SENEGAL : La transparence (seule issue) pour espérer sortir de la crise économique

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Alors que le Sénégal traverse une crise économique sans précédent, les révélations du Financial Times sur une dette cachée de 650 millions d’euros, contractée en toute opacité par le gouvernement actuel, viennent aggraver la défiance des citoyens envers leurs dirigeants. Cette dette, obtenue via des montages financiers complexes et non divulgués, rappelle tristement les pratiques du passé que le peuple avait pourtant rejetées. Pourtant, au lieu d’assumer cette réalité, les autorités préfèrent nier l’évidence ou invoquer des justifications techniques, laissant les Sénégalais face à un double constat : Non seulement, notre économie s’effondre, mais, la transparence promise comme une priorité, est bafouée.

Cette situation est inacceptable. Quand les exportations s’effondrent, que les prix flambent, et que les jeunes peinent à trouver des opportunités, il est intolérable de découvrir que des emprunts colossaux sont contractés dans l’ombre, sans débat public ni contrôle parlementaire. Le Sénégal mérite mieux que des dirigeants qui cachent la vérité et aggravent la crise par leur manque de rigueur et leur mépris pour la transparence. Les Sénégalais ne demandent pas la charité, mais la vérité, des comptes clairs, et des solutions à la hauteur de leurs attentes.

Pourtant, malgré ces révélations accablantes, une lueur d’espoir persiste : Celle de la mobilisation citoyenne. Le Sénégal a les ressources humaines et naturelles pour se relever, à condition de rompre avec les pratiques opaques et de placer l’intérêt général au-dessus des calculs politiques. Il est temps d’exiger une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques, de soutenir les secteurs clés comme l’agriculture et les énergies renouvelables, et de donner aux jeunes les opportunités qu’ils méritent. La souveraineté alimentaire, la création d’emplois décents, et la lutte contre la corruption ne sont pas des vœux pieux, mais, des urgences absolues.

Le ministre des Finances Cheikh Diba doit des explications (en même temps que le premier ministre) au peuple du Sénégal.

Face à cette crise de confiance, chaque Sénégalais a un rôle à jouer. Les intellectuels doivent éclairer le débat, les jeunes doivent porter leurs revendications avec détermination, et les femmes, souvent, en première ligne, doivent continuer à inspirer par leur résilience. Ensemble, nous pouvons exiger des comptes, refuser l’opacité, et construire une alternative crédible. Le changement ne viendra ni des promesses creuses, ni des plans théoriques, mais, de notre capacité à nous organiser, à proposer des solutions concrètes, et à porter une voix unie pour la transparence et la justice économique.

Le Sénégal mérite mieux que des dettes cachées et des dirigeants indignes de confiance. Il mérite une économie au service de tous, une gestion transparente des ressources, et des dirigeants intègres. La crise que nous traversons est aussi une opportunité : Celle de repenser notre modèle de développement, de placer l’humain au cœur de nos priorités, et de bâtir un pays où personne ne sera laissé pour compte. Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Et c’est à nous, citoyens, d’en faire une réalité.

Samba Kara NDIAYE

Président du Parti NADEMS



 





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