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Assassiné en décembre 1998 par le pouvoir de Blaise Compaoré, aujourd'hui, exilé en Côte d'Ivoire, pays dont il a, d'ailleurs, pris la nationalité, le journaliste, Norbert Zongo, fondateur de l'hebdomadaire, L'Indépendant, s'est rappelé au bon souvenir des nouvelles autorités, qui viennent de baptiser l'Université de Koudougou, « Université Norbert Zongo », un acte politique fort qu'apprécieront les nombreux amis et partisans de cet illustre disparu.

Le taux de réussite à l'examen du baccalauréat en Centrafrique, ne dépasse pas 3% au premier tour. De quoi vider, définitivement, les amphithéâtres de la très fantomatique Université de Bangui. Il y a de quoi interpeller le Sommet de l'Etat, qui n'est constitué que de très distingués professeurs de rang magistral : un mathématicien et un géographe.

Il ne fallait pas rêver, les Lions indomptables s'étant retrouvés à la Coupe des Confédérations, un peu par hasard, en tant que vainqueurs (très très inattendus) de la CAN 2017. Mais le football n'admettant pas la tricherie, la réalité les a rattrapés : l'à peu près est, rigoureusement, interdit au niveau mondial. Comme il fallait s'y attendre, le retour à la maison avec 0 victoire sonne comme un appel au secours d'une équipe qui est, totalement, entièrement, complètement, à bâtir.

Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne (47, rue des écoles à Paris 5e), on parlait autant l'espagnol que le français, cet après-midi du 23 juin. Et pour cause, le président colombien, Juan Manuel Santos, recevait des mains du professeur, Georges Haddad, président de l'Université de Paris-1 (Panthéon-Sorbonne), la distinction de docteur honoris causa, en présence du nouveau ministre (français) de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le président colombien est, également, le Prix Nobel de la Paix 2016.

Existe-t-il de véritables féministes en Tanzanie ? On pense que non, sinon, le président, John Magufuli, n'aurait pas proféré une telle énormité, à savoir, que les filles mères n'ont plus leur place à l'école, mais, à la maison. Il y a de quoi hérisser les poils des responsables de l'Unesco et de l'Unicef, qui oeuvrent, pour l'école de la deuxième chance, voire, même de la troisième chance.

La vérité blesse. Mais il faut la dire de temps en temps quel qu'en soit le prix que ça vous coûte : le Cameroun n'a pas une bonne équipe de football. Il en est même très loin. Ce jeudi, 22 juin, soir, Cameroun-Australie : un but partout. On a vu une équipe camerounaise transparente, sans niveau (acceptable), sans âme, sans individualités, sans collectif, sans vision. Sans sélectionneur (de haut niveau) capable de transcender le jeu pour métamorphoser l'équipe. Si les choses continuent ainsi, il faudra, que les Camerounais s'organisent pour demander des comptes à la Fédération camerounaise de football.

Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, la solution à la réduction de moitié de la pauvreté, ne vient pas de la Banque mondiale, encore moins, du Fonds monétaire international, de la FAO, ni même du PNUD. Cette solution-miracle vient de l'Unesco.

Le Centrafrique était bien plus dangereux avec les massacres interreligieux quand le pape François avait insisté pour y effectuer une visite officielle en novembre 2015, que ne l'est aujourd'hui le Soudan du Sud. Pourtant, le Saint-Père, au lieu d'y aller, personnellement, a préféré envoyer de quoi réaliser quelques investissements en son nom. L'évêque de Rome pratique-t-il la discrimination positive ?

Il rappelle les entraîneurs des années 60. Quand Hugo Broos aligne une équipe, elle a de fortes chances de terminer le match. Il a du mal à ajuster les baisses de régime des joueurs par des remplaçants ou d'adapter certaines faiblesses du 11 entrant par les joueurs restés sur le banc. On avait déjà constaté cette tare du sélectionneur belge des Lions indomptables à la CAN au Gabon. Dimanche, 18 juin, à Moscou, cette forme d'incompétence du sélectionneur a fait perdre le match aux Lions indomptables.

La politique de communication du président, Alassane Ouattara, consiste à ne mettre l'accent que sur ce qui marche, en occultant, systématiquement, ce qui ne marche pas. Or, les points négatifs de son bilan sont plus nombreux que les points positifs. Comme on est dans une situation où c'est ma parole contre la tienne, les personnes neutres ne vont pas tarder à savoir de quel côté se trouve la vérité. En effet, on est à 34 jours des Jeux de la Francophonie qui se tiendront, dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Pour que tout se passe bien, il faudrait qu'il y ait du soleil et que de fortes pluies ne s'abattent pas sur la ville, sinon, les dizaines de milliers de participants venant de plus de 80 pays, auront, littéralement, les pieds sous les eaux et ne pourront pas, correctement, circuler. A cause des inondations. Conclusion : on croise les doigts, les uns et les autres implorant leur Dieu.

Après avoir passé cinquante ans de sa vie, sur les bords de la Seine, à Paris, d'abord, comme opposant au pouvoir de Sékou Touré, puis, de Lansana Conté, qui s'est, même, payé le luxe de le mettre en prison, Alpha Condé, est, finalement, arrivé au pouvoir fin 2010. Mais, depuis son perchoir, à la tête de l'Etat, il ne semble pas avoir tiré tous les enseignements utiles de son long passage comme opposant. Son comportement actuel, comme chef de l'Etat, ami des dictateurs qu'il combattait, hier, de toutes ses forces, quand il était opposant et enseignant, est tout simplement répugnant. C'est la déception totale. Aujourd'hui, président en exercice de l'Union africaine, il pense avoir atteint le sommet de la gloire et n'a plus rien à demander à Allah le Miséricordieux. L'Afrique devrait-elle être fière de telles élites ?

On connaissait l'engouement des sorciers malawites pour des albinos dont les pouvoirs magiques seraient haut de gamme. Au Gabon, les crimes rituels ont, souvent, défrayé la chronique, avec des sexes coupés, des langues tranchées, des cœurs arrachés. Des pratiques d'un barbarisme d'un autre temps bien connues dans la sous-région, et qui permettraient de conserver un poste ministériel, de député ou de directeur général ou d'y accéder. A chaque pays sa spécialité : au Mozambique, ce sont des hommes chauves qui font courir les sorciers pour leur capacité d'enrichissement hors normes.

Un peu partout en Afrique, les élèves de terminale affrontent les épreuves du baccalauréat. Tous les moyens sont parfois utilisés pour obtenir ce fameux sésame qui ouvre la voie aux études supérieures. Y compris la fraude, l'achat des sujets, la corruption des examinateurs et beaucoup d'autres raccourcis. Tout y passe. En Algérie, l'Etat, conscient de ce phénomène, a mis les moyens pour y faire face. Les voici.

Il n'y a aucun doute qu'à la vue de ce sondage, les Africaines d'Abidjan, de Douala, de Kinshasa, de Dakar, de Brazzaville et de beaucoup d'autres villes africaines, vont se ruer dans des cybercafés, à la recherche d'un « mari blanc », qui leur permettrait d'échapper à la misère ambiante locale. Il y a de quoi encourager un tel mouvement. En effet, une enquête réalisée en mai 2017 (*) révèle un désamour croissant des hommes français envers leurs compatriotes féminines au profit des femmes d'origine étrangère. Ils sont même 57% à préférer se mettre en couple avec une étrangère plutôt qu'avec une Française pour une relation sérieuse. Une tendance qui confirme l'accroissement des couples de nationalités mixtes et de la mobilité internationale, sur fond de « mondialisation des relations amoureuses ». Par ces temps de campagne des législatives en France, le parti de l'extrême-droite, Le Front National, a vraiment des soucis à se faire et du boulot en perspective. Car, visiblement, son discours de haine ne résiste pas à la réalité quotidienne, c'est-à-dire, au bonheur personnel des Français.

L'éducation et la formation ne font plus recette.Pour preuve, le montant de l'aide allouée à l'éducation, au niveau de l'Unesco (Organisation des Nations-Unies pour l'éducation la science et la culture) est en baisse permanente et constante, depuis six ans. Sans que cela n'émeuve personne. Un document publié par l'équipe du Rapport mondial de suivi sur l'éducation (GEM) de l'UNESCO intitulé « Aid to education is stagnating and not going to countries most in need », décrit ce phénomène amplement et souligne, par ailleurs, que L'aide à l'éducation ne va pas vers les pays qui en ont le plus besoin. Notamment, en Afrique.

La disparition de l'évêque de Bafia, dans le centre du Cameroun, a choqué jusqu'aux païens que le pays compte en centaines de milliers. C'est dire que, quand on regarde les photos du prélat, de son vivant, on a envie de se faire enrôler fidèle de la très classique église catholique romaine. Pourtant, Mgr Jean-Marie Benoît Bala s'en est allé, sans crier gare, à seulement 58 ans. Plus grave, pas n'importe comment. En se suicidant : il aurait garé son véhicule sur le pont Sanaga, dans le village Ebebda, avant de se jeter à l'eau (?). Dans sa voiture, juste un très court message à l'endroit de ceux qui auraient eu la bonne idée de le chercher : « Je suis dans l'eau ».

C'est une excellente nouvelle : la possibilité de pouvoir greffer un pénis afin de permettre à un homme de garder toute sa masculinité. En Afrique du Sud, en effet, et ce pour la troisième fois dans l'histoire de la médecine, un patient a reçu une greffe complète du pénis. Succès total. Dorénavant, le pèlerinage médical pour greffe de pénis peut être envisagé dans ce pays, les plus grands demandeurs venant des Africains continentaux.

Les 82 lycéennes de Chibok, libérées début mai des mains du groupe islamiste, Boko Haram, ont rejoint, mardi, 30 mai, un centre à Abuja, où elles pourront poursuivre leur éducation, mais, ne retourneront pas chez elles, plus de trois ans après leur enlèvement.

A quand la retraite du dernier mohican du football africain, Issa Hayatou, après sa cinglante défaite à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), par le Malgache, Ahmad Ahmad, en mars dernier ? Sur proposition du ministre camerounais des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Pkwatt, il a été nommé président de l'ANAFOOT (Académie nationale de football) du Cameroun par le président, Paul Biya. Un très bon point de chute pour cet amoureux du ballon rond qui n'entend pas encore prendre sa retraite.

Il n'y a pas que les mutineries qui empêchent le président, Alassane Ouattara, de dormir, paisiblement, ni les grèves monstres des fonctionnaires qui s'annoncent pour les prochains jours. Les grossesses scolaires sont, aussi, un phénomène, particulièrement, inquiétant au regard de leur ampleur récente. Elles veulent dire que la Côte d'Ivoire version Alassane Ouattara est un pays sans morale, sans foi ni loi, où la dépravation des mœurs bat son plein.