Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 sont une chance historique pour le Sénégal, mais aussi, un risque : Celui de voir des milliards investis sans laisser de véritables opportunités pour nos jeunes. Alors que le président, Bassirou Diomaye Faye, a rappelé que ces Jeux doivent être un « héritage durable », une question s’impose : Comment transformer cet événement en tremplin pour l’emploi des jeunes Sénégalais, et non en simple vitrine éphémère ?
Aujourd’hui, le risque est grand de voir les JOJ créer des emplois précaires, sans lendemain pour les milliers de jeunes qui espèrent en profiter. Les grands événements internationaux laissent trop souvent derrière eux des stades vides et des promesses non tenues. Pourtant, le Sénégal a une opportunité unique : Celle de faire des JOJ 2026 un accélérateur de compétences et d’emplois durables pour sa jeunesse. Comme l’a souligné le président, Faye, « nous avons le droit de choisir, le devoir de décider et la responsabilité d’assumer notre destin ». Assumons ce destin en exigeant que chaque franc investi dans les Jeux serve aussi à former et employer nos jeunes.
Pour cela, trois priorités s’imposent. D’abord, lancer un plan « JOJ-Emploi Jeunes » : Créer des programmes de formation accélérée dans les métiers des Jeux (sécurité, logistique, tourisme, numérique) pour 10 000 jeunes, en partenariat avec le CIO, les entreprises locales et les universités. Ces formations doivent déboucher sur des contrats durables, avec une clause exigeant que 50 % des emplois créés pour les JOJ soient des CDI ou des contrats à durée déterminée avec promesse d’embauche post-événement. Ensuite, garantir la transparence et la redevabilité : Publier les budgets alloués à la formation et à l’insertion professionnelle, et mettre en place un comité de suivi indépendant, incluant la société civile, les syndicats et les jeunes, pour veiller au respect des engagements. Enfin, valoriser les compétences locales : Réserver 70 % des marchés publics liés aux JOJ à des entreprises sénégalaises, avec des clauses d’embauche de jeunes, et transformer les sites olympiques en pôles de formation et d’innovation après 2026.
Aux dirigeants, je dis : Les JOJ ne doivent pas être une parenthèse, mais, un accélérateur de développement pour nos jeunes. Aux partenaires internationaux, j’adresse un appel : Investissez dans nos compétences, pas seulement, dans nos infrastructures. Aux jeunes, je rappelle : Exigez des formations et des emplois durables, pas des promesses creuses. Comme le président, Faye, l’a souligné, « l’indépendance est une exigence » – exigeons donc des actes concrets pour notre avenir.
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse peuvent être bien plus qu’un événement sportif : Un catalyseur pour l’emploi, la formation et l’autonomie de notre jeunesse. Ne laissons pas passer cette chance. Le Sénégal mérite mieux que des stades vides après 2026 – il mérite des jeunes formés, employés et fiers de construire leur pays.
Samba Kara NDIAYE
Président du Parti NADEMS





