PRESIDENTIELLE EN GUINEE : Les diplomates étrangers prennent position contre le 3e mandat d’Alpha Condé

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La Guinée est à un tournant de sa jeune histoire démocratique avec la décision prêtée au président, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat que lui interdit la constitution. L’opposition, dans son ensemble, et la société civile, sont, totalement, contre l’initiative de vouloir se succéder à lui-même du chef de l’Etat. Chaque camp fait la sourde oreille et la manifestation organisée par les Anti-3e mandat, lundi, 14 octobre, dans tout le pays, a fait neuf morts dont un gendarme. Cela ne semble qu’être un début. Les diplomates étrangers accrédités en Guinée s’inquiètent de cette montée aux armes. Sans l’espoir (pour le moment d’être entendus les positions des deux camps étant diamétralement opposés), ils appellent à l’ouverture d’un dialogue.

La crise politique que traverse la Guinée est une source de préoccupation pour la communauté internationale. « L’insuffisance de dialogue entre les différents acteurs politiques politiques provoque une escalade de la tension avec des recours à la violence, susceptible de porter gravement atteinte aux acquis démocratiques. Nous appelons tous les acteurs à renouer le dialogue dans le cadre du comité de suivi », note un communiqué des Missions diplomatiques en Guinée, qui nous est parvenu ce matin. Les signataires de ce communiqué sont les Missions des Nations-Unies, de la CEDEAO, de la délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la France, de la Belgique, de l’Italie, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

« La communauté internationale est convaincue que la seule voie vers la stabilité, la croissance et la démocratie, réside dans l’esprit de collaboration et de consultation de toutes les parties prenantes afin de développer une Guinée pacifique et prospère. Il est, ainsi, indispensable d’organiser dans les délais légaux des élections législatives et présidentielle, libres, crédibles et transparentes, dans le respect du cadre constitutionnel et dans un environnement apaisé », poursuit le communiqué qui finit par un vœu formulé à l’endroit du président de la République : « Une éventuelle libération rapide des personnes détenues de façon préventive serait de nature à aider à l’apaisement ».

Depuis lundi, 14 octobre, les manifestations sont organisées sur toute l’étendue du territoire, pour faire pression sur le président de la République qui veut un 3e mandat (notre photo de la manifestation organisée à Conakry le 14 octobre par les Anti-3e mandat).

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