COTE D’IVOIRE : Une mission de la CEDEAO à Abidjan depuis ce matin malgré le refus de Ouattara

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« Incendier ma maison ne m’empêchera pas de continuer à dire NON à la forfaiture et au 3e mandat illégal de Ouattara ». Telle est la déclaration toute de sagesse du porte-parole de la désobéissance civile et candidat à l’élection présidentielle, Pascal Affi N’Guessan, après l’incendie par les loubards du « menteur d’Abidjan » (Ouattara) de sa résidence située à Bongouanou, samedi, 17 octobre. En même temps, la résidence du député-maire FPI de Bongouanou, Gilbert Amalamam, et le restaurant de Tehoua Ama Marie, vice-présidente du PDCI, ont été incendiés en même temps que les commerces, les bureaux et l’Institut d’enseignement général et technique de Bongouanou. Bref, de la désolation dans la ville.

Ce dimanche, 18 octobre, la ministre ghanéenne des Affaires étrangères et présidente de la Conférence des ministres de la CEDEAO, Shirley Ayorkor BOTCHWEY, et le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, le général, Francis Behanzin, arrivés en catastrophe, à Abidjan (notre photo), ont pu rencontrer Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, non partants à cette élection dans les conditions actuelles. Ils devraient aussi parler avec les deux autres candidats, mais aussi, avec le premier ministre, Hamed Bakayoko. Ils vont, aussi, avoir une séance de travail avec les ambassadeurs dont les pays sont membres permanents du Conseil de sécurité, avant de produire un communiqué, lundi, 19 octobre. La communauté internationale commence-t-elle à prendre la mesure du danger que fait courir Ouattara à la Côte d’Ivoire, un jusqu’au boutiste assoiffé de pouvoir personnel ? Pour la deuxième fois de façon solennelle, Henri Konan Bédié au nom de l’opposition a publiquement appelé au secours le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, samedi, 17 octobre, après le 10 octobre.

Cette mission est arrivée à Abidjan, disons-le, contre l’avis du « menteur d’Abidjan » qui continue à jurer que tout va bien alors que, hier, Bongouanou a brûlé et que dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, le matériel électoral est saccagé, certains personnels de la CEI molestés. A Bongouanou, en dehors de la destruction des biens matériels qui est conséquente, il y a eu trois morts. Si on ajoute ce chiffre à la trentaine de morts au lendemain de l’annonce de la candidature de Ouattara, ça commence à faire beaucoup, sachant que la CPI tient, de son côté, sa propre comptabilité macabre de l’élection présidentielle.

Comme pour ne pas arranger les affaires de Ouattara, la Fesci (Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire) a lancé un mot d’ordre de fermeture de toutes les écoles de Côte d’Ivoire, à partir de lundi 19 octobre. Si ce mot d’ordre coïncide avec celui de la désobéissance civile de l’opposition, le secrétaire général de la Fesci, Saint Clair Alla, jure que les deux mots d’ordre ne sont nullement liés. Les parents d’élèves sont, donc, invités à garder leurs enfants à la maison. La Fesci dit non aux frais de Coges (Comité de gestion des établissements scolaires) et d’inscription en ligne. Kandia Camara, la ministre de l’Education, a refusé de leur donner satisfaction. L’argent à cet effet aurait été alloué au financement de la campagne de son candidat, « le menteur d’Abidjan ».

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