En concertation avec le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, le candidat, Macky Sall, au poste de secrétaire général des Nations-Unies, a retiré sa candidature. En réalité, celle-ci n’avait pas lieu d’être. Cela dit, mieux vaut tard que jamais.
L’ancien président sénégalais, Macky Sall, a annoncé, samedi, 17 octobre, retirer sa candidature au poste de secrétaire général des Nations-Unies, au lendemain d’un premier vote indicatif de l’instance où aucun candidat n’a fait consensus (notre photo).
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, il dit prendre cette décision en « espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ».
« Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique Latine et des Caraïbes et éventuellement féminine », a-t-il ajouté.
Jusqu’à présent, la Costaricaine, Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l’agence de l’ONU pour le Commerce et le développement (CNUCED), faisait la course en tête.
Mais, vendredi, aucun des sept candidats en lice n’a réussi à échapper à un vote négatif de l’une des cinq grandes puissances siégeant au Conseil de sécurité (Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, Chine et Russie), ce qui ouvre la porte à d’éventuelles nouvelles candidatures.
Derrière Mme Grynspan, arrive l’actuel dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin, Rafael Grossi, 65 ans, puis, Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.
Les autres candidats, sont l’Ougandais, Olara Otunnu, et les Equatoriennes, Maria Fernanda Espinosa, et Ivonne A-Baki.
A tout moment, un nouveau postulant peut se déclarer.
Ce processus intervient alors que l’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu’elle défend étant largement mis à mal par des pays qui jusqu’alors le défendaient, comme les Etats-Unis.
Elle est, également, confrontée à une multiplication des conflits dans le monde et de graves difficultés financières.

On ne sait pas quelle mouche avait piqué Macky Sall pour faire acte de candidature à cette instance où il ne bénéficiait pas du soutien officiel de l’Union africaine, et même du Sénégal, avant que le président français, Emmanuel Macron, principal soutien de Macky Sall, demande au président, Bassirou Diomaye Faye, d’appuyer sa candidature. C’était trop tard. C’était surtout inutile. On le voit aujourd’hui.
Après avoir plombé la dette du Sénégal, avec une ardoise de plus de 9 milliards de dollars cachés, Macky Sall a intérêt à faire un tour à l’Assemblée nationale du Sénégal où les députés ont des questions à lui poser concernant cette dette cachée. Réfugié au Maroc depuis son départ du pouvoir, on ignore s’il aura ce courage.





