SAINT-DENIS : Le maire Bally Bagayoko défend ses 100 premiers jours face à une population optimiste

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Cent jours après son arrivée à la tête de Saint-Denis–Pierrefitte, le maire, Bally Bagayoko, a choisi le terrain pour défendre son début de mandat. Samedi, 4 juillet 2026, il a organisé deux réunions publiques, d’abord, à Pierrefitte-sur-Seine, puis, à Saint-Denis, afin de présenter les premières mesures engagées et d’échanger directement avec les habitants.

L’exercice avait valeur de premier test politique. Elu avec une forte attente populaire, Bally Bagayoko (notre photo) devait montrer que ses promesses de campagne commencent à se traduire dans le quotidien. Devant les habitants, l’équipe municipale a mis en avant plusieurs décisions déjà engagées ou annoncées : La mise en place d’un kit de rentrée scolaire comprenant des fournitures de base, le remboursement du forfait transport pour les enfants de 4 à 11 ans, la fin des pénalités de cantine, le renforcement de la médiation dans les établissements scolaires, ou encore, la préparation d’une carte d’avantages destinée aux familles monoparentales.

Ces mesures, très orientées vers les familles, l’école et le pouvoir d’achat, ont été plutôt bien accueillies. Plusieurs habitants saluent une volonté d’agir vite et de répondre à des besoins concrets. Le kit de rentrée, par exemple, apparaît comme un soutien direct pour les parents, dans un contexte social souvent difficile. Le maire cherche ainsi à installer l’image d’un mandat de proximité, attentif aux réalités populaires de Saint-Denis et de Pierrefitte.

Mais, l’accueil favorable ne signifie pas pour autant un blanc-seing. Dans les échanges, les habitants ont aussi rappelé leurs préoccupations les plus urgentes : La sécurité autour de certains secteurs, les nuisances près de la gare, les vendeurs à la sauvette, les points de deal, la propreté, le logement, ou encore, les difficultés liées aux fortes chaleurs. Autant de sujets sur lesquels les attentes restent fortes et les résultats encore peu visibles.

Bally Bagayoko a, de son côté, défendu une méthode : Partir du quotidien, maintenir le dialogue et assumer une rupture avec l’ancienne majorité. Il a, également, rappelé que certaines promesses nécessitent du temps, notamment, en raison de contraintes budgétaires. Sur plusieurs dossiers, il a, aussi, pointé la responsabilité de l’Etat, estimant que les communes doivent trop souvent gérer, seules, des problèmes qui dépassent leurs moyens (financiers et juridiques).

A Saint-Denis et Pierrefitte, les populations sont optimistes depuis l’arrivée de Bally Bagayoko.

Ce premier bilan dessine donc une séquence contrastée. D’un côté, le nouveau maire bénéficie, encore, d’un capital de confiance important. Son style direct, son ancrage local et ses premières mesures sociales semblent parler à une partie des habitants. De l’autre, beaucoup jugent qu’il est encore trop tôt pour se prononcer réellement. Les 100 premiers jours ont permis de poser un cap, mais, pas encore, de transformer, en profondeur, le quotidien des habitants. En réalité, il faut rappeler que les premiers résultats politiques d’un élu apparaissent, généralement, après les 500 premiers jours suivant son élection.

Le message principal de ces réunions publiques est donc clair : Bally Bagayoko a réussi à installer son début de mandat autour de mesures concrètes et populaires, mais, il sera, désormais, attendu sur des résultats visibles ; à ce stade, il semble toutefois engagé sur la bonne voie pour réussir son mandat et répondre pleinement à l’intérêt local.

Marc TEDGA (Juriste en droit public)

Est étudiant en Master 2 en Administration publique, parcours Gouvernance et Gestions publiques à l’IPAG de l’Université Paris-Nanterre (en cours d’obtention).  

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