans les prochaines semaines sur le continent où ils vont, désormais, travailler sans leur « arrogance » habituelle. Car celle-ci ne paie plus.

Du haut de ses 93 ans, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, vient de jeter un véritable pavé dans la mare en affirmant urbi et orbi que le Zimbabwe était le deuxième pays le plus développé du continent, juste après l'Afrique du Sud. Une affirmation qui suscite beaucoup de commentaires.

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed est en colère. Pour le montrer, il a, carrément, limogé les ministres des Finances et de l'Education de son gouvernement, sans crier gare.

On le dit (quasi) nul en politique (et l'échec de sa politique de réconciliation le prouve). Mais, de façon unanime, Alassane Ouattara est reconnu comme un très bon gestionnaire des fonds publics que le père de l'indépendance ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, appela, dans les années 90, pour remettre de l'ordre dans son économie frappée de plein fouet par une baisse (non prévue) des cours du cacao et du café. Devenu, lui aussi, président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara (qui avait aidé à résoudre ce problème sous Houphouët) est victime, aujourd'hui, de la même crise qu'il n'a pas vu venir, lui, l'excellent gestionnaire. Finalement, est-il aussi bon comme on le dit ?

Le débat avance. Incontestablement. Y compris au sein du cercle des chefs d'Etat africains où on en trouve qui sont ouvertement pour la sortie du F CFA colonial actuel. Une telle sortie peut prendre plusieurs variantes, mais, c'est clair que les Africains veulent avoir leur propre monnaie à eux, directement, gérés, par eux, sans contingence extérieure. Parmi les chefs d'Etat qui militent pour cette option : par ordre alphabétique : le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le Front du refus et du statu quo est composé de l'Ivoirien, Alassane Ouattara et du Sénégalais, Macky Sall. Pour le moment, les autres chefs d'Etat ne se prononcent pas encore clairement.

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, effectue une visite officielle au Kenya, cette semaine. Objectif : renforcer les relations entre les deux pays, et demander le soutien du Kenya, pays qui accueille le bureau régional de l'Unesco pour l'Afrique de l'Est et australe, pour le candidat du Qatar qui brigue le poste de directeur général de l'Unesco, dans quelques mois.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

L'Union européenne ne sait plus quoi faire. Après plusieurs siècles de présence européenne sous formes d'esclavage, de colonisation et de néo-colonisation en Afrique, avec les résultats qu'on sait, c'est-à-dire, insignifiants, elle se résout, aujourd'hui, à dénoncer ceux qui viennent, d'autres cieux que l'Europe pour essayer, avec d'autres façons de faire. De quel droit ces Européens se permettent-ils de critiquer les partenariats que l'Afrique scelle avec les Non-Européens ?

Le géant pétrolier anglo-néerlandais, Royal Dutch Shell, a annoncé, vendredi, 24 mars, la vente de ses activités dans le pétrole et le gaz onshore (terrestre), au Gabon, à une société de l'américain Carlyle pour 587 millions de dollars. Le groupe Total avait fait de même, il y a quelque temps, au profit de la société Perenco.

C'est samedi, 18 mars, soir, que le couple présidentiel camerounais, est arrivé, à Rome, pour une visite d'Etat, du 20 au 22 mars, à l'invitation du président italien, Sergio Mattarella. Ce dernier avait, aussi, effectué une visite officielle de deux jours au Cameroun, en mars 2016. Les deux chefs d'Etat entendent accélérer et développer leur partenariat, c'est ce qui ressort du point de presse tenu, juste après leur premier tête à tête, ce 20 mars, à Rome.

Le printemps de la coopération entre le Togo et l'Allemagne, aura lieu du 3 au 5 avril 2017, à Lomé. Initié par le ministère togolais des Affaires étrangères, ce forum va réunir, aussi, plusieurs pays voisins. Objectif : établir des partenariats avec des entreprises allemandes.

L'Organisation internationale du cacao (ICCO), implantée à Londres, depuis 1973, installera le 25 avril son siège à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de la fève, selon un communiqué publié, lundi, 13 mars, par l'ICCO.

C'est comme l'histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. C'est selon. On attendait une douzaine de ministres pour le lancement de ce « Fonds bleu » dont le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, avait suggéré la création, lors de la COP 22, à Marrakech, au Maroc. Mais, au final, bien que membres, près de la moitié n'est pas venue à cette cérémonie de lancement qui s'est déroulée, à Oyo, la ville natale du dictateur. En réalité, le « Fonds bleu » ne serait pas venu de nulle part : le Franco-Marocain, Richard Attias, en tirerait les ficelles.

Après des mois de récession et de nombreuses critiques sur la gestion du pays, le gouvernement nigérian s'engage dans une nouvelle politique économique et espère atteindre 7% de croissance d'ici 2020 : un programme que les économistes jugent très ambitieux.

La filière française du commerce équitable s'inquiète de la forte chute des cours mondiaux du cacao pour l'avenir des petits producteurs, et des risques de grave tension sociale en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial.