SENEGAL : Entre balles et médailles, quelle jeunesse le gouvernement invite-t-il à célébrer en 2026 ? (La violence chasse les étudiants du campus de l’UCAD)

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Le Sénégal se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2026, un événement censé célébrer l’excellence, la paix et l’unité de la jeunesse mondiale. Pourtant, derrière les promesses de fête et de gloire sportive, se cache une réalité bien plus sombre : Celle d’une jeunesse réprimée, meurtrie, et abandonnée par ses propres dirigeants. Alors que les stades se construisent et que les discours officiels vantent l’héritage positif de ces Jeux, des étudiants sénégalais paient le prix fort d’une répression brutale, laissant une tache indélébile sur l’image du pays.

Les rues de Dakar et des autres villes du Sénégal ont été le théâtre de violences policières qui ont coûté la vie à des jeunes, des étudiants dont le seul crime était de revendiquer leurs droits. Des familles endeuillées, des étudiants sans abri, des campus transformés en zones de guerre : Voici le quotidien d’une jeunesse que le gouvernement semble avoir oubliée, sauf quand il s’agit de brandir son image à l’international. Comment un pays qui tire sur ses propres enfants peut-il prétendre offrir un accueil chaleureux à la jeunesse du monde entier ? La contradiction est frappante, presque insoutenable (sur notre photo, les étudiants fuient le campus de l’Université de Dakar où les violences policières font déjà des morts).

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse devraient être un symbole d’espoir, un moment où les talents et les rêves des jeunes sont mis en avant. Pourtant, au Sénégal, ils risquent de devenir le symbole d’une hypocrisie d’Etat. Les discours officiels parlent de développement, d’unité et de progrès, mais, la réalité est tout autre : Des universités fermées, des étudiants traqués, et une jeunesse qui voit ses aspirations étouffées sous les matraques et les gaz lacrymogènes. Les stades flambant neufs et les infrastructures olympiques ne doivent pas servir de rideau de fumée pour masquer les violations des droits humains.

Sauve qui peut : Les étudiants désertent le campus pour échapper à la mort.

La communauté internationale commence à s’interroger. Des médias étrangers, des organisations de défense des droits de l’homme et même des comités olympiques posent des questions gênantes : Quel message le Sénégal envoie-t-il en organisant un événement dédié à la jeunesse tout en écrasant la sienne ? Le risque est grand de voir ces Jeux boycottés ou, pire, transformés en une tribune pour dénoncer les abus du régime. Les athlètes et les visiteurs du monde entier pourraient bien se retrouver face à un dilemme moral : Célébrer le sport dans un pays qui bafoue les droits de sa propre jeunesse.

Pourtant, au milieu de ce tableau sombre, une lueur d’espoir persiste : La résistance des jeunes Sénégalais. Des mouvements citoyens, des collectifs étudiants, des artistes et des militants refusent de se taire. Ils transforment leur douleur en combat, leur colère en mobilisation. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse pourraient devenir une plateforme pour faire entendre leurs voix, pour exiger justice et dignité. Et si, finalement, ces Jeux servaient à réveiller les consciences plutôt qu’à endormir les critiques ?

Vivement interpellé, le premier ministre Ousmane Sonko se doit de mettre fin à ce désordre qui n’est pas bien pour son image.

Il est temps que le monde ouvre les yeux. Le Sénégal de 2026 ne peut pas être seulement celui des médailles et des podiums. Il doit aussi être celui de la vérité et de la justice. Un pays qui tue ses étudiants ne mérite pas d’accueillir la jeunesse du monde. La vraie révolution, c’est de faire des Jeux Olympiques de la Jeunesse un symbole de justice, et non de mensonge. La balle est dans le camp du gouvernement : Choisira-t-il de continuer à réprimer, ou saura-t-il écouter les cris de sa jeunesse avant qu’il ne soit trop tard ?

La réponse déterminera non seulement l’héritage des Jeux de 2026, mais aussi, l’avenir d’un Sénégal qui mérite mieux que des promesses creuses et des répressions sanglantes. La jeunesse sénégalaise, elle, a déjà choisi son camp : Celui de la dignité. Et le monde, lui, regarde.

Samba Kara NDIAYE

Président du Parti NADEMS

Mouvement pour la Vérité et la Justice Sociale (MTVS)

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