COP 26 : Ca passe ou ça casse à Glasgow

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La vingt-sixième Conférence des Nations-Unies sur le climat va se dérouler du 1er au 12 novembre 2021, à Glasgow, en Ecosse. Avec deux priorités pour les chefs d’Etat et de gouvernement : engager davantage d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et trouver l’argent promis pour aider les pays en voie de développement à faire face. Sinon, les pays en développement ne vont pas assurer le rôle qui leur est dévolu pour sauver la planète. Ils chercheront aussi à sortir du sous-développement quelles que soient les conséquences.

Quelle est la priorité absolue de cette Cop 26 ?

Que les 196 pays et organisations (197 avec l’Union européenne) signataires de l’Accord de Paris pour le climat en 2015, s’engagent à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.

Pour l’instant, ces efforts nationaux, appelés contributions (NDCs) placent la planète sur une trajectoire de 2,7 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. C’est déjà mieux que les 3,7 °C, vers lesquels on s’orientait avant 2015. Mais, ce n’est pas suffisant. Au-delà d’1,5°C, le monde doit se préparer à des conséquences extrêmes, dont certaines seront irréversibles, comme la fonte des glaces (notre photo montrant des contestations en Europe).

Sans argent, rien n’est possible

C’est l’autre objectif prioritaire de la présidence britannique. Les pays riches doivent tenir l’engagement pris en 2009 de trouver 100 milliards, par an, au moins (montant plancher), pour aider les plus démunis à financer leur transition énergétique et écologique, et à s’adapter aux changements qui sont déjà là, comme les inondations récurrentes au Bangladesh. Sinon, on continuera d’extraire le pétrole et le gaz comme avant.

Le réchauffement climatique, c’est de la responsabilité des pays du Nord.

Pour l’instant, il n’y a que 79 milliards sur la table, mais, les chiffres datent de 2019. Si l’on ajoute les sommes promises récemment, comme les 11 milliards de dollars annoncés en septembre par l’Américain, Joe Biden, le compte des 100 milliards sera bon en 2023. Alors que c’est depuis 2020 qu’on attendait les 100 milliards de dollars, au moins, chaque année. Pas à partir de 2023. Autrement dit, on ne fait que repousser les financements alors que la planète ne fait que se dégrader. Et puis, il faut que ces montants soient des dons et non des prêts, ont écrit cent pays en voie de développement, en dénonçant la duperie comptable dans une lettre commune.

Sinon, l’Afrique ne se sentira pas concernée et continuera son rythme de développement actuel sans tenir compte des questions environnementales. Il ne faut pas oublier que la vraie souffrance climatique, aujourd’hui, c’est dans les pays du Nord qui n’y étaient pas habitués. Qu’ils continuent de traîner les pieds…

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