Centrafrique

La France met, officiellement, fin à l'Opération Sangaris en Centrafrique. Elle avait été lancée, en décembre 2013, au plus fort des massacres intercommunautaires.

Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées jeudi et vendredi, lors d'affrontements entre bandes armées dans le Centre du Centrafrique, où de telles violences se multiplient, ces dernières semaines, avant la fin, lundi, de l'opération militaire française Sangaris.

Le Groupe de travail des Nations-Unies sur les mercenaires a appelé, mercredi, 19 octobre, le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à contrer, de toute urgence, la menace des mercenaires et des combattants étrangers, qui ont rejoint des groupes armés locaux afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence dans le pays.

Le regain de violences menace les progrès vers la réconciliation nationale, selon l'ONU. Accusé de multiplier des voyages à l'étranger qui ne rapportent rien au pays, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a décidé de ne pas se rendre au Sommet sur la Sûreté et la sécurité maritimes, qui se tiendra le 15 octobre, à Lomé. C'est le premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, qui représentera le Centrafrique.

Onze personnes ont été tuées, à Bangui, dans des violences qui ont suivi l'assassinat, mardi, 4 octobre, d'un officier de l'armée dans la capitale centrafricaine. Le calme était revenu jeudi, selon un dernier bilan établi par la force de l'ONU (Minusca). Mais ce calme est encore précaire.

Le journalisme centrafricain est malade. Tout son corps professionnel est affecté par des pathologies bien connues. Globalement, c'est un corps à repenser. En appelant le professeur à son chevet, l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) se sait très mal en point et ne pense pas seulement sauver le corps. Mais l'âme, aussi, et tout ce qui va avec.

La représentante spéciale chargée des violences sexuelles dans les conflits appelle à la création de la Cour pénale pour mettre fin à l'impunité en Centrafrique.

Porte-parole du MPC, un des nombreux groupes politico-militaires présents dans le Nord du pays, dans les zones de Sido, Kabo et Kaga Bandoro, Abacar Sabone semble vouloir se mettre en travers du chemin tracé par le professeur, Faustin Archange Touadéra.

Débutée en décembre 2013, alors que le pouvoir était entre les mains de Michel Djotodia, l'Opération Sangaris, qui a permis de circonscrire les violences intercommunautaires, qui déchiraient le pays, va prendre fin, en octobre 2016.

On pensait que les Centrafricains avaient participé au Forum national de réconciliation, en 2015, parce qu'ils aspiraient à la paix. On avait, aussi, cru comprendre que les députés et le président de la République qu'ils ont élus, étaient ceux qu'ils avaient choisi pour mener le pays vers les sentiers du développement, loin des bruits de canon. Il paraît que non. C'est comme si le pays voulait revenir en arrière.

On ne le dira jamais assez : très très bas dans les sondages, François Hollande est, déjà, en campagne. En Afrique. Son escale de quelques heures, à Bangui, ne se justifie que dans cette perspective. Moins, nécessairement, pour l'avenir des Centrafricains.

François Hollande s'envole pour le Nigeria, les 13 et 14 mai, afin de définir les moyens devant éradiquer la secte Boko Haram, avec ses homologues africains. Avant d'arriver à Abuja, au Nigeria, il fera un crochet de quelques heures, à Bangui « la coquette ». Le président français a, déjà, commencé sa campagne pour 2017. Seulement, son chemin est parsemé de beaucoup d'embûches.

A 62 ans, Abdoul Karim Meckassoua a été élu, ce vendredi, 6 mai, président de l'Assemblée nationale. De confession musulmane, il devient le deuxième personnage de l'Etat.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a rencontré le pape, François, ce lundi, 18 avril, à la Bibliothèque du Vatican. Cette première sortie comme président centrafricain, revêt beaucoup de signification en dehors de la beauté du geste.

Le premier ministre, Simplice Sarandji, a, rendu publique, la composition de son gouvernement, lundi, 11 avril. Beaucoup de surprises, mais, on voit où veut aller le nouveau président.

Le dictateur continue de mobiliser les énergies de notre rédaction afin que ses multiples et innombrables forfaits et méfaits ne passent pas sous silence, bien qu'il adore agir, dans la nuit, dans le noir complet, ni vu ni connu. Nous n'avons pas eu tort de le mettre à la une. Ses faits d'arme le prouvent : il est, actuellement, sur la sellette.

Cet hommage a été adressé, à la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, célébrée par les Nations-Unies. Elle quittera ses fonctions, le 30 mars 2016, après la transmission du pouvoir au président élu, Faustin Archange Touadera.

Le professeur, Faustin Archange Touadera, sera investi, président de la République chef de l'Etat du Centrafrique, mercredi, 30 mars 2016. Cette date marquera, également, la fin de la transition.

L'ancien premier ministre et candidat indépendant, Faustin-Archange Touadera, a été déclaré élu président du Centrafrique, par l'Autorité nationale électorale (ANE). Son résultat reste à confirmer par la Cour constitutionnelle.

La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, est docteur honoris causa de l'Université de Bangui, depuis jeudi, 18 février. C'est une distinction qui honore son parcours, globalement, positif, à la tête du très tumultueux Centrafrique.