NIGERIA : Le président Buhari propose à Boko Haram de négocier la libération des 200 lycéennes

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« Bring back our girls » ! Ce slogan rendu célèbre par la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama (notre photo), est, encore, d’actualité. Car dix-huit mois après leur enlèvement, les jeunes lycéennes de Chibok restent introuvables. Les moyens déployés pour les localiser, par le nouveau président du Nigeria, Muhammadu Buhari, s’avèrent infructueux. On ne sait même pas si elles sont, encore, dans la partie Nord-Est du Nigeria ou si elles ont été « exportées » ou « vendues », ailleurs, comme esclaves.

En 2014, alors que Shekau, le chef de Boko Haram, se savait sous surveillance des satellites occidentaux, il aurait entrepris de leur faire passer la frontière nigériane, par petits groupes, pour ne pas attirer l’attention. Direction : le Tchad et le Darfour. Depuis, on n’a plus rien entendu et Michelle Obama, de son côté, n’a plus brandi sa pancarte.

Sept mois après sa prise du pouvoir, le général, Muhammadu Buhari, trouve, sans doute, lui-même, qu’il se doit de faire quelque chose à l’endroit de ses jeunes filles, avant qu’il ne soit interpellé par les puissantes organisations de défense, qui militent pour leur libération.

Le gouvernement nigérian est prêt à négocier, avec « une direction crédible » du mouvement islamiste Boko Haram, la libération des 200 jeunes filles dont l’enlèvement en avril 2014 à Chibok avait soulevé une vague d’indignation mondiale, a assuré, mercredi, 30 décembre, le président, Muhammadu Buhari.

« Nous sommes à la recherche d’une direction crédible de Boko Haram qui nous confirme que les jeunes filles sont toujours en vie », a affirmé le président, à l’occasion d’un nouveau programme d’échange avec les auditeurs, à la radio-télévision.
« Nous sommes prêts à négocier sans condition avec une direction crédible de Boko Haram » pour obtenir la libération des jeunes filles, à propos desquelles les autorités ne disposent d’aucune information, a-t-il souligné.

Un total de 276 jeunes filles avaient été enlevées, le 14 avril 2014, par Boko Haram, alors qu’elles se préparaient à passer des examens scolaires, à Chibok, dans l’Etat de Borno, dans le Nord-Est du Nigeria, berceau du groupe islamiste.

Quelques dizaines d’entre elles avaient réussi à s’échapper, mais environ, 200 d’entre elles sont restées aux mains de Boko Haram, dont l’insurrection a fait plus de 17.000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2009.

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