CENTRAFRIQUE : Une classe politique désemparée (déclassée par Touadera ?)

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Face aux récentes orientations prises par le président centrafricain concernant l’adoption du bitcoin comme monnaie officielle aux côtés du F CFA et la réforme de la Constitution visant à lui permettre d’effectuer un troisième mandat, l’opposition centrafricaine avance en ordre dispersé.

Le climat politique qui règne en Centrafrique n’est pas favorable à une parole libre d’une opposition, par ailleurs, très divisée.

Le président Touadera dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale qui lui est complètement acquise et peu ouverte à faire des compromis avec l’opposition (sur notre photo l’ancien premier ministre de transition Mahamat Kamoun actuellement opposant au pouvoir en place).

Les réseaux sociaux et les plate-formes (telle que « Galaxie Nationale » ) pro-russes et Pro-Touadera diffusent des messages hostiles à l’opposition.

Par ailleurs, les « requins « , milices pro-pouvoir officiellement dissoutes depuis 2020, continuent de sillonner la capitale. Encagoulés, lourdement armés, opérant de nuit, ces miliciens sont censés aider les services de police à maintenir le calme dans la capitale. Leurs façons d’agir (menaces, intimidations), le fait qu’ils échappent au contrôle des services de l’Etat, dissuadent certains membres de l’opposition de critiquer ouvertement les choix du président centrafricain.

A cela, il faut ajouter la présence de la Russie et de ses supplétifs, les sulfureux mercenaires de la société Wagner, qui ne rassurent pas les opposants.

Ce contexte particulier explique que l’opposition centrafricaine désorganisée et désunie et qui n’a pas toujours pris conscience de son rôle, soit aujourd’hui, atone en Centrafrique.

Patrick David 

Docteur en droit 

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