SOUVERAINETE SANITAIRE : William Ruto en état de mendicité prononcée devant Donald Trump

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Pour William Ruto, seul l’argent importe. Ainsi, il n’est pas du tout question de s’embarrasser avec des idéaux ou initiatives qui nécessitent du temps avant de donner lieu à des flux financiers. A Afrique Education, ce mode de fonctionnement du leader kényan avait été identifié, compte tenu des premiers signes de mépris alarmants qu’il manifestait, déjà, avant, à l’égard des droits humains, non seulement, envers les Kényans, mais aussi, envers des résidents étrangers au Kenya.

Après avoir vu sa tentative de monnayer la souveraineté sanitaire de son pays avec les Etats-Unis être bloquée par la Haute cour de justice kényane, il y a quelques mois, William Ruto (sur notre photo avec son maître) vient de récidiver avec l’apparition du virus Ebola en RDCongo. Alors que le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a, clairement, indiqué que les citoyens américains vivant en RDCongo soupçonnés d’être infectés ne seraient pas admis sur le sol américain, William Ruto a surpris tout le monde en se déclarant prêt à tous les accueillir.

Du coup, on ne sait plus si de tels propos d’un dirigeant traduisent son état de mendicité extrême, ou plutôt, une folie aggravée. Car, ce qu’il faut bien visualiser, ici, c’est que, d’une part, les Etats-Unis, l’une des deux nations les plus avancées au monde, refusent d’assumer le risque sanitaire lié au retour de leurs ressortissants, potentiellement, porteurs d’Ebola, et que, d’autre part, le Kenya, une nation tiers-mondiste, se déclare être en mesure de les prendre en charge.

William Ruto avec Joe Biden à la Maison Blanche : Toujours la même soumission.

Ceux qui pensaient avoir tout vu de William Ruto se rendent compte qu’il n’a pas de limites dans la bêtise. Les Kényans, qui, aujourd’hui, sont vent debout depuis la plainte déposée par Katiba Institute, l’ONG qui a exposé l’existence du deal entre Nairobi et Washington et a obtenu sa suspension temporaire de la Haute cour de justice kényane, sont, désormais, sur leurs gardes, et le resteront jusqu’à ce que l’arrangement soit, définitivement, enterré.  

William Ruto est l’un des seuls leaders africains qui affichent, ouvertement, son mépris pour la souveraineté du continent. Ses nombreux actes empreints de controverse lors de son mandat actuel le prouvant amplement. S’il parvient à proroger son bail à la tête de l’Etat kényan, il fera bien pire, d’où la nécessité pour les populations kényanes de s’organiser, dès maintenant, pour lui barrer la route au scrutin général de l’année prochaine.

Paul-Patrick Tédga

MSc in Finance (Johns Hopkins University – Washington DC)

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