TCHAD : Comment Idriss Déby Itno détourne l’argent du pétrole du pays avec sa 15e épouse Hinda

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Il s’agit d’une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu’en dira-t-on.

Le magazine s’est amusé à confectionner un tableau qui dresse la liste d’une quarantaine de membres des deux familles, leurs liens avec le couple présidentiel et le poste occupé. On remarque que tous (absolument tous) les postes juteux concernant la gestion du pétrole, les impôts, la douane et les marchés publics, sont occupés par les seuls parents du président ou de la belle famille (lire le tableau dans le magazine). C’est ahurissant ! En même temps, le président du Tchad est impressionnant dans la mesure où il fait une telle razzia devant une opposition et une société civile complètement amorphes. Itno les a-t-il tellement brimées qu’elles sont, aujourd’hui, sans voix ?

La présidence de la République est presque privatisée. Tous les postes clés sont confisqués par le même clan. Le général, Idriss Déby Itno, est, lui-même, le président de la République et en même temps, le ministre de la Défense du Tchad.

Sa 15e épouse, Hinda Déby Itno, qui fait office de première dame, est (s’il vous plaît) la secrétaire particulière du président de la République. Autrement dit, après boulot, le couple rentre main dans la main faire dodo à la maison. On appelle cela, gestion familiale. Ce n’est pas tout.

Le fils, du moins, l’un des fils (car ayant actuellement dix-sept épouses, certaines c’est vrai sont parties), qu’on nomme Zakaria Idriss Déby, colonel d’armée de son état, est le directeur de cabinet de son père.

On appelle cela, cadenasser un Etat. Cette forme d’accaparement de l’Etat, à la mode, hier, dans les républiques bananières de l’Amérique du Sud, a, désormais, cours au Tchad, en plein cœur de l’Afrique.

Afrique Education dont Idriss Déby Itno a interdit la vente au Tchad depuis 2008 (parce qu’il aime le lire tout seul) conclut que « Le successeur d’Idriss Déby Itno à la tête du Tchad – qu’il appartienne ou non au clan présidentiel – aura de très très sérieux problèmes pour diriger le pays. A la limite, le futur du Tchad est à plaindre ».

N.B. : Réservez dès ce jour, votre numéro chez votre marchand de journaux.

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