« A bas l’Amérique », crient de colère les Houthis qui viennent de perdre leur premier ministre, plusieurs ministres et hauts fonctionnaires, dans un raid israélien fatal. Vladimir Poutine a-t-il tort de considérer l’Etat israélien comme une base militaire américaine, depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ? Sinon, l’Etat hébreu serait, totalement, incapable de mener plusieurs guerres au même moment faute de ressources. Actuellement, Israël fait la guerre au Hamas, depuis bientôt 2 ans (Netanyahu jurait au début de celle-ci qu’en deux mois, il aurait fini d’éradiquer tout le Hamas dont personne ne parlerait plus), une guerre qui n’est pas près de finir. L’Etat hébreu fait la guerre aux Houthis dont le premier ministre vient d’être assassiné, sans parler de l’Iran, du Liban, de la Syrie où son aviation effectue, régulièrement, des raids meurtriers. Qui finance toutes ces guerres alors que le pays ne produit ni pétrole, ni gaz, ni rien du tout ? Avec quels matériels l’Etat israël fait-il cette guerre sinon avec le matériel américain ? Vladimir Poutine n’a pas tort de considérer l’Etat d’Israël comme une base militaire américaine (qui ne dit pas son nom) car les ressources de ce petit pays guerrier sont inépuisables puisqu’elles viennent tout droit du budget américain.
Les rebelles Houthis au Yémen ont annoncé, samedi, 30 août, la mort de leur premier ministre dans des frappes israéliennes sur Sanaa, la capitale du Yémen. C’est le plus haut responsable connu pour avoir été tué dans de tels raids depuis le début de la guerre à Gaza. « Plusieurs ministres » ont, également, été tués dans ces frappes menées, jeudi, 28 août, qui ont ciblé « une réunion du gouvernement », selon un communiqué de la « présidence » des Houthis cité par leur chaîne Al-Massirah.
L’armée israélienne a confirmé avoir frappé une installation au Yémen abritant « de hauts responsables militaires et d’autres hauts responsables du régime terroriste houthi » au Yémen. Le premier ministre houthi, Ahmed Al-Rahawi, (notre photo) a été éliminé lors de la frappe, « ainsi que d’autres hauts responsables» houthis, selon le communiqué de l’armée. « La frappe a été rendue possible grâce à l’exploitation d’une opportunité en matière de renseignement et à la réalisation d’un cycle opérationnel rapide, qui s’est déroulé en quelques heures », précise le texte.

Israël mène depuis des mois des frappes contre des cibles des Houthis au Yémen en riposte aux tirs de missiles et de drones des rebelles contre le territoire israélien, la plupart interceptés par l’armée. Soutenus par l’Iran, ennemi juré d’Israël, les Houthis affirment lancer ces attaques en « solidarité » avec les Palestiniens de la Bande de Gaza, en proie à la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023.
« Nous annonçons le martyre du combattant Ahmad Ghaleb al-Rahwi, le chef du gouvernement, avec plusieurs de ses ministres dans l’agression menée jeudi par l’ennemi israélien alors qu’ils étaient en réunion à Sanaa », a indiqué le communiqué des Houthis. Selon le texte, « plusieurs de leurs collègues ont été blessés, certains grièvement ».

Les Houthis ont rapidement menacé de venger la mort de leurs dirigeants. « Nous promettons à Dieu, au cher peuple yéménite et aux familles des martyrs et des blessés que nous nous vengerons », a déclaré Mehdi al-Machat, chef du Conseil politique suprême, dans un message vidéo sur Telegram. Il a, en outre, appelé toutes les sociétés (étrangères) présentes dans l’entité occupante (Israël, ndlr) à partir «avant qu’il ne soit trop tard».
Dans un communiqué distinct, les Houthis ont annoncé la nomination de Mohammed Ahmad Mouftah « premier ministre par intérim » pour succéder à Ahmad Ghaleb al-Rahwi, qui avait été nommé en août 2024.