Sauve qui peut ! C’est ainsi qu’on devrait analyser la situation qui prévaut au Congo-Brazzaville où le départ du pouvoir de Denis Sassou-Nguesso est (fortement) réclamé. Donald Trump, Emmanuel Macron, l’opposition nationale, la société civile, une partie de l’armée, plusieurs membres du clan d’Oyo à l’instar de Jean-Jacques Bouya, le ministre multi-milliardaire et neveu du chef de l’Etat, demandent, tous, absolument tous, au dictateur de quitter le pouvoir. L’affaire est prise au sérieux à Mpila où on cherche à orienter l’attention des Congolais ailleurs.
C’est dans ce sens que les Kinois ont été étonnés de voir débarquer Denis Sassou Nguesso, samedi, 23 août, à Kinshasa, pour 48 heures afin de participer au mariage de Miss Christina Tshisekedi, la fille de Félix. Le pouvoir de Brazzaville a, ainsi, poussé les Congolais à parler d’autre chose, en l’occurrence, du mariage de Christina. Mais, en marge des festivités, les deux présidents ont parlé de Brazzaville, cette ancienne capitale de la France libre, devenue un nid d’opposants rdcongolais anti-Tshisekedi. Joseph Kabila, qui fait la pleine page de couverture du numéro 548 de septembre 2025 d’Afrique Education, et déclaré ennemi public en RDCongo où la justice vient de le condamner lourdement, venait d’y séjourner pendant près de 72 heures. A l’insu de Félix Tshisekedi et à son grand mécontentement. Les relations entre ces deux pays voisins sont donc mauvaises à cause de Sassou qui joue ouvertement contre la RDCongo dans le conflit qui l’oppose au Rwanda.
Selon nos informations, cette visite de Sassou a été faite pour endormir Tshisekedi. Elle est une simple diversion et le président de la RDCongo devrait beaucoup se méfier car son voisin d’en face n’a jamais cessé de travailler à son éviction du pouvoir pour le compte de Paul Kagame. Sassou, lui-même, aurait beaucoup à y gagner. En effet, l’éviction de Tshisekedi du pouvoir par un coup d’état militaire, réduirait la forte pression qui est, actuellement, exercée sur lui pour qu’il s’en aille. Son départ du pouvoir n’est plus une hypothèse d’école.
Certaines organisations et non des moindres se préparent déjà à l’Après-Sassou-Nguesso. C’est le cas des Nations-Unies qui lui ont proposé un job de haut niveau s’il quittait le pouvoir (dans la paix).

Toutes ces informations les unes plus croustillantes que les autres, sont à retrouver dans le numéro 548 d’Afrique Education, en vente, la semaine prochaine, chez les marchands de journaux, et d’ores et déjà, disponible sur la boutique de la revue en composant : www.afriqueeducation.com (suivre les instructions jusqu’à l’obtention du pdf). Très (très) bonne lecture !