Cameroun

Le chef de la diplomatie camerounaise, Lejeune Mbella Mbella, va, certainement, rendre grand service aux 5 millions de Camerounais de la diaspora, qui, parfois, se tournent les pouces dans leur pays d'accueil (où ils ne sont pas toujours bien accueillis alors qu'ils y apportent beaucoup de choses), en leur montrant comment revenir dans leur pays (le Cameroun), qui leur ouvre les bras pour y investir. Car on n'est jamais mieux servi que chez soi. Depuis, ce mercredi, 28 juin, au Palais des Congrès de Yaoundé, et ce jusqu'à vendredi, 600 Camerounais de la diaspora, venant des quatre coins du monde, sont venus, chargés de projets, pour trouver des financements en vue de leur mise en œuvre. Un défi de taille pour le gouvernement.

Il ne fallait pas rêver, les Lions indomptables s'étant retrouvés à la Coupe des Confédérations, un peu par hasard, en tant que vainqueurs (très très inattendus) de la CAN 2017. Mais le football n'admettant pas la tricherie, la réalité les a rattrapés : l'à peu près est, rigoureusement, interdit au niveau mondial. Comme il fallait s'y attendre, le retour à la maison avec 0 victoire sonne comme un appel au secours d'une équipe qui est, totalement, entièrement, complètement, à bâtir.

La vérité blesse. Mais il faut la dire de temps en temps quel qu'en soit le prix que ça vous coûte : le Cameroun n'a pas une bonne équipe de football. Il en est même très loin. Ce jeudi, 22 juin, soir, Cameroun-Australie : un but partout. On a vu une équipe camerounaise transparente, sans niveau (acceptable), sans âme, sans individualités, sans collectif, sans vision. Sans sélectionneur (de haut niveau) capable de transcender le jeu pour métamorphoser l'équipe. Si les choses continuent ainsi, il faudra, que les Camerounais s'organisent pour demander des comptes à la Fédération camerounaise de football.

Il rappelle les entraîneurs des années 60. Quand Hugo Broos aligne une équipe, elle a de fortes chances de terminer le match. Il a du mal à ajuster les baisses de régime des joueurs par des remplaçants ou d'adapter certaines faiblesses du 11 entrant par les joueurs restés sur le banc. On avait déjà constaté cette tare du sélectionneur belge des Lions indomptables à la CAN au Gabon. Dimanche, 18 juin, à Moscou, cette forme d'incompétence du sélectionneur a fait perdre le match aux Lions indomptables.

Les Camerounais, eux-mêmes, à commencer par leurs prêtres et évêques, disent en choeur : “Trop c'est trop”. Mgr Jean-Marie Benoît Bala, évêque de Bafia, lâchement, assassiné, il y a quelques jours, n'est que la dernière victime d'une longue liste de prélats assassinés dont les enquêtes diligentées par la police, n'ont jamais abouti. Mais, à chaque fois, l'indignation du Vatican et, plus précisément, de l'évêque de Rome (le pape), est sélective. Sous d'autres cieux, le Vatican est, souvent, prompt à réagir, à condamner, et même à proposer des solutions spirituelles et morales. En Afrique noire, rien. Dix fois rien ! Alors question : Le Vatican pratique-t-il (aussi) la politique de deux poids deux mesures (comme les Etats impérialistes) alors qu'on attend autre chose de ce grand serviteur de Dieu ?

La disparition de l'évêque de Bafia, dans le centre du Cameroun, a choqué jusqu'aux païens que le pays compte en centaines de milliers. C'est dire que, quand on regarde les photos du prélat, de son vivant, on a envie de se faire enrôler fidèle de la très classique église catholique romaine. Pourtant, Mgr Jean-Marie Benoît Bala s'en est allé, sans crier gare, à seulement 58 ans. Plus grave, pas n'importe comment. En se suicidant : il aurait garé son véhicule sur le pont Sanaga, dans le village Ebebda, avant de se jeter à l'eau (?). Dans sa voiture, juste un très court message à l'endroit de ceux qui auraient eu la bonne idée de le chercher : « Je suis dans l'eau ».

A quand la retraite du dernier mohican du football africain, Issa Hayatou, après sa cinglante défaite à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), par le Malgache, Ahmad Ahmad, en mars dernier ? Sur proposition du ministre camerounais des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Pkwatt, il a été nommé président de l'ANAFOOT (Académie nationale de football) du Cameroun par le président, Paul Biya. Un très bon point de chute pour cet amoureux du ballon rond qui n'entend pas encore prendre sa retraite.

Le président camerounais, Paul Biya, en visite d'Etat, en Italie, a été reçu, mercredi, 22 mars, à l'Université de Rome Tor Vergata, par la Conférence des recteurs des universités italiennes (CRUI). A cette occasion, il s'est fait décerner la Médaille d'Or de cette Conférence pour saluer sa politique dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Le parquet de Nanterre, saisi d'une plainte mettant, notamment, en cause Camrail, filiale camerounaise du groupe Bolloré, après une catastrophe ferroviaire au Cameroun, en octobre, s'est déclaré "incompétent" pour mener l'enquête.

Après le Nigeria et le Niger, au tour du Cameroun de publier les pertes que son armée vient d'infliger à Boko Haram ces dernières semaines, ce qui confirme l'affaiblissement certain de cette secte terroriste, obligée, maintenant, d'exister en commettant des attentats suicide.

Les Lions indomptables du Cameroun ont cessé d'être l'exemple à suivre par la jeunesse. Dans ses discours du 10 février, soit, la veille de la fête de la jeunesse, le chef de l'Etat du Cameroun, Paul Biya, ne les cite plus, comme modèles, depuis plusieurs années. Peut-être n'en sera-t-il pas de même, le 10 février 2017, pour les Lionnes indomptables dont le parcours pendant la CAN féminine, a été à la hauteur des attentes du public camerounais, même si, en finale, elles ont perdu contre le Nigeria.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Pour assurer une réouverture, sans dommage, des frontières entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, il a fallu, considérablement, affaiblir la secte, Boko Haram, qui vit, actuellement, acculée dans ses derniers retranchements. Presque à l'agonie. Toutefois, cette guerre asymétrique coûte très cher aux trois pays, dont, au moins, deux, sont, déjà, pratiquement, en faillite : le Nigeria et le Tchad. Cette réouverture des trois frontières est un excellent cadeau de fin d'année pour les populations concernées.

Pour la deuxième édition consécutive, face à la même équipe nigériane, l'équipe féminine de football du Cameroun a perdu contre l'équipe du Nigeria par un but à zéro. Devant 40.148 spectateurs (l'entrée au stade était gratuite), le Cameroun a déroulé un football offensif mais sans réalisme.

Divisions à gauche, querelles intestines à droite, puissance de feu des adversaires de plus en plus redoutable en face, Boko Haram rencontre de sérieux problèmes d'existence en tant qu'organisation terroriste. Il ne se passe pas de jour sans qu'il ne connaisse des désertions dans ses rangs. Le gouvernement camerounais, par exemple, « exploite » des informations très utiles livrées par ses anciens membres, sur le comportement, les méthodes de travail, les lieux de cache et autres, de la secte terroriste. L'objectif, c'est de mieux la connaître afin d'en finir le plus vite possible.

Soixante-dix neuf personnes ont péri dans le déraillement d'un train Yaoundé-Douala, vendredi, 21 octobre, au Cameroun, selon un nouveau bilan du gouvernement.

Les messages de condoléances viennent de partout. Le Cameroun est en deuil : une soixantaine de morts, pour le moment, et plusieurs centaines de blessés. Voilà le bilan provisoire à la suite du déraillement d'un train de voyageurs qui circulait entre Yaoundé et Douala, par ces temps de grandes pluies. La solidarité nationale fait, efficacement, face.

Mongo Beti de son vrai nom, Alexandre Biyidi, n'était pas, seulement, un écrivain de talent. Il était, aussi, un homme politique d'autant plus écouté qu'il n'épargnait, ni la France, son pays d'accueil, ni son Cameroun natal, même quand il fut dirigé, à partir de novembre 1992, par les ressortissants de sa tribu, les Bulu. Professeur de littératures francophones à Temple University (Philadelphie, aux Etats-Unis), Jean-Claude Djereke lui rend hommage.

L'ancien capitaine des Lions indomptables et actuel sélectionneur des Lions indomptables A', Rigobert Song Bahanag, victime d'un AVC (Accident vasculaire cérébral), dimanche, 2 octobre, à son domicile, sera évacué, à Paris, ce mardi, 4 octobre, pour être traité à l'hôpital parisien de la Pitié Salpétrière.

Selon un rapport de l'UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance), les années de violences de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui s'accentue, avec 1,4 million d’enfants déplacés et, au moins, 1 million d’enfants, toujours, piégés dans des zones inaccessibles. Mais, il manque encore beaucoup d'argent pour y faire face.