Chine

Monnaie par excellence des échanges internationaux, le dollar commence à subir des assauts, qui visent à contester sa suprématie. Si la mise de l'euro sur le marché, au début des années 2000, a, finalement, été contenue au point où le dollar n'en a plus peur, le contournement de la devise américaine par la Chine et la Russie (qui ne l'utilisent plus systématiquement dans leurs échanges), rentre dans la stratégie globale des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui consiste à trouver une alternative crédible à la dictature du système financier occidental bâti autour des institutions (américaines) de Bretton Woods, à savoir, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Beaucoup d'observateurs occidentaux critiquaient les Chinois de faire, uniquement, du commerce en Afrique en évitant de s'occuper des nombreuses questions du continent ayant trait à sa défense et sa sécurité. Depuis quelques années, les Chinois ont commencé à apporter des réponses à ces critiques, en envoyant des soldats au Darfour et au Nord-Mali. Mais, là où ils ont frappé fort, c'est dans la base militaire qu'ils ont construite, à Djibouti, et dont le rôle est, entre autres, de sécuriser les échanges de l'Empire du Milieu venant d'Afrique et de veiller à la protection de ses intérêts sans cesse grandissants.

Continent de toutes les convoitises, l'Afrique est loin d'être pauvre. Elle est, au contraire, considérée comme le continent de l'avenir, le continent du futur, qui va tirer la croissance mondiale, vers le haut, pendant ce troisième millénaire. Pour cela, il lui faut, à tout prix, la paix et la stabilité. Comme les Etats-Unis, la France et le Japon, la Chine a décidé d'implanter, à son tour, une base militaire à Djibouti, la première qui confirme sa présence armée à l'international.

L'Union européenne ne sait plus quoi faire. Après plusieurs siècles de présence européenne sous formes d'esclavage, de colonisation et de néo-colonisation en Afrique, avec les résultats qu'on sait, c'est-à-dire, insignifiants, elle se résout, aujourd'hui, à dénoncer ceux qui viennent, d'autres cieux que l'Europe pour essayer, avec d'autres façons de faire. De quel droit ces Européens se permettent-ils de critiquer les partenariats que l'Afrique scelle avec les Non-Européens ?

Depuis 27 ans, l'Afrique est la destination de la première visite de l'année du ministre chinois des Affaires étrangères. Le ministre Wang Yi n'a pas dérogé à la règle en ce début d'année 2017. Il a effectué, du 7 au 11 janvier 2017, une tournée dans cinq pays africains : Madagascar, la Zambie, la Tanzanie, le Congo-Brazzaville et le Nigeria. Un seul objectif : renforcer le partenariat gagnant-gagnant.

Ils sont toujours comme ça les Chinois. Ils disent vouloir faire des affaires sans juger les régimes politiques africains avec lesquels ils traitent. Après, ils parlent de partenariat « gagnant gagnant » pour cacher leur hypocrisie, alors que chez eux, le président de la République qui est en même temps le patron du parti communiste, ne peut faire que deux mandats de 5 ans, ce qui fait en tout et pour tout, 10 ans au pouvoir. Au Congo-Brazzaville où Sassou-Nguesso s'est octroyé une présidence à vie (déjà 33 ans au pouvoir), les Chinois font un partenariat "perdant perdant" : Des milliers de morts à l'actif du dictateur sous les yeux des Chinois. Alors question : Les Chinois sont-ils les amis des Congolais ?

Le président chinois, Xi Jinping, a invité son homologue gabonais, Bongo Ondimba Ali (BOA), à effectuer une visite d'Etat, en Chine, pour éviter une banqueroute générale de son pays. Ce serait très fâcheux pour le Gabon, même si, à Pékin, on n'oublie pas que le chef de l'Etat gabonais s'était comporté de façon très inamicale à l'endroit de la Chine, au lendemain de son arrivée au pouvoir, en 2009, en annulant une série de contrats que le Gabon avait signés.

Malgré la crise qui ne l'épargne pas, la Chine ne faiblit pas dans son offensive sur l'Afrique. Au contraire, elle a tendance à étendre celle-ci, avec pour ambition finale, de gagner des parts d'un marché qui était, il y a encore quelques années, la chasse gardée de certains pays occidentaux. Le Sommet du G 20 des 4 et 5 septembre prochain confirme cette approche.

Ca craint. Si le Vietnam demande l'aide de l'ennemi d'hier, Oncle Sam, pour combattre l'hégémonie de sa puissante voisine, la Chine, c'est parce que ça ne tourne plus rond dans le pays : c'est la dernière humiliation à subir quand on connaît la fierté du Vietnamien.

Les Indiens ne sont pas bons en communication. Pour dire vrai, dans ce domaine, ils n'ont rien à envier aux Chinois. Sinon, leur président, Pranab Mukherjee, ne foulerait pas le sol de l'Afrique, ni vu ni connu ni entendu, alors que c'est la première fois qu'un président indien visite l'Afrique depuis 1960. C'est quand même un événement.

Le Président du Togo, Faure Gnassingbé, est attendu, en Chine, pour une visite d'Etat, du 29 mai au 2 juin, sur invitation de son homologue, Xi Jinping.

Après deux ans passés, à La Roma, en Italie, l'attaquant des Eléphants de Côte d'Ivoire, Gervinho, a opté pour la Chine, pour poursuivre sa carrière, à 28 ans.

Le président, Xi Jinping, entend privilégier l'Afrique dans ses relations de partenariat. Il se dit prêt et apte à répondre à tous les besoins du continent, sans décevoir personne.

Les présidents chinois, Xi Jinping, et du Zimbabwe, Robert Mugabe, ont dû quitter, précipitamment, la COP 21, pour se voir, à tête reposée, à Harare, les 1er et 2 décembre. Objectif : renforcer leur partenariat gagnant-gagnant.

CONGO-BRAZZAVILLE : La justice française saisit trois biens immobiliers du clan Sassou
Depuis 2009, la justice française enquête sur le patrimoine immobilier du clan Sassou disséminé un peu partout en France, surtout, dans les beaux quartiers de la région parisienne. Pour la première fois, elle passe à l'acte.
Jacob Zuma et Xi Jinping ont confirmé la tenue du prochain Sommet Chine-Afrique prévu, en Afrique du Sud, début décembre de cette année.
Le défilé militaire place Tian an men, ce jeudi, a été une véritable démonstration de force de la Chine. L'Occident est inquiet que la puissance militaire cherche à loger ailleurs.
Pendant cette visite, les contrats vont pleuvoir.