Chine

La Chine est-elle l'amie de l'Afrique, aussi bien, pendant les périodes heureuses que des vaches maigres ? Au moment où son industrie, après trois mois d'inactivité due au coronavirus, commence à se relever, à peine, de la sous-production, une fondation chinoise, Jack Ma, offre du matériel médical à 54 pays africains. Le patron de l'OMS, Tedros Ghebreyesus, a mis les dirigeants africains en garde en les invitant, solennellement, à s'attendre « au pire » s'ils traînaient les pieds pour prendre des mesures exceptionnelles face au virus, qui provoque des ravages en Europe, dans les pays comme l'Italie, l'Espagne et la France. La situation en Europe devrait démontrer à certains théoriciens de l'économie que la notion de « pays développé » peut être toute relative. Car on peut se demander : « développé par rapport à quoi et à qui » ? A l'heure actuelle, les pays africains font montre de ne pas dormir sur leurs lauriers et prennent des mesures qui vont leur éviter les hécatombes qu'on enregistre sous les cieux européens. C'est dans ce contexte de contrainte maximale que la fondation chinoise, Jack Ma, a décidé de soulager, quelque peu, les 54 pays africains, sans exception, dans leurs propres efforts de circonscription du virus.

Le coronavirus a fait son apparition en Chine. Selon le président américain, Donald Trump, il est un « virus chinois », ce que n'apprécient pas les autorités chinoises. C'est aussi la Chine qui a réussi à maîtriser la propagation du virus et à le guérir, après trois mois d'intenses efforts au point où à ce jour, les seules personnes détectées comme en ayant été affectées, viennent de l'étranger. L'annonce de la Chine participe de la guerre industrielle et commerciale que les Etats-Unis et la Chine, se mènent pour contrôler l'économie qui découlera de la découverte d'un vaccin. Car l'annonce de la Chine n'est pas neutre. Elle coïncide avec celle du début d'expérimentation d'un vaccin américain. Quand on sait que le président chinois ne cesse d'accuser son homologue américain d'avoir été à l'origine de la propagation de ce virus, et ce par le canal des soldats américains, il y a lieu de s'interroger sur les raisons exactes et véritables du calvaire que ces deux chefs d'Etat font subir au monde entier. Dans tous les cas, et selon certaines sources, les chinois (avec l'aide des Français) auraient, déjà, expérimenté un vaccin sur les souris. Il reste, maintenant, à passer à l'étape de l'homme, ce qui nécessite l'obtention de quelques autorisations auprès de l'OMS. Apparemment, l'irruption (comme il sait le faire) de Donald Trump dans ce process oblige que les retombées économiques d'un vaccin ne soit plus seulement partagées entre les Chinois et les Français, soutenus, dans cette recherche par les Allemands. Désormais, d'autres pays, notamment, les Etats-Unis qui, au départ, en étaient exclus, et même les Russes avancent, aussi, à grands pas dans la mise en place d'un vaccin. Ce qui est une bonne chose. En attendant le vaccin des Africains car les chercheurs africains sont, aussi, avancés dans ce domaine où ils obtiennent de bons résultats, mais, à des niveaux confidentiels.

Une vidéo mise en ligne par cinq Français, circule pour expliquer la survenance du coronavirus. Créé, semble-t-il, depuis 2003, dans un laboratoire chinois, en Chine, avec l'active coopération de la France, ce virus aurait, déjà, connu deux mutations (contrôlés par ses créateurs) en 2010 et en 2017. Selon cette vidéo en circulation, ce virus bien entretenu en laboratoire a été conçu à des fins industrielles : les bénéfices attendus devraient être partagés par ses deux concepteurs. Toujours selon nos cinq Français qui mettent cette histoire sur la place publique dans leur vidéo, le coronavirus a, déjà, un traitement, qui a été expérimenté avec succès sur des souris. Reste maintenant à le commercialiser à une large échelle, après avoir obtenu les autorisations nécessaires pour être administré à l'homme. C'est une grosse bataille commerciale car rien que le marché chinois (à vacciner) compte 1,5 milliard d'individus. Est-ce pour cela que l'Américain, Donald Trump, est entré dans le jeu en faussant toute cette orchestration ? Toujours est-il que depuis quelque temps, le président chinois, Xi Jinping, ne cesse de l'accuser d'être à l'origine de la grave situation qui a prévalu en Chine, et qui secoue le reste du monde, y compris, les Etats-Unis où on compte, déjà, plus de 100 morts provoqués par ce Covid-19. Comme quoi, la guerre commerciale n'a plus de limite, de nos jours, et, aujourd'hui, contrairement, à autrefois, tout le monde paie la note, pas seulement, les pays pauvres.

Le pangolin, petit animal d’Afrique et d’Asie couvert d’écailles, fait figure de suspect, voire, de coupable idéal, dans la transmission du coronavirus Covid-19 aux êtres humains. Une scientifique fait le point.

La flambée épidémique de nouveau coronavirus 2019-nCoV devrait atteindre son pic ce mois-ci, en Chine, et pourrait être terminée en avril, a déclaré ce mardi, 11 février, Zhong Nanshan, le principal conseiller médical du gouvernement chinois, à nos confrères de Reuters. Croisons les doigts pour qu'il ne se trompe plus comme la dernière fois.

Alerte en Afrique ! L’expansion du nouveau coronavirus hors de Chine pourrait s’accroître avec la transmission de la maladie par des personnes n’ayant jamais voyagé dans ce pays, a prévenu, ce lundi, 10 février, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Ethiopien, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Depuis le signalement des premiers cas de coronavirus, le 5 janvier, les scientifiques multiplient les découvertes sur ce nouveau virus, mais, de nombreuses inconnues empêchent, encore, de déterminer l'impact mondial de l'épidémie. "Une mystérieuse pneumonie". C'est ainsi qu'était présenté le coronavirus 2019-nCov lors de son premier signalement par les autorités chinoises, dimanche, 5 janvier.

L'OMS (Organisation mondiale de la santé) vient de déclarer le Coronavirus 2019 une urgence de « portée internationale ». C'est la sixième fois qu'un tel dispositif est activé. L'objectif est d'intensifier la lutte contre l'épidémie au niveau mondial, à travers la mise en place de mesures temporaires.

Le président chinois, Xi Jinping, a présenté, vendredi, 28 juin, à Osaka, en marge du Sommet du G20, une proposition en trois points sur la construction d'une communauté de destin plus étroite entre la Chine et les pays africains. Simple littérature, bavardage inutile ou juste des chinoiseries dont l'Afrique peut se passer ?

Les plus hauts dirigeants de Chine et de République populaire démocratique de Corée (RPDC) ont déclaré, jeudi, 20 juin, que les deux pays devaient rester fidèles à leurs aspirations originelles, et s'efforcer de créer, à un nouveau point de départ historique, un avenir prometteur pour les relations entre les deux partis et entre les deux Etats. Une déclaration qui inquiète Donald Trump au plus haut point et qui l'isole un peu plus.

Le président chinois, Xi Jinping, a achevé, vendredi, 7 juin, une visite en Russie. Moscou veut devenir pour Pékin un partenaire commercial alternatif aux Etats-Unis. Reste à construire une relation stable et, mutuellement, bénéfique, qui soit, aussi, stratégique que l'Alliance Atlantique, qui est, à la fois, stratégique et militaire (pour les pays occidentaux et la Turquie) et commerciale (Pays du G7 auxquels appartenait la Russie avant d'en être expulsée). L'Alliance Chine-Russie est, aussi, à construire, ce qui demande du temps, mais l'Alliance Atlantique s'est-elle construite en un jour ?

Huawei et l'Union africaine (UA) ont signé, vendredi, 31 mai, par l'intermédiaire de Thomas Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l'UA, et Philippe Wang, vice-président de Huawei pour la région Afrique du Nord, un protocole d'accord pour consolider leur collaboration et établir les dispositions nécessaires pour assurer une coopération efficace en matière de TIC. L'objectif principal du protocole d'accord est de renforcer leur partenariat dans les 5 domaines suivants : le haut débit, l’Internet des Objets (IoT), le Cloud Computing, la 5G et l’intelligence artificielle.

L'Université Tsinghua, une prestigieuse université chinoise, souhaite collaborer avec des instituts de recherche africains dans le but d'améliorer la fertilité des sols sur le continent.

Preuve qu'il n'est pas isolé comme le laissent croire certains dirigeants occidentaux, le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a entamé, mardi, 8 janvier, une visite en Chine auprès de son homologue, Xi Jinping, son principal allié diplomatique et commercial. Ce voyage intervient alors qu'un nouveau sommet avec Donald Trump est évoqué. Un sommet qui pourrait permettre à Donald Trump de rebondir sur le plan intérieur où il est de plus en plus contesté par le parti démocrate, majoritaire au sein de la Chambre des représentants.

Les Etats-Unis veulent contrer les "comportements prédateurs" de Pékin et Moscou en Afrique, tout en promettant, dans la stratégie africaine de Donald Trump dévoilée, jeudi, 13 décembre, de mettre fin aux aides financières et aux missions de paix de l'ONU inefficaces. En guise de stratégie, il serait, plutôt, question de mettre fin à certaines aides et subventions que Trump juge inutiles pour l'Afrique et qu'il voudrait détourner en faveur d'autres régions du monde amies des Etats-Unis. Il est clair que sur l'Afrique, il n'a aucune stratégie. Pour lui, l'Afrique ne compte pas et n'a jamais compté.

La Russie et la Chine vont être, de plus en plus, des partenaires et non des concurrents en Afrique, où elles ont tout à gagner. Les domaines couverts par l'une, sur le continent, ne le sont pas, forcément, par l'autre. Exemple : la Chine assure les financements aux Etats africains sans rechigner et construit des infrastructures, partout, où on le lui demande. Mais, encore faudrait-il que les pays bénéficiaires vivent en paix et en sécurité, à long terme. La Russie dont le point fort se concentre dans les questions militaires et de sécurité, pourrait donner aux pays africains, cette chose qui leur fait défaut, parfois. Les choses vues sous cet angle, il est sûr que le développement des pays africains serait mieux assuré.

Le Sommet Chine-Afrique a pris fin, le 4 septembre, à Beijing. Le prochain aura lieu, à Dakar, dans trois ans. D'ores et déjà, le témoin a été transmis à Macky Sall, président du Sénégal. Le président du Togo, Faure Gnassingbé, a participé, de bout en bout, à toutes les phases de ce grand rendez-vous, qui a réuni 53 pays africains dont une quarantaine de chefs d'Etat. Après la clôture du Sommet, le chef de l'Etat togolais a continué à rencontrer des grands partenaires de l'Etat, du parti et du secteur économique, avec lesquels le Togo entretient d'étroites relations. Jeudi, 6 septembre, il s'est retrouvé avec son homologue, Xi Jinping, pour asseoir ce qui va caractériser leur partenariat, dans les mois et années à venir.

Il n'y a pas que du bon chez les Chinois. Comme dans toute relation humaine, le partenariat gagnant-gagnant initié par Beijing a des hauts et des bas, des couacs et des moments qui poussent à se poser des questions, même après avoir, religieusement, écouté le discours du grand camarade, Xi Jinping, à, Beijing, le 3 septembre. La réaction de son compatriote, qui dirige une entreprise au Kenya, est assimilable au comportement d'une petite brebis galeuse. De quoi s'agit-il ? Un homme d'affaires chinois a été arrêté au Kenya après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo où il compare les Kenyans et leur président, Uhuru Kenyatta, à des "singes", selon le service de l'immigration de Nairobi. On peut se poser la question de savoir, ce qui lui est passé par la tête avant de réagir ainsi.

La politique a ses raisons que la raison ignore : Idriss Déby Itno regretterait-il d'avoir placé son compatriote, Moussa Faki Mahamat, à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il le marque à la culotte comme s'il redoutait que ce poste ne lui donne une certaine épaisseur politique au point de représenter une alternance à la tête du Tchad dans quelques années. Mais attention au mauvais calcul dont Ali Bongo Ondimba a été victime au Gabon. Au lieu de favoriser un deuxième mandat pour Jean Ping à la présidence de la Commission de l'UA, les « émergents » gabonais avaient, plutôt, détruit la carrière de Ping au sein de cette organisation, faisant profiter au passage la transmission de témoin à la Sud-Africaine, Xhosazana Dlamini-Zuma. Résultat, le Gabon est entré, quelques mois plus tard, dans une zone de turbulence, Jean Ping qu'on disait amorphe et incapable de toute réaction, s'étant, viscéralement, rebellé au point de déstabiliser le fonctionnement de l'Etat. Alors que s'il avait eu son deuxième mandat, qui lui tendait les mains à l'UA, Ali Bongo Ondimba aurait eu une présidentielle tranquille en août 2016.

Arrivé à Beijing à 12 heures locales (5 heures du matin à Yaoundé), vendredi, 31 août 2018, pour prendre part au 3ème Sommet du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) dont l’ouverture est prévue le 3 septembre, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accompagné de son épouse, Chantal Biya, a, immédiatement, eu une séance de travail avec son homologue chinois, Xi Jinping, au Grand Palais du Peuple, dans l'après-midi. Au Cameroun, les Chinois financent, pratiquement, huit grandes réalisations sur dix, et veulent aller au-delà. Mais, encore faudrait-il que cela soit, véritablement, un partenariat « gagnant-gagnant » pour les Camerounais aussi. Paul Biya n'a pas eu tort de demander une annulation pure et simple de la dette chinoise, une requête que va examiner la partie chinoise au moment où le Cameroun devient la principale destination des investissements chinois en Afrique francophone et la quatrième en Afrique après l'Afrique du Sud, la Tanzanie et l'Ethiopie.