MALI : Les choses s’améliorent

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Après avoir été en difficulté vers fin 2025, en raison de problèmes d’approvisionnement en carburants à l’échelle nationale, le Mali est en train de sortir la tête de l’eau, et de s’assurer qu’une telle situation ne survienne plus jamais. Alors qu’au plus haut de la crise, des médias étrangers rapportaient, avec engouement, le désarroi des populations maliennes, leur désintérêt affiché, aujourd’hui, compte tenu de l’amélioration de ladite situation, mérite d’être relevé.

Même s’il est vrai que la guerre en Iran s’est imposée, depuis fin février, comme étant le principal centre d’attention médiatique international, elle ne saurait occulter la poursuite du cours de la vie dans les autres parties du globe, notamment, en Afrique. Au Mali, en particulier, les nuages se dissipent donc pour la junte au pouvoir et les Maliens, qui demeurent, néanmoins, sur leurs gardes face à la menace djihadiste, qui subsiste malgré tout. 

C’est par son entremise que l’approvisionnement en hydrocarbures avait été perturbé, dans un projet plus large d’inciter les Maliens à se retourner contre les autorités militaires, et à les renverser. Mais, maintenant que les camions n’ont plus de mal à arriver à Bamako, ni dans les autres grandes villes du pays, la sérénité et le calme reviennent peu à peu, tout comme le cours normal de la vie au sein d’une société civile, qui peut, de nouveau, vaquer à ses occupations. 

Profitant de cette bonne nouvelle, Assimi Goïta (notre photo) a débloqué 18.4 milliards de F CFA provenant du Fond minier de développement local, et devant être répartis entre les différentes communes de son pays. Sa mise à disposition constitue l’un des engagements pris par le général-président, Goïta, envers le peuple malien pour justifier de la nécessité d’adopter un nouveau code minier en 2023. Ce respect de la parole donnée va renforcer la confiance des Maliens à son égard.

Les convois d’hydrocarbures sont désormais sécurisés par le pouvoir. Plus de pénurie en vue.

Sans faire grand bruit, le Mali a su tenir bon et gérer une situation qui s’annonçait mal au départ, puisqu’elle visait, en vérité, la déstabilisation du régime au pouvoir. Ce plan vicieux ayant été déjoué, et les ennemis s’étant (temporairement) retirés, l’heure est à la joie et à la poursuite des efforts de sécurisation du territoire national face aux prochaines tentatives, qui sont probablement déjà en cours de préparation.

Paul-Patric Tédga

MSc in Finance (Johns Hopkins University – Washington DC)

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