SCANDALE DE BINATIONALITE : Félix Tshisekedi pire que Andry Rajoelina ?

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Alors que le nom d’Andry Rajoelina restera à jamais gravé dans les mémoires à Madagascar pour les plus mauvaises raisons, celui de Félix Tshisekedi semble aller, lui aussi, vers une trajectoire identique. En effet, l’ancien président malgache déchu, qui perdit le pouvoir comme il l’obtint, à savoir, par un coup d’état militaire, réussit à dissimuler sa nationalité française au moment de candidater pour sa propre succession en fin 2023. Tout devint plus clair avec la validation, par l’Elysée, de sa requête d’exfiltration de la Grande Ile par l’armée française en octobre dernier. 

Pour Félix Tshisekedi, le scandale à venir risque d’aller au-delà de celui de son ancien homologue malgache, exilé bienheureux du Golfe, jusqu’à ce que des drones et missiles commencent à s’y abattre, en guise de punition par l’Iran de ses voisins arabes régionaux pour leur rôle présumé dans la guerre israélo-américaine. La question de la nationalité belge de Félix Tshisekedi fait de nouveau débat depuis la manifestation des intentions des membres de son parti de modifier la Constitution, pour lui permettre de se présenter pour un troisième mandat de suite (sur notre photo, Félix Tshisekedi tient le drapeau rdcongolais alors qu’il est Belge avant tout).

Ce serait la pire erreur pour le chef d’Etat rdcongolais, qui entacherait, irrémédiablement, les quelques points positifs de son second et dernier mandat constitutionnel en cours, et pour lesquels la Belgique a, clairement, oeuvré, notamment, en étant l’un des premiers pays de l’Union européenne (UE) à s’opposer à la poursuite du financement de l’intervention armée des forces rwandaises au Mozambique, avant de voir d’autres Etats-membres lui emboîter le pas. La France se retrouvant esseulée dans sa défense acharnée du Rwanda, et se résignant elle-aussi, à s’aligner.

Pour cette aide inattendue, qui impacta lourdement les finances du Rwanda, la Belgique ne demanda rien en échange, officiellement, mais, attendit, néanmoins, un geste de la part de la RDCongo, car souhaitant voir un renforcement réel des liens bilatéraux avec son riche partenaire africain. Face au mutisme de Kinshasa, elle adressa un avertissement à Félix Tshisekedi en ouvrant une enquête contre plusieurs de ses proches pour corruption. Une action en justice certainement rendue possible par la nationalité belge des personnes visées.

Andry Rajoelina a été président de Madagascar après avoir caché qu’il était de nationalité française. On l’a su au lendemain du coup d’état qui l’a chassé du pouvoir quand il a demandé son exfiltration à l’Elysée alors que le nouveau maître du pays voulait le mettre en prison.

De quoi alimenter les spéculations autour d’une citoyenneté étrangère du dirigeant rdcongolais, et dresser un parallèle peu flatteur avec Andry Rajoelina, même si le cas de Tshisekedi serait bien plus réprimandable, du fait du degré de vice employé, et de sa disposition à en faire davantage pour s’octroyer un nouveau mandat anticonstitutionnel. En principe, la Belgique, qui tient toutes les cartes de ce jeu, ne devrait rien faire de plus pour exiger sa récompense à la RDCongo. Cependant, toute signature d’accords commerciaux entre les deux pays dans un futur proche est à surveiller.

La tentation d’un troisième mandat est forte chez Félix Tshisekedi, qui doit être en train de se demander comment faire pour introduire cette éventualité auprès des populations rdcongolaises. La qualification en coupe du monde, bien que la première depuis 52 ans, étant trop insuffisante pour combler l’échec de sa promesse de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire en cas de réélection en 2023. Et étant encore moins considérable pour compenser les déflagrations liées au scandale autour de sa double nationalité.

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